Profil de Jean Bal > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Jean Bal
Classement des meilleurs critiques: 21
Votes utiles : 2838

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
Jean Bal (Conflans-en-Jarnisy, France)
(TOP 50 COMMENTATEURS)   

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20
pixel
Hercule Poirot - L'intégrale des saisons 1 à 13 [Blu-ray]
Hercule Poirot - L'intégrale des saisons 1 à 13 [Blu-ray]
DVD ~ David Suchet

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Damned! C'est déjà fini!, 30 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hercule Poirot - L'intégrale des saisons 1 à 13 [Blu-ray] (Blu-ray)
Je possède déjà tous les DVD et j'ai acheté les quatre premières saisons en Blu-rays, je me permets donc de commenter cet "achat programmé" pour Noël...

Il donc aura fallu près de 25 ans et 13 saisons pour réaliser les 70 chapitres de cette série exemplaire. Une série qui reprend pratiquement toutes les aventures du célèbre détective belge publiées sous la forme de nouvelles et de romans.
Du premier épisode "La Cuisine mystérieuse de Clapham" jusqu'au dernier, "Hercule Poirot quitte la scène", la série n'aura cessé de s'améliorer. Pourtant, dès le départ elle était déjà d'un très bon niveau, avec des scénarios étonnamment respectueux de l'oeuvre d'Agatha Christie, des décors "Arts Nouveaux" judicieusement choisis et des interprètes particulièrement talentueux. Est-il besoin de vanter encore une fois le talent de David Suchet qui est parvenu à ETRE Poirot, sans jamais ridiculiser son personnage? Il a réussi exactement ce que les héritiers de la romancière lui avaient demandé: "Faire rire "avec" Poirot, mais pas "de" Poirot lui-même."
A noter que le visionnage chronologique de la série permet d'ailleurs d'apprécier comment le comédien a su raffiner son travail pour donner à son alter-ego de plus en plus de consistance; passant progressivement du petit gaillard vif et alerte des premières saisons au viveur pondéré et réfléchi, caractéristique des dernières aventures.

Les adaptations des oeuvres originales ont généralement été bien faites, essayant autant que possible de rendre justice à l'univers guindé et un peu ridicule de la bonne société britannique fréquentée par le détective. Alors, bien sûr, on peut déplorer certains échecs relatifs ("Styles", "Les Quatre" ou "Le Meurtre de Roger Ackroyd"), mais on peut aussi applaudir de fantastiques réussites comme l'excellent "Cinq Petits Cochons" ou l'émouvant "Poirot Quitte la Scène."

Au niveau de la mise en scène, la série Poirot se caractérise par une réalisation qui ne se hâte jamais, privilégiant l'ambiance et la narration aux dépens du suspense pur. On peut ne pas aimer, mais moi j'y ai retrouvé l'esprit de Christie. C'est comme si on était invité à se servir une tasse de thé, avec un nuage de lait, avant de grignoter quelques scones en attendant le dénouement final.

Côté image, on atteint souvent des sommets de qualité pour une production TV. Les ressorties en Blu-rays de la version restaurée HD des premiers épisodes (en format 1:33) ont d'ailleurs montré que dès 89, éclairages, cadrages et colorimétrie avaient été traités avec soin. On pourra juste reprocher un grain trop visible dans certaines scènes de nuit, un défaut qui aurait pu facilement être évité avec un réglage un peu plus précis du "gain vidéo" lors du transcodage. Dommage.
Quant aux deux dernières saisons, elles sont au niveau de certains long-métrages de cinéma avec leur format 16/9 et leur images subtilement teintées.

Côté suppléments, il aura fallu attendre la 13ème saison pour avoir vraiment droit à quelque chose de consistant, avec notamment "Being Poirot", un documentaire de 50 minutes dans lequel Suchet raconte sa relation personnelle avec Poirot. Passionnant!

Un petit mot encore pour rappeler que même les oeuvres adaptées avec un énorme succès au cinéma ("Mort sur le Nil", "Meurtre au Soleil", etc.) ont eu droit à des remakes - au minimum - intéressants. Avec une petite mention spéciale au "Crime de l'Orient Express" qui se démarque nettement en nous présentant un Poirot torturé et dévot, très différent du petit bonhomme superficiel habituel, mais qui apporte un éclairage intéressant sur un personnage dont on croyait tout connaître. Et puis signalons que "Meurtre au Soleil" a été tourné sur les lieux mêmes de l'action du roman.

Bref, cette série est un "must", et pas seulement pour les fans d'Agatha Christie. Dans 50 ans, je suis sûr qu'on pourra encore la regarder avec plaisir tant elle a su imposer un style intemporel et nostalgique que nous regretterons sans doute longtemps...

PS: certains recommandent de regarder la série en VO sous-titrée afin de pouvoir profiter des accents adoptés par les comédiens. Ce n'est pas faux. Mais il faut néanmoins rendre justice à Roger Carel, qui aura impeccablement doublé David Suchet pendant 12 saisons avant de prendre sa retraite. Grâce à lui, on peut regarder de nombreux épisodes en français, sans avoir l'impression de perdre beaucoup à cause du doublage. Qu'il en soit remercié.


Construire des Lignes de Walking Bass + CD
Construire des Lignes de Walking Bass + CD
par Ed Friedland
Edition : Broché
Prix : EUR 19,49

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un "classique" de l'apprentissage de la basse, 20 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Construire des Lignes de Walking Bass + CD (Broché)
Je possède la version américaine (en anglais) de cet ouvrage, mais je crois qu'il serait dommage que les bassistes français - non anglophones - passent à côté de cette VF.
Ed Friedland, l'auteur, est certainement l'un des professeurs les plus respectés dans l'univers des quatre cordes "grand public". Il a écrit d'innombrables ouvrages réputés, dont une méthode de basse en 3 volumes considérée comme une référence (Hal Leonard Bass Method Complete Edition + 3CDs).
Ce livret a une ambition: vous apprendre à construire, vous même, des lignes de basses linéaires dans la tradition du jazz classique.
Mais, attention: les lignes de "walking bass" se retrouvent aussi dans bien d'autres genres musicaux comme le blues, le ska, voire la pop.
Bref, c'est une technique à posséder.
Friedland commence en douceur, avec des lignes "primitives" n'utilisant que les toniques, puis il intègre les quintes, avant de pousser plus avant tous les systèmes permettant de lier les accords entre eux.
Vous l'avez certainement compris: il vaut mieux posséder quelques notions de théorie musicale, car ce bouquin ne contient PAS DE TABLATURES (je l'écris en gros, pour que personne ne soit surpris). Tous les exemples sont fournis en notation standard, mais il suffit de vagues connaissances basiques en harmonie et solfège (savoir ce qu'est une tonique, une quinte, une tierce et pouvoir reconnaître vaguement les notes sur une portée) pour s'en sortir.
En fait, ce bouquin peut même servir de base pour un apprentissage progressif du solfège, le rythme des lignes de "walking bass" étant rarement complexes.
Très pédagogique, cet ouvrage complique progressivement les choses et invite toujours l'élève à improviser. De nombreux exemples sont présentés sous la forme de grilles d'accords sur lequel on doit, de soi-même, créer une ligne de basse en suivant les directives de l'auteur. Ce n'est jamais trop difficile, et ça vous place directement dans la situation réaliste d'un musicien devant travailler en groupe.
Notez enfin que le CD, sur lequel figurent tous les exemples, est excellent. Il est d'ailleurs conçu pour servir "d'accompagnement" et vous permet de jouer avec un batteur et un pianiste de très bon niveau des morceaux de jazz coooolissimes.
Pour conclure, précisons encore que la fin de ce livret fournit les grilles d'accords de plusieurs grands classiques du jazz, afin que vous puissiez vous préparer à jammer à l'improviste, si l'occasion venait à se présenter.
Ce bouquin vaut vraiment son pesant d'or.


FX F900720 Pupitre d'orchestre Noir
FX F900720 Pupitre d'orchestre Noir
Prix : EUR 20,60

5.0 étoiles sur 5 Robuste et stable, 16 octobre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : FX F900720 Pupitre d'orchestre Noir (Appareils électroniques)
Si vous cherchez un pupitre solide, capable de soutenir simultanément un empilement de partitions, vous l'avez trouvé.
Ce pupitre est construit comme un char. Ses pattes s'écartent largement pour garantir une excellente stabilité et son plateau en tôle noire ajourée semble capable d'arrêter un obus de 75 (oui, bon, d'accord, j'exagère un peu).
Les réglages en hauteur et inclinaison se font grâce à des colliers de serrage en plastique qui n'ont pas l'air trop fragiles.
En fait, il est tout à fait possible de poser un Petit Larousse sur cet ustensile, sans pour autant qu'il ploie sous la charge.
Les seuls défauts que l'on pourrait reprocher, c'est qu'il prend un peu de place et que son plateau ne peut pas se replier sur lui-même pour faciliter le rangement.
Mais si vous cherchez avant tout quelque chose de costaud et de fiable, vous aurez du mal à trouver mieux.
Le prix est tout à fait justifié.


Planet Waves Câble instrument avec coupe-circuit Planet Waves, 3 mètres
Planet Waves Câble instrument avec coupe-circuit Planet Waves, 3 mètres
Prix : EUR 19,40

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Haut de gamme abordable, 14 octobre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Sans doute le meilleur câble d'instrument que j'aie jamais vu.
J'ai choisi une longueur de 3 mètres pour limiter les risques de parasites et de dérive tonale pour mes enregistrements en home-studio. Fait de cuivre ultra-pur, sans trace d'oxygène, ce câble est relativement rigide (enfin, disons qu'il n'est pas super souple), car il est doté d'un double blindage censé être efficace à 100% (pour autant que ça existe). Les fiches jack, de leur côté, sont plaquées or pour garantir une meilleure connectivité. Ce modèle possède aussi un petit interrupteur sur une de ses deux fiches afin de couper le signal, de sorte à pouvoir changer d'instrument à la volée sans provoquer de claquement dans les amplis.
Notez aussi que ce câble a un design "solderless", c'est à dire que le fil n'est pas soudé dans les fiches, mais "serré". On peut ainsi plus facilement réparer... ou modifier la longueur du câble en fonction des besoins, avec un simple tournevis.

Et le son, alors?
Eh bien, il est absolument excellent, "Haute Fidélité" et transparent, avec tout juste un petit renforcement perceptible des aigus (ils sont toujours les premiers sacrifiés avec les jacks médiocres). Rassurez-vous, les hautes fréquences n'en sont pas pour tant plus dures et artificielles, donc pas de lézard. D'autant que la dynamique paraît, elle aussi, légèrement améliorée.

Ce modèle de Planet Wave n'a aucun sens pour la scène (ses qualités ne seront pas perceptibles dans un environnement bruyant), mais n'importe quel home-studiste devrait en posséder au moins un pour réaliser ses prises directes dans les meilleures conditions.
Il est cher, mais ce n'est pas un gadget. La qualité est là et bien là, c'est un produit bien fini (il y a même une petite attache permettant de maintenir le câble quand il est enroulé).
Il s'agit donc vraiment d'un produit haut de gamme, bien supérieur d'après les tests des usagers à certains concurrents plus prestigieux et plus onéreux tels que Monster Cables.


Payland
Payland
Prix : EUR 14,35

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 So British!, 6 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Payland (CD)
Ça-y-est. Il a grandi et peut parfaitement se débrouiller tout seul.
Avec The Messenger, son premier « vrai » album solo l’année dernière, Johnny Marr avait montré qu’il pouvait chanter et concocter des morceaux de britpop bien fichus.
Mais, ce coup-ci, il est passé à la vitesse supérieure. Playland est un vrai petit chef d’œuvre de rock mélodique, britannique jusqu’au bout des ongles, aussi raffiné que punchy.
Dès l’ouverture, avec Back on The Box, on se fait happer par un beat martial, noyé dans un torrent de guitares scintillantes, guidé par une basse monolithique.
Et puis on enchaîne aussi sec avec Easy Money, le premier single, sorti il y a quelque temps déjà et qui nous avait mis l’eau à la bouche. Entraînant, entêtant, dynamique, stupide comme une bulle de champagne des sixties, avec une basse électronique rappelant l’époque du Fade to Grey de Visage.
Et ça continue ensuite avec Dynamo, rentre-dedans comme un bélier, avec un chorus en arpèges électriques à pleurer et des chœurs aériens.
Et la suite est du même tonneau. La qualité ne baisse jamais.
Marr nous convie à un voyage dans le rollercoaster de la grande Albion pop à la sauce eighties, avec une guitare toujours inspirée qui évoque tantôt les Smiths, tantôt les Cure, tantôt la vague de Manchester, tantôt The The, et même parfois les Pretenders.
Ma préférée? Candidate.Une chanson qui n'a rien à voir avec le titre éponyme de Bowie, mais qui sonne comme un classique intemporel.
Le seul reproche que je pourrais formuler (mais est-il justifié?), c'est le choix d'une production totalement calquée sur les années 80 avec des reverbs numériques parfois trop présentes, qui nuisent un peu à la lisibilité des compos. Mais Marr s'est, après tout, développé à l'époque où il "fallait" sonner comme ça...
Quoi qu'il en soit, Playland devrait faire partie de la discothèque de tous les guitaristes qui ont un jour rêvé de stars anglaises vintage.
Le brave Johnny montre en effet qu’il est – et reste – l’un des plus grands guitar-heros que la planète rock ait jamais compté. Il n'a rien perdu de l'enthousiasme de son adolescence, et son style reste inimitable, inventif et séduisant. Sans parler d'un sens mélodique exceptionnel qui n’est plus à démontrer.
Le vaillant quinqua n’a désormais plus besoin de Matt Johnson, de Bernard Sumners, de Chrissie Hynde ou même de Morrissey.
Avec cette galette magique, Johnny Marr prouve qu’il est parfait comme ça.
En toute indépendance.

PS: je viens de lire sur le Net quelques critiques britanniques très dures avec ce disque. On reproche notamment à Marr soit de s'être trop éloigné du style des Smiths, soit de faire toujours la même chose, soit encore de jouer trop de guitare (faudrait savoir!). Je dois avouer ma totale incompréhension. Ce CD ne quitte pas mon pod et je le trouve toujours aussi bon. A croire que le passé, très éclectique, du bon Johnny lui fait finalement du tort...


GOgroove FlexSMART X3 Mini Transmetteur FM Bluetooth Appels Main-libres, Audio / Ecoute de la musique et chargeur USB pour appareils électroniques comme Smartphones Apple iPhone 5S / Samsung Galaxy S5 / HTC One M8 / Motorola Moto E / Nokia Lumia 520 / Lecteurs MP3 / MP4 , Tablettes & Plus
GOgroove FlexSMART X3 Mini Transmetteur FM Bluetooth Appels Main-libres, Audio / Ecoute de la musique et chargeur USB pour appareils électroniques comme Smartphones Apple iPhone 5S / Samsung Galaxy S5 / HTC One M8 / Motorola Moto E / Nokia Lumia 520 / Lecteurs MP3 / MP4 , Tablettes & Plus
Proposé par Accessory Genie
Prix : EUR 56,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Génial!, 4 octobre 2014
J'avais essayé un appareil similaire, mais moins sophistiqué, il y a quelques années, et je n'avais absolument pas été convaincu.
Mais là, le Flexsmart m'a complètement bluffé.
Hyper-pratique, simple d'utilisation et très bien conçu, il peut vous changer la vie si vous n'avez pas un véhicule équipé Blu-Tooth d'origine.
Le principe: vous branchez le Flexsmart sur votre allume cigare, vous le couplez avec votre téléphone/tablette (très simplement, il suffit d'accepter la connexion, la connexion se fera ensuite automatiquement dès que vous serez à portée !). Puis vous réglez votre autoradio sur la fréquence FM (modifiable) émise par le Flexsmart.

Dès lors:
1) vous entendez la musique contenue sur votre portable au travers des enceintes de votre voiture, exactement comme si vous écoutiez une radio en modulation de fréquence. Et la qualité sonore est très bonne.
2) en cas d'appel téléphonique, vous disposez d'un vrai système "mains libres" et pouvez répondre directement. Le Flexsmart est équipé d'un micro intégré.

Mieux: si vous écoutez de la musique à partir d'un téléphone que vous avez dans la poche, si vous arrêtez votre voiture et sortez, quand vous reviendrez et redémarrerez votre véhicule, la musique reprendra automatiquement là où elle s'était interrompue.

Notez par ailleurs que l'appareil possède une prise USB permettant de recharger un téléphone et qu'il est livré avec un petit cordon stéréo avec mini-jacks pour se connecter sur la prise "Aux" de votre autoradio pour une meilleure qualité sonore.
Et tout cela avec un garantie constructeur de 3 ans.
Moi, je l'utilise avec mon iPhone 4s qui contient des disques enregistrés sur Spotify. Et sur les longs trajets en voiture, je ne crains plus de manquer un appel téléphonique parce que j'écoute la musique trop fort. Et j'en profite pour recharger mon iBidule quand il en a besoin.

NB: je n'ai pas du tout eu de problèmes de connexion avec l'autoradio comme le signale un autre commentaire (problème de réglage de fréquence). D'après mes tests persos, le Blu-Tooth reste efficace jusqu'à une distance d'à peu près cinq mètres.


Plectrum Electrum
Plectrum Electrum
Prix : EUR 16,99

13 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Vintage greasy funk? Yes please!, 29 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Plectrum Electrum (CD)
Ah, ça fait du bien...
Quand Prince se souvient de ses roots funk seventies et n'hésite pas à invoquer les dieux du Hard Rock (le riff de Plectrumelectrum, le morceau, rappelle nettement "The Ocean" du Zepp), ça donne Plectrum Electrum ("médiator électrique" in cuisinem latinum).
Ce disque n'a pas inventé la poudre à couper le beat, mais on s'en fout.
Les guitares sont (souvent) cradingues, et les rythmes n'hésitent pas à se faire pachydermiques quand le besoin s'en fait sentir. L'aventure est plutôt rock donc, mais la soul n'est jamais bien loin non plus. Et on a presque l'impression d'entendre sa majesté pourpre rire de bonheur en jouant ce qui lui passe par la tête, sans se prendre le chou.
Parfois ça marche "moyen", parfois c'est très bon comme dans Fixurlifup, une sorte de "Cream" avec des licks ultra-distordus et des effets psychédéliques.
Evidemment, on sent l'influence des maîtres du genre, avec l'inévitable ombre hendrixienne sur le solis hurleurs à la wah-wah certifiée d'époque. Et si la basse de Boytrouble (avec un étrange ragga féminin en guise de vocaux) ne vous fait pas penser à Larry Graham ou Bootsy, il faut d'urgence réviser vos gammes.
Bien sûr, il y a aussi des balades genre "When Doves Cry", avec souvent un soupçon de lourdeur/heavy en plus (ex: Wow).
A plusieurs moments, on retrouve même des accents de la période Around The World in A Day, comme avec le gentil Stop This Train, léger comme une bulle en forme de comptine pour kids glam.
Son Altesse partage presqu'à 50% les vocaux avec ses accompagnatrices et le défaut (modeste) que je pourrais reprocher au projet, c'est parfois alors de se rapprocher de productions R&B plus modernes.
Sinon, ce Plectrum est une disque tout à fait délicieux qui a des allures de retour aux sources, si vous aimez votre Prince plus rock que jazz, plus brut qu'évanescent, plus honnêtement lui-même, quoi.
Moi, je n'attendais plus rien du gaillard.
Je me suis encore une fois fait prendre au dépourvu.
Damned!
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 12, 2014 11:16 AM MEST


Rock progressif
Rock progressif
par Aymeric Leroy
Edition : Broché
Prix : EUR 26,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 L'ouvrage de référence idéal, 17 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rock progressif (Broché)
Cette nouvelle édition de l'ouvrage d'Aymeric Leroy sorti en 2010 est la bienvenue, même si elle diffère peu de la précédente.
Pour ceux qui auraient raté le premier service, rappelons qu'Aymerick Leroy est un vrai passionné. Un passionné qui sait partager son goût pour un genre musical que l'on a traîné dans la boue pendant des décennies, sous prétexte qu'il n'était "pas assez rockn'roll". Par chance pour nous, Leroy est capable de lutter contre tous les a priori, car il sait écrire et argumenter, sans pour autant essayer à tout prix d'imposer son point de vue au lecteur.
Personnellement, même si j'aime les poilus en cuir qui hurlent en dézinguant leurs Fenders à coup de chaînes à vélo, j'apprécie aussi les vrais musiciens. L'un n'empêche pas l'autre.
Tout cela pour dire, qu'avant d'ouvrir ce grimoire, vous gagnerez grandement à abandonner toute la frime, l'étroitesse d'esprit et les "éléments de pensée" que vous ont inculqués les Inrocks, Rock & Folk, Picsou Magazine et autres tenants de la pensée unique à lunettes de soleil.
"Rock Progressif" est une bible! Un vénérable grimoire consacré à une épopée harmonique qui débuta avec le premier King Crimson en 69 et s'acheva dans le plus grand ridicule une dizaine d'années plus tard, quand Johnny Rotten se mit à cracher sur tout ce qui sonnait juste.
Ce genre musical a - c'est vrai - produit quelques horreurs absolues, mais aussi de très nombreux trésors qui ont failli tomber dans l'oubli quand les générations boutonneuses se mirent à écouter exclusivement Britney Spears et Radiohead.
Pourtant, même Radiohead, par bien des aspects, fait du rock progressif (non, pas Britney, elle, elle fait autre chose, et ça sent moins bon). Bref, si vous vous croyez réfractaire au bon vieux "Prog", méfiez-vous, il y a tellement de variété dans cette univers que vous risquez quand même d'être happé par le tourbillon.
Aymeric Leroy raconte son histoire de façon chronologique, en accordant quand le besoin s'en fait sentir des chapitres à la production de pays où on ne parle pas l'anglais. Il se donne aussi le mal de présenter avec intelligence et passion les œuvres majeures du genre, comme Foxtrot de Genesis ou Brain Salad Surgery d'ELP. Bien entendu, il n'oublie pas de citer les héritiers du grand courant des 70s, mais il le fait de façon lucide, sans hurler systématiquement au génie. Enfin, il dresse une excellente analyse du contexte culturel et social qui a permis l'éclosion du rock progressif.
Mais, le plus important finalement, c'est que ce livre se lit avec énormément de plaisir, car il est très bien documenté et déborde d'anecdotes intéressantes.
Je ne suis pas tout jeune. Le Prog, je l'ai découvert en 72, en entendant Watcher of The Skies dans l'émission de radio de Jean-Bernard Hebey. Depuis, je me suis ouvert à des styles très divers: punk, cold wave, classique, jazz, etc. Eh bien ce livre m'a donné envie de plonger dans les tréfonds de ma discothèque pour redécouvrir les merveilles d'une ère fastueuse du rock intelligent.
A recommander à tous les amoureux de musique, surtout s'ils sont convaincus de tout savoir et tout comprendre, mais peuvent néanmoins admettre leurs torts, la cas échéant.


Le Monde Moo
Le Monde Moo
Prix : EUR 14,99

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Les enfants ont tapé dans l'armoire à pharmacie, 13 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Monde Moo (CD)
Psychédélique, ultra pop, sucré à l'extrême, le rock "mou" de Moodoïd (d'où le nom) recycle des sonorités provenant essentiellement de l'ère baba (tournant des 60s/70s), avec des pincées tirées des décennies suivantes (synthés 80s notamment), voire d'univers parallèles inconnus.
En dépit de paroles souvent simplettes (comme pouvaient l'être celles des disques "pop" français en 70), les morceaux sont fascinants parce qu'ils partent de modèles éprouvés et tentent systématiquement d'en sortir en bouleversant les enchaînements mélodiques et en mélangeant tout et n'importe quoi selon l'humeur. Et, généralement, ça marche.
On pense parfois aux Aphrodite's Child, à Martin Circus, à Os Mutantes, à Ange (ben oui), au Polnaref de 72, à Gong, à Triangle, au Moody Blues (un peu), à Dashiell Hedayat...
Mais si les chansons rappellent toutes quelque chose, elles parviennent à surprendre quand même avec des mixes improbables d'atmosphères feutrées, des grosses basses rondes, de contines désaxées, de sons électroniques zarbis, de rythmes déstructurés, de nappes de chœurs éthérés... Tout est permis!
Tout cela est fait avec une pureté d'intention (naïveté?) quasi enfantine qui rend le projet encore plus séduisant.
Un peu comme ce que fait le batave Jacco Gardner, avec toutefois, pour lui, un intérêt plus ciblé sur la fin des années soixante.
La musique est ici changeante, surprenante, marrante, bien fichue et beaucoup moins foutraque que ce que ses auteurs voudraient faire croire.
Ce qui n'empêche pas "Le Monde Moo" de se fourvoyer parfois dans des rengaines moins abouties ("Les filles font que le temps est jouissif") ou des collages un peu laborieux ("Heavy Metal Be Bop 2").
Mais on s'en fout, Pablo Padovani et ses complices ont commis là un OVNI onirique et malpoli qui mériterait de devenir "culte".
J'ai hâte d'entendre ce qu'ils nous réservent pour la suite.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 21, 2014 10:49 PM MEST


California Breed
California Breed
Prix : EUR 23,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Old Glenn Hughes never dies..., 9 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : California Breed (CD)
Commençons par les choses qui fâchent: Glenn Hughes en fait souvent trop. Il hurle, il beugle, il gueule, il s'époumone et expectore. Bref, il a trop souvent tendance à croire qu'il doit chanter tout le temps et, si possible, très fort.
Parce que le vieux rocker (62 balais quand même) a encore un bel organe et - surtout - une redoutable énergie. Certains morceaux ("ex: le super "All Falls Down") nous prouvent néanmoins qu'il peut être capable de finesse, quand il veut.
Bon, maintenant si vous arrivez à passer outre le défaut majeur du gaillard, vous pourrez aborder les Cal Breed sous un bon angle.
Sinon, passez votre chemin.
D'accord, d'accord, ce groupe n'est pas Black Country Communion. Andrew Watt, le petit jeune à la guitare, est trop brouillon, trop "hendrixien", pour qu'on le confonde avec la mégastar ultramégalomane Bonamassa. Pourtant, il ne démérite pas. Il a un son de guitare crade comme il faut, il connaît tous les licks des guitar heroes et il les régurgite avec fougue et passion. On ne lui en demande pas plus.
Jason Bonham, comme d'hab, est égal à lui-même. Il pulse et il balance, sans jamais réussir tout à fait à rappeler son illustre papa.
Reste Glenn Hughes himself.
Lui, il croit toujours avoir 22 ans et il se donne à 2000 pour cent, sans aucune retenue.
S'il continue comme ça, il finira fauché par un infarctus sur scène.
N'empêche que les morceaux de Cal Breed sont plutôt bons. Pas géniaux, non, non. Mais "bons".
Comment je m'en suis aperçu?
Parce que j'ai déjà écouté ce disque deux fois plus que je n'avais écouté le troisième album studio de Black Country Communion.
Il y a quelque chose d'intègre dans toute cette débauche zeppelinienne de sons et de hurlements, produite par deux briscards (dont un plutôt vieux) avec un guitariste juvénile aux yeux grands écarquillés.
A la première écoute, je n'ai pas été convaincu.
A la deuxième, non plus.
Mais, après quelques écoutes supplémentaires, je sais: California Breed nous a pondu un bon petit album pêchu qui est tout à l'honneur de Mister Hughes.
Le bassiste/chanteur n'a pas toujours eu très bon goût, mais il possède aujourd'hui encore mille fois plus de testostérone que tous ses anciens collègues de Deep Purple réunis.
Et c'est tant mieux.
Parce que des comme lui, il n'y en a plus beaucoup.


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20