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Contenu rédigé par Jean Bal
Classement des meilleurs critiques: 20
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Commentaires écrits par
Jean Bal (Conflans-en-Jarnisy, France)
(TOP 50 COMMENTATEURS)   

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Power and the Glory (Steven Wilson
Power and the Glory (Steven Wilson
DVD ~ Gentle Giant
Prix : EUR 22,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La Puissance et la Gloire du Géant en 2014, 25 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Power and the Glory (Steven Wilson (CD)
En 73, Philip Shulman quitte Gentle Giant, laissant ses deux frères Ray et Derek aux commandes. Pris de court, le groupe décide d'enregistrer au plus vite un disque qui pourrait les rassurer sur leur capacité à poursuivre. Ce fut In The Glass House, un album majeur que beaucoup de fans considèrent considèrent comme un chef d'oeuvre absolu.
Pourtant, 5 mois à peine après la sortie de ce disque, les musiciens entamèrent de nouvelles sessions qui devaient aboutir à ce disque concept sur le pouvoir et la politique dans la société: The Power and The Glory.
Personnellement, j'ai toujours considéré cet album comme bien supérieur à son prédécesseur, très agressif et précipité. Pour moi, TP&TG constitue, avec Free Hand qui devait lui succéder, le sommet d'une discographie qui comprend de nombreuses merveilles.

Le remixage de Steven Wilson (il ne s'est pas contenté d'un remastering) est absolument éblouissant. Clair, chaud, pêchu et très précis, il permet d'apprécier toute la finesse de ces "pièces musicales" (les frères Shulman n'aiment pas le terme "chanson") d'une incroyable complexité.
Si vous connaissez déjà - et appréciez - TP&TG, surtout n'hésitez pas. Wilson a réussi là un prodige au niveau de celui qu'il avait réalisé avec l'Aqualung de Jethro Tull: révéler toute l'efficacité et la modernité d'un disque qui, jusqu'à aujourd'hui, sonnait plutôt comme un document de son époque.
La section rythmique est punchy comme jamais, les claviers incisifs sans être trop tranchants, tandis que la moindre nuance de la guitare est parfaitement audible. Quant à la voix de Derek Shulman, elle est plus que jamais digne de figurer sur le podium des plus grands organes prog des seventies avec Peter Gabriel et Jon Anderson.

Chose à savoir: les notes rédigées spécialement pour cette édition sont absolument passionnantes. On y apprend comment ont été composés ces morceaux et comment ils ont été enregistrés. Ainsi, Aspirations, le morceau le plus calme, a été mis en boîte "live", tous les instrumentistes jouant en même temps... après un petit passage au pub, histoire de se détendre parfaitement.

Le mixe 5.1 est particulièrement intéressant pour un groupe spécialisé dans le contrepoint, les dissonances et les rythmes ultra-syncopés. Néanmoins, soyons réalistes: qui possède aujourd'hui un système audiophile haut de gamme en 5.1 ou 7.1? Pratiquement personne. Ce mixage a donc toutes les chances d'être surtout écouté sur des systèmes "Home Theatre" qui ne lui rendront pas complètement justice. Alors, oui, le mix surround est sympa... mais ce n'est pas ce que vous écouterez le plus.
Dans les bonus du Blu-ray, on notera la présence de mixages instrumentaux extrêmement importants pour les fans. Débarrassées de leurs vocaux, les compositions - toutes plus remarquables les unes que les autres - s'écoutent en effet comme des compositions de musique classique intemporelles.

D'ailleurs, c'est la grande leçon de cette nouvelle édition extraordinaire:
La musique de Gentle Giant a magnifiquement bien vieilli, parce qu'elle ne ressemble vraiment à aucune autre.
Et ça, c'est une sacrée qualité.


Cover Version
Cover Version
Prix : EUR 20,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le projet très personnel d'un solitaire..., 23 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cover Version (CD)
Je possède quelques uns des CD deux titres qui ont été compilés ici, achetés à l'époque en écrivant directement à leur créateur. Et je crois qu'il est utile de rappeler exactement le contexte de ces enregistrements.
Entre 2003 et 2010, Wilson n'était pas toujours débordé de travail, alors - de temps en temps - il prenait sa guitare pour enregistrer une "reprise mystère" (Abba, Alanis Morissette, Cure, Prince, Donovan, etc.) qu'il gravait en nombre limité, accompagnée d'une chanson acoustique personnelle.
Aux fans, ensuite, de dire s'ils reconnaissaient le titre principal.
Il n'y avait ni volonté de réaliser un album sur le long terme, ni même une idée directrice très claire.
Le père Steven avait du temps libre, alors il s'occupait et il sortit ainsi ses premiers disques sous son seul nom.
Quand la célébrité lui est tombée dessus, il a dû ensuite tout laisser tomber pour passer à des projets plus ambitieux.
C'est pourquoi je nuancerai considérablement les propos d'un autre commentateur qui trouve cet album "trop mou" (?).
Il s'agit, en fait, des enregistrements le plus intimes et personnels proposés à ce jour par Steven Wilson.
On l'imagine aisément seul avec son magnéto, dans sa chambre, en train d'enregistrer très tranquillement ces morceaux délicats et minimalistes dont la séduction se révèle au fil des écoutes. Certains ont été par la suite décorés de quelques overdubs (des cordes notamment), mais, à la base, il s'agit juste d'idées d'un musicien solitaire enregistrées quand le moment s'y prêtait.
Une occasion privilégiée de découvrir une autre des innombrables facettes du talent de ce bonhomme qui n'en manque décidément pas...


Kidde - Détecteurs de fumée - 29-FR
Kidde - Détecteurs de fumée - 29-FR
Prix : EUR 13,98

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Nickel chrome, 22 décembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kidde - Détecteurs de fumée - 29-FR (Outils et accessoires)
Ces boîtiers sont faciles à monter à l'aide de deux vis et fonctionnent parfaitement, une fois la pile fournie introduite dans le compartiment prévu à son intention.
Un bouton test, facilement accessible avec un manche à balai par exemple, permet de vérifier que le dispositif est bien opérationnel.
Une petite lumière clignotante vous indique que les piles sont toujours efficaces. Quant à la détection, elle est irréprochable.
Ces appareils - installés dans les couloirs - se sont déjà déclenchés deux fois chez moi... parce que j'avais oublié une poêle sur le gaz.
Depuis, je fais attention, le signal d'alarme étant extrêmement puissant! ;-)

Je n'ai eu aucun problème de panne ou de pile usée, comme le racontent certains commentateurs.
J'ai peut-être eu de la chance, à moins qu'eux n'en aient pas eue.
Très bon rapport qualité prix pour des articles parfaitement conformes à la réglementation.


PINCE À ONGLES INCARNÉS - 12 CM TRÈS EFFILÉS - Podologie Instruments coupe-ongles en acier trempé
PINCE À ONGLES INCARNÉS - 12 CM TRÈS EFFILÉS - Podologie Instruments coupe-ongles en acier trempé
Proposé par CANDURE
Prix : EUR 10,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Du matériel de pro pour simple particulier, 22 décembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Malgré des dimensions assez modestes, cette pince coupe-ongles, livrée dans une petite housse en plastique transparent, donne vraiment une impression de robustesse. Très rigide, elle permet de couper avec précision même des ongles très durs. Mais, attention: comme elle est relativement petite, les "grands gabarits" pourront avoir intérêt à opter pour un modèle plus grand.
Mon seul reproche (minime) tient à l'attache de la poignée qui se rabat vers l'intérieur et n'est pas toujours facile à fixer.
Très bon rapport qualité/prix, néanmoins.


Standing In The Shadows Of Motown [DVD]
Standing In The Shadows Of Motown [DVD]

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une sacrée bande d'illustres inconnus!, 22 décembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Standing In The Shadows Of Motown [DVD] (DVD)
Comment un groupe de musiciens de studio a-t-il pu totalement façonner la musique populaire mondiale... dans le plus grand anonymat? L'histoire des Funk Brothers défie l'entendement et personne n'y aurait cru s'il s'était agi d'un scénario de fiction.
Mais tout est vrai. Une poignée d'instrumentistes géniaux ont passé la fin des années 50 et toutes les années soixante à jouer sur les hits des Temptations, des Supremes, de Marvin Gaye, de Stevie Wonder, de Martha & The Vandellas, de Smokie Robinson, etc, etc.
Et aucun n'a jamais eu droit à voir son nom mentionné sur une pochette de disque.
Standing In The Shadows Of Motown est un documentaire exceptionnel, bourré de documents rares et d'interviews de témoins de l'époque, qui raconte avec beaucoup d'émotion l'incroyable saga des Funk Brothers, les musiciens des studios Motown. Et ce récit passionnant est entrecoupé de tubes immortels interprétés par des fans célèbres (Bootsy Collins, Ben Harper, Me'shell Ndegeocello, etc.) et accompagnés par... devinez qui?
Malheureusement, certains "Brothers" étaient déjà morts à l'époque, comme James Jamerson, le plus grand bassiste électrique de l'histoire, décédé alcoolique et dans la misère en 1984.
D'autres nous ont quitté depuis le tournage, comme l'autre grand bassiste de la Motown, Bob Babbitt disparu en 2012.
Raison de plus pour vous précipiter sur ce superbe documentaire qui vous replongera dans une des périodes les plus fastes de la soul américaine.
Du plaisir à l'état pur.


The Complete Original Mahavishnu Orchestra Columbia Albums Collection
The Complete Original Mahavishnu Orchestra Columbia Albums Collection
Prix : EUR 21,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le mégalosaure de la fusion au sommet de son art, 21 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Complete Original Mahavishnu Orchestra Columbia Albums Collection (CD)
Oui, le Mahavishnu est parfois glacial dans ses interprétations ultra-techniques qui flirtent dangereusement avec le pire côté m'as-tu-vu de certaines "rock stars" ringardes. Oui, on peut être légitimement agacé par des impros qui tournent occasionnellement en rond au point de donner le tournis.
Mais le Mahavishnu Orchestra reste néanmoins une formation majeure de l'histoire du jazz et même de l'histoire du rock.
Qui se souvient qu'en 72 et 73 le groupe de John McLaughlin - réputé pour l'énergie qu'il déployait sur scène - concurrençait directement des monstres comme le Zeppelin de Mister Page et les Stones de Mick J?
Armé de sa Gibson SG double-manche, l'ex-sessionman britannique, accompagnateur du génial Miles Davis, ne rechignait pas à recourir à des sons crunchs et distordus pour balancer des solis dissonnants à la vitesse d'une comète s'abattant sur la planète Krypton. Dans les bons soirs, propulsé par les tamtams du houngan Cobham et les claviers électroniques du sorcier Jan Hammer, le Mahavishnu pouvait irradier un public plus que Tchernobyl et Fukushima réunis.
Bon, mais la question principale n'est pas là.

Que nous apporte vraiment cette intégrale des albums sortis chez CBS?
Primo, des remasterings bienvenus. The Inner Mounting Flame et le live Between Nothingness & Eternity n'ont jamais aussi bien sonné. Particulièrement BNE qui gagne considérablement en chaleur, en clarté et en humanité, battant complètement en brêche les critiques de "stérilité" que l'album avait reçues dès sa sortie en 73.
Et puis, il y a plus d'une heure d'outtakes live enregistrées en 73 à central Park, lors des deux nuits au cours desquelles fut mis en boîte BNE. A se demander pourquoi le groupe n'avait pas sorti à l'époque un triple album!
Rien que ces remasterings inédits justifieraient l'achat.
Je ne dirai pas grand-chose du reste du coffret qui était déjà disponible en disques séparés dans des versions identiques, sinon pour rappeler qu'un peu plus de 20 euros, ce n'est vraiment pas cher payer pour autant de (très bonne) musique.
Alors, pour en finir avec un autre débat, je l'avoue, j'aime aussi Weather Report, Herbie Hancock et Return To Forever.
Mais cela ne diminue en rien mon amour du Mahavishnu.
On peut aimer la vanille et le chocolat, non?


I See You
I See You
Prix : EUR 15,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une bouffée d'air pur dans un monde vicié, 21 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : I See You (CD)
Daevid Allen vient d'être opéré d'une tumeur cancéreuse au cou, et il ne va pas fort...
Pourtant, en écoutant ce nouveau disque on ne pouvait que se réjouir de constater que cet adolescent de 76 ans n'arrive pas à vieillir.
5 ans après l'excellent 2032, à la production ultra-clean/professionnelle de Steve Hillage, voici I See You, un album un peu plus foutraque, un peu plus dans la tradition fofolle de la bande de chevelus délirants des 70s. Car si la plupart des zicos ont encore une fois changé, l'inventivité est toujours là, avec des harmonies vocales qui oscillent à la limite du juste, des glissandi de guitare spatiale, des poèmes révolutionnaires, du saxo et de la flûte en crise de démence, la voix chaleureuse et déjantée du grand prêtre des Pothead Pixies, sans oublier les space whispers d'une Shakti Yoni qui a allègrement dépassé les 80 printemps.
Marrant, en écoutant certains passages de "When God Shakes Hands With The Devil" j'ai pensé au Soft Machine de Kevin Ayers et Robert Wyatt... le premier groupe d'Allen, du temps de Canterbury. L'ancien secrétaire d'Allen Ginsberg n'a rien oublié. Et dans le morceau suivant "The Eternal Wheel" il se souvient du Gong de la période You, avec quelques accents hawkwindiens...
Tout ce disque est constamment balayé par un vent de folie douce qui le fait naviguer entre diverses formes de musiques à dimensions variables - jazz, pop, rock, prog... ou valse - avec une énergie et une bonne humeur communicatives.
Si la grisaille vous mine et si vous en avez marre d'entendre dire que R&B est la musique de l'avenir, tournez-vous sans crainte vers le bon papa Allen qui nous invite à la grande fête de la vie dès le prélude du premier morceau ("You're just crazy like me. So, I'm thinking: let's go drinking!").
I See You est digne de la grande tradition gongienne et mérite une place dans la discothèque de tous ceux qui ne peuvent pas se résoudre à croire que le monde est triste.
Il ne reste plus maintenant qu'à espérer que cette fichue Faucheuse ne va pas avoir l'idée saugrenue d'emmener prématurément le grand gamin rejoindre son pote Kevin sur la Banana Moon, là-haut, dans le ciel...


Bougies d'oreilles Auri-Clean x 6
Bougies d'oreilles Auri-Clean x 6
Proposé par Vivre Mieux La Boutique - Vivrebio
Prix : EUR 18,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Mitigé, 19 décembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bougies d'oreilles Auri-Clean x 6 (Beauté et hygiène)
Un produit de bonne qualité, mais on a un peu l'impression de payer plus le packaging (qui est joli), que le contenu lui-même. Les bougies d'oreille sont d'une efficacité toute relative par rapport à des modèles plus rustiques, car elles comportent à leur base un "filtre" apparemment censé réduire les risques de recevoir de la cire chaude dans le conduit auditif. En fait, la capacité d'aspiration paraît, elle aussi, notablement réduite...


Crime of the Century
Crime of the Century
Prix : EUR 16,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le Crime du Nouveau Siècle (2014), 12 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Crime of the Century (CD)
La version Deluxe de Breakfast In America, sortie en 2010 était "bien". Claire, dynamique, agréable. Point.
Là, on pourrait bien tenir LA version ultime de Crime Of The Century!
Ray Staff, le responsable de ce nouveau remastering a fait des prodiges. Comparé avec le précédent remaster que je possède (1997), les améliorations sont évidentes: meilleure séparation des instruments, aigus plus naturels et intégrés à l'ambiance, réverbérations amples et réalistes. Et, surtout: des basses nettes et percutantes! Dougie Thomson avait toujours bien sonné, mais là il est logé pile dans la grosse caisse de Bob C. Benberg. Onctueux, sensuel et pêchu, son instrument confère une nouvelle énergie à cet album qui compte comme l'un des meilleurs du rock/pop des années 70 et comme le chef d'oeuvre du grand producteur Ken Scott (pourtant déjà responsable de Ziggy Stardust).
Bon, comme toujours, rappelons si que vous écoutez des mp3 à 128k sur un Ipod, cette nouvelle édition Deluxe n'aura aucun intérêt pour vous.
Personnellement, j'ai fait la comparaison entre les deux masters sur des moniteurs KRK. Et je me suis régalé.
Et pour ne rien gâcher, nous avons droit sur le dernier CD à l'intégrale (c'est ce qu'ils disent) d'un concert de 75 qui avait déjà fait le bonheur des bootleggers. Le son, sans évidemment être aussi raffiné que COTC, est tout à fait bluffant. C'est un excellent multipistes d'époque, bien équilibré, extrêmement clair et crédible (on a parfois l'impression d'être sur scène avec le groupe). Je le préfère franchement à "Paris", d'autant que même s'il y a quelques "pains" (eh, c'est du vrai live!), on sent que le groupe est encore jeune et plein d'enthousiasme.
On y retrouve quelques morceaux de Crisis, What Crisis? l'album qui a suivi Crime. Et, comme l'a signalé un autre commentateur, une petite chanson anecdotique interprétée par John Helliwell.
Bref: une nouvelle édition indispensable pour les fans, moins pour les admirateurs occasionnels qui privilégient les MP3... et obligatoire pour tous ceux qui ne connaissent pas encore ce disque extraordinaire.
Vous avez demandé quoi au Père Noël?


Relayer
Relayer
Prix : EUR 22,10

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Quarante ans plus tard, Wilson réveille un tigre endormi, 8 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Relayer (Blu-ray Audio)
Réalisé après le très controversé "Tales from Topographic Oceans", Relayer a toujours eu une place un peu à part dans la discographie de la période classique de Yes.

D'abord, parce que les claviers sont tenus ici par le Suisse Patrick Moraz au style très éloigné de celui de Rick Wakeman. Relayer a aussi toujours souffert d'un son assez confus. Ainsi, la pièce de résistance, "Gates of Delirium" inspiré du Guerre et Paix de Tolstoï, est certainement l'une des suites les plus complexes que le groupe ait jamais produites. Privilégiant les sons aigus et agressifs, la composition se noie parfois un peu dans un chaos relatif qui - s'il convient bien à une évocation des affres de la guerre - peut à la longue fatiguer l'auditeur.

Steven Wilson a donc entrepris de remixer complètement à partir des bandes studio originales pour donner naissance à la version la plus claire, la plus équilibrée et la plus intelligible de Relayer à ce jour. D'autant que le mastering du CD a été fait "à plat", c'est à dire sans post-production, afin de préserver autant que possible les détails de l'enregistrement original.
Pourtant le son n'est toujours pas parfait. Si les aigus sont moins criard, le disque ayant été enregistré pour partie dans le home-studio de Steve Howe, le son reste assez "mat" et indistinct par endroit. D'autant plus que le guitariste a privilégié pour ce disque l'utilisation d'une Fender Telecaster, un instrument qu'il réutilisera largement dans "Going For The One", mais qui a un son positionné dans le haut du spectre avec une attaque assez brutale. Ajoutez cela un abus relatif des reverbs pré-numériques qui étaient assez difficiles à contrôler et vous comprendrez pourquoi Relayer ne sonnera jamais comme Close To The Edge.

N'empêche. Si le son des précédentes versions remasterisées (Rhino notamment) méritait un bon 12/20, là on se situe plus près de 17. Une différence qui ne sera évidemment réellement perceptible que sur un système "honorable".

Il y a toutefois un grand gagnant dans cette nouvelle version: l'immense Chris Squire!
Ses lignes de basse, inspirées comme jamais, se promènent sur toutes la longueur du manche de sa Rickenbacker (il joue une Jazz Bass sur "To Be Over"), alternant riffs rageurs et langueurs mélodiques. Le brave Chris réalise là sa performance ultime. Un travail génial qui jusqu'alors était largement resté ignoré à cause des problèmes sonores que j'ai évoqués plus haut.

Et puis - mince quoi! - Relayer c'est quand même Yes au sommet de son inspiration et de son génie!

Pour les bonus, le plus intéressant est bien évidemment le remix 5.1 sur le Blu-ray. Il permet d'éclaircir le son encore un peu plus, mais vous ne l'écouterez pas tous les jours. Quant aux versions HD, démos, live, "runthroughs" et autres, elles distrairont les puristes un jour ou deux, mais n'apportent rien de bien significatif à la qualité des compositions elles-mêmes.

PS: Amazon ne le précise pas clairement, mais cette édition est composée d'un Blu-ray ET d'un CD, CD qui est l'élément essentiel pour l'auditeur.


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