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Contenu rédigé par Jean Bal
Classement des meilleurs critiques: 26
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Commentaires écrits par
Jean Bal "Me, myself & I" (Conflans-en-Jarnisy, France)
(TOP 50 COMMENTATEURS)   

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Carlos Santana et Buddy Miles : Live
Carlos Santana et Buddy Miles : Live
Prix : EUR 6,99

5.0 étoiles sur 5 Black Santana, 19 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Carlos Santana et Buddy Miles : Live (CD)
"Live!" est un disque important dans la discographie de Carlos Santana.
Dévoré par une consommation de drogue effrénée, incapable de gérer une célébrité qui le dépassait, le guitariste était en perdition au moment où il s'embarqua - fin 71 - avec le batteur/chanteur du fameux Band of Gypsys de Jimi Hendrix (entre autres). Une alliance presque contre nature entre le Mexicain hypersensible et le vaniteux Buddy Miles, qui se prenait encore pour une sorte de Ginger Baker noir.
Pourtant, cette tournée en duo (avec 12 autres musiciens quand même) devait être l'occasion de quelques concerts embrasés comme celui documenté par ce disque à la pochette couleur de flamme.
Tout démarre par un instrumental relativement sage signé John McLaughlin, en guise de hors d'oeuvre. Ensuite, le feu va s'allumer de morceau en morceau, attisé par des percussions hypnotiques et démoniaques, harcelées par des cuivres jazzy. On a notamment droit à une version surexcitée et déglinguée d'Evil Ways de haute tenue. Et, après un Them Changes féroce, tout s'achève en apothéose avec une jam funky de 25 minutes complètement démente comme on ne sait plus en faire aujourd'hui.
Souvent beaucoup plus soul/affricain que latino, ce disque est illuminé par des solis de guitare sans retenue de Santana, mais aussi du prodige Neal Schon... qui allait seulement avoir 18 ans. Même Buddy Miles se montre à la hauteur de l'événement et martèle ses tambours avec la rage d'un sorcier vaudou en pleine transe.
Quelques mois après ce concert, Santana allait finalement sauver sa peau en laissant (un peu) tomber les drogues pour se tourner vers le mysticisme sous les conseils de son ami McLaughlin. Il enregistrera alors le magnifique Caravanserai et, l'année suivante, l'injustement décrié Love, Devotion, Surrender avec le guitariste anglais.
Jamais plus il ne sera aussi black, soul et roots que sur ce disque sauvage et chaotique, aux sonorités orgiaques, qui reste le témoignage unique d'un moment charnière de la carrière d'un immense musicien.

PS: doté au départ d'un son assez bourbeux, Live! a bénéficié d'un excellent remastering qui rend désormais pleinement justice à la musique de Carlos et de son gang de fous furieux.

Lefranc, Tome 3 : Le mystère Borg : Edition fac-similé
Lefranc, Tome 3 : Le mystère Borg : Edition fac-similé
par Jacques Martin
Edition : Album
Prix : EUR 18,05

5.0 étoiles sur 5 "Fac-similé" discutable, mais néanmoins superbe, 17 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lefranc, Tome 3 : Le mystère Borg : Edition fac-similé (Album)
LE point négatif d'abord: l'édition originale du Mystère Borg n'a jamais eu un dos toilé. Ce fut, en fait, le premier album de la série à avoir un dos cartonné carré dès le départ.
Mais que ce détail secondaire ne vous empêche surtout pas de vous procurer cette magnifique reconstitution d'un must absolu pour tout amateur de BD franco-belge de la grande époque.
On peut en effet reconnaître de nombreux points positifs à cette édition:
- On retrouve la couverture originale, avec ses couleurs un peu ternes d'époque. Une illustration que j'ai toujours trouvée supérieure à celle, moins lisible, des rééditions plus récentes.
- L'impression est d'excellente qualité. Les scènes de nuit et dans la neige sont magnifiées par des couleurs parfaitement dosées et on a vraiment l'impression de lire un livre qui vient de sortir de presse... au milieu des années 60.
- Le papier lui-même, un peu poreux et pas trop blanc, est comparable à celui des rééditions Tintin à l'ancienne. Il ajoute vraiment au plaisir d'effectuer quasiment un voyage dans le temps en lisant cette BD.
Enfin, et par dessus tout, Le Mystère Borg est la MEILLEURE aventure de Lefranc (même si La Grande Menace ne se situe pas très loin derrière). C'est un monument d'aventure pure, trés bien documenté (les voitures, particulièrement), sans sous-entendu déplacé (l'amitié avec Jeanjean!), où l'on retrouve toute la puissance du trait magistral de Jacques Martin qui assurait encore à l'époque la majorité du travail graphique sur ses albums.
Sorti éreinté et essoré des Studios Hergé où il avait perfectionné son art aux côtés du Maître et de ses auxiliaires de choc - E.P. Jacobs et Bob de Moor notamment - Martin atteint avec cette fresque un degré de perfection exceptionnel en matière de BD réaliste. Chaque planche est idéalement découpée, parfaitement mise en scène et remarquablement mise en images.
C'est un peu l'équivalent de La Marque Jaune pour le grand Jacobs: un aboutissement stylistique difficilement surpassable.
Et pour couronner le tout, le scénario bourré de rebondissements, est de qualité.
Ce qui ne gâche rien.

Edgeland (Deluxe Edition)
Edgeland (Deluxe Edition)
Prix : EUR 21,71

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Doc Underworld & Mister Karl Hyde, 15 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Edgeland (Deluxe Edition) (CD)
Après plus de 30 ans de carrière, le chanteur/guitariste/conceptualiste d'Underworld s'offre finalement un album solo... avec le concours du guitariste expérimental Leo Abrahams.
Un disque doux-amer, élégant, étrange, aux tonalités plutôt reposantes, qui rappelle - dans l'esprit surtout - les moments les plus détendus du duo électronique. Mais les sonorités organiques et les samples peuvent aussi évoquer à l'occasion les planeries sucrées de Freur (l'ancien groupe de Hyde et Smith dans les 80s), voire même les soundtracks de Brian Eno. Un seul morceau possède une rythmique plus rock - le très new wave "Dancing on the Graves of Le Corbusier's Dreams" (sur la version deluxe).
Peintre sonore et artiste dans l'âme, Hyde se fait évidemment ici plaisir en jouant plus de guitare que d'ordinaire, mais il n'oublie pas pour autant de mettre en avant ce qui est son principal atout: son phrasé très particulier qui fait de lui un chanteur inimitable.
Froid, sophistiqué et minimaliste à la fois, Edgeland est un simili album concept sur les "lieux médians", ces endroits "en bordure" entre les choses et les gens. Subtil et séduisant, il plaira aisément aux fans d'Underworld qui aiment plus le côté chansons du duo que le martèlement implacable de ses rythmiques d'acier.
Un bel album qui doit s'écouter plusieurs fois pour bien s'apprécier.
Une oeuvre d'art glacée dont certains morceaux - comme le premier single "Cut Cloud" ou encore le sublime crescendo de "Shadow Boy" - débordent pourtant d'émotion pure.
Mr Hyde, s'il vous plaît, encore!

PS: si on l'entend un peu, Karl Hyde n'apparaît pas dans "The Outer Edges", le documentaire de 74 minutes vendu avec l'édition Deluxe. Un film que vous ne regarderez sans doute pas très souvent, mais la différence de prix avec l'édition normale étant assez réduite, pourquoi ne pas vous offrir quelques jolies images pour accompagner le joli travail de Karl Hyde?

PS bis: après avoir donné initialement 4 étoiles à ce disque, je lui accorde finalement la note maximale. Plus je l'écoute, plus je l'aime, plus je le comprends. Le plaisir mérite bien une récompense. ;-)

Ghost on Ghost
Ghost on Ghost
Prix : EUR 11,69

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un classique pour les nouvelles générations, 14 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ghost on Ghost (CD)
La crise du disque a cela de bon que désormais le talent d'un artiste peut à nouveau se mesurer à sa créativité plus qu'à son chiffre d'affaire.
Issu d'une scène folk-indie extrêmement prospère actuellement outre-Atlantique, Sam Beam (Mr Iron & Wine) est l'exemple même de l'artiste indépendant qui ne doit son succès (relatif) qu'à ses propres choix et pas à une stratégie marketing.
Après avoir pendant des années affiné son côté folkeux de luxe au travers de disques aventureux, il livre avec Ghost on Ghost un petit chef d'oeuvre mélodico-mélancolique dont chacun des 12 morceaux semble évoluer dans son univers propre.
L'album s'ouvre ainsi avec "Caught in the Briars", une pièce légèrement jazzy à la Van Morrison de la fin des années 60. Mais dès la deuxième plage, changement d'ambiance avec "The Desert Babbler" un morceau de pure soul blanche aux arrangements rappelant vaguement What's Going On de Marvin Gaye... avec une pedal steel en plus!
Et le reste est à l'avenant, sans que jamais la qualité ne vienne à faiblir.
La voix douce et sensible de Beam excelle en toute circonstance, quelles que soient les inflexions de ses créations. L'instrumentation est toujours subtile et délicate, alternant choeurs aériens, pianos électriques à l'ancienne, cordes discrètes, batteries en fer blanc, cuivres brumeux et guitares acoustiques veloutées.
Professeur de cinéma dans le civil, l'artiste veille à entretenir en permanence l'intérêt de l'auditeur. Ainsi, ne soyez pas trop surpris si un court intermède free jazz peut venir à un moment interrompre la routine d'une compo...
Beam déclare avoir voulu retrouver avec ce disque une tonalité rythm & blues façon seventies, dans des déclinaisons rappelant aussi bien Ram que Nilsson Schmilsson.
Il a fait mieux.
Son Ghost on Ghost est tout simplement une petite merveille intemporelle, même si elle évoque à chaque seconde de grandes pages de la musique anglo-saxonne.
De la très bonne pop américaine "classique" aux accents cinématographiques comme on n'en a pas entendu beaucoup depuis 72.

Morceau conseillé: Baby Center Stage

Avery Zweckform 25 feuilles d'étiquettes pour CD C9660-25 Format spécial Super Size Jet d'encre 2880 ppp 117 mm (Import Allemagne)
Avery Zweckform 25 feuilles d'étiquettes pour CD C9660-25 Format spécial Super Size Jet d'encre 2880 ppp 117 mm (Import Allemagne)
Prix : EUR 22,00

5.0 étoiles sur 5 Bon produit, 13 mai 2013
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Etiquettes CD/DVD qualité papier photo brillant. Un très beau rendu à l'impression. Le papier, assez fin, n'ajoute pas trop d'épaisseur au support. Ces Avery 9660 sont par ailleurs dotées de deux petites languettes amovibles très pratiques qui facilitent le positionnement au moment du collage sur le disque.
Attention: pour qu'elle se détachent sans laisser de "morceau" disgracieux, veillez à tirer dessus de manière longitudinale après la pose: tirez simplement dessus, n'essayez pas de les "déchirer"! (Vous éviterez ainsi le problème rencontré par un autre commentateur).
La qualité de ces étiquettes permet d'obtenir un résultat quasi professionnel, à condition de les associer à un très bon logiciel de conception d'étiquettes tels que - par exemple - SureThing CD/DVD Labeler ST5 Deluxe Edition [import allemand], qui comporte un preset spécialement conçu pour ces modèles 9660.
Alors, si vous travaillez dans la communication ou si la qualité du résultat compte plus pour vous que des économies de bouts de chandelle, n'hésitez pas, ces Avery seront pour vous un excellent choix.
Leur prix légèrement plus élevé est tout à fait justifié.

IRON MAN Mon voyage au Paradis et en Enfer avec Black Sabbath
IRON MAN Mon voyage au Paradis et en Enfer avec Black Sabbath
par Tommy Iommi
Edition : Broché
Prix : EUR 34,20

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Hardworking hard rocking man, 13 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : IRON MAN Mon voyage au Paradis et en Enfer avec Black Sabbath (Broché)
A l'heure où Black Sabbath s'apprête à sortir un nouvel album forcément historique (13), alors que Tony Iommi se bat comme un beau diable contre le crabe qui a emporté son ami Ronnie il y a juste trois ans, la lecture de cette autobiographie s'impose plus que jamais.
Écrite avec des mots simples, regroupés en chapitres courts, elle raconte la vie d'un travailleur acharné, qui a sué sang et eau sur sa guitare pour créer une musique personnelle dont l'influence reste considérable.
Pourtant, Iommi a connu toutes les galères.
Après six albums reconnus depuis comme des classiques absolus, Black Sabbath a longtemps été considéré comme l'archétype du groupe ringard et has-been, réservé aux fans les plus bas de plafond.
Et en plus de devoir subir l'ironie des critiques et le mépris des tenants de la branchitude, le Sabbat Noir dut aussi affronter des crises internes et des changements de personnel sans fin, après le départ d'Ozzy Osbourne, son chanteur emblématique.
Pendant toutes ces années, Iommi est toujours resté à la barre, stoïque et déterminé. Qu'il ait traversé les affres de divorces à répétition ou succombé à l'appel de la poudre la plus toxique, il n'a jamais baissé les bras, jamais abandonné.
C'est son parcours - de son enfance à Birmigham jusqu'à la fin de Ronnie James Dio - qu'il raconte dans ce bouquin passionnant et sans prétention. Un recueil de souvenirs brut de décoffrage qui prouve, si besoin en était, que pour être un Grand du rock, il faut vraiment "en avoir".
Comme d'autres, je regrette que Tony ne parle pas plus dans ces pages de son matériel, de sa technique et de ses sources d'inspiration.
Mais il donne néanmoins au lecteur l'impression de se livrer sans fard, sans essayer de dissimuler ses faiblesses, ses erreurs et ses fautes.
Qu'il soit fait de métal ou simplement de chair importe finalement peu.
Tony Iommi nous rappelle ici qu'il est avant tout un homme, et c'est déjà bien comme ça.

Gown
Gown
Prix : EUR 10,50

5.0 étoiles sur 5 Satin et os brisés, 5 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gown (CD)
On a dit qu'elle chantait comme Björk et Sarah McLachlan sur un fond musical rappelant Sigur Ros.
N'importe quoi.
C'est à cause de ce genre de hype débile que des carrières peuvent s'effondrer avant même de commencer.
S'il fallait comparer la jeune Britannique à une autre artiste, ce serait peut-être Alison Goldfrapp, avec sa musique classieuse et sensuelle, servie par une voix oscillant entre soupir et puissance, le tout baignant souvent dans des arrangements "cinématiques".
Ce qui ne doit pas empêcher de reconnaître une évidence: Gown est un album magnifique.
Flirtant avec une pop quasi expérimentale à la Gabriel (les choeurs en "youyous" d'"Exist") ou Kate Bush ("Pick Me Up"), sans pour autant renier une parenté avec un grand courant pop international de luxe (le sublime "Liathach"), la musique de la jolie Jo a tout ce qu'il faut pour séduire les amateurs de sucreries auditives sophistiquées.
On pourra juste lui reprocher de succomber parfois à des tentatives de production un poil trop mainstream. "There it is", par exemple, pourrait être reprise par Céline Dion sans qu'il soit nécessaire d'y changer grand-chose... On mettra cette regrettable faute de goût sur une volonté de plaire à trop de monde. Une erreur de jeunesse, quoi.
Paru en 2009, Gown est le premier disque "officiel" de la Miss (elle en avait sorti un autre, quasi confidentiel en 2000) et laisse néanmoins présager pour elle d'un bel avenir... pour autant que le public parvienne à surmonter les classifications hasardeuses d'une presse qui aime ranger les nouveaux artistes dans des petits casiers bien étroits, pour les y laisser mourir d'oubli.
Je le répète: Gown est un album magnifique.

Morceaux recommandés: Liathach, Mekong et Winter is Over.

Ready to Die
Ready to Die
Prix : EUR 13,20

11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Encore vivants!, 30 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ready to Die (CD)
Il y a 6 ans, The Weirdness avait sérieusement plombé l'ambiance en distillant un ennui compassé aux fans de l'Iguane. Les choses paraissaient pliées. L'hospice se profilait à l'horizon.
Erreur!
Aujourd'hui, le grand Ron Asheton étant parti jouer des riffs d'enfer au paradis, c'est James Williamson - "Mister Puissance Brute" himself - qui reprend la tueuse à 6 cordes pour faire parler la poudre.
Et il le fait avec style.
Alors, il y en a qui critiqueront en parlant de nostalgie mal placée et de vieillards sombrant dans la décrépitude (suivez mon regard).
Et puis il y a ceux qui, comme moi, se réjouiront de réentendre ce timbre de guitare rouillée tout droit jailli des bloody seventies et de sentir l'Ig aussi motivé, même si sa voix fait plus dans le feulement de vieux lion que dans le hurlement psychotique.
Les compos? Pour l'essentiel, des tueries primaires, qui n'évitent même pas les auto-références (ex: Job et son riff façon TV Eye, ou l'intro de The Departed, quasi hommage au défunt Ron).
C'est généralement plus punk que punk, et ça ne vole pas bien haut, mais les pappys ont vraiment la patate et ont l'air de s'amuser.
Mes préférées: Burn pour son côté bruyant/brouillon réjouissant, Ready To Die pour ses faux airs d'hymne trompe-la-mort.
Si je devais reprocher quelque chose à cet album revigorant, ce serait peut-être les 3 (TROIS!) balades semi-acoustiques, dont aucune n'arrive à la cheville d'un Gimme Danger (même si le grandiloquent Beat That Guy va certainement plaire aux filles).
Mais, bon, elles ne sont même pas mauvaises et permettent de se reposer les oreilles entre deux larsens.
Et puis, en concert, les artistes en auront sûrement bien besoin pour reprendre leur souffle.
OK, OK, avec ce disque, les moments électriques sont plus proche de Kill City (avec un meilleur son) que de Raw Power, mais on n'en espérait pas tant. Alors on ne va pas se plaindre, hein?
Les Stooges ne sont pas morts, ils sentent juste bizarre, aurait dit le Grand Frank...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : May 4, 2013 9:26 AM MEST


Hollywood Babylone
Hollywood Babylone
par Kenneth Anger
Edition : Broché
Prix : EUR 11,35

2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Crépuscule trash en cinémascope, 27 avril 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Hollywood Babylone (Broché)
Ayant lu la version originale il y a déjà quelques années, j'ai eu envie de (re)découvrir cette version intégrale en français. J'ai dévoré ce bouquin en moins de deux jours.
L'ouvrage d'Anger n'a pas vieilli. Il suinte toujours de sous-entendus salaces et d'admiration éperdue pour les stars de l'Age d'Or hollywoodien. Des coulisses d'Intolerance de Griffith jusqu'au meurtre de Sharon Tate, le cinéaste underground - sataniste et provocateur autoproclamé - nous peint une fresque glauque de la Mecque du cinéma. Suicides ridicules, procès ignobles, orgies perverses, tragédies pitoyables, l'auteur ne nous épargne rien sur le côté sombre d'une usine à rêves qui s'est toujours évertuée à faire croire que les étoiles ne descendent jamais du firmament.
Commencé dans les années 50, ce livre a la particularité de ne jamais sombrer dans le style "presse people" qui a aujourd'hui tendance à niveler par le bas la mort des grandes stars avec les dernières sottises de Nabilla. Anger joue les voyeurs, bien sûr, mais il le fait avec le talent d'un historien de la fange qui veut redresser certains torts (le harcellement de Chaplin, le triste destin de Frances Farmer!), tout en n'hésitant pas à enfoncer les clous des cercueils des fossoyeurs des rêves (n'est-ce pas Louella Parsons?). Son style, heurté et très imagé, évoque celui des tabloïds des Fifties, à la façon d'un Ellroy maladroit. Anger n'a jamais été un écrivain, mais avec ce livre il a fait une oeuvre remarquable de chroniqueur. Son bouquin est indispensable à tous les amoureux du cinéma US à l'ancienne. Certains films prennent en effet des couleurs différentes quand on sait quels drames se sont noués en arrière-plan...
On pourra juste reprocher le manque de détails sur diverses affaires, un défaut qui ne peut qu'inciter le lecteur à effectuer ensuite, lui-même, ses propres enquêtes sur le Net.
Note sur cette édition française:
Un bouquin, à peine plus grand qu'un poche, à couverture souple plastifiée, imprimé sur un papier "cheap" grisaillant. Ce n'est pas beau, ni chic, mais le sujet s’accommode relativement de cette présentation bas de gamme. La traduction est "correcte", mais pas toujours très élégante. Comme je l'ai déjà dit, Anger n'est pas un écrivain, alors si le traducteur n'y met pas un peu du sien, certains passages deviennent vite quasi incompréhensibles. Dommage. On aurait pu avoir une édition définitive.
Si vous avez quelques notions en anglais, n'hésitez pas à lire cet ouvrage passionnant dans sa langue d'origine. Vous y retrouverez les mots choisis avec délice par le vieux Kenneth lui-même.

Cabinet of Curiosities
Cabinet of Curiosities
Prix : EUR 13,19

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Summer of Love 2013, 16 avril 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Cabinet of Curiosities (CD)
Né en 89, Jacco Gardner a été profondément marqué par Syd Barrett, au point de partager avec son illustre aîné une même voix blanche et chancelante chantant des mélodies alambiquées et bizarres. Son disque évoque d'ailleurs beaucoup le Pink Floyd du Piper At The Gates of Dawn, avec ses arrangements baroques qui mélangent mellotrons, clavecins, orgues Farfisa qui déraillent, guitares innocentes et rythmiques sautillantes.
Au fil de l'album, on découvre d'autres influences provenant toutes de la même fenêtre temporelle ouverte sur une année 1967 sublimée. Les Beach Boys de Pet Sounds, le Traffic de Mr Fantasy, les Turtles de Happy Together, les Zombies de Oracle & Odessey, les Lovin' Spoonful de Summer in the City, les Electric Prunes, les jeunes Moody Blues... ils sont tous là, quelque part, dans un coin du grenier musical de Gardner.
A 24 ans, le jeune multi-instrumentiste batave démontre avec ce disque d'une étonnante perfection qu'il est toujours possible de voyager dans le temps et de réaliser des rêves mélodiques sans compromission quand on est animé par une passion pure... et un réel talent.
Si son album n'est pas un modèle d'originalité dans l'absolu - tous ces sons ayant déjà été entendus il y a plus de 40 ans - c'est néanmoins une superbe réussite dans la catégorie "évocations, souvenirs et utopies". Plus: lorsqu'on écoute ces douze morceaux lumineux, ciselés comme des bijoux anciens, on finit par oublier d'où ils tirent leur inspiration pour simplement se réjouir que quelqu'un, en 2013, soit encore capable d'en créer de pareils.
Un cadeau musical précieux en ces temps déprimants.
En plus la pochette est magnifique.

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