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Contenu rédigé par Jean Bal
Classement des meilleurs critiques: 17
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Commentaires écrits par
Jean Bal (Conflans-en-Jarnisy, France)
(TOP 50 COMMENTATEURS)   

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Cupid Deluxe
Cupid Deluxe
Prix : EUR 18,00

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Soul-pop raffinée pour indoor clubbers, 22 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cupid Deluxe (CD)
A mi-chemin entre le Prince du début des 80s, le Massive Attack du milieu des 90s et la pop soul sirupeuse américaine la plus dégoulinante, le tout saupoudré de légers accents jazzy déstructurés, l'anglais Dev Hynes réussit un big touchdown avec le second album de son projet Blood Orange. Un disque gorgé d'invention et de diversité, porté par des petits riffs de guitare funky et des mélodies efficaces.
La production est spatieuse, soyeuse et soutenue par une basse féline en perpétuel mouvement.
En fait, ce disque est un paradoxe total.
Avec ses voix (masculines et féminines) haletantes parfois à la limite de la parodie R&B, il peut vous faire craindre le pire... jusqu'à ce que Hynes lance un break inattendu, un solo de sax feutré, des choeurs célestes ou toute autre chose imprévisible qui lui traverse l'esprit.
Avec ses sons de synthés analogiques et sa pureté numérique totalement assumée, "Cupid Deluxe" est une belle réussite qui mériterait logiquement de s'incruster au sommet des charts si Hynes n'était pas si inventif.
Tout n'est toutefois pas parfait dans ce disque.
La basse mixée dans les infra graves passe parfois assez mal sur des enceintes de second ordre. Et quelques percus brutes de décoffrage trahissent occasionnellement des conditions d'enregistrement "home-studio".
Mais cela n'entame en rien le plaisir d'écouter un album d'une telle richesse qui brille comme un diamant dans l'océan de médiocrité de la pop dansante actuelle.
Recommandé.


KRK Rokit RP5 G2 Enceinte de monitoring studio active à 2 voies 5" (45W de puissance RMS, blindage magnétique) - Blanche
KRK Rokit RP5 G2 Enceinte de monitoring studio active à 2 voies 5" (45W de puissance RMS, blindage magnétique) - Blanche

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Superbes!, 15 novembre 2013
Ces petites RP5 bi-amplifiées comptent parmi les moniteurs de home-studio les plus vendus dans le monde.
Et il y a de bonnes raisons à cela:
- Une puissance de 45 watts RMS, des entrées symétriques jack et XLR (en plus d'une entrée classique en RCA).
- Un atténuateur/booster d'aigus (-2/-1/0/+1db) pour s'adapter aux caractéristiques du local.
- Un évent de basse situé à l'avant, efficace pour éviter un gonflement artificiel des fréquences graves par réflexion.
Et, SURTOUT, un rendu exceptionnel!
Les aigus sont cristallins, très nets et hyper détaillés. Idéaux pour juger des réverbérations. Les angles arrondis du coffrage permettent en outre une certaine souplesse pour le placement idéal (dans le "sweet spot") de l'auditeur.
Les graves sont fermes, très dynamiques (le bas medium a un sacré punch!), même si, évidemment, ils ne descendent pas jusqu'aux infrabasses (il existe des subwoofers pour ça). La réponse en fréquence annoncée est 53Hz-20kHz et on ne doit pas en être très loin, mais les woofers de 5 pouces (12,5 cm) ont forcément des limites.
Les médiums, eux, sont certainement le point fort de ces petites enceintes. Ils sont absolument limpides et clairs, avec un étagement des plans remarquable. On peut juste leur reprocher une petite tendance à l'agressivité quand on pousse trop le volume.
Et c'est là où il est important de préciser certaines choses primordiales pour bien apprécier ces petites merveilles...
Ces RP5 sont faites pour être écoutées à volume faible ou modéré! Ce sont des enceintes "de proximité" ("nearfield monitors"), conçues pour le mixage. Ce ne sont ni des enceintes Hifi, ni des moniteurs PC ordinaires. Elles ont du coffre, mais elles donnent tout leur équilibre quand on les écoute à une distance d'un mètre, un mètre cinquante, sans chercher à s'exploser les tympans.
Ce modèle a manifestement été créé afin d'être utilisé dans des locaux de petites dimensions. Une règle à ne pas oublier, d'ailleurs, quand on doit choisir des moniteurs de mix, c'est qu'il est inutile - voire contre-productif - d'opter pour des enceintes surpuissantes quand on officie dans une pièce modeste. On ne pourra jamais les placer correctement, ni les faire fonctionner à leur amplitude optimale.
Personnellement, je travaille dans une pièce de deux mètres sur trois (production audiovisuelle) et, là, ces RP5 sont absolument parfaites.
D'autant que leur équilibre subjectif est très très bon.
Sont elles d'une parfaite "neutralité" ("flat")?
Sans doute pas complètement.
Comme aucun moniteur ne l'est vraiment, mais elles donnent une impression de réalité (particulièrement sur les instruments acoustiques), font bien ressortir l'image stéréo, l'étagement des fréquences, le positionnement des sources sonores et l'impact des compressions.
Elles ont un son "en relief" parfait pour un mixage de précision, qu'il s'agisse d'interviews, de musique acoustique, de hip-hop ou de heavy metal.
Les évents de basse placés à l'avant sont d'ailleurs très judicieux pour bien juger de l'équilibre tonal des enregistrements à volume réduit.
Si vous traînez sur le Net vous trouverez de nombreuses critiques élogieuses de ces RP5 (SoundonSound, MusicRadar, etc.).
Mais deux critiques reviennent régulièrement chez quelques utilisateurs:
1) Elles n'ont pas assez de graves.
2) Elles ont trop de graves.
Au départ, je me demandais comment on pouvait reprocher des choses aussi opposées. Et puis, en les écoutant attentivement, j'ai compris.
Ces moniteurs ont un rendu d'une grande honnêteté et reproduisent, sans flatterie aucune, les choix des producteurs de disques.
Or, de nombreux enregistrements du commerce ne sont pas du tout à la hauteur: basses faiblardes ou dégoulinantes, bosse dans le medium, aigüs brouillés, etc.
Maintenant, si vous écoutez Aja de Steely Dan, la Symphonie Fantastique par Gardiner ou Kind of Blue de Miles Davis, vous découvrirez ce que "musicalité" veut dire.
Évitez, en revanche, certains disques typiques des années 80 aux reverbs numériques clinquantes qui vous feront grincer des dents.
Bref: ces moniteurs ne sont pas des enceintes Hifi, ils sont trop cruels avec les disques mal équilibrés et les défauts de mixage.
Mais, si vous produisez de la musique ou de la vidéo dans un local de petite dimension, n'hésitez pas.
Une fois que vous vous serez imprégné de leur personnalité (très attachante), votre travail prendra une autre dimension.
Leur rapport qualité/prix tient du miraculeux.
Moi, je suis tombé amoureux.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 17, 2013 9:00 AM CET


On/Off
On/Off
par Ollivier Pourriol
Edition : Broché
Prix : EUR 19,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Confession d'un intellectuel égaré à la télévision, 8 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : On/Off (Broché)
Au départ, je l'ai trouvé bien fade cet ouvrage qu'on annonçait sanglant et qui finalement n'offre qu'une réflexion désabusée sur un univers factice où l'on entretient le copinage et l'opportunisme, aux dépens de l'intelligence.
Mais avec le recul je m'aperçois que l'auteur n'a manifestement pas voulu tomber dans les défauts qu'il dénonce, car il aurait pu le payer cher.
Pourriol a en effet bien pris bien garde de ne pas attribuer certains des dialogues de son livre à des personnes précises, parce qu'il aurait pu alors être accusé de diffamation. Car lorsqu’on découvre une équipe qui manipule sciemment l'opinion, pardonnant tout à Sarkozy (et sa fameuse "méprisance", équivalant UMP de la "bravitude"), évitant d'aborder les sujets sensibles et privilégiant systématiquement le superficiel (pour ne pas être "excluant"!!!), on a de quoi être atterrés. Mais c'est peut-être dans le verbatim de certains dialogues qui sont passés à l'antenne qu'on réalise le mieux la bassesse de ceux qui veillent, chaque jour, à nous détendre le cerveau. L'épisode Dupont-Aignant, qui insistait pour que Denisot et Apathie révèlent le montant de leur salaire, était particulièrement révélateur. D'un côté Denisot boude et insiste "je n'ai pas à le révéler", tandis que de l'autre Apathie rouge de rage hurle au "Populisme!". Car s'ils avaient osé dire la vérité, c'est tout le système qui les a nourris et choyés qui aurait été menacé.
De tout cela transpire un profond mépris du téléspectateur, une médiocrité crasse et ultra conformiste qui veut se faire passer pour de l'impertinence à la mode.
Avec des dialogues humoristiques lus sur des prompteurs, des fiches écrites par des grouillots anonymes.
Avec, aussi, des seconds rôles qui jouent les victimes consentantes et obséquieuses (Massenet) et d'autres qui ne comprennent rien à rien et ne sont là que pour faire joli (les Miss Météo).
Bref, une lamentable arnaque intellectuelle dont Pourriol a subi la sottise pendant un an.
Pourquoi ce livre?
Sans doute pour se faire un peu d'argent. Sans doute - aussi - pour exorciser un vrai cas de conscience:
Etre payé plus 10 000 euros par mois pour une chronique d'une minute trente qui est souvent supprimée... il y a de quoi se sentir mal à l'aise. Et de quoi s'interroger sur le montant des émoluments d'un analyste politique tel qu'Apathie, qui se prétend libre et objectif...
Apparemment, les révélations du jeune philosophe ont dû produire quelques effets, puisque Denisot - tout auréolé de sa gloire audiovisuelle - a été débarqué l'année suivante... pour être aussitôt remplacé par une autre caricature.
Le livre de Pourriol n'est pas parfait, il est même franchement "léger" par moment, mais il est écrit avec simplicité et offre une base de réflexion intéressante, tout en laissant entrevoir le néant qui gouverne nos écrans.
A prendre les spectateurs pour des abrutis, même sur les chaînes qui se prétendent plus subtiles que les autres, la petite lucarne constitue plus que jamais la meilleure des promos pour Internet.
Je ne suis pas sûr que nous devions nous en attrister.
Atchao, bonsoir!


Canon, téléobjectif Zoom EF 70-200 mm / ouverture F/2,8 L USM
Canon, téléobjectif Zoom EF 70-200 mm / ouverture F/2,8 L USM
Prix : EUR 1.120,91

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un "classique" de l'optique photographique, 4 novembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Canon, téléobjectif Zoom EF 70-200 mm / ouverture F/2,8 L USM (Accessoire)
Il y a des optiques, comme celle-ci, qui magnifient ce que vous photographiez.
Moi, après plusieurs mois d'utilisation pour des vidéos et des portraits, je suis littéralement tombé amoureux de celle-ci.
Idéal pour les portraits et pour les clichés "mode" pour lesquels vous souhaitez limiter les distorsions liées à la focale, ce 70-200 est une des plus belles réussites de chez Canon.
Il présente un léger vignettage à pleine ouverture (j'ai dit "léger"!), mais sa qualité optique exceptionnelle compense ce menu défaut.
Sur un APSC, il équivaut à un 105-300 de très grande classe.
Mais, c'est associé à un boîtier plein format (5D) qu'il donne sa pleine mesure. Il vous éblouira alors par son piqué extraordinaire, son rendu des couleurs, son bokeh satiné (même s'il n'est pas parfait) et ses aberrations chromatiques bien contrôlées. Avec une ouverture à 2.8, il permet de travailler dans des conditions de lumière "limite", mais - attention - comme l'ont fait remarquer justement d'autres commentateurs, c'est une longue focale non stabilisée, alors l'usage d'un pied, ou au minimum d'un monopode, est indispensable à des vitesses inférieures au 200ème à 200mm!
Si vous avez les moyens de payer 1000 euros de plus pour la version stabilisée, n'hésitez pas.
Mais si vous n'avez pas un besoin absolu de stabilisation (vous ne faites pas de photos de mariage ou de reportages de sport en salle), sautez sur ce 70-200. Il n'est pas "tropicalisé" (anti-intempéries) et il pèse autant qu'une petite enclume.
Mais, c'est un objectif de légende, et à juste titre!


Tout sur l'art : Panorama des mouvements et des chefs-d'oeuvre
Tout sur l'art : Panorama des mouvements et des chefs-d'oeuvre
par Stephen Farthing
Edition : Relié
Prix : EUR 29,90

10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Absolument remarquable!, 4 novembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tout sur l'art : Panorama des mouvements et des chefs-d'oeuvre (Relié)
Ce livre de près de 600 pages, richement illustré, est un vrai bonheur!
Traduction d'un best-seller britannique, il propose un "panorama des mouvements et des chefs d'oeuvre" (c'est dans le titre) dans les domaines de la peinture et de la sculpture mondiales, essentiellement. La poterie et certains arts premiers sont également abordés, mais pas la photographie, par exemple, qui fait l'objet d'un tome séparé.
Pourquoi je trouve ce bouquin absolument remarquable?
Pour plusieurs raisons:
- D'abord parce que c'est un ouvrage que vous pouvez consommer comme vous l'entendez. S'il suit une trame générale chronologique, il a aussi été conçu en sections bien individualisées qui vous autorisent à picorer votre lecture au gré de vos envies.
- Ensuite parce que son organisation globale - extrêmement bien pensée - est absolument géniale, vous avez des tableaux chronologiques, des encadrés pertinents, des mini-biographies et des études très intelligentes de quelques chefs d'oeuvre représentatifs de chacun des courants artistiques abordés.
- L'écriture est concise, efficace et dépourvue de la pédanterie soporifique de tant d'autres ouvrages sur l'Art.
- Ce n'est pas seulement "l'art" qui est présenté, mais la pensée et les courants intellectuels qui l'ont influencé.
- Les reproductions sont nombreuses et de bonne qualité. Elles s'intègrent à une maquette agréablement variée et raisonnablement aérée.
Pour moins de 30 euros, ce livre est incontournable.
A qui s'adresse-t-il?
J'aurais envie de répondre "à tout le monde".
En fait, à tous les amateurs d'art, qu'ils n'y connaissent pas grand-chose ou qu'ils aient envie de se rafraîchir la mémoire.
J'en conseillerais même la lecture à certains éditeurs qui n'ont toujours pas compris comment concevoir des ouvrages véritablement didactiques.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 29, 2013 8:24 PM CET


Petrol PS615 Housse de caméscope numérique
Petrol PS615 Housse de caméscope numérique
Proposé par RoVoTech
Prix : EUR 58,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Hors de prix, dommage..., 4 novembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Petrol PS615 Housse de caméscope numérique (Appareils électroniques)
Je trouve cette petite housse en plastique ornée de bandes élastiques très chère pour ce qu'elle est.
Néanmoins, je ne regrette pas mon achat... parce que je n'avais pas le choix!
L'H4n de chez Zoom a en effet le gros défaut d'être dépourvu de poignée, de sangle ou d'une quelconque attache permettant - sur le terrain - de s'assurer qu'il ne risque pas de tomber par terre.
Or, pour les professionnels, c'est un gros problème. D'autant que le H4n se prête mal à être gardé à la main, car il est extrêmement sensible aux bruits de contact.
Bref, cette housse me permet d'accrocher mon enregistreur à la ceinture, ce qui est bien pratique.
Je reprocherai néanmoins à ses concepteurs d'avoir mal configuré le positionnement des bandes élastiques qui recouvrent en partie les boutons "Menu", "Level" et la prise casque.
A 20 euros, cette housse serait un must. A plus de 80 euros, c'est presque de l'extorsion.
Mais quand on n'a pas d'autre choix...


Wild Tales
Wild Tales
par Graham Nash
Edition : Relié
Prix : EUR 33,68

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le Simple Man en toute simplicité, 4 novembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wild Tales (Relié)
Graham Nash est né à Manchester.
Non, il n'est pas américain. C'est un pur British qui a grandi dans l'Angleterre des Beatles (des amis), alors que lui-même chantait au sein des Hollies, un des groupes de pop mélodique majeurs des sixties.
Et puis un jour, il est tombé amoureux d'une Américaine. Une grande artiste blonde nommée Joni Mitchell, qui lui a permis de retrouver chez elle deux de ses copains musiciens: David Crosby (ex Byrds) et Stephen Stills (ex Buffalo Springfield). Un soir, après le repas, les deux gaillards lui jouèrent une chanson qu'ils venaient d'écrire et Nash eut l'idée d'ajouter sa voix à leur duo.
L'histoire de la musique anglo-saxonne allait en être bouleversée à jamais...
Graham Nash est un homme sensible et attachant qui écrit très bien. Il sait merveilleusement raconter ses souvenirs d'une époque où la jeunesse croyait qu'elle pouvait changer le monde avec quelques chansons.
Dans son autobiographie, il nous dépeint l'Angleterre grisâtre des années 60, la Californie hédoniste du début des années 70, la culture superficielle des années 80 ... et l'inexorable faillite des utopies libertaires qui découla de l'embourgeoisement des baby-boomers.
Cette histoire, il l'a vécue au travers d'une brume toxique de drogues diverses, mais il est parvenu à garder - relativement - les pieds sur terre. Ce qui ne fut pas toujours le cas pour ses compagnons musiciens. Nash consacre d'ailleurs une bonne partie de son livre à l'effroyable déchéance qui conduisit David Crosby à passer 8 moins en prison pour possession de poudre blanche et port d'arme prohibée.
Mais, Graham Nash parle aussi beaucoup d'amour, d'amitié et - surtout - de musique.
Il lui arrive même d'être un peu sévère, particulièrement avec lui-même... et avec cette tête de mule de Neil Young qui est toujours resté à ses yeux une sorte d'énigme. Il l'accuse d'ailleurs, à mots couverts, d'être plus ou moins responsable de certains échecs de CSN&Y.
Quoi qu'il en soit, son livre, lui, est une réussite. Il est passionnant de bout en bout, et son anglais n'est pas trop compliqué. C'est un précieux témoignage sur un temps porteur de grands rêves, malheureusement oublié par beaucoup aujourd'hui.
Il faut toutefois rester lucide. Graham Nash est, petit à petit, sans s'en rendre vraiment compte, devenu au fil de sa carrière de rockstar une sorte de "hippie riche", presque caricatural. Dans son livre, on réalise souvent à quel point il n'est pas forcément conscient de la distance qui s'est établie progressivement entre son mode de vie et celui de la plupart de ses fans. Néanmoins, on peut lui reconnaître d'avoir toujours essayé de rester un "homme simple", comme il s'est lui-même décrit dans une fameuse chanson. On pourrait juste lui reprocher la fin un peu bâclée de son autobiographie, qui s'embrouille dans les dates et les anecdotes à partir des 90s. Néanmoins, il faut bien être lucide: si la musique de CSN&Y a souvent frôlé le génie à ses tout débuts, l'aisance matérielle des musiciens et leurs abus de toutes sortes ont entraîné assez vite un incontestable déclin sur le plan de la qualité. Graham Nash est d'ailleurs le premier à le regretter, bien conscient qu'il est que son groupe n'a pas tenu toutes les promesses dont il était porteur à l'origine.
Ça n'est pas grave, l'heure n'est plus aux regrets. Il nous restera toujours quelques morceaux de légende capables de rappeler aux jeunes générations qu'il fut un temps où quelques musiciens armés juste de leurs guitares et de leurs voix ont incarné les rêves d'une Amérique qui se rêvait pure et heureuse.

Note: si vous en avez le choix, optez pour la version Kindle. Non seulement elle coûte nettement moins cher que la version papier, mais elle vous permet d'écouter - sur votre iPad ou votre liseuse - quelques unes des plus belles chansons de Nash. Il y aussi quelques clips et animations, pas désagréables.
Un livre qui fait de la musique?
Que demande le peuple?


Rarities
Rarities
Prix : EUR 11,74

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Rod the Mod en demi-teinte, 22 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rarities (CD)
Des inédits de Rod Stewart de sa grande époque british chez Mercury?
La nouvelle m'a fait dresser l'oreille et attendre avec impatience la sortie de ce double CD.
Finalement, je reste un peu sur ma faim. La plupart de ces "raretés" sont en effet déjà sorties sous d'autres formes (notamment dans le coffret 4CD "Sessions"). Et même sans cela, elles n'apportent pas grand-chose à la légende du petit rocker dépenaillé qui a fini chanteur-jetseteur-collectionneur-de-blondes-écervelées.
Prises alternatives, enregistrements BBC, maquettes de travail, rien n'est fondamentalement nouveau sous le soleil. Et c'est en (ré)entendant la version ridicule du "Pinball Wizard" des Who enregistrée pour le "Tommy" de Ken Russell que la lumière s'est faite.
Franchement, tout ça sent un peu le réchauffé... et le réchauffé pas si goûteux que ça!
Par exemple: la "early" version de Maggie May est en fait pratiquement identique à la version finale, sauf que Rod chante un peu n'importe quoi ("Tu me manques depuis tellement longtemps", "Tu aimes comme un mec").
Pourquoi 3 étoiles quand même?
Ben, parce que la voix du gars Rod était carrément prodigieuse à l'époque, même quand il abusait des "Wououh" et autres "Yahoos" à tous les détours de refrains, lorsqu'il ne savait pas quoi chanter. Et puis certains mixages mettent bien en valeur la guitare dépenaillée de son complice, "Honest" Ron Wood, qui était un sacré grand guitariste avant de virer pierre qui roule.
Enfin, entendre les Faces jouer, c'est un plaisir de qualité.
Ajoutez à cela que le son est bon, sans abus de remastering déplacé, et respecte bien l'esprit de ces enregistrements historiques.
Bref, si vous avez déjà tous les albums de la période Mercury et rechignez à vous acheter "Sessions", ces "Rarities" vous apporteront sans doute quelques moments de plaisir. Sinon, passez votre chemin, ou plutôt comblez les lacunes de votre discographie en achetant tous les albums de Mister Stewart, du "Rod Stewart Album" jusqu'à "Smiler". Ça ne vous coûtera pas beaucoup plus cher, et vous serez finalement beaucoup plus riche.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 3, 2014 11:10 PM CET


Phaedra [Definitive Edition]
Phaedra [Definitive Edition]
Prix : EUR 7,00

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Cosmos émotionnel, 22 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Phaedra [Definitive Edition] (CD)
Paru en 74, Phaedra est le premier disque de Tangerine Dream à bénéficier d'une large distribution grâce à sa maison de disque, Virgin.
C'est aussi le dernier disque véritablement "pur" du trio germanique, qui - en dépit de quelques albums de qualité - va par la suite s'orienter vers des voies de plus en plus commerciales, avant de se perdre dans un cul-de-sac New Age.
Mélangeant synthés d'époque (Moog, VCS, Mellotron) et instruments réels (flûtes, basse, guitare), Phaedra relève encore du domaine expérimental, voire de la méditation musicale, mais contrairement aux albums précédents l'expérience est pleinement réussie.
"Phaedra", le morceau (originellement la face 1 du 33 tours) est une improvisation souvent noyée dans la reverb (à ressors!) rythmée par une séquence de Moog de Christopher Franke typique de l'époque (voir Klaus Schulze). Bruits en échos, injections de mellotron et filtres divers assurent une évolution constante à ce morceau - aussi glacé que spatial - qui reste un phare de la musique synthétique des 70s.
Démarrant sur des voix d'enfants dans une cour d'école, "Mysterious Semblance at the Strand of Nightmares", laisse ensuite place à une longue complainte de cordes mellotroniennes traitée et bercée de vagues de bruit blanc filtrées "à l'ancienne", puis déformées par les oscillateurs d'un VCS3 (largement employé, la même année, sur Dark Side of the Moon). "Mysterious Semblance" est une merveille. Onirique, toujours changeant, ce morceau évoque toutes sortes d'images et prouve que la musique électronique peut avoir un vrai feeling et communiquer de réelles émotions. Notez, au passage, les petits "plantages" d'Edgar Froese qui a enregistré tout ça en "live" et l'a fait graver tel quel pour préserver la spontanéité.
Vient ensuite "Movement of a Visionary" qui met en valeur, à nouveau, les scansions du Moog, avec des accords limpides de piano électrique et des nappes d'orgue quasi floydiennes.
Enfin, le vénérable tome électronique se referme dans une ambiance de désolation sur "Sequent C", un fascinant enchaînement de flûtes sur écho de bande jouées par Peter Baumann.
Pourquoi ce "vieux" disque a-t-il encore aujourd'hui un réel sens?
Parce qu'il prouve que la musique électronique n'est pas forcément condamnée à l'obsolescence au gré des progrès technologiques.
C'est sûr, les sons de cet album pourraient (relativement) facilement être recréés avec des synthés logiciels sur un PC moderne.
Mais pas l'émotion.
Pas l'intention des interprètes.
Les Tangerine, à l'époque, laissaient leurs sensations les plus profondes s'exprimer au travers d'une musique qui ne s'imposait aucune limite autre que celle de l'inspiration.
Certains artistes électro actuels pourraient s'inspirer de ce travail pour découvrir qu'ils peuvent sortir du piège des genres commercialement définis comme le dubstep ou l'electro passéiste. Il n'est, bien sûr, pas question de "refaire" du Tangerine Dream. Simplement de réapprendre à écouter, au-delà des sons de machines, la part humaine qui mérite d'être exaltée.
Dernier conseil: pour bien apprécier Phaedra, faites comme à l'époque. Attendez le soir, faites brûler quelques bâtons d'encens, éteignez les lumières. Et installez-vous confortablement pour un voyage en vous-même.
On se retrouve là-bas.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 29, 2014 9:05 AM CET


Techniques audionumeriques en Homestudio - De la prise de son au mixage.
Techniques audionumeriques en Homestudio - De la prise de son au mixage.
Proposé par ELEPHORM
Prix : EUR 39,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Bien, mais un peu léger, 20 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Techniques audionumeriques en Homestudio - De la prise de son au mixage. (DVD-Rom)
Du très bon et du moins bien dans cette formation vidéo. Le très bon, ce sont notamment d'excellents chapitres sur la nature physique du son et la présentation générale des périphériques audio. La présentation de la norme MIDI, quoique succincte, pourra aussi être très utile aux novices dans ce domaine. Mais il y a également du beaucoup moins bon avec un survol très frustrant des traitements dynamiques, du mixage et du mastering. En fait, cette formation aurait dû être beaucoup plus ambitieuse et durer deux fois plus longtemps pour mettre à plat l'essentiel du travail d'ingénieur du son. On en est malheureusement loin. Et ce qui est difficile à comprendre, c'est la place trop importante accordée à des "détails" tels que les formats de fichiers, compressés ou non. Il manque également de vrais conseils pratiques sur le matériel et les logiciels adaptés à divers projets. Reste une formation vidéo qui sera néanmoins utile aux débutants en homestudio, surtout s'ils n'aiment pas lire. Attention: certains passages sont parfois assez complexes, en dépit des efforts évidents du formateur.


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