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Contenu rédigé par Jean Bal
Classement des meilleurs critiques: 22
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Commentaires écrits par
Jean Bal (Conflans-en-Jarnisy, France)
(TOP 50 COMMENTATEURS)   

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Tomandwill Jammer Housse pour guitare électrique Noir/bleu marine/gris
Tomandwill Jammer Housse pour guitare électrique Noir/bleu marine/gris

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Beaucoup mieux que je ne l'espérais!, 28 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
J'avais juste besoin d'une housse de guitare pour un trajet en train et pour moins de 30 euros, je ne m'attendais pas à un produit parfait.

J'avais tort.

Cette housse Tomandwill répond à toutes les attentes que j'aurais pu formuler:
- rembourage de 2 cm et toile (solide) cousue.
- renfort en bas de caisse pour poser la housse au sol en position debout.
- renforts intérieurs au niveau de la tête et du sillet pour éviter de percer la housse avec les extrémités de cordes ou abîmer les pontets.
- fermeture éclair à double tirettes caoutchoutées. Elle s'ouvre suffisamment pour permettre d'étaler la housse.
- une fixation intérieure par scratch pour empêcher le manche de bouger.
- trois (3!) points de portage: une poignée face avant pour portage vertical, deux sangles pour portage dorsal, double poignée latérale (fermée par un scratch) pour portage traditionnel horizontal.
- une double poche de dimension A4 en face avant situé au niveau de la caisse (protection supplémentaire).
- une étiquette transparente pour le nom du propriétaire.
- des éléments réfléchissants pour être visible de nuit.

Ajoutez à cela que le fabriquant offre une garantie prolongée d'un an par simple inscription sur son site, et vous comprendrez que je suis ravis.
Une housse chaudement recommandée dont la fabrication donne une véritable impression de sérieux.
Un produit bien pensé et bien réalisé.


AC/DC - Let There Be Rock [Blu-ray]
AC/DC - Let There Be Rock [Blu-ray]
DVD ~ AC/DC
Prix : EUR 9,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 When they were Young..., 28 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : AC/DC - Let There Be Rock [Blu-ray] (Blu-ray)
Oubliez les vieilles copies de VHS ou les pellicules antédiluviennes diffusées par des ciné-clubs peu regardants. La version Blu-Ray de Let There Be Rock possède une qualité d'image surprenante pour tous ceux qui, comme moi, n'avaient vu ce film que sous la forme d'un vestige archéologique.
Tourné en 16mm, au format 4/3, ce film présente néanmoins un grain très présent, d'autant que le tournage se déroule essentiellement en basse lumière, malgré les 300000 watts de projecteurs revendiqués par AC/DC. Mais, les couleurs sont vives et le son est bon. Que demander de plus?
Que le groupe soit à la hauteur?
Eh bien justement, le gang des frères Young était particulièrement surexcité ce 9 décembre 1979 au Pavillon de Paris, en pleine tournée de promo pour l'album Highway To Hell.
Moments remarquables (entre - beaucoup - d'autres):
- Hurler de rire en voyant le générique "numérique" le plus ringard qui soit. A noter qu'un certains Klaus Blasquiz est crédité aux graphismes. Tiens, tiens...
- Voir Phil Rudd s'envelopper les doigts dans du sparadrap pour se protéger des ampoules juste avant le concert, alors que Cliff Williams fixe un bracelet de force à son poignet droit en prévision des efforts musculaires à venir.
- Entendre un Angus Young qui semble n'avoir que 14 ans (il avait largement dépassé la vingtaine) s'exprimer en zézayant avec un accent à couper au couteau.
- Voir Malcolm jouer tout seul au football vêtu d'un maillot "Chaussettes Kindy"!
- Voir Angus, encore, inspirer profondément dans un masque à oxygène en bord de scène, avant de plonger dans la foule extatique sur les épaules d'un roadie.
- Voir Bon Scott vérifier fébrilement que son jean ultramoulant, qui a déjà craqué à l'entrejambe, n'est pas complètement déchiré à l'arrière (il l'est!).
- Voir l'énergie fantastique d'un des meilleurs groupes de rockn'roll de tous les temps, prêt à tout donner pour gravir les derniers échelons de la gloire.

Let There Be Rock ne se raconte pas, il se voit. Mieux: il se vit!
C'est un classique absolu du film-documentaire de concert, même si quelques scènes d'illustration sont très discutables. Le répertoire est impeccable pour la période Bon Scott, on regrettera juste l'absence de T.N.T. qui a été joué ce soir-là, mais apparemment pas filmé.
Les réalisateurs ont eu l'excellente idée d'utiliser une grue pour tourner certains plans, ce qui se faisait rarement en ces temps reculés. Et cela permet d'avoir un montage très dynamique, sans pour autant atteindre les sommets "épileptiques" des films de concert actuels.
Bref: les musiciens sont excellents, le son est plutôt pas mal, les images sont correctes, la setlist est géniale et l'ambiance est fantastique. On regardera encore ce document avec attention dans deux siècles pour essayer de comprendre le phénomène Rock.

En attendant, difficile de ne pas ressentir un pincement au cœur lors d'une interview avec un Bon Scott, au sourire enfantin et à la voix douce, à qui l'on demande quel est son principal défaut.
"I drink too much," répond-il avec un petit air triste.
Deux mois et dix jours plus tard, il était mort.

PS: j'ai découvert au hasard du net que les premières images du film (celles où Angus arrive dans la salle avant le concert) avaient été tournées au Parc des Expositions de Metz, le 6 décembre 79. A l'endroit même où j'ai vu la première fois le groupe, deux ans plus tard. De même la plupart des interviews ont été réalisées en 79 dans un hôtel messin. Précisions qui n'intéresseront que les Lorrains, mais bon...


Tonerider ac4 alnico iv neck humbucker classique couleur : noir
Tonerider ac4 alnico iv neck humbucker classique couleur : noir
Prix : EUR 45,13

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Et PAF dans la guitare!, 21 juin 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Monté sur une Les Paul, ce micro manche à la puissance modérée (7,5k), procure un son vintage chaud... sans être trop brouillon, grâce à des graves plutôt bien contrôlés. Tonerider a en effet conçu spécialement ce modèle pour "désembourber" les instruments à la sonorité un peu sourde, comme c'est parfois le cas des guitares à corps en acajou.
Clairement inspiré du fameux humbucker "PAF" ("Patent Applied For" ou "En Attente de Brevet" in french)) de Gibson, conçu par l'ingénieur Seth Lover au milieu des années 50, l'AC4 est une sorte d'hybride, puisqu'il est conçu sur une base d'Alnico 4, un type d'aimant aluminium/nickel/cobalt qui n'a jamais été employé avec les PAF originaux (qui utilisaient à l'époque des Alnico II, III, puis V).
Mais ce métissage se révèle une bonne idée, car l'Alnico 4 offre des graves flûtés qui rappellent beaucoup l'Alnico 2 (pensez au "woman tone" de Clapton dans Fresh Cream), tout en ayant un petit tranchant qui évoque aussi l'Alnico V.
Bref, tout ça pour dire que ce Tonerider est un excellent micro vintage parfaitement adapté au classic rock et au blues, conçu dans le respect des traditions. Il n'a rien à envier, par exemple, au SH-2 Jazz de Seymour Duncan (que j'ai sur une autre guitare), plus "neutre" et beaucoup moins chantant que lui.

PS: à tous ceux qui se demandent encore s'ils doivent choisir ce modèle "ouvert", ou la version avec capot en nickel, je rappellerai juste que les capots ont la réputations d'étouffer légèrement les aigus (mais ce n'est pas énorme!). A vous de voir.


Luthier Lime triangulaire à frettes
Luthier Lime triangulaire à frettes
Proposé par Guitars and Woods
Prix : EUR 14,08

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Bien. Point., 6 juin 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Luthier Lime triangulaire à frettes (Appareils électroniques)
Les trois versants sont des limes de valeurs différentes, une face de "taille" et deux faces "d'arrondissage". La face de taille - la plus "rêche" - est très légèrement concave, ce qui est utile pour façonner/couronner grossièrement les frettes. Les deux autres faces, permettent d'adoucir les angles, d'affiner l'arrondi des frettes et de peaufiner le "crowning" de sorte que chaque corde n'ait qu'un minimum de contact avec le métal. A noter que, contrairement à ce que pourraient laisser croire les photos, tous les angles ne sont pas "lisses et arrondis" comme sur certains outils spécialisés du même genre. Il faudra donc bien protéger la touche de l'instrument avant de travailler, ou utiliser des petits caches en acier comme moi (ex: douself Pièce de Remplissage pour Guitare Kit de Deux Frettes Manche Gardes de Protection Touche pour Guitare Basse Outil de Luthier).
Un gros défaut de qualité: au bout d'un quart d'heure d'utilisation, la lime s'est désolidarisée de son manche. Ce n'est pas très grave, car on utilise ce genre d'outil en tenant à la fois la poignée et le métal. Mais quand même. Cela ne devrait pas arriver.
Quoi qu'il en soit: bon rapport qualité/prix pour une utilisation occasionnelle.

PS: vous trouverez sur le net de nombreuses vidéos vous montrant comment "couronner" ("fret crowning") les frettes de guitare. Surtout, avant de commencer, pensez bien à couvrir chaque frette avec du feutre effaçable (type Sharpie) afin de toujours savoir ce que vous limez! Si vous ne le faites pas, vous risquez d'abraser la partie supérieure... et de vous retrouver avec une guitare injouable.


Last of Our Kind
Last of Our Kind
Prix : EUR 14,99

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 De l'art (oh so glam) de faire du neuf avec du vieux, 6 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Last of Our Kind (CD)
Les Obscurs pourraient bien avoir là réalisé leur meilleur album depuis le juvénile Permission to Land.
Remarquablement bien produit et enregistré par Dan Hawkins lui-même, ce disque dégouline de riffs rageurs portés par des Gibson explosives. Et l'incroyable (insupportable?) Justin Hawkins semble avoir enfin compris comment utiliser sa voix de tête. Même s'il atteint encore des sommets délirants comme dans le refrain queenant de Mighty Wings (absolument excellent, mais déroutant au départ).
Les festivités s'ouvrent sur le pompeux Barbarian, avec un motif de guitare gravé au fer rouge façon Priest et des paroles dans la droite lignée d'Immigrant Song du Big Zepp. Open Fire qui vient ensuite évoque clairement The Cult période Sonic Temple, mais avec panache. Last of Our Kind, tempo moyen énergique, se promène lui avec aisance sur les terres d'un hard rock FM élégant, comme savait le pratiquer en son temps Def Leppard. Le gang des frères Hawkins a encore élargi ses influences, en les assumant plus que jamais sans la moindre retenue. Chaque morceau a sa petite originalité, une dissonance par-ci, une vocalise invraisemblable par-là. Une pointe d'Aerosmith de ce côté, un poil de Nazareth de l'autre. Et quand les garçons s'aventurent sur des terrains commerciaux dégoulinants de sucre avec Sarah O'Sarah, ça passe quand même grâce à quelques belles envolées thin-lizziennes pour six cordes en chaleur.
Après la grande surprise du premier disque, on a cru un temps que The Darkness n'était qu'une grosse blague, une parodie ridicule comme les Granbretons nous en pondent régulièrement (je ne donnerai pas de noms). Il faut dire que le gars Justin, qui n'a jamais caché ses penchants pour le Middle-of-the-Road, s'est longtemps acharné à se décrédibiliser (travailler avec Adam Lambert, tenter de participer à l'Eurovision, faire le clown à Top Gear...).
Aujourd'hui on peut reconsidérer tout ça. Ces gars sont aussi idiots qu'il faut l'être pour jouer du heavy rock à l'ancienne avec enthousiasme.
Mais ils sont aussi suffisamment malins pour se bonifier avec le temps.
En espérant que le Justin actuel - moustachu et arborant fièrement son appareil dentaire - ne retombera pas dans ses lamentables travers passés.

PS: bonne idée de prendre une batteuse pour enregistrer cet album, la miss Davis est impressionnante. Mais elle est déjà repartie dans les plaines rockn'rolliennes, remplacée par Rufus Taylor, le fils du batteur de Queen. Certains y voient un signe du destin... ;-)

Re-PS: si vous ne supportez pas les voix de tête qui vrillent les tympans (même si Geddy Lee a fait bien pire), écoutez autre chose. Mais le père Justin s'est quand même un peu modéré ce coup-ci, alors il vous suffira d'un petit effort pour entendre la musique derrière le super ego du leader. Et elle est plutôt bien balancée.
C'est du "classic rock", mais avec un petit truc en plus qui lui donne une saveur de nouveauté.

DEUX MOIS PLUS TARD:
J'avais donné 4 étoiles, j'en ajoute une pour accorder la note maximale à ce disque dont je ne me lasse pas. Non pas qu'il n'ait aucun défaut, mais dans la catégorie "heavy rock à touches mélodiques", il n'a pas de concurrent sérieux... Au moins depuis la fin de Queen.


Progeny : Highlights From Seventy-Two
Progeny : Highlights From Seventy-Two
Prix : EUR 16,99

14 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Fulgurances de jeunesse..., 25 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Progeny : Highlights From Seventy-Two (CD)
La première surprise commence au cours des dernières mesures de l'Oiseau de Feu de Stravinsky qui ouvrait traditionnellement les concerts du groupe. Soudain, le son s’atténue un peu et on entend des bruits difficiles à identifier sur l'instant. les musiciens viennent d'entrer sur scène et testent leurs instruments avant le démarrage du show...
Rien que ce détail, cette différence sans intérêt musical particulier, m'a filé des sacrés frissons!
Il faut dire que j'ai découvert Yes avec Yessongs en 73 et en 42 ans j'ai dû entendre plusieurs centaines de fois cette introduction. Mais pas "comme ça". C'est comme si on venait de réécrire une partie de mon histoire personnelle, avant même que Siberian Kathru n'explose finalement avec la même violence que sur l'ancien triple album.

Alors, le son?
Sachant que des extraits de certaines des bandes présentées ici ont déjà été utilisés pour le Yessongs original (contrairement à ce qui est dit dans la présentation Amazon), autant dire que tout reste essentiellement conforme à ce qu'on a déjà pu entendre de la tournée Close To The Edge: rendu assez brouillon, basses approximatives, définition aléatoire, etc. Personnellement, ça ne me gêne pas car j'ai toujours adoré le côté "brut de décoffrage" du Yes de 72 en concert. La technologie actuelle a néanmoins permis de faire ressortir une multitude de petits détails au sein de ce tumulte bouillonnant, et ce sont ces détails précisément qui font tout l'intérêt de l'opération.

Ecoutez attentivement Jon Anderson, par exemple. Souvent, la voix très juvénile du chanteur (je n'avais pas réalisé à quel point son chant s'est transformé par la suite) dérape parfois très légèrement et cela humanise considérablement son interprétation. La justesse "flottante" des vocaux - due certainement autant à des retours de scène primitifs qu'à l'émotion du moment - rappelle que les grandes œuvres qui composent encore une bonne partie du répertoire actuel de Yes - ont eu un jour un vrai côté aventureux.
Ecoutez aussi Steve Howe, sa Gibson demi-caisse, à la sonorité cinglante si caractéristique, enchaîne des lignes mouvantes, pleines de petits défauts d'exécution et de moments de bravoure virtuoses dont le renouvellement permanent ajoute à l'intensité des morceaux.
Quant à Chris Squire, ses parties de basse serpentines n'avaient pas encore acquis cette froideur un peu mécanique qui caractériseraient ses lignes à partir de la fin des 70s.

Bref, tous ces petits défauts "humains" mis en lumière par un mixage et un mastering optimals (pour 2015), toutes ces petites différences nous montrent sous un éclairage passionnant l'un des groupes rocks les plus novateurs du début des années 70 à une époque où ses membres étaient jeunes et plein de fougue.

Alors, même si Alan White assure avec beaucoup de professionnalisme, on regrettera qu'il n'y ait ici aucun morceau avec Bill Bruford à la batterie. On regrettera aussi l'absence de certains éléments - comme Starship Trooper - qui avait été enregistrés lors de la tournée Fragile.
Mais, si comme moi les derniers albums (euphémisme) du groupe vous ont laissé un peu (litote) sur votre faim, cette collection inattendue surgie du passé va vous donner de grands instants de plaisir pour peu que vous ayez déjà une petite tendresse pour le Yessongs de 73.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (19) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 1, 2015 1:43 PM MEST


Minstrel in the Gallery - Édition Limitée
Minstrel in the Gallery - Édition Limitée
Prix : EUR 27,90

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Brutal & subtil: en 2015 le Ménestrel a la pêche, 24 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Minstrel in the Gallery - Édition Limitée (CD)
Enregistré en 75, à une époque où Ian Anderson cherchait à trouver une direction viable pour le Tull, après l'éreintement critique de Passion Play et de War Child, Minstrel In The Gallery est un retour aux sources d'Aqualung avec des chansons électro-acoustiques qui n'hésitent pas à l'occasion à flirter avec un hard-rock percutant.
Autant le dire tout de suite: le remastering (remixage) de Steven Wilson a encore une fois fait des merveilles. Le son très "clean" de l'original a gagné en clarté et - surtout - en dynamique. La guitare Les Paul de Martin Barre en bénéficie particulièrement dans les deux premiers morceaux avec des riffs abrupts et gorgés d'harmoniques qui mettent merveilleusement en lumière l'originalité de ces petits chefs d'oeuvre que sont Minstrel In the Gallery et Cold Wind To Valhalla. Et les envolées orchestrales de Black Satin Dancer nous montrent que le talent du remixeur à lunettes ne connaît vraiment pas de limites. Tout est clair: flûtes virevoltantes, cordes voluptueuses, solis de guitare, gratte acoustique, voix, batterie de (l'immense!) Barrimore Barlow, piano, basse. Du très très grand art!
Ce disque, je l'ai acheté à sa sortie en 1975 et il est toujours resté parmi mes préférés du grand Tull, pour son alternance de morceaux intimistes (Requiem, Grace, One White Duck) et ses fulgurances rock (Minstrel particulièrement). Souvent considéré par les critiques comme un album solo de Ian Anderson, qui s'offre ici (comme d'habitude) toutes les libertés de création. C'est aussi le disque qui voit Barre trouver enfin sa voix de guitariste, avec un nouveau son qui allait prendre des proportions épiques dans la trilogie Songs/Heavy Horses/Stormwatch.
C'est vrai, la suite Baker Street Muse, qui occupe une grande partie de la face deux, n'apporte pas grand-chose de neuf au palmarès tullien. Mais, elle reste une oeuvre finement ouvragée, ciselée avec amour par des artisans musiciens sans pareil.
Le remixage de Steven Wilson est d'une réussite égale aux merveilles qu'il avait accomplies pour Aqualung (mais ici, il faut le dire, les enregistrements d'origine étaient de bien meilleure qualité).
La version 2015 de cette petite oeuvre est bien supérieure à l'édition précédente (2002) et s'affiche désormais comme un grand classique du rock intelligent des mi-seventies.

Pour accompagner cette ressorties, on a bien sûr droit à quelques bonus: la b-side Summerday Sands qu'on connaissait déjà bien, quelques versions "alternatives" (Requiem, Grace, etc.). Ainsi que trois enregistrements BBC, dont un Aqualung aux arrangements un peu "modernisés" particulièrement intéressant.

Et puis, bien sûr, il y a ce formidable concert parisien de juillet 75. Un document historique de 77 minutes qui nous présente la meilleure formation de Jethro Tull (avec quatuor à cordes!) au sommet de sa forme. Un plaisir qui ne se refuse pas. L'enregistrement est (nettement) plus rustique que Bursting Out, mais se situe quand même au-dessus du niveau des meilleurs bootlegs. Merci au mixage de Jakko Jackszyk.

Après Minstrel, Anderson allait brièvement se fourvoyer avec le bancal Too Old To Rockn'roll, avant d'offrir une seconde jeunesse à son groupe avec le folk sublimé de Songs from The Wood. Mais, en 75, il avait déjà sorti un très grand disque, auquel un remixage particulièrement adroit redonne aujourd'hui les plus beaux atours.
A ne surtout pas manquer!
Particulièrement si vous croyez déjà bien connaître cet album.


Afrodeezia
Afrodeezia
Prix : EUR 18,29

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le monde ne suffit pas..., 20 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Afrodeezia (CD)
Pour son premier album sur le label Blue Note, Marcus Miller nous entraîne dans une odyssée musicale, avec pour thème central la musique africaine et ses dérivées - du continent noir jusqu'aux states - en passant par l'Amérique du sud et les Caraïbes. Enregistré dans divers studio autour du monde avec des musiciens talentueux d'origines diverses (et quelques "noms" comme Wah Wah Watson ou le rappeur Chuck D.), Afrodeezia est un formidable panorama jazzy où s'épanouissent rythmiques souples et arrangements raffinés.
Et pourtant ce disque ne se limite pas une simple oeuvre de "world music". Loin de là.
Avec "Gorée", sur son précédent album (Renaissance), Miller avait évoqué avec émotion les sombres heures de l'esclavagisme dont il est un héritier.
Cette fois, il donne l'impression de se pencher sur ses racines profondes de jazzman black. Sur le plan instrumental il est au sommet de son art. En règle générale, il met ses lignes de basse - alternant jeu aux doigts et slap discret - au service du groove avant toute chose. Jusqu'à ce qu'avec un run débridé de notes parfaitement calibrées il nous rappelle l'incroyable virtuose qu'il reste (ex: les pointes de vitesse du solo de Water Dancer).
Avec le chaloupé Xtraordinary, il nous offre même une démonstration de fretless aérienne et limpide, qui évoque Jaco Pastorius dans ses petits licks gorgés de feeling d'une légèreté euphorique.
Le disque commence avec le très africain Hylife et une rythmique délicatement funky, enrobée de cuivres solaires et de voix ethniques.
La couleur est dés lors donnée pour un voyage musical détendu et passionnant, en compagnie d'instrumentistes de très haut vol. Jusqu'au retour dans l'atmosphère étouffante de L.A. avec l'ultime morceau "I can't Breathe" et son funk guerrier, mâtiné de rap revendicatif.
Seul petit point faible peut-être: une reprise instrumentale superbe, mais un un peu anecdotique quand même, du hit des Temptations "Papa Was A Rolling Stone"...
Quoi qu'il en soit, Marcus Miller est ici au sommet de son talent et Afrodeezia est sans aucun doute l'une des meilleures production de sa - riche - carrière.
Inventif, techniquement sublime et doté d'un feeling inimitable, le bassiste prodige réconcilie ici avec beaucoup d'humanité jazz "classique", rock, et rythmes mondiaux.
Un sacré disque.


Beware of Mr Baker [Blu-ray] [Import anglais]
Beware of Mr Baker [Blu-ray] [Import anglais]
DVD ~ Ginger Baker
Proposé par nagiry
Prix : EUR 7,54

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Haineux, haïssable et monstrueusement humain, 18 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beware of Mr Baker [Blu-ray] [Import anglais] (Blu-ray)
Star des sixties avec le groupe Cream, en compagnie de Jack Bruce et Eric Clapton, Ginger Baker est incontestablement un immense batteur qui a beaucoup souffert d'être vu seulement comme un rocker, alors qu'il a toujours été avant tout un jazzman.
Mais Baker est aussi un homme épouvantable, violent, instable, vantard, menteur, égoïste à l'extrême. Avec une étonnante capacité à haïr les autres. TOUS les autres (sauf peut-être Clapton).
Interviewé dans sa propriété sud-africaine où il vit avec sa quatrième (très jeune) épouse, le septuagénaire paranoïaque étouffe de rancoeur quand il évoque les grandes étapes de sa carrière: ses débuts avec Graham Bond, Cream, Blind Faith, son exil nigérian pour jouer avec Fela Kuti, sa vie misérable en Italie, son retour des 90s... jusqu'à sa retraite actuelle de vieil homme fauché et viscéralement méchant.
Car Baker est quelqu'un de méchant. Le film s'ouvre d'ailleurs sur une séquence où il casse le nez du réalisateur d'un coup de canne, par pure agressivité.
Et son histoire toute entière, entre drogues et trahisons, est une accumulation de vilenies. L'une des pires étant peut-être la fois où il a largué sa famille pour se remarier avec la soeur du premier petit ami de sa fille. Une gamine de 18 ans... tellement sexy, selon ses dires.

Ce documentaire de Jay Bulger est remarquable. Le réalisateur n'a carrément pas hésité à vivre dans la maison même de Baker pour mieux comprendre son sujet d'étude. Et il nous le montre sans apprêts, au quotidien et dans sa carrière, grâce à de nombreuses séquences et photos historiques, animations, etc. Les témoins interviewés pour l'occasion sont tous passionnants, sauf peut-être Lars Ulrich qui - comme d'habitude - sort des platitudes avec l'air de celui qui fait des révélations fracassantes.

De tout cela, il ressort au bout du compte plusieurs choses:
- D'abord, il est évident qu'humainement Ginger Baker n'a rien d'un modèle. Quel que soit l'angle sous lequel on le prend, il n'est guère admirable hors de son métier de musicien.
- Certains de ses proches lui conservent malgré tout de l'affection, comme Eric Clapton qui résume sa tendresse à son égard par "Il est comme il est, et c'est ça que nous aimons chez lui." Une tirade intéressante de la part d'un autre musicien vieillissant qui a tout connu... et en est un peu revenu, lui aussi.
- Enfin, il serait faux de croire que "l'ignoble" Mr Baker n'est qu'une brute sans coeur.

La séquence la plus émouvante de cet excellent documentaire est sans doute celle où le vieillard évoque les batteurs qu'il a toujours admirés (Phil Seamen, Elvin Jones, Max Roach, etc.) pour conclure par "Et ils sont tous devenus mes amis". Le monstre égoïste ne parvient pas alors à retenir une larme d'émotion et l'on découvre soudain le vrai Mister Baker: un survivant emporté par le tourbillon de sa propre existence, un faible incapable de résister aux tentations qui s'offraient à lui et qui en a finalement durement payé le prix. Il s'est peut-être perdu en chemin plus qu'à son tour, mais il n'a jamais baissé les bras. Et ça, ça inspire un petit peu de respect.
Il faut aussi savoir que cette bête humaine est capable de financer discrètement des œuvres caritatives, avant d'aller commettre ensuite d'autres méfaits qui lui vaudront invariablement de nouvelles inimitiés. Rien n'est jamais simple.

Beware of Mr Baker mérite d'être vu par tous les fans de musique des sixties, mais pas seulement.
Il peut aussi intéresser tous ceux qui s'interrogent sur le sens que l'on peut donner à nos vies... et sur les choses qu'il vaut mieux ne pas faire si l'on veut avoir une vieillesse heureuse.
Captivant.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 2, 2015 1:20 AM MEST


Live
Live
Prix : EUR 10,16

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un monument taillé dans le rock brut, 15 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live (CD)
Il est quand même incroyable de réaliser que l'on a pu un jour autoriser la publication d'un disque dont le premier morceau - l'hymne interplanétaire Allright Now - est handicapé par de sérieux problèmes électriques! On entend en effet clairement la guitare disparaître par intermittence du mix après le premier refrain, apparemment à cause d'un câble défectueux. Ça surprend. Et ce n'est finalement pas si grave.
Car c'est en fait ce genre de défaut qui confère un charme fou à ce disque historique.
A l'époque, en 71, Free n'existait déjà plus. Entre les délires mythomanes de Paul Rodgers, les vacheries d'Andy Fraser et les problèmes de drogue monstrueux de Paul Kossof, le groupe de teenagers ultradoués s'était lamentablement effondré dans les regrets et les rancoeurs.
Ce qui était bien dommage, car comme le prouve cet album, les gamins avaient de sacrés atouts: l'un des meilleurs chanteurs de blues-rock britannique, un bassiste inventif (qui savait composer!) et un guitariste au vibrato inimitable, le tout soutenu par un des batteurs les plus métronomiques qui ait martelé les planchers de la Perfide Albion.
Mister Big, The Stealer, Fire and Water... la playlist est un vrai best-of de la première période d'un groupe qui savait privilégier l'efficacité au détriment de toute complexité inutile. La simplicité vitale de Free est d'ailleurs une immense leçon pour tous ceux qui croient encore que le rock est une affaire de dextérité et de frime. Ecoutez le blues lent Moonshine. Le minuscule Paul Kossof, arcbouté sur sa Les Paul trop grande pour lui fait pleurer ses cordes d'acier comme personne ne l'a jamais fait.Ce qu'il fait paraît si facile.
Et pourtant, le "dieu" Clapton lui-même ne lui a-t-il un jour demandé comment il faisait ainsi vibrer sa guitare?...
Simple magie.
Alors, après le succès rencontré par "Free Live!", le groupe devait se reformer en catastrophe et poursuivre tant bien que mal ses activités pendant encore une paire d'années. Et puis, basta!
En 76 Paul Kossof mourrait entre Londres et New York d'avoir trop (mal) vécu et Andy Fraser vient - en 2015 - de se faire dévorer simultanément par le crabe et le sida.
Quant à Rodgers et Kirke, après l'immense succès (trompeur) de l'entreprise Bad Co, ils goûtent à une semi-retraite de milliardaires.
Heureusement, il nous reste à jamais ce live mythique, authentique joyau des seventies pures et dures où le rock n'était pas encore qu'une affaire de gros sous.
Bénéficiant d'un son très agréable et d'un remastering remarquable, le disque d'origine a été allongé d'une poignée de bonus de qualité.
Si vous aimez le Classic Rock, vous ne pouvez pas faire l'impasse sur un tel monument.


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