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Contenu rédigé par Jean Bal
Classement des meilleurs critiques: 31
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Commentaires écrits par
Jean Bal (Conflans-en-Jarnisy, France)
(TOP 50 COMMENTATEURS)   

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Jimi Hendrix Experience : Electric Church (talanta Pop Festival, July 4, 1970) [Blu-ray]
Jimi Hendrix Experience : Electric Church (talanta Pop Festival, July 4, 1970) [Blu-ray]
DVD ~ Jimi Hendrix
Prix : EUR 20,00

16 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'Eglise Electrique est ouverte au public..., 22 novembre 2015
J'ai eu tous les poils qui se sont dressés et mes yeux se sont brouillés quand j'ai vu les premières images de ce concert.
Hendrix était en pleine forme ce 4 juillet 1970 quand il a pris possession de la scène d'Atlanta à minuit et demi (le 5 donc) pour une formidable démonstration de pyrotechnique guitaristique face à plus de 400 000 spectateurs.

Le film "Electric Church" n'est pas uniquement consacré au concert d'Hendrix. La première demi-heure est en fait un documentaire très bien réalisé sur le contexte socio-politique de l'époque, l'organisation du festival... et le désordre qui domina entièrement cet événement légendaire. Les interviewés sont de qualité (McCartney, Leslie West, Billy Cox, Mich Mitchell, etc.), les images d'archives très intéressantes et - au final - on comprend mieux le côté formidablement révolutionnaire d'Hendrix à cette époque, pas si reculée pourtant.

Passées ces 30 premières minutes instructives, Hendrix apparaît sur scène et c'est une grosse claque! Le son est très bon (le mixage 5.1 du film a été réalisé par le mythique Eddie Kramer), au moins aussi bon que le double CD sorti il y a quelques mois. Le film lui-même a été tourné en 16mm (4:3) comme c'était d'usage à l'époque (Woodstock, Monterey, aussi). Comme la scène est assez peu éclairée, parce que l'état de Georgie rationnait son électricité la nuit, on ne voit pas toujours grand-chose et il y a du grain... mais rien de bien terrible. Les couleurs sont superbes. Le seul petit reproche que l'on pourrait faire,c'est qu'il n'y avait pas beaucoup de caméras pour immortaliser l'événement (deux ou trois, tout au plus, tenues pour au moins l'une d'entre elles par un débutant... ou un gars qui n'était plus en pleine possession de ses moyens). Résultat: on a droit à de longs plans séquences, très loin des montages épileptiques actuels. A noter, en fin de concert, un feu d'artifice en arrière plan qui donne un petit côté magique à cet instant étonnant.

On ne voit pas trop Billy Cox et Mitch Mitchell qui accompagnaient le guitariste, mais, même s'ils sont dans l'ombre, ils assurent comme des chefs. Ils procurent une assise rythmique à la fois inventive et solide aux solis débridés du patron, et on les en remercie. Et s'il y a parfois quelques petits ratés techniques (comme l'intro d'All Along The Watchtower où le guitariste se trompe de tonalité), le montage fait intelligemment passer tout ça comme une lettre à la poste.
Il manque au moins deux morceaux présents sur les CD: Hear My Train a Comin' et New Rising Sun. Sans doute n'ont-ils pas été filmés. Quant au morceau Room Full of Mirrors, il fait l'objet d'un petit montage indépendant avec les chutes disponibles. On a de fait seulement un peu plus d'une heure de concert (sur les 1h40 du film), mais chaque seconde est précieuse.
La prestation d'Hendrix ce soir-là fut en effet exceptionnelle de maîtrise et de cool absolu. Le concert d'Atlanta n'avait peut-être pas toute la folie de ceux de Monterey ou Berkeley, mais y voit un musicien génial en pleine possession de ses moyens, alors qu'il officie devant une multitude de fidèles recueillis dans la nuit étouffante du Sud des USA.
En ce temps-là la musique rock était encore une religion d'amour universel, et Jimi Hendrix était un dieu.
Quel dommage qu'il ait rejoint trop vite le royaume des cieux!


Notes from the Velvet Underground: The Life of Lou Reed
Notes from the Velvet Underground: The Life of Lou Reed
Prix : EUR 14,33

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 L'homme qui n'aimait pas les autres, 17 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Notes from the Velvet Underground: The Life of Lou Reed (Format Kindle)
Le livre d'Howard Sounes a fait le buzz à sa sortie parce qu'il révèle Lou Reed sous un jour particulièrement peu flatteur.
A part Moe Tucker, la batteuse du Velvet Underground, et Laurie Anderson, sa compagne au moment de sa mort, pratiquement personne ne semble en effet avoir la moindre chose agréable à dire sur un personnage décrit comme menteur, manipulateur, fourbe, haineux, avare, agressif, vaniteux, jaloux, etc.
La palme revenant dans ce domaine à Paul Morrissey, l'ancien associé d'Andy Warhol, pour qui Reed est carrément "la pire personne ayant jamais existé".
Alors, pourquoi se donner la peine de lire la biographie d'un individu aussi peu recommandable?
Tout simplement parce qu'en dépit de tous ses défauts, il a écrit certaines des chansons les plus mémorables de l'histoire du rock, de Waiting For The Man à Walk On The Wild Side, en passant par Sweet Jane et Perfect Day.
Et quelle carrière!
Après avoir évoqué l'enfance de Lou Reed et ses relations bizarres avec ses parents (Reed accusera souvent son père d'avoir voulu le faire interner pour soigner son homosexualité), Sounes raconte la composition des premières chansons originales de l'artiste (Heroin!), avant de dépeindre avec minutie l'épopée du Velvet Underground qui, en seulement quatre années, allait redéfinir tout un pan de la musique rock... sans rencontrer le moindre succès, au-delà d'un cercle de rares initiés.
On suit ensuite le père Lou tout au long de sa carrière solo, ses relations complexes avec David Bowie, ses disques inégaux, ses addictions diverses (avec une préférence pour les amphétamines), jusqu'à l'enregistrement de son ultime album, le désastreux Lulu, avec Metallica, un groupe que le vieil homme à l'ego démesuré avait pourtant longtemps méprisé.
Côté critique, on pourra reprocher à l'auteur de ne pas accorder assez de place à la musique et à la façon dont elle a été composée. Sounes n'est apparemment pas un musicien, et ses descriptions et analyses sont seulement factuelles dès qu'il parle du répertoire.
Côté passion on appréciera en revanche de découvrir la vie privée torturée de Lou Reed, qui a eu une influence considérable sur son oeuvre. De Pale Blue Eyes écrit pour un ancien amour de fac qui avait pourtant les yeux marrons, à Coney Island Baby, véritable déclaration d'amour passionnée pour Rachel, un travesti porto-ricain qui a partagé sa vie pendant trois ans au cours des années 70.
Au final, une fois achevée la lecture de ce livre - qui est très certainement aujourd'hui la meilleure bio de Mr Reed - on se dit qu'on n'aurait peut-être pas aimé passer une soirée avec un individu aussi antipathique. Mais cela ne retire rien au fait qu'il a contribué, avec un talent incontestable, à écrire quelques unes des plus belles plages de la bande son de la fin du vingtième siècle.


Alone in the Universe
Alone in the Universe
Proposé par RAREWAVES USA
Prix : EUR 10,66

15 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le retour de Fab Jeff, 15 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Alone in the Universe (CD)
When I was a Boy, le premier morceau, donne tout de suite le ton.
Piano à la Let It Be (la descente est un quasi plagiat), voix ultra-compressée et cordes sirupeuse sur fond mélodique tellement sucré que vous allez certainement attraper deux nouvelles caries avant la fin de la chanson!
Tous les ingrédients de l'Electric Light Orchestra qu'on aime sont bien réunis. Pas d'inquiétude à ce niveau.
La surprise vient plutôt du nouveau nom du "groupe" (hein?). Ce coup-ci Lynne a décidé de s'approprier ouvertement son ELO. Histoire de se démarquer de son ancien complice et batteur, Bev Bevan, qui avait osé tourner sous la bannière "ELO Part II", alors que lui-même avait renoncé à promouvoir sur les routes son album Zoom (pourtant excellent), parce que les places avaient eu du mal à se vendre...
Bon, ben là, il n'y aura pas de discussion. Jeff fait pratiquement tout (chant, guitare, batterie, basse, claviers, vibraphone et certains backing vocals). Quand on sait qu'en plus il est un producteur chevronné, il n'y a guère que les cordes qui lui ont échappé.
Et il est doué, le bougre!
Bénéficiant d'un son proprement majestueux (quoique TRES compressé), Alone in the Universe est certainement le meilleur disque des Beatles que les Beatles aient jamais enregistré depuis Zoom.
On retrouve certaines sonorités du précédent album, comme par exemple sur la balade "enlevée" Dirty To The Bone qui rappelle un peu Stranger on a Quiet Street. Il y a quelques titres qui bougent un peu (Ain't It a Drag), d'autres qui planent gentiment (Alone in the Universe). Sinon, c'est le grand bond en arrière pour de la pop millésimée pures seventies, ultra-léchée, ultra-calibrée, ultra-bien fichue... si vous aimez le genre.
Seul petit défaut: l'album s'achève aux alentours de 32 minutes, ce qui est un peu court quand on aime bien les sucreries. Notez que la version "Deluxe" ajoute deux titres de 2mn et quelque, Fault Line et Blue, qui sont du même niveau que les autres (pourquoi ne sont-ils pas sur l'édition normale?). On ne risque pas le diabète.
Allez, trêves de pusillanimité.
Après un Long Wave en solo qui m'avait personnellement déçu par son manque d'ambition, Alone nous permet de trouver un Lynne à la hauteur de sa réputation. Il n'a pas évolué d'un iota, il a toujours la barbe vaillante et les Ray-Bans rutilantes, et paraît condamné à vivre éternellement en 1974.
Mais il a l'air de s'y sentir bien, alors pourquoi lui reprocherait-on d'être un musicien de son époque?
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 29, 2015 7:28 AM CET


Myriad Road
Myriad Road

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Jazz d'Orient, 12 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Myriad Road (CD)
Personnellement, j'ai entendu la première fois Natacha Atlas par hasard, dans un club londonien de Ladbroke Grove en 1994, alors qu'elle officiait au sein de l'excellent combo d'Asian Beat Transglobal Underground. J'avais ensuite eu la chance de discuter un bon moment avec elle après un concert à Nancy. Et j'avais découvert une artiste ouverte, charmante et curieuse de tout. Depuis, je l'ai entendue au travers de diverses aventures en solitaires, plus ou moins hasardeuse (ex: sa participation à l'Eurovision de sinistre mémoire).
Bref, à force de se perdre dans des stratégies trop commerciales à la limite du kitsch, elle avait fini par anéantir une bonne partie de sa crédibilité et a connu finalement une vraie traversée du désert.
Mais, que le ciel soit loué, elle a fini par rencontrer le trompettiste libanais Ibrahim Maalouf à Istanbul, et il s'est pris de passion pour sa voix unique, à la fois soyeuse, enfantine, incroyablement flexible, tout en conservant en permanence son humanité.
Et le jazzman lui a concocté ce superbe disque de jazz orientalisant.
Sur des rythmiques plutôt classiques à base de contrebasse, batterie (André Ceccarelli) et piano, Natacha pose - souvent en anglais - sa voix chaleureuse et sensuelle qui se découvre de vraies accents jazzy, sans pour autant renoncer à ces trilles étranges qui évoquent agréablement le répertoire d'Afrique du Nord.
En plus de la trompette classieuse de Maalouf, d'autres instruments (flûtes, trombone, oud notamment) sont parfois de la partie, sans que le parti-pris jazzistique n'en souffre jamais.
Certains morceaux sont sublimes d'humanité (ex: l'étrange Heaven's Breath).
Bref, voici un magnifique écrin pour une chanteuse anglo-belgo-égyptienne qui mérite beaucoup mieux qu'un oubli poli.
On attend la suite!


Perfectamundo
Perfectamundo
Prix : EUR 14,99

16 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Latino roots, 6 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Perfectamundo (CD)
Il paraît que Billy Gibbons était percussionniste avant de devenir le légendaire guitariste de ZZ Top. Il aurait même étudié à Manahattan dans les 60s sous la férule du grand Tito Puente, le Roi du Mambo himself, qui était un ami de son père.
Ce qui est sûr en tout cas, c'est que le vieux Billy n'a jamais caché son affection pour le Mexique, Cuba et leur folklore.
Après l'album La Futura, qui avait vu son groupe renouer d'une certaine façon avec une veine d'inspiration plus "seventies", il a décidé de se lancer dans un album solo totalement différent, accompagné par des musiciens triés sur le volet, dont le le pianiste/compositeur latino Martin Guigui. Un album marqué par un son à la fois plus dansant et plus latin. Entre salsa texanne (Treat Her Right) et jam santano-latine (You're What's Happenin', Baby) avec même l'intervention d'un rappeur (le bassiste Alex Garza, en fait).
Alors, vieux fans, attention, il y a des trucs qui risquent de vous énerver.
Notamment l'utilisation quasi constante d'Autotune (il emploie aussi un vocoder) sur la voix de Gibbons, vous savez, ce logiciel popularisé par Cher qui permet de faire disparaître les fausses notes (quitte, quand on exagère, à rendre la voix très "robotique").
Au final on obtient des morceaux qui font - évidemment - la part belle à la dance ornementée de congas et autres timbales (Ay! Ay! Caramba!), avec une production assez électronique.
Tout cela serait bien froid et artificiel, si Billy ne venait pas déposer sur ce cake roboratif la somptueuse cerise épicée qu'est sa guitare déglinguée.
Parce que quand il joue de la six cordes, même s'il se veut parfois funky, il reste toujours ce bon vieux hard-bluesman texan que nous aimons. D'ailleurs, il ne faut pas s'y tromper. Il ne renie pas ses racines. La preuve, ses adaptations "danceable" du Baby Please Don't Go de Lightning Hopkins et du Got Love If You Want It de Slim Harpo. Bizarre? Vous avez dit Bizarre?
Perfectamundo n'est sans doute pas son meilleur disque, mais on sent qu'il s'est fait plaisir... et il n'est pas trop difficile de partager son bonheur une fois que l'on a admis que ceci n'est définitivement PAS un disque de ZZ Top.


The Best of the Cutting Edge 1965-1966: the Bootleg Series, Vol. 12
The Best of the Cutting Edge 1965-1966: the Bootleg Series, Vol. 12
Prix : EUR 23,00

13 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Souvenirs revisited, 6 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Best of the Cutting Edge 1965-1966: the Bootleg Series, Vol. 12 (CD)
Avec le Concert de l'Albert Hall et les Basement Tapes, ce volume est sans aucun doute l'un des plus importants de la Bootleg Series . Et l'un des meilleurs.
En nous proposant une sélection d'enregistrements tirés des sessions de ces monuments que sont Bringing It All Back Home, Highway 61 Revisited et Blonde on Blonde, ce double CD nous place aux premières loges pour admirer le processus créatif de l'artiste. On va de surprise en surprise (Mr Tambourine Man version full band!) en découvrant comment Dylan a électrifié sa poésie en 65-66, et a ainsi apporté une nouvelle dimension à la musique populaire américaine.
Mixées à partir des bandes de studio originales, patiemment nettoyés, ces versions alternatives, répétitions, inédits et autres démos sonnent incroyablement bien. On a parfois le sentiment d'être dans le studio avec Kooper, Bloomfield, Robertson et les autres. Le mixage "moderne" ne trahit pas l'esprit historique de ces bandes, mais magnifie au contraire le travail des musiciens.
Ecoutez, par exemple, la démo solo à la guitare acoustique de She Belongs To Me. Dylan, encore dans sa vingtaine, a toute la pureté de ses jeunes années. Et si quelques accords sonnent un peu faux, ils contribuent encore à l'atmosphère bohème de l'enregistrement. On a par ailleurs quelques titres jamais entendus qui méritent l'écoute (ex.: Lunatic Princess). Et puis, bien sûr, on a aussi un petit aperçu (deux en fait) de la façon dont aurait pu sonner Like A Rolling Stone si l'histoire avait été différente...
Des merveilles comme ça, il y en plein sur ce "Best of" de 145 minutes!
Alors, bien sûr, vous pouvez envisager d'acheter la version Deluxe en 6CD, voire la "Collector's Edition" de 18 CD avec sa pléthore de versions de Like a Rolling Stone, mais pour moi ce Best Of est largement suffisant.
Il s'écoute comme un nouvel enregistrement du jeune Robert Zimmerman.
Avec une qualité sonore, je le répète, qui ne trahit pas son âge, même pour les titres en mono.
Superbe!


Private World
Private World

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Fun & Punk: le trésor caché des Poupées de New York, 28 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Private World (CD)
Les New York Dolls ont exercé une influence déterminante sur le rock des seventies. Avec les Ramones, (qui n'ont vraiment débuté leurs exploits qu'en 74, soit un an après les Dolls), ce groupe de jeunes glandeurs new yorkais est incontestablement l'un des pères fondateurs du mouvement punk... et de sa façon bien particulière d'aborder la technique instrumentale et vocale.
Naviguant dans le sillage musical des Stones qui avaient encore une image de rebelles à l'époque - et inspirés par Marc Bolan pour le look androgyne-mignon - les New York Dolls allaient notamment influer sur l'album Aladdin Sane de David Bowie qui les avait vu à NYC à l'automne 72. Par leur son d'abord, qu'on retrouve très nettement sur les morceaux les plus rocks d'Aladdin (Watch That Man, ou la reprise Let's Spend The Night Together). Mais aussi dans l'inspiration de Bowie, qui cite directement, dans le morceau Time, Billy Murcia ("Billy Dolls"), le premier batteur du groupe, mort d'overdose lors d'une tournée anglaise.

Les Dolls, pour leur part, n'ont sorti que deux disques. Leur premier album éponyme, produit pour Mercury par le sorcier pop Todd Rundgren en 73, reste un monument de rock adolescent, mal maîtrisé, braillard et provocateur. Un must absolu pour bien comprendre tout ce qui allait arriver par la suite (y compris les vagues Glam-Trash des années 80, plutôt discutables). A part ce disque, et un second album studio moins abouti, les aficionados n'ont longtemps pas eu grand-chose à se mettre sous le saphir du tourne-disque, si l'on excepte quelques bootlegs enregistrés sur mini-cassettes par des junkies effondrés dans les toilettes.

C'est dire toute l'importance que revêt ce double CD qui regroupe rien moins que l'intégrale très bien remasterisée des bandes démo couchées en studio par les Dolls en 72 et 73, avant l'enregistrement de leur premier album. Ces démos, on les connaissait déjà par des disques plus ou moins officiels, mais on ne les avaient jamais entendues avec un son aussi clair. On peut maintenant entendre toutes les nuances (et fausses notes) de ce maître du riff déglingué qu'était le regretté Johnny Thunders. David Johansen chante toujours aussi faux, lui aussi, mais sa conviction fait plaisir à entendre et on sent presque le bourbon frelaté qu'il a dû consommer avant d'enregistrer.

Le répertoire est impeccable... puisqu'il regroupe la grande majorité des titres que le groupe enregistrera ensuite sur ses deux LP officiels, plus quelques "inédits" sympas, comme la compo originale Endless Party ou la reprise Hoochie Coochie Man.
Le son? Il est bon! Le mix est bancal, basse et batterie sont corectes, les guitares sont plus ou moins fortes, les fausses notes sont fréquentes (certains instruments se perdent, s'arrêtent, puis reprennent, trash!) mais l'énergie dégagée est phénoménale. Et le son de Thunders va coller votre chien au plafond! On note que la plupart des morceaux sont joués à des tempos plus relax que leur version "commerciale", ce qui leur confère à la fois un côté plus crade et plus punk-brut-de-décoffrage.

Bref, du tout bon. Surtout les bandes de mars 73 au Planet Studio, qui sonnent comme un live idéal enregistré entre potes.
Si vous avez un petit peu d'affection pour les Dolls, ou tout simplement pour le punk amerloque des années 70, ce double cd va vous faire des gouzi-gouzis dans le cou.
Chaînon manquant entre le rock des Stones et les glaviots des Pistols, Private World n'est pas du tout politically correct, mais se révèle absolument jouissif néanmoins. Un vrai trésor enrobé dans un papier gras rockn'rollien.
A écouter FORT!


GRAND JACQUES. Le roman de Jacques Brel
GRAND JACQUES. Le roman de Jacques Brel
par Marc Robine
Edition : Broché
Prix : EUR 25,40

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Biographie parfaite d'un homme qui ne l'était pas, 25 octobre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : GRAND JACQUES. Le roman de Jacques Brel (Broché)
Jacques Brel n'est pas qu'un monument de la chanson française, c'est aussi une énigme protéiforme: un chantre de l'amour fou et de l'infidélité, un amoureux tendre qui fréquentait les maisons de passe, un timide écorché vif qui aimait la provocation, un artiste dévoré par le trac dont le quotidien était une constante représentation... Bref, un "sujet d'étude" particulièrement complexe, et donc aussi particulièrement passionnant.
En 49 trop courtes années, Brel a vécu une dizaine de vies, de fils de bourgeois bruxellois à pilote d'avion taxi aux Marquises, en passant par quelques disques qui ont marqué l'histoire, quelques films mémorables et tant d'autres choses encore.

Marc Robine réussit magnifiquement à évoquer le Grand Jacques, en ne masquant jamais ses ambiguités, mais sans diminuer non plus ses fabuleuses qualités. J'ai eu un peu de mal, au début, à entrer dans ce livre, car l'auteur a pris le parti d'émailler son texte de tirades extraites des chansons de Brel, ce qui donne un côté un peu décousu à sa prose. Surtout qu'il n'hésite pas à mélanger les époques et à employer des citations de la fin de carrière pour expliquer son commencement. Mais, une fois qu'on a accepté - comme l'a plusieurs fois répété le chanteur lui-même - que les chansons parlaient surtout de leur auteur, plus de problème. On se prend alors à découvrir des sens cachés à certaines paroles et à pressentir des sources d'inspiration inattendues à certains morceaux.
Les chapitres alternent tranches de vie débordant d'anecdotes, et évocations de sessions d'enregistrement avec analyse approfondie de chaque titre enregistré.
Très bien documentée, avec des sources très nombreuses souvent citées et explicitées, ce "Roman" représente un travail de titan mené par un biographe passionné par son sujet.
On regrettera que, ce livre n'ayant pas été réédité depuis 98, la discographie est un peu dépassée. Mais ce n'est pas très grave.
On pourra aussi regretter, une fois la dernière page tournée, d'être toujours aussi interrogé par la personnalité de Brel.
Mais il serait injuste d'en vouloir à Marc Robine d'avoir peint un portrait composite et quasi impressionniste d'un grand homme dont la vie a été une constante explosion de passions, de sentiments et d'énergie vitale.
Comment des mots pourraient-ils suffire à décrire un feu follet?


Space Fusion Odyssey
Space Fusion Odyssey
Proposé par Skyvo Direct
Prix : EUR 20,09

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Odyssée spatio-temporelle dans la galaxie JZZ-RCK 70, 17 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Space Fusion Odyssey (CD)
L'ex sax d'Hawkwind ne nous avait pas préparés à ça.
Habitué à ses digressions et projets parallèles chaotiques et anarchiques, on l'appréciait surtout pour son côté "je-joue-comme-je-veux (ou peux)" sur les meilleurs disques du Vent du Faucon, ses propres aventures solo inégales et d'innombrables collaborations parfois étranges (de Sham 69 à Psychic TV).
Mais là, il a convoqué en studio des pointures des 70s, qui sont sans doute venues par amitié, sans attente particulière, pour passer un moment agréable à jammer entre potes.
Bref, nous retrouvons ici des membres de Gong (Hillage et Gilli Smyth), du Mahavishnu (le batteur extraordinaire Billy Cobham, Jerry Goodman), des Doors (Robby Krieger), de Yes (Rick Wakeman, Billy Sherwood), de Soft Machine (John Etheridge), d'Amon Düül II (John Weinzierl), de Nektar (Klaus Henatsch)... et même de Megadeth (Chris Poland).

Et ça sonne comment, hein?
Eh bien exactement comme un mélange de tout ça, avec des rythmiques toniques, du mellotron, des sons planants et psychédéliques (VCS/Moog) typiques du Space Rock à l'ancienne, et Turner qui fait coin-coin et pouic-pouic avec ses saxophones et flûtiaux par-dessus.

Il est évident que tout ça a été créé à partir d'improvisations improbables, peut-être améliorées chimiquement. Mais ça marche plutôt pas mal!
On a droit à un VRAI disque de jazz rock spatial à l'ancienne, mâtiné de krautrock, qui se situe entre le Gong de Pierre Moerlen, l'Amon Düül de 75 et les vieux albums de Steve Hillage. Les liens sonores avec Hawkwind sont assez ténus, mais c'est sans aucun doute l'un des meilleurs disques psychédéliques venus de la planète Albion Azimutée depuis des lustres.
Et puis, c'est un plaisir d'entendre à nouveau Gilli Smyth susurrer de sensuels "space whispers" alors que son compagnon interstellaire nous a récemment quittés pour son grand voyage trans-dimensionnel.

Bref, un disque digne des meilleures expériences fusionnesques d'il y a quarante ans.
Et certainement le couronnement de la carrière de ce bon vieux Nik.
Pêchu, funky, entêtant et complètement inattendu.
En plus, la pochette pliante, qui rappelle celle d'In Search of Space, est très sympa.
Ready for the trip?
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 24, 2015 5:24 PM CET


Brel
Brel
par Gabrielle Vincent
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Brel n'avait pas besoin de ça. Nous non plus., 16 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Brel (Broché)
Un pauvre livre qu'on ne trouve plus que d'occasion aujourd'hui, mais ce n'est pas une grande perte. Ecrit avec le concours de France, la propre fille du grand Jacques, ce bouquin se veut une analyse chronologique, chanson par chanson, de toute la carrière de l'inoubliable chanteur d'Amsterdam. Mais voilà, à part quelques détails factuels bien connus, on ne découvre rien de bien intéressant ici. Quant aux analyses des morceaux, souvent d'un ennui mortel, elles oscillent entre la paraphrase, le hors sujet, voire le contresens complet. Un exemple? La chanson Jaurès, tirée du dernier album "Les Marquises".
Commentaire de Sallée:
"La question répétitive "Pourquoi ont-ils tué Jaurès?" reste sans réponse et le "ils" sans précision: tous coupables?..."

Mon dieu. Comment peut-on ne pas voir dans ce texte limpide une dénonciation d'un ordre établi bourgeois ("Not' bon maître") qui soumettait les petits à un quasi esclavage et qui a projeté tout un monde dans la Grande Guerre?...
L'auteur aimait-il vraiment Brel? N'avait-il jamais entendu parler de Jaurès?
Quoi qu'il en soit, si vous avez un cerveau et un cœur, utilisez-les pour écouter Brel. Tout seul. Comme un grand.
La surdité de l'auteur de ce médiocre opuscule ne vous sera d'aucune utilité.


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