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Contenu rédigé par Jean Bal
Classement des meilleurs critiques: 32
Votes utiles : 4264

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Commentaires écrits par
Jean Bal (Conflans-en-Jarnisy, France)
(TOP 50 COMMENTATEURS)   

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Live at Max's Kansas City
Live at Max's Kansas City
Prix : EUR 15,40

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Respirez l'air vicié du Max's Kansas City..., 25 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live at Max's Kansas City (CD)
Ecoeuré, John Cale avait filé à l'anglaise et Moe Tucker, qui venait juste d'accoucher, s'était faite porter malade. Lou Reed, désabusé, allait prendre la tangente dès la fin du concert. Ce jour-là, le Velvet Underground mourut dans l'indifférence. Et si le bassiste Doug Yule, manipulé par un manager opportuniste, allait poursuivre l'aventure jusqu'en 72, son groupe n'avait plus rien à voir avec le projet initial. Et même la reformation de 93 ne serait qu'une pâle évocation d'une époque perdue.
Enregistré en mono par Brigid Polk, une égérie warholienne qui avait pensé à amener son magnéto ce soir-là, ce disque permet d'entendre - en direct - l'agonie d'un des groupes les plus influents de l'histoire du rock.
L'indéboulonnable Sterling Morrison assure toujours à la guitare et les frères Yule jouent honorablement, même si le petit Billy (17 ans à peine) n'a pas la frappe hypnotique de Tucker. Quant à Mr Reed, lui, il se lâche comme quelqu'un qui n'a plus rien à perdre, comme s 'il était finalement soulagé d'abandonner cette galère ("Vous pouvez danser, vous savez?...").
Le son manque de basse et les aigus sont un peu brouillés, mais il est aussi étonnamment clair pour un "presque pirate" enregistré à l'arrache par une copine. Personnellement, je trouve que le côté rugueux de l'enregistrement convient particulièrement bien à la restitution sur le vif d'un répertoire urbain et crasseux qui parle de drogue, d'aliénation, de foi, d'oppression...
Justement, parlons-en de ce répertoire, avec des titres comme Waiting For The Man ou Sweet Jane, il a tout d'un mini best-of. Et le groupe développe une sacrée énergie!... Au moins autant que dans les (excellents) deux "Live 69" enregistrés l'année précédente.
Et puis, il y a le bruit des verres qui s'entrechoquent, ces clients déphasés - comme Jim Caroll (l'auteur de Basketball Diaries!) - qu'on entend commander un "double Pernod" ou commenter les récents bombardements du Cambodge ordonnés par Nixon.
Le son n'est pas Hi-Fi? Quelle importance? Nous sommes le 23 août 1970 au Max's Kansas City, un café branché new-yorkais fréquenté par l'intelligentsia et la faune de la Factory. La salle est saturée de fumée de cigarette et les marlous draguent des travelos. Là-bas, sur la scène mal éclairée, un groupe en bout de course s'escrime à divertir un public clairsemé et indifférent. Lou Reed joue ses derniers accords au sein du Velvet.
Bien que poussiéreux, le souvenir est passionnant.
Une page de l'histoire du rock était tournée.


Jim Dunlop SI Glass Slide Hvy/M
Jim Dunlop SI Glass Slide Hvy/M
Proposé par Boutikazik
Prix : EUR 7,56

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un très bon Dunlop..., 22 septembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jim Dunlop SI Glass Slide Hvy/M (Appareils électroniques)
Avec des parois d'un peu plus de 4mm d'épaisseur, cet article offre tout ce qu'on peut attendre d'un bottleneck "épais": sustain, inertie favorable à un vibrato souple et - relative - solidité. Personnellement, c'est le meilleur modèle que j'aie pu essayer dans la gamme Dunlop et je le recommanderais à n'importe quel musicien qui souhaite s'initier à la guitare slide, et qui a envie de travailler des sonorités pures et sensuelles (sinon utilisez des bottlenecks en acier ou cuivre qui vous donneront plus d'attaque, et aussi plus de bruits de frottement).
Je ne trouve qu'un seul petit défaut à ce N°215: le verre Pyrex utilisé par Dunlop est très léger et j'aurais apprécié quelques grammes de plus pour une glisse plus confortable encore. mais c'est une question de préférence.
A noter aussi qu'avec un diamètre intérieur de 20mm ce tube peut s'adapter même à de gros doigts.


Crosseyed Heart
Crosseyed Heart
Prix : EUR 20,24

19 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Zyva Keef!, 18 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Crosseyed Heart (CD)
Ça commence sur un country blues acoustique, estampillé pur Delta, sur lequel la voix coassante de Keith nous révèle qu'il a un "coeur bigleux" (Crosseyed Heart). Et ça s'arrête brusquement au bout d'une minute cinquante avec un aveu penaud: And that's all I got..." ("Et c'est tout ce que j'ai..."). Avant d'enchaîner abruptement avec Heartstopper, un rock urbain au rythme soutenu évoluant à mille lieues du Mississippi.
Bienvenue dans l'univers foutraque de Sa Seigneurie Richards!
Troisième album studio du vieux Stone, débarquant 23 ans après le précédent, Crosseyed Heart n'est que l'ultime prolongation d'un son brut de décoffrage que le gaillard cultive avec bonheur depuis la fin des sixties. L'homme est toujours un guitariste étonnant, toujours en décalage, toujours en syncope, et pourtant parfaitement dans le groove. Magique!
Sur cet album, le répertoire est impeccable à une ou deux exceptions près. On a, en tout cas, le sentiment d'une plus grande cohésion d'ensemble pour ce projet, en comparaison avec les précédents. Et s'il n'y a pas ici de tubes impérissables, des morceaux comme la balade acoustique Robbed Blind ou le le single Trouble, font passer de bien bons moments. Il y a un reggae/ska - Love Overdue - avec cuivres dorés sur tranche plus jamaïcains que nature. Un blues-rock, Blues in the Morning, qui semble avoir été enregistré dans un tripot de Chicago. Une reprise à la douze cordes dépenaillée de Goodnight Irene de Leadbelly. Il y a même un duo avec Norah Jones... un peu dispensable.
Côté son, on sait que le père Keith aime quand c'est un peu crade. Ici, ça se traduit par un mixage ultra-compressé avec basse et batterie en avant. Sans oublier des tas de petits bruits et morceaux de conversations ça et là qui contribuent à l'ambiance de grande déglingue. Parmi les accompagnateurs, on notera le fidèle Waddy Wachtel, Bernard Fowler aux backing vocals et la présence discrète du regretté sax texan Bobby Keys.

Conclusion: Talk Is Cheap montrait un guitariste frustré au sein d'un groupe devenu trop grand pour lui, l'imparfait Main Offender prouvait qu'il pouvait s'astreindre à une certaine discipline en studio, je trouve Crosseyed Heart plus abouti. C'est un peu comme un livre de souvenirs écrit par une survivant de la grande épopée du rock british. Un truc concocté par un Anglais dévoyé assis dans un fauteuil à bascule, sur le perron d'une vieille baraque à l'abandon. Malgré toutes les compromissions stoniennes, Keith n'a pas perdu son intégrité.
Et puis, qui n'aimerait pas avoir un vieux pirate comme lui comme grand-père?
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 19, 2015 5:49 AM MEST


Light Up The Dark (Deluxe Edition)
Light Up The Dark (Deluxe Edition)
Prix : EUR 13,99

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Transition rock, 18 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Light Up The Dark (Deluxe Edition) (Téléchargement MP3)
Elle a signé avec une agence de mannequins et s'est acheté une guitare électrique.
Le monde de la petite Gabrielle Aplin a bien changé depuis son excellent English Rain de 2013! Et on a bien du mal à reconnaître ici la femme-enfant éprise de folk traditionnel et d'arrangements (relativement) discrets. Comme l'avaient laissé présager les deux premiers singles - Light Up The Dark et Sweet Nothing - ce nouveau disque est fermement ancré dans un rock vaguement indie, mâtiné de soul 60s et de pop contemporaine.
Miss Aplin est tellement douée que l'oeuvre se tient. Les compositions, interprétées avec le concours des Irlandais d'Hudson Taylor et des blues-rockers de The Temperance Movement, sont toujours d'un bon niveau. Mais elles n'ont plus grand chose à voir avec ce qui faisait le charme d'English Rain, en dépit des déclarations d'Aplin qui prétend avoir été inspirée par Joni Mitchell (???).
On ne retrouve les ambiances dénudées du précédent album que sur très peu de titres (Shallow Love et le très beau A While).
Bref, Light Up The Dark est un très bon disque de pop-rock made in UK... qui laisse une petite impression mitigée. Ici, Miss Aplin flirte parfois dangereusement avec le "middle of the road", qu'elle parvient néanmoins à éviter avec beaucoup de talent.
N'empêche, cette normalisation pourrait lui valoir de retomber dans le relatif anonymat qui menace toutes les chanteuses pop anxieuses de suivre d'un peu trop près l'air du temps. Surtout qu'ici elle ne propose aucun hit aussi "inoubliable" que sa reprise de The Power of Love...
Quoi qu'il en soit, je le répète, ce disque reste d'un très bon niveau (préférez la version de luxe avec 6 morceaux supplémentaires qui n'ont rien de rebuts).
Et puis, la jeune femme n'a que 22 ans, alors il est probable que nous avons affaire ici à un enregistrement de transition.
Toute heureuse de découvrir les possibilités des instruments rock, après avoir avoué que la formule guitare sèche/voix lui paraissait sans issue, Aplin s'est amusée à changer de costume.
Pourquoi pas?


Rattle that lock
Rattle that lock
Proposé par FLASH
Prix : EUR 11,92

63 internautes sur 67 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Mr Gilmour vieillit plutôt bien..., 18 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rattle that lock (CD)
J’avais lu tellement de critiques mitigées sur ce nouvel album avant sa sortie (à côté de papiers dithyrambiques plus que suspects) que j’appréhendais vraiment son écoute. Il n’y avait pourtant pas de raison de s’inquiéter.
Navigant dans l’exact sillage d’On An Island sorti il y a presque dix ans, Rattle That Lock ne propose rien de bien nouveau sous l’horizon. Entendez par là que vous trouverez sur cet album un ensemble de compositions évoluant sur tempos moyens, voire lents, avec des sonorités léchées et des solis de guitare parfaitement maîtrisés comme on pouvait l’espérer. Les mélodies sont délicates, les arrangements soignés, l’enregistrement raffiné. Du travail de vieux pro, quoi. C’est à peine si on notera un petit penchant « jazz swing » par endroit. Comme un rappel de cette période du milieu des années 60 au cours de laquelle le beau David écumait les bars de la Côte d’Azur avec son groupe de blues.
La voix a vieilli, c’est indéniable. Elle est moins stable, moins solide, mais toujours émouvante. La guitare est un peu plus « posée », avec néanmoins cette inimitable sensibilité bluesy à fleur de peau qui donne envie d’y revenir.
Le disque s’ouvre sur 5 A.M. un petit instrumental éthéré (comme les derniers Floyd et beaucoup d’albums de Gilmour ) avec chants d’oiseaux, cigales et notes de guitares aériennes. Une mise en oreille sympa. Puis vient le jingle de la SNCF… pardon… le morceau Rattle That Lock, qui est plutôt agréable finalement, si l’on fait abstraction des images de gares malodorantes que peuvent rappeler les quatre notes ferroviaires…
Pour le reste, on découvre avec plaisir sur A Boat Lies Waiting, que Crosby et Nash sont revenus chanter avec le patron. Et il y a par ailleurs quelques très bonnes compositions : Faces of Stone, In any Tongue, ou encore le très jazz Saint Germain « The Girl In The Yellow Dress » (avec Robert Wyatt au cornet !). Il n’y a en fait aucun morceau de mauvaise qualité, le patron connaît son métier. Tout juste pourra-t-on regretter des passages qui rappellent trop clairement des moments de gloire passée.
Bref : si vous espérez un disque révolutionnaire qui vous surprendra toutes les dix secondes, passez votre chemin.
En revanche si vous aimez suffisamment David Gilmour pour avoir envie de réentendre des ambiances voluptueuses et des sonorités de guitare qui ont jadis fait votre bonheur, foncez. Personnellement, dans le genre « perpétuation d’une tradition », je préfère mille fois ce disque à Endless River…
Les années passent, mais Mr Gilmour s’en fiche. Il n’a plus rien à prouver à personne, même pas à lui-même. Et on sent que ce disque-là, il l’a d’abord fait pour son propre plaisir.
Un plaisir qu’il n’est pas interdit de partager avec lui.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (13) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 22, 2015 7:51 AM MEST


English Rain
English Rain
Prix : EUR 14,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Révélation en mélodie mineure, 9 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : English Rain (CD)
J'ai découvert Gabrielle Aplin par hasard, en lisant un magazine anglais. Elle y expliquait qu'elle jouait sur une vieille guitare Martin en acajou de 1944 et qu'elle venait de s'offrir une guitare électrique vintage, une Gretsch. De quoi provoquer chez moi une profonde curiosité.
Cette fille est effectivement étonnante. Anglaise, née en 92, autodidacte, elle est auteur, compositeur et interprète (guitare et piano). Elle a même créé son propre label à 17 ans. Et sa voix est tout simplement magnifique. Elle a un timbre quasi enfantin agrémenté par instants d'un subtil vibrato "émotionnel" absolument craquant.
Dès le premier morceau de cet album, Panic Cord, j'ai cru être catapulté dans l'Angleterre folkeuse de la fin des années soixante. Aplin fait en effet de la pop, mais teintée d'accents qui rappellent Fairport Convention, l'Incredible String Band et bien d'autres formations qui ont marqué l'histoire du folk-rock britannique. Sa voix, fragile et forte à la fois, évoque même fugitivement Sandy Denny.
Mais, attention, je dois néanmoins préciser que la jeune fille évolue dans un répertoire plus "commercial" que ses ancêtres. Et si elle revendique des influences aussi respectables que Nick Cave, Dylan, Beck et Nick Drake, elle reconnaît aussi qu'une de ses chansons préférées est Take On me des Suédois Aha...
Que cela ne vous détourne pas du plaisir de découvrir cet album magnifique à la fois, sensible, rêveur, dynamique et - tout simplement - beau.
Avec notamment une fantastique reprise piano/orchestre, à fleur de peau, du Power of Love de Frankie Goes To Hollywood qui a atteint le sommet des charts en Grande Bretagne.
Cette jeune fille est douée.
Pour amateurs de voix féminines pures et touchantes, de Kate Bush à Emmiliana Torrini.
A écouter par un dimanche après-midi d'automne, blotti contre une personne aimée, devant un feu de cheminée.


Freedom: Atlanta Pop Festival
Freedom: Atlanta Pop Festival
Prix : EUR 22,00

12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Jimi lives!, 4 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Freedom: Atlanta Pop Festival (CD)
Ce concert du 4 juillet 70, devant les 300 000 spectateurs du "Woodstock Sudiste", on le connaissait déjà par le biais de l'ancien coffret Stages qui en proposait, il y a quelques années, une édition malheureusement incomplète. Il est donc très agréable de le retrouver ici dans une version intégrale au son "très correct". Un son à la qualité légèrement fluctuante (ex: le début d'All Along The Watchtower) qui a dû faire l'objet d'une certaine restauration. Quoi qu'il en soit, c'est clair, on entend tout, il y a des basses et des aigus, mais la stéréo est parfois si étroite qu'on a par endroit l'impression d'avoir affaire à un enregistrement mono "amélioré".
Enregistré entre les spectacles incendiaires de Berkeley en mai et la prestation bancale de l'Ile de Wight en août, ce concert démontre si besoin en était que Jimi Hendrix n'était PAS au bout du rouleau à l'été 70! Bien au contraire, soutenu avec efficacité par Billy Cox et le fidèle Mitch Mitchell, le guitariste domine ici parfaitement son art et livre des versions de haut niveau de ses classiques.
Ecoutez par exemple, l'étonnante précision dont il fait preuve dans la rythmique de Lover Man, un morceau qu'il avait un peu tendance à "bazarder" en début de show pour se chauffer les doigts.
Le concert est impeccable de bout en bout, et l'on y sent nettement l'influence de l'expérience Band of Gypsys au travers de morceaux plus soul comme Room Full of Mirrors, Message to Love et Straight Ahead.
Bref, encore un disque indispensable aux fans purs et durs, qui s'inscrit logiquement parmi les meilleurs live de l'irremplaçable Mr Hendrix, aux côté du Royal Albert Hall, de Berkeley, du Winterland, etc.
Si j'avais un - tout petit - reproche à formuler, il serait lié au son très "propret" de cet enregistrement. Hormis les quelques soucis techniques déjà évoqués, pas de larsens intempestifs ni de distorsions incontrôlables comme à Wight ou d'autres concerts mémorables, ce qui donne parfois l'impression d'un gig très contrôlé qui manque un peu de la folie délirante auquel l'artiste nous avait habitués. Mais le Jimi de 70 n'était plus celui de 67 et ses ambitions, plus sérieuses qu'à ses débuts, semblaient annoncer un prochain virage jazzy (il avait des projets avec Gil Evans et Miles Davis). Quoi qu'il en soit, l'Hendrix d'Atlanta était toujours un guitariste éblouissant, au style inimitable.
Un document à déguster en attendant la sortie fin octobre du DVD/Blu-ray "Electric Church", un film consacré justement au concert historique du festival d'Atlanta.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 6, 2015 11:32 AM MEST


Bad Magic - Édition Limitée
Bad Magic - Édition Limitée
Proposé par DiscountMediaStoreFR
Prix : EUR 15,06

21 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Victoire sur la mort, 4 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bad Magic - Édition Limitée (CD)
Quand on entend Lemmy bredouiller d'une voix blanche "Victory or Die" en ouverture de ce 22ème album de Motörhead, on se dit que le vieux brigand a vraiment salement morflé avec ses derniers problèmes de santé....
Mais le doute ne dure que trois minuscules secondes. Juste le temps que ses deux complices viennent appuyer la basse en acier chromé du survivant dans un riff plus féroce que la mort elle-même. Le Head reste le Head. Et si son leader a pris des coups, il revient, ensanglanté, une nouvelle fois sur le ring. Pas d'alternative. Pas le choix.
Thunder & Lightning déboule ensuite sur une pulsation de double tom basse, comme à la grande époque de Philthy Animal et Fast Eddie. Miraculeux! Le presque défunt éructe d'une voix moribonde sur une rythmique rappelant les premiers albums du groupe. De son côté, Phil Campbell balance des soli suraigus dignes du grand Clarke lui-même.
Et plus on avance dans l'écoute de ce disque étonnamment varié dans son agressivité, plus on doit se rendre à l'évidence: il n'y a pas un temps mort. On croirait entendre un trio d'ados hyperactifs sous amphèts en quête du hit qui tue.
Ecoutez Shoot Out All Your Lights, rythme ultrarapide, guitares tranchantes comme des cutters rouillés, incantations barbares ("Fight! Fight! Die! Die!"). Vous imaginez des vieux capables de faire ça???
Bon, il y a quand même une "power-ballad", Until The End, une sorte de slow de l'été déglingos pour fin de nuit alcoolisée sur lequel l'homme à la Rickenbacker nous fait le coup de l'ancien combattant qui n'a que faire des bons conseils: "I know myself like no one else, Nothing to defend..."
Et pour couronner le tout, le Head s'accorde une reprise de Sympathy For The Devil qui donne un fichu coup de jeune à l'antique classique des Stones (1968). Faut dire que le chanteur a manifestement foi en ce qu'il chante.
Pour moi (ce n'est qu'un avis personnel de très vieux fan qui a acheté le premier album en 77), Bad Magic est carrément le meilleur album de Motörhead depuis au moins 20 ans, et certainement l'un des plus diversifiés de sa discographie. Il n'y a pas de blues ou de morceau acoustique, mais chaque titre a une personnalité propre et ajoute une touche distincte à la palette globale. D'accord, la voix de Lemmy accuse un peu les coups durs encaissés et le géant à verrues a l'air bien fragile sur les photos. Mais il n'est pas indispensable d'avoir les biscotos de Schwartzy pour déclencher une guerre nucléaire.
Et il ne fait strictement aucun doute que Lemmy a toujours la rage au cœur.
Plus que jamais.

PS: mardi 29 décembre 2015. La nouvelle de la mort de Lemmy vient de tomber. J'éprouve une vraie tristesse au départ malgré tout précipité d'un "ami musical" de plus de 40 ans. Bad Magic restera donc le dernier album jamais enregistré par le grand boutonneux. Coup de chance, c'est un excellent album alors je lui décerne une sixième étoile. A ta santé, Lemmy. Tu vas me manquer.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 29, 2015 11:59 PM CET


Ultimate drive pédale d'effets joyo jF - 02
Ultimate drive pédale d'effets joyo jF - 02
Proposé par JOYO Audio UK - Guitar Effects
Prix : EUR 38,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Overdrive d'enfer, 3 septembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ultimate drive pédale d'effets joyo jF - 02
Copie (presque) revendiquée du modèle OCD (Obsessive Compulsive Overdrive) fabriqué par l'américain Fulltone, l'Ultimate Drive est une pédale qui reproduit à la perfection le son d'un ampli à lampes surchauffé juste avant qu'il explose dans une gerbe de flammes.
Sa palette de sons va du boost presque clean jusqu'à la distorsion façon Slash dans Welcome to the Jungle, en passant par le crunch bluesy subtil et toutes les variantes du hard rock des seventies.
Cette pédale est capable d'une agressivité remarquable, tout en produisant des harmoniques chantantes.
Gros point fort de l'Ultimate: contrairement à beaucoup de ses concurrentes, elle respecte plutôt bien l'équilibre tonal de l'instrument. Les basses restent toujours bien présentes et les aigus ont de la pêche.
Deuxième point fort: la sensibilité à l'attaque du médiator est étonnante. Si vous caressez vos cordes, vous pouvez jouer des arpèges teintés de crunch. Mais il vous suffit ensuite de plaquer violemment un accord pour retrouver instantanément le punch du climax de Won't Get Fooled Again des Who!
Est-il besoin de préciser alors, que cette pédale se destine en priorité aux amateurs de heavy rock et de blues rock à l'ancienne?
Personnellement, je l'utilise avec une Telecaster et elle me permet d'obtenir des sonorités proches de celle d'un humbucker. Assez incroyable.
Et la gamme de sons disponibles est vraiment large. Un commutateur high/low permet de choisir entre un équilibre général plutôt doux à la Fender ou des cisaillements style Marshall. Le gain est très efficace, au point qu'il est presqu'impossible de dépasser la position 12 heures, si l'on ne veut pas se retrouver avec une bouillie fuzz sursaturée et des larsens indomptables. Quant au réglage de Tone, il fait honorablement son travail.
Au chapitre des défauts, on signalera un souffle très sensible quand cette pédale est enclenchée. Comme elle simule des lampes surchauffées, elle booste en effet les hautes fréquences et tous les parasites provoqués par les micros et la connectiques se retrouvent ainsi projetés au premier plan. Je pense que c'est inévitable avec un appareil analogique qui reproduit la réalité, au lieu d'essayer de l'enjoliver comme certaines émulations électroniques.
J'avais déjà acquis la Vintage Overdrive de Joyo qui est une fantastique variante des vieilles Tube Screamer Ibanez pour un prix ridicule. Je cherchais depuis une drive qui puisse prendre le relais quand j'ai besoin de lâcher les décibels. C'est ce que j'ai trouvé avec cette Ultimate Drive qui constitue l'un des meilleurs rapports qualité/prix dans la catégorie "guitare à tendance brutale".
Proposée dans un solide boîtier en métal ornée d'un dessin diabolique, elle contribue chaque jour à décoller le papier peint de ma salle de répèt'.
J'espère seulement que le plafond ne me tombera pas dessus...


Joyo Ultimate Drive JF-02 Pédale d'effet pour Guitare acoustique Noir
Joyo Ultimate Drive JF-02 Pédale d'effet pour Guitare acoustique Noir
Proposé par EUWHOLESALE
Prix : EUR 42,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Overdrive d'enfer, 3 septembre 2015
Copie (presque) revendiquée du modèle OCD (Obsessive Compulsive Overdrive) fabriqué par l'américain Fulltone, l'Ultimate Drive est une pédale qui reproduit à la perfection le son d'un ampli à lampes surchauffé juste avant qu'il explose dans une gerbe de flammes.
Sa palette de sons va du boost presque clean jusqu'à la distorsion façon Slash dans Welcome to the Jungle, en passant par le crunch bluesy subtil et toutes les variantes du hard rock des seventies.
Cette pédale est capable d'une agressivité remarquable, tout en produisant des harmoniques chantantes.
Gros point fort de l'Ultimate: contrairement à beaucoup de ses concurrentes, elle respecte plutôt bien l'équilibre tonal de l'instrument. Les basses restent toujours bien présentes et les aigus ont de la pêche.
Deuxième point fort: la sensibilité à l'attaque du médiator est étonnante. Si vous caressez vos cordes, vous pouvez jouer des arpèges teintés de crunch. Mais il vous suffit ensuite de plaquer violemment un accord pour retrouver instantanément le punch du climax de Won't Get Fooled Again des Who!
Est-il besoin de préciser alors, que cette pédale se destine en priorité aux amateurs de heavy rock et de blues rock à l'ancienne?
Personnellement, je l'utilise avec une Telecaster et elle me permet d'obtenir des sonorités proches de celle d'un humbucker. Assez incroyable.
Et la gamme de sons disponibles est vraiment large. Un commutateur high/low permet de choisir entre un équilibre général plutôt doux à la Fender ou des cisaillements style Marshall. Le gain est très efficace, au point qu'il est presqu'impossible de dépasser la position 12 heures, si l'on ne veut pas se retrouver avec une bouillie fuzz sursaturée et des larsens indomptables. Quant au réglage de Tone, il fait honorablement son travail.
Au chapitre des défauts, on signalera un souffle très sensible quand cette pédale est enclenchée. Comme elle simule des lampes surchauffées, elle booste en effet les hautes fréquences et tous les parasites provoqués par les micros et la connectiques se retrouvent ainsi projetés au premier plan. Je pense que c'est inévitable avec un appareil analogique qui reproduit la réalité, au lieu d'essayer de l'enjoliver comme certaines émulations électroniques.
J'avais déjà acquis la Vintage Overdrive de Joyo qui est une fantastique variante des vieilles Tube Screamer Ibanez pour un prix ridicule. Je cherchais depuis une drive qui puisse prendre le relais quand j'ai besoin de lâcher les décibels. C'est ce que j'ai trouvé avec cette Ultimate Drive qui constitue l'un des meilleurs rapports qualité/prix dans la catégorie "guitare à tendance brutale".
Proposée dans un solide boîtier en métal ornée d'un dessin diabolique, elle contribue chaque jour à décoller le papier peint de ma salle de répèt'.
J'espère seulement que le plafond ne me tombera pas dessus...


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