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Contenu rédigé par daniele achach
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Commentaires écrits par
daniele achach (paris, France)

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Waltenberg - Prix du Premier Roman 2005
Waltenberg - Prix du Premier Roman 2005
par Hédi Kaddour
Edition : Broché
Prix : EUR 23,30

13 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 n'est pas Tolstoï qui veut, 17 février 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Waltenberg - Prix du Premier Roman 2005 (Broché)
Cette traversée du siecle à travers des personnages et des situations que relie une femme, et un lieu Waltenberg sonne faux,
Malgré quélques belles pages,assez fortes,ce roman apparaît poussif et fabriqué.
On ne croit pas beaucoup à ces histoires d'amour et d'espionnage, à ces personnages et a ces situations fabriquées,à cette intrigue sinueuse et plurielle qui se raccroche laborieusement aux grands evenements du siecle et que traversent des personnages historiques ou qu'abritent deslieux reels ou demarques du reel.
Cette oeuvre nous reste etrangere.Le seul plaisir bien sterile qu'elle nous apporte est de nous sentir intelligent, parce que nous comprenons les clins d'oeill nombreux et appuyes de l'auteur pour nous faire découvrir la vraie identité des personnages,souvent inutilesà l'intrigue, qu'il nous présente;
On comprend que Waltenberg est un mix de Cerisy et Davos,on reconnait a travers leur discours et avec leurs noms d'emprunt ,Keynes ,gabriel marcel,madame simone ,codolezza Rice,heidegger.
On reconnaît romancée et delayéee par l'auteur une soirée autour de Malraux à l'ambassade de France à Singapour,déja lue dans les Antimémoires
C'est artificiel et tout à fait gratuit et donne certes à cet ouvrage de l'epaisseur en pages mais nulle densité reelle.
L'auteur adopte parfois une écriture ambitieuse avec des phrases qui se veulent subtiles et superposent la description d'un evenement , le souvenir qu'il a laissé, et aussi l'emotion actuelle que le souvenir suscite.
C'est difficile à maîtriser, et quand on n'est pas Claude Simon, cela tourne à l'exercice de style sterile, et irritant pour le lecteur
Bref un livre touffu qui n'est pas à la hauteur de ses ambitions, et surtout pas de la veine de ces grands romans historiques russes,qui semblent avoir été le modele de l'auteur :Guerre et paix,Vie et destin ,et une saga moscovite


C'est en hiver que les jours rallongent
C'est en hiver que les jours rallongent
par Joseph Bialot
Edition : Broché

39 internautes sur 40 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 un hiver à auschwitz, 10 février 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : C'est en hiver que les jours rallongent (Broché)
Bien sûr, Joseph Bialot n'est pas Primo Lévi.
Et pourtant ! C'est peut-être parce que ce livre nous arrive aujourd'hui après beaucoup d'autres que ces "souvenirs d’un hiver à Auschwitz » ne nous frappent pas avec cette même brutalité de gifle dans la figure que les "Si c’est un homme" et autres « Trêve »,dont il a la densité
Car c’est effectivement un livre admirable.
Parce qu'un vrai talent d'écrivain est mis au service d'un cri personnel stupéfiant de sincérité,
Parce ce que, dans ce livre écrit sans aucune pose, pétri de pudeur et de sobriété, affleurent en permanence la subtilité et la banalité du vécu vrai.
Rescapé d’un cauchemar, l'auteur résiste àla tentation de nous en parler comme d’une apocalypse et choisit une posture modeste pour la relation de cette épreuve.

;Ce qu’il nous fait partager c’est son quotidien au sein de l’horreur, avec ses hauts et ses bas, dans ce monde monstrueux où la fréquentation de l’indicible, et la menace obsédante et permanente de la mort ont pris un caractère quasi routinier.
Il sait nous faire partager avec la fraîcheur qu’ils ont encore dans son souvenir les petits instants de bonheur, si tenus et rares, qui illuminent de loin en loin cet enfer de détresse et de désespoir : une conversation amicale qui fait oublier quelques minutes où on se trouve, le réconfort d’une tasse de café offerte avec un sourire, le soulagement d’avoir échappé à une fusillade en courant dans le camp sous les projecteurs des miradors et l’émerveillement d’être encore en vie après cela.
.Et il nous fait au fil du temps découvrir aussi cette effrayante et tragique capacité à vivre au jour le jour, détaché du passé et sans projection dans l’avenir, que cet univers développe chez tout un chacun.
Enfin l’errance semée d’embûches qu’ a eté son retour ponctué sur terre et sur mer d’épisodes souvent douloureux parfois picaresques, est racontée avec réalisme et humour et nous rappelle ce qu’on ne sait pas assez :il n’a pas suffi à tous ces malheureux de sortir des camps pour que leur cauchemar soit terminé.
Un beau livre sur un sujet où il n’y aura jamais trop de témoignages


Le serment des barbares - Prix du Premier Roman 1999
Le serment des barbares - Prix du Premier Roman 1999
par Boualem Sansal
Edition : Poche
Prix : EUR 7,90

24 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 pleure mon pays bien aimé, 5 février 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le serment des barbares - Prix du Premier Roman 1999 (Poche)
Le serment des barbares boualem sansal
C'est à la fois un très beau livre et un mauvais roman
Un très beau livre parce qu'avec un immense talent l'auteur nous fait découvrir, à travers mille descriptions et récits admirables, le marasme de l'Algérie d'aujourd'hui, sur lequel il porte un regard pénétrant et douloureux.
Un mauvais roman, parce qu'à partir de morceaux d'une somptueuse richesse littéraire que sa vision lui inspire, il a voulu bâtir une histoire qui les contiendrait tous. Mais cette histoire n'est qu 'une sorte de réceptacle pour ces morceaux de bravoure, une intrigue romanesque laborieuse et mal agencée dont le caractère plaqué et artificiel est indéniable
C'est donc un livre qu'il faut lire sans s'attarder à l'histoire qu'il raconte, il faut le lire comme on lirait série de reportages splendides. On y reçoit comme une gifle ces images réalistes du désarroi matériel et moral d'un pays à la dérive, marqué par l'incurie et la corruption des dirigeants, et par une gestion à vau-l'eau, qui fait le lit de tous les gaspillages et tous les trafics .Et on éprouve avec l'auteur la révolte intérieure que cette déchéance d'une patrie aimée lui inspire.
Boualem Sansal a indéniablement un vrai talent littéraire ;Ce livre est un livre fort
Peut-être peut on regretter que cet écrivain, qu'on sent pétri de culture littéraire classique, ne sache pas tout à fait s'arracher à ses modèles pour trouver son style propre. et peut-on aurait -on préféré que cette œuvre résonne moins d'échos proustiens et céliniens


Journal inutile, tome 1 : 1968 - 1972
Journal inutile, tome 1 : 1968 - 1972
par Paul Morand
Edition : Broché
Prix : EUR 30,50

14 internautes sur 41 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Un document qui ne grandit pas Paul Morand, 3 février 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Journal inutile, tome 1 : 1968 - 1972 (Broché)
Ce document est une illustration flagrante de la maniere dont le talent litteraire peut s'allier à la mediocrité personnelle .
Que découvrons nous avec ce journal, à travers les faits et les impresssions notées au jour le jour ? Que ce styliste et ce romancier admirable est un égoiste, narcissique,obsédé par son corps et la perennisation de ses performances sexuelles et sportives ; qu'iln'a pas la moindre generosité ,que pour lui l'humanité se partage entre les aristocrates et "les autres", magma indifferencié et méprisable, qui vous gâche les paysages par l'envahissement de leurs HLM,et qu'on n'approche qu'à travers l'armée de domestiques obsequieux qui vous entoure ;qu'il est terriblement interessé et fier des attributs de sa richesse-que de reflexions sur l'immense salon de son hotel particulier qui rend jaune de jalousie toute la famille MAuriac -,dont il passe son temps à deplorer qu'elle ait fondu;qu'il est capable de toutes les avanies et de tous les calculs ,d'abord pour entrer à l'Academie ensuite pour monnayer sa voix quand enfin il en est; enfin comme on dit en angalais ,le dernier point et non le moindre, il brandit en permanence, à coté d'un antisemitisme visceral, qui s'exprime à tot propos et hors de propos, le regret impudent de n'avoir pas vu s'etablir l'ordre nazi .
Et on s'etonne de l'impudeur aveugle qui l'a amené à promettre à la publication un document si revelateur de sa médiocrité personnelle dont tout autre aurait eu honte s'il en était l'auteur .


La Fête au Bouc
La Fête au Bouc
par Mario Vargas Llosa
Edition : Broché
Prix : EUR 25,40

18 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 eblouissant, 8 août 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Fête au Bouc (Broché)
Ce livre est le produit miraculeux d'une technique romanesque admirablement maîtrisée. Le roman nous plonge au coeur d'un événement -l'assassinat de Trujillo en 1961- et nous découvre les méandres de son contexte social et politique par des plongées qui relévent pur ainsi dire du scanner.
Chaque bribe de réalité prend son relief et sa vérité à travers de multiples lectures parallèles:on nous fait passer sans transition explicite, parfois même au milieu d'une phrase de la descripton objective d'un événement au vécu en temps réel de cet evénement par ses divers protagonistes, puis au regard porté sur lui des années plus tard par d'autres protagonistes et qui en révéle le sens,qui le confronte à ses conséquences
.Ce roman historique est plus vrai que l'Histoire elle même;il tire sa puissance de son caractére symphonique , du fait pourrait on dire qu'il est écrit en plusieurs dimensions ,tandis que l'histoire est unidimensionnelle donc plus pauvre.
Et de ce bouillonnement romanesque naît un portrait en mouvement de cette dictature, de son chef, intelligent cruel et lubrique, et de ses methodes de régne qui enserrent ses comparses dans un réseau mouvant de faveurs et de disgraces dont il joue sadiquement.


Martin et Hannah
Martin et Hannah
par Catherine Clément
Edition : Poche

15 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 delly et hitler, 11 avril 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : Martin et Hannah (Poche)
On a envie de crier au scandale
.Que Catherine Clement mette sa culture et sa facilité d’écriture au service d’un si mince roman, qui évoque sous un jour aussi trivial la liaison entre Anna ARENDT et Martin HEIDEGGER est consternant
Le fil directeur en est une rencontre à quelques semaines de la mort du philosophe entre sa vieille épouse et Anna son ancienne maîtresse, elle même déjà vieille, venue après des années rendre visite au maître devenu sénile .
Cédant à toutes les facilités des mots à dire et des scènes à faire dans ce contexte théâtralisé, Catherine Clément met en scène, à travers le dialogue entre les deux femmes, avec quelques plongées dans le passé et les monologues intérieurs qui les accompagnent ,une histoire banale et sans intérêt de ménage à trois, en utilisant sans vergogne tous les poncifs que la sous littérature sentimentale a secrétés autour de cette situation éternelle, et en ne se privant pas des facilités racoleuses du voyeurisme et de l’érotisme.
On a donc l’histoire, dans l’Allemagne des années 20, d’une élève fascinée par son professeur et qui s’offre à lui, ou tout au moins se laisse prendre ; Lui est un homme mur et déjà célèbre, que flatte la séduction qu’il exerce sur une femme très jeune, jolie, libre et exceptionnellement intelligente. Pour les plaisirs fugaces et intenses qu’il goûte auprès de cette étudiante juive , le philosophe se dérobe, à l’occasion, à une famille bien allemande.Celle-ci est cimentée autour d’une épouse bien aryenne pétrie d’idéologie nazie et vouée sans réticence aux trois K, qui se veut, à travers sa sollicitude ménagère la gardienne du temple, celle qui libère le grand homme des contingences matérielles pour le rendre tout entier disponible pour son Œuvre.
Catherine CLEMENT récupère habilement dans les biographies qu’elle a lues des faits, des personnages et des événements autour desquels elle fabrique sous forme de très brefs chapitres les scènes qui jalonnent cette histoire ; Elle n’hésite pas à accumuler à coup de clichés tous les ingrédients destinés à mettre de manière appuyée l’accent sur sa dimension insolite , sur le coté mystérieux et incongru de cette liaison entre le penseur allemand qui va devenir un notable du nazisme et la future grande intellectuelle juive, au destin cosmopolite , persécutée, ballottée, puis célèbre et enfin triomphante .
Affligeants de simplisme et de conformisme les dialogues qu’elle imagine au soir de leur vie entre l’épouse et la maîtresse, qui incarnent chacune de manière contrastée et platement stéréotypée deux conceptions du rôle de la femme : haine jalouse et rentrée chez l’épouse possessive, qui se persuade d’avoir eu la meilleure part , parce qu’elle a toujours été là, parce que le grand homme a toujours eu besoin d’elle, parce qu’elle lui a donné des enfants et qu’il est aujourd’hui en train de mourir prés d’elle entourée de ses soins constants ; jalousie mais aussi mépris orgueilleux et confortable chez l’autre, la femme libre et stérile, qui a vécu, elle, la passion, l’admiration et la fascination intellectuelles partagées, et dont la relation avec le grand homme ne pouvait être que brutale et intense, et n’aurait pu s’accommoder des « choses du ménage » . Le Boulevard et le melo ne sont vraiment pas loin dans ces clichés appauvris.
Catherine Clément s’est donc amusée à regarder par le gros bout de la lorgnette, comme une salace histoire d’adultère sur un fond weimarien racoleur de montée et de déclin du nazisme, cette relation entre deux monuments de la philosophie du vingtième siècle.
Traitant ce sujet , elle aurait pu choisir un autre registre. On aurait aimé que, quittant le plan de l’anecdote banalisante, elle nous fasse comprendre par ses analyses, si les engagements si divergents des deux philosophes pouvaient se concilier ou se féconder, et si entre deux êtres aussi éloignés idéologiquement il pouvait y avoir une véritable communion intellectuelle, ou bien si leur relation ne pouvait être autre chose que la liaison éphémère passionnée et intermittente, et somme toute bien pauvre et sans portée, entre un homme marié et une jeune fille libérée
Catherine Clément n’en a cure ; au prétexte de l’existence d’une liaison connue entre ces deux figures du siècle elle s’en est saisie et a délibérément choisi d’écrire, en les prenant abusivement pour héros ,une histoire passe-partout« de deux êtres que tout séparait mais qui s’aimaient passionnément ».
Avec ce livre elle se moque un peu du monde , elle nous adresse un pied de nez en nous montrant qu’elle sait aussi mettre à la sauce HARLEQUIN les grandes figures de la philosophie qui lui sont familières
. Ceci sans doute à la grande satisfaction de son éditeur.Il peut ainsi vendre sous une grande signature aux petits bourgeois à prétentions intellectuelles, un roman conventionnel et bien accrocheur, qui, parce que ses héros s’appellent Arendt et Heidegger, leur donnera le sentiment de s’être plongés dans les grands problèmes philosophiques et politiques du siècle .
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 14, 2011 6:07 PM MEST


Baudolino
Baudolino
par Umberto Eco
Edition : Broché
Prix : EUR 23,55

14 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 espoir déçu, 11 avril 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : Baudolino (Broché)
Decidement cet extraordinaire esprit qu'est Umberto Eco ne sera comme romancier que l'homme d'un seul livre "le nom de la rose"
Il en reprend les recettes dans Baudolino : melange d'humour et d'érudition ,reflexions sur la maturation des langues vernaculaires européennes , utilisation du "regard éloigné" pour évoquer certaines réalités-ainsila scene où le héros decouvre le hasch etl'evocation de la secte des assasins;
mais au profit de quoi ?
D'un récit poussif et terne construit lineairement et qui vous tombe des mains ,une sorte de faux roman picaresque sans couleur ni vigueur.C'est après le pendule de Foucault une nouvelle déception pour la lectrice que je suis, pétrie d'admiration pour le Nom de la rose que je relis sans cesse, découvrant à chaque fois une richesse nouvelle


Soie
Soie
par Alessandro Baricco
Edition : Poche
Prix : EUR 6,20

6 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 deception, 28 mars 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : Soie (Poche)
ce livre m'a décue après tout l'encensement dont il avait été l'objet de la part de la critique.
C'est vrai qu'ily a un ton singulier,une grande concision et un grand dépouillement dans le style.Mais au profit de quoi?de personnages artificiels et qui sonnent faux et d'une histoire fabriquée dans laquelle on n'entre pas .en bref une demonstration de virtuosité stylistique bien gratuite et pauvre voire prétentieuse


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