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Contenu rédigé par Jean Bal
Classement des meilleurs critiques: 27
Votes utiles : 4170

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Commentaires écrits par
Jean Bal (Conflans-en-Jarnisy, France)
(TOP 50 COMMENTATEURS)   

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Progeny : Highlights From Seventy-Two
Progeny : Highlights From Seventy-Two
Prix : EUR 22,00

16 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Fulgurances de jeunesse..., 25 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Progeny : Highlights From Seventy-Two (CD)
La première surprise commence au cours des dernières mesures de l'Oiseau de Feu de Stravinsky qui ouvrait traditionnellement les concerts du groupe. Soudain, le son s’atténue un peu et on entend des bruits difficiles à identifier sur l'instant. les musiciens viennent d'entrer sur scène et testent leurs instruments avant le démarrage du show...
Rien que ce détail, cette différence sans intérêt musical particulier, m'a filé des sacrés frissons!
Il faut dire que j'ai découvert Yes avec Yessongs en 73 et en 42 ans j'ai dû entendre plusieurs centaines de fois cette introduction. Mais pas "comme ça". C'est comme si on venait de réécrire une partie de mon histoire personnelle, avant même que Siberian Kathru n'explose finalement avec la même violence que sur l'ancien triple album.

Alors, le son?
Sachant que des extraits de certaines des bandes présentées ici ont déjà été utilisés pour le Yessongs original (contrairement à ce qui est dit dans la présentation Amazon), autant dire que tout reste essentiellement conforme à ce qu'on a déjà pu entendre de la tournée Close To The Edge: rendu assez brouillon, basses approximatives, définition aléatoire, etc. Personnellement, ça ne me gêne pas car j'ai toujours adoré le côté "brut de décoffrage" du Yes de 72 en concert. La technologie actuelle a néanmoins permis de faire ressortir une multitude de petits détails au sein de ce tumulte bouillonnant, et ce sont ces détails précisément qui font tout l'intérêt de l'opération.

Ecoutez attentivement Jon Anderson, par exemple. Souvent, la voix très juvénile du chanteur (je n'avais pas réalisé à quel point son chant s'est transformé par la suite) dérape parfois très légèrement et cela humanise considérablement son interprétation. La justesse "flottante" des vocaux - due certainement autant à des retours de scène primitifs qu'à l'émotion du moment - rappelle que les grandes œuvres qui composent encore une bonne partie du répertoire actuel de Yes - ont eu un jour un vrai côté aventureux.
Ecoutez aussi Steve Howe, sa Gibson demi-caisse, à la sonorité cinglante si caractéristique, enchaîne des lignes mouvantes, pleines de petits défauts d'exécution et de moments de bravoure virtuoses dont le renouvellement permanent ajoute à l'intensité des morceaux.
Quant à Chris Squire, ses parties de basse serpentines n'avaient pas encore acquis cette froideur un peu mécanique qui caractériseraient ses lignes à partir de la fin des 70s.

Bref, tous ces petits défauts "humains" mis en lumière par un mixage et un mastering optimals (pour 2015), toutes ces petites différences nous montrent sous un éclairage passionnant l'un des groupes rocks les plus novateurs du début des années 70 à une époque où ses membres étaient jeunes et plein de fougue.

Alors, même si Alan White assure avec beaucoup de professionnalisme, on regrettera qu'il n'y ait ici aucun morceau avec Bill Bruford à la batterie. On regrettera aussi l'absence de certains éléments - comme Starship Trooper - qui avait été enregistrés lors de la tournée Fragile.
Mais, si comme moi les derniers albums (euphémisme) du groupe vous ont laissé un peu (litote) sur votre faim, cette collection inattendue surgie du passé va vous donner de grands instants de plaisir pour peu que vous ayez déjà une petite tendresse pour le Yessongs de 73.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (19) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 1, 2015 1:43 PM MEST


Minstrel in the Gallery
Minstrel in the Gallery
Prix : EUR 36,65

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Brutal & subtil: en 2015 le Ménestrel a la pêche, 24 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Minstrel in the Gallery (CD)
Enregistré en 75, à une époque où Ian Anderson cherchait à trouver une direction viable pour le Tull, après l'éreintement critique de Passion Play et de War Child, Minstrel In The Gallery est un retour aux sources d'Aqualung avec des chansons électro-acoustiques qui n'hésitent pas à l'occasion à flirter avec un hard-rock percutant.
Autant le dire tout de suite: le remastering (remixage) de Steven Wilson a encore une fois fait des merveilles. Le son très "clean" de l'original a gagné en clarté et - surtout - en dynamique. La guitare Les Paul de Martin Barre en bénéficie particulièrement dans les deux premiers morceaux avec des riffs abrupts et gorgés d'harmoniques qui mettent merveilleusement en lumière l'originalité de ces petits chefs d'oeuvre que sont Minstrel In the Gallery et Cold Wind To Valhalla. Et les envolées orchestrales de Black Satin Dancer nous montrent que le talent du remixeur à lunettes ne connaît vraiment pas de limites. Tout est clair: flûtes virevoltantes, cordes voluptueuses, solis de guitare, gratte acoustique, voix, batterie de (l'immense!) Barrimore Barlow, piano, basse. Du très très grand art!
Ce disque, je l'ai acheté à sa sortie en 1975 et il est toujours resté parmi mes préférés du grand Tull, pour son alternance de morceaux intimistes (Requiem, Grace, One White Duck) et ses fulgurances rock (Minstrel particulièrement). Souvent considéré par les critiques comme un album solo de Ian Anderson, qui s'offre ici (comme d'habitude) toutes les libertés de création. C'est aussi le disque qui voit Barre trouver enfin sa voix de guitariste, avec un nouveau son qui allait prendre des proportions épiques dans la trilogie Songs/Heavy Horses/Stormwatch.
C'est vrai, la suite Baker Street Muse, qui occupe une grande partie de la face deux, n'apporte pas grand-chose de neuf au palmarès tullien. Mais, elle reste une oeuvre finement ouvragée, ciselée avec amour par des artisans musiciens sans pareil.
Le remixage de Steven Wilson est d'une réussite égale aux merveilles qu'il avait accomplies pour Aqualung (mais ici, il faut le dire, les enregistrements d'origine étaient de bien meilleure qualité).
La version 2015 de cette petite oeuvre est bien supérieure à l'édition précédente (2002) et s'affiche désormais comme un grand classique du rock intelligent des mi-seventies.

Pour accompagner cette ressorties, on a bien sûr droit à quelques bonus: la b-side Summerday Sands qu'on connaissait déjà bien, quelques versions "alternatives" (Requiem, Grace, etc.). Ainsi que trois enregistrements BBC, dont un Aqualung aux arrangements un peu "modernisés" particulièrement intéressant.

Et puis, bien sûr, il y a ce formidable concert parisien de juillet 75. Un document historique de 77 minutes qui nous présente la meilleure formation de Jethro Tull (avec quatuor à cordes!) au sommet de sa forme. Un plaisir qui ne se refuse pas. L'enregistrement est (nettement) plus rustique que Bursting Out, mais se situe quand même au-dessus du niveau des meilleurs bootlegs. Merci au mixage de Jakko Jackszyk.

Après Minstrel, Anderson allait brièvement se fourvoyer avec le bancal Too Old To Rockn'roll, avant d'offrir une seconde jeunesse à son groupe avec le folk sublimé de Songs from The Wood. Mais, en 75, il avait déjà sorti un très grand disque, auquel un remixage particulièrement adroit redonne aujourd'hui les plus beaux atours.
A ne surtout pas manquer!
Particulièrement si vous croyez déjà bien connaître cet album.


Afrodeezia
Afrodeezia
Prix : EUR 6,99

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le monde ne suffit pas..., 20 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Afrodeezia (CD)
Pour son premier album sur le label Blue Note, Marcus Miller nous entraîne dans une odyssée musicale, avec pour thème central la musique africaine et ses dérivées - du continent noir jusqu'aux states - en passant par l'Amérique du sud et les Caraïbes. Enregistré dans divers studio autour du monde avec des musiciens talentueux d'origines diverses (et quelques "noms" comme Wah Wah Watson ou le rappeur Chuck D.), Afrodeezia est un formidable panorama jazzy où s'épanouissent rythmiques souples et arrangements raffinés.
Et pourtant ce disque ne se limite pas une simple oeuvre de "world music". Loin de là.
Avec "Gorée", sur son précédent album (Renaissance), Miller avait évoqué avec émotion les sombres heures de l'esclavagisme dont il est un héritier.
Cette fois, il donne l'impression de se pencher sur ses racines profondes de jazzman black. Sur le plan instrumental il est au sommet de son art. En règle générale, il met ses lignes de basse - alternant jeu aux doigts et slap discret - au service du groove avant toute chose. Jusqu'à ce qu'avec un run débridé de notes parfaitement calibrées il nous rappelle l'incroyable virtuose qu'il reste (ex: les pointes de vitesse du solo de Water Dancer).
Avec le chaloupé Xtraordinary, il nous offre même une démonstration de fretless aérienne et limpide, qui évoque Jaco Pastorius dans ses petits licks gorgés de feeling d'une légèreté euphorique.
Le disque commence avec le très africain Hylife et une rythmique délicatement funky, enrobée de cuivres solaires et de voix ethniques.
La couleur est dés lors donnée pour un voyage musical détendu et passionnant, en compagnie d'instrumentistes de très haut vol. Jusqu'au retour dans l'atmosphère étouffante de L.A. avec l'ultime morceau "I can't Breathe" et son funk guerrier, mâtiné de rap revendicatif.
Seul petit point faible peut-être: une reprise instrumentale superbe, mais un un peu anecdotique quand même, du hit des Temptations "Papa Was A Rolling Stone"...
Quoi qu'il en soit, Marcus Miller est ici au sommet de son talent et Afrodeezia est sans aucun doute l'une des meilleures production de sa - riche - carrière.
Inventif, techniquement sublime et doté d'un feeling inimitable, le bassiste prodige réconcilie ici avec beaucoup d'humanité jazz "classique", rock, et rythmes mondiaux.
Un sacré disque.


Beware of Mr Baker [Blu-ray] [Import anglais]
Beware of Mr Baker [Blu-ray] [Import anglais]
DVD ~ Ginger Baker
Proposé par ZOverstocksFR
Prix : EUR 7,81

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Haineux, haïssable et monstrueusement humain, 18 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beware of Mr Baker [Blu-ray] [Import anglais] (Blu-ray)
Star des sixties avec le groupe Cream, en compagnie de Jack Bruce et Eric Clapton, Ginger Baker est incontestablement un immense batteur qui a beaucoup souffert d'être vu seulement comme un rocker, alors qu'il a toujours été avant tout un jazzman.
Mais Baker est aussi un homme épouvantable, violent, instable, vantard, menteur, égoïste à l'extrême. Avec une étonnante capacité à haïr les autres. TOUS les autres (sauf peut-être Clapton).
Interviewé dans sa propriété sud-africaine où il vit avec sa quatrième (très jeune) épouse, le septuagénaire paranoïaque étouffe de rancoeur quand il évoque les grandes étapes de sa carrière: ses débuts avec Graham Bond, Cream, Blind Faith, son exil nigérian pour jouer avec Fela Kuti, sa vie misérable en Italie, son retour des 90s... jusqu'à sa retraite actuelle de vieil homme fauché et viscéralement méchant.
Car Baker est quelqu'un de méchant. Le film s'ouvre d'ailleurs sur une séquence où il casse le nez du réalisateur d'un coup de canne, par pure agressivité.
Et son histoire toute entière, entre drogues et trahisons, est une accumulation de vilenies. L'une des pires étant peut-être la fois où il a largué sa famille pour se remarier avec la soeur du premier petit ami de sa fille. Une gamine de 18 ans... tellement sexy, selon ses dires.

Ce documentaire de Jay Bulger est remarquable. Le réalisateur n'a carrément pas hésité à vivre dans la maison même de Baker pour mieux comprendre son sujet d'étude. Et il nous le montre sans apprêts, au quotidien et dans sa carrière, grâce à de nombreuses séquences et photos historiques, animations, etc. Les témoins interviewés pour l'occasion sont tous passionnants, sauf peut-être Lars Ulrich qui - comme d'habitude - sort des platitudes avec l'air de celui qui fait des révélations fracassantes.

De tout cela, il ressort au bout du compte plusieurs choses:
- D'abord, il est évident qu'humainement Ginger Baker n'a rien d'un modèle. Quel que soit l'angle sous lequel on le prend, il n'est guère admirable hors de son métier de musicien.
- Certains de ses proches lui conservent malgré tout de l'affection, comme Eric Clapton qui résume sa tendresse à son égard par "Il est comme il est, et c'est ça que nous aimons chez lui." Une tirade intéressante de la part d'un autre musicien vieillissant qui a tout connu... et en est un peu revenu, lui aussi.
- Enfin, il serait faux de croire que "l'ignoble" Mr Baker n'est qu'une brute sans coeur.

La séquence la plus émouvante de cet excellent documentaire est sans doute celle où le vieillard évoque les batteurs qu'il a toujours admirés (Phil Seamen, Elvin Jones, Max Roach, etc.) pour conclure par "Et ils sont tous devenus mes amis". Le monstre égoïste ne parvient pas alors à retenir une larme d'émotion et l'on découvre soudain le vrai Mister Baker: un survivant emporté par le tourbillon de sa propre existence, un faible incapable de résister aux tentations qui s'offraient à lui et qui en a finalement durement payé le prix. Il s'est peut-être perdu en chemin plus qu'à son tour, mais il n'a jamais baissé les bras. Et ça, ça inspire un petit peu de respect.
Il faut aussi savoir que cette bête humaine est capable de financer discrètement des œuvres caritatives, avant d'aller commettre ensuite d'autres méfaits qui lui vaudront invariablement de nouvelles inimitiés. Rien n'est jamais simple.

Beware of Mr Baker mérite d'être vu par tous les fans de musique des sixties, mais pas seulement.
Il peut aussi intéresser tous ceux qui s'interrogent sur le sens que l'on peut donner à nos vies... et sur les choses qu'il vaut mieux ne pas faire si l'on veut avoir une vieillesse heureuse.
Captivant.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 2, 2015 1:20 AM MEST


Live
Live

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un monument taillé dans le rock brut, 15 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live (CD)
Il est quand même incroyable de réaliser que l'on a pu un jour autoriser la publication d'un disque dont le premier morceau - l'hymne interplanétaire Allright Now - est handicapé par de sérieux problèmes électriques! On entend en effet clairement la guitare disparaître par intermittence du mix après le premier refrain, apparemment à cause d'un câble défectueux. Ça surprend. Et ce n'est finalement pas si grave.
Car c'est en fait ce genre de défaut qui confère un charme fou à ce disque historique.
A l'époque, en 71, Free n'existait déjà plus. Entre les délires mythomanes de Paul Rodgers, les vacheries d'Andy Fraser et les problèmes de drogue monstrueux de Paul Kossof, le groupe de teenagers ultradoués s'était lamentablement effondré dans les regrets et les rancoeurs.
Ce qui était bien dommage, car comme le prouve cet album, les gamins avaient de sacrés atouts: l'un des meilleurs chanteurs de blues-rock britannique, un bassiste inventif (qui savait composer!) et un guitariste au vibrato inimitable, le tout soutenu par un des batteurs les plus métronomiques qui ait martelé les planchers de la Perfide Albion.
Mister Big, The Stealer, Fire and Water... la playlist est un vrai best-of de la première période d'un groupe qui savait privilégier l'efficacité au détriment de toute complexité inutile. La simplicité vitale de Free est d'ailleurs une immense leçon pour tous ceux qui croient encore que le rock est une affaire de dextérité et de frime. Ecoutez le blues lent Moonshine. Le minuscule Paul Kossof, arcbouté sur sa Les Paul trop grande pour lui fait pleurer ses cordes d'acier comme personne ne l'a jamais fait.Ce qu'il fait paraît si facile.
Et pourtant, le "dieu" Clapton lui-même ne lui a-t-il un jour demandé comment il faisait ainsi vibrer sa guitare?...
Simple magie.
Alors, après le succès rencontré par "Free Live!", le groupe devait se reformer en catastrophe et poursuivre tant bien que mal ses activités pendant encore une paire d'années. Et puis, basta!
En 76 Paul Kossof mourrait entre Londres et New York d'avoir trop (mal) vécu et Andy Fraser vient - en 2015 - de se faire dévorer simultanément par le crabe et le sida.
Quant à Rodgers et Kirke, après l'immense succès (trompeur) de l'entreprise Bad Co, ils goûtent à une semi-retraite de milliardaires.
Heureusement, il nous reste à jamais ce live mythique, authentique joyau des seventies pures et dures où le rock n'était pas encore qu'une affaire de gros sous.
Bénéficiant d'un son très agréable et d'un remastering remarquable, le disque d'origine a été allongé d'une poignée de bonus de qualité.
Si vous aimez le Classic Rock, vous ne pouvez pas faire l'impasse sur un tel monument.


Hypnophobia
Hypnophobia
Prix : EUR 7,00

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Rêve sixties en mode répétition, 15 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hypnophobia (CD)
Deux ans après un premier chef d'oeuvre inattendu, Cabinet of Curiosities, le Batave lysergique fait son come-back avec la suite du retour de la même chose. Et on ne s'en plaindra pas, tant il est agréable d'entendre à nouveau une réincarnation du Syd Barrett de 67 explorer un univers de sonorités vintages et oniriques au travers de contines bancales, teintées de nostalgie.
Car Hypnohobia sonne exactement comme Cabinet, si l'on excepte quelques choeurs un peu plus travaillés ça et là. Les ingrédients n'ont pas changé: basse étriquée, batterie sautillante, Wurlitzer en plastique et Farfisa en goguette, accompagnent des arpèges de guitare ciselés, survolés par des voix blanches. Le tout savamment mariné dans une ambiance saturée de reverb à l'ancienne.
Les mélodies sont toujours remarquablement accrocheuses, quoi que moins surprenantes (évidemment) que pour le premier album du jeune Néerlandais.
Mais, là où le bât blesse un peu quand même, c'est quand on réalise que dès le deuxième morceau nous avons droit à un instrumental assez banal (Grey Lanes). Comme si Gardner hésitait d'emblée entre un recueil de chansons et une bande son pour pellicule verdie par le temps. Pour moi, c'est un passage à vide difficile à excuser. Alors que le premier titre aux accents de single rétro, Another You, semblait promettre un nouveau disque de haut vol, cette "musique de fond" (je suis méchant, je sais) ramène brutalement tout au rang de démonstration facile, voire de copie stérile. Autant dire qu'ensuite, le reste de l'album ne s'écoute pas de la même oreille.
Bon, ne vous méprenez pas, Hypnophobia est "presque" aussi bon que Cabinet of Curiosities. Il est donc extrêmement agréable à écouter. Mais il n'est certainement pas meilleur... et il n'apporte en fait pas grand-chose de neuf par rapport à ce que nous connaissions déjà.
Je suis convaincu que Gardner a trop de talent pour ne pas réagir et réorienter son parcours.
Car un troisième album dans cette veine pourrait le condamner irrémédiablement au purgatoire des playlists branchouilles de France Inter, des couves ringardes de R&F et des charts fashionables des Inrocks.
Et il mérite mieux que ça.
Nous aussi.


Ragged & Dirty
Ragged & Dirty
Prix : EUR 20,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un prénom à retenir!, 13 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ragged & Dirty (CD)
J'adore ce disque, mais je ne lui accorderai pas 5 étoiles parce que je crois que Devon Allman peut encore faire mieux.
Ce que j'aime chez lui, c'est sa voix et son son de guitare.
Côté chant, il rappelle parfois Gary Moore. Mais un Gary Moore qui saurait vraiment chanter et qui aurait passé une nuit à fumer des gitanes. Son père Greg Allman lui a manifestement passé le talent de chanter avec brio le rock blues à la mode du Sud.
Pour ce qui est de la guitare, Devon n'est pas un virtuose capable de balancer mille notes à la seconde, mais celles qu'il choisit sont toujours de bon ton et imprégnées de feeling. Tout cela grâce au plus joli son de Les Paul de ces dernières années. Le gars joue en effet - avec brio - sur une une Burst' 59 signée par le Custom Shop Gibson. Et la production - remarquablement simple et subtile - permet d'apprécier la moindre nuance de son jeu en solo. Une merveille.

Certains voudraient croire que Devon Allman est l'héritier du célèbre Allman Brothers Band, un combo qui a été à son zénith il y a un peu plus d'une quarantaine d'années. Ben non. Même s'il est le fils de Greg Allman, celui-ci a quitté sa maman quand il était tout gamin pour aller vivre des nuits poudrées de blanc avec Cher, la reine de la chirurgie esthétique. Résultat: le petit gars ne s'est jamais vraiment senti un "Allman"... jusqu'à ce qu'il rencontre finalement son papa à la fin de son adolescence. A l'époque, il refusait encore obstinément de jouer du blues et n'avait jamais voulu tenter le slide pour qu'on ne l'assimile pas à son défunt tonton Duane.
Après s'être beaucoup cherché, avoir beaucoup tenté avec plus ou moins de bonheur, Devon - la quarantaine passée - a fini par accepter son bagage génétique pour jouer un rock bluesy, parfois jazzy, souvent funky, entrecoupé de solis brûlants nourris par un feeling de vieux briscard.
Après le prometteur "Turquoise" l'année dernière -, son deuxième album solo Ragged & Dirty, est étonnant de maturité. Aucun déchet et pas mal de moments de grâce comme I'll Be Around, un cover des Spinners, soul comme du Steely Dan, avec des licks satinés dans tous les recoins. Et puis, bien sûr, il y a l'instrumental Midnight Lake Michigan, où la gratte beugle comme un alcoolique dépressif en quête d'un asile de nuit dans un blues classique et classieux.
Alors, oui, tout cela a déjà été entendu ailleurs. Parfois mieux, souvent moins bien, mais jamais tout à fait comme ça. Car l'artiste a une personnalité attachante qui transpire de chacune de ses notes. Il descend d'une prestigieuse lignée, et il perpétue magnifiquement une tradition qui a créé bien des mythes.
Devon Allman est en train de se faire un prénom outre-Atlantique et il est temps que nous réalisions en France qu'il existe. Il ne se veut pas l'héritier des frères Allman, juste un bluesrocker chaleureux et talentueux, auxquels les dieux du blues ont accordé un des plus beaux sons de guitare électrique du XXIème siècle.
Tendez une oreille.
On ne ne sait jamais, vous pourriez aimer.


CTS Potentiomètre Audio Taper, axe fendu, pour Fender/Stratocaster/Telecaster 500 K
CTS Potentiomètre Audio Taper, axe fendu, pour Fender/Stratocaster/Telecaster 500 K
Proposé par Custom World Guitar Parts
Prix : EUR 9,99

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 LE potard pour humbuckers!, 25 avril 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Si Gibson et Fender utilisent pour leurs modèles hauts de gamme des potentiomètres CTS, ce n'est pas un hasard.
Ces petits machins ont en effet une grande importance au niveau du son des micros. Et les CTS ont la réputation d'être d'une qualité constante, avec une tolérance assez étroite en matière de résistivité.
En règle générale, on doit utiliser des 250k pour des micros simples bobinages (Fender Strat ou Télé, P90, etc.) et des 500k pour des humbuckers double bobinages (Gibson, Jackson, etc.). Mais il est possible de leur adjoindre une résistance afin de les adapter aux situations... ce qui demande alors une bonne connaissance en électronique.
Quoi qu'il en soit, même s'il paraissent chers, ces potentiomètres peuvent réellement influer positivement sur le son d'une guitare, dans le sens où ils laisseront passer un signal plus "pur" (avec des fréquences aigues plus limpides) que des potentiomètres de mauvaise qualité en métal de troisième catégorie.
Mais, attention au choix du modèle!
En plus de la résistance, sachez qu'il existe des modèles linéaires (augmentation constante de 1 à 10) et logarithmiques (augmentation compensée, plus adaptée à la perception humaine). Je préfère les seconds modèles aussi bien pour la tonalité que pour le volume, mais les deux types sont tout aussi recommandables et n'ont pas de "couleur sonore" particulière.
Attention aussi à la longueur de la tige (il y en a des longues et des courtes, selon l'épaisseur de bois à traverser), ainsi qu'à sa forme (fendue pour boutons enfichables ou pleine pour boutons avec vis).
Dernier détail: les CTS sont aux normes américaines et leur utilisation dans des guitares fabriquées en Asie (comme c'est souvent le cas) nécessitera généralement d'élargir les trous permettant de faire passer la tige. Ça n'a rien de bien difficile avec une lime ou un vulgaire couteau, mais vous êtes prévenu.
Voilà, vous savez tout.
Bonne customisation!


Wolflight
Wolflight
Prix : EUR 13,68

12 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le grand Steve confirme son retour..., 10 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wolflight (CD)
Après des années (décennies?) d'hésitation et de doutes, Steve Hackett paraît désormais assumer pleinement TOUTES les influences qui ont émaillé sa longue carrière avec ce bel album. Le succès de l'expérience "Genesis Revisited" y est certainement pour quelque chose. Signe de cette assurance retrouvée, Hackett assume remarquablement bien (!) les voix leads, avec un coup de main quand même d'Amanda Lehmann et de son épouse Jo. Et les morceaux revendiquent sans complexe leur dimension "Prog", avec changements permanents d'ambiance, breaks rythmique, solis virtuoses. Et tout cela, sans forcément essayer de faire "moderne".
Pourtant, à voir la pochette ultra-kitsch de ce nouvel opus, on pouvait craindre le pire. En fait, cette "peinture" évoque le parti-pris "cinéma fantastique à l'ancienne" choisi comme thème général par le musicien.

Allez, un petit tour d'horizon:
- Out of the Body: hurlements de loups en prélude à une ouverture grandiloquente avec batterie pesante, synthétiseur pompier et guitare... hackettienne. La production rappelle un peu la lourdeur de certains morceaux d'ELO. Et cette composition pourrait très bien aussi servir de bande sonore à un film fantastique de la Hammer. Le ton est donné.
- Wolflight: quelques notes de balalïka sur un grondement menaçant. Puis la guitare classique arrive, accompagnée par des cordes très cinématographiques encore. On a a lors droit à une balade folkisante comme Steve Hackett en compose régulièrement depuis une trentaine d'années, avec choeurs harmonieux. On revient à des roulements de tambours, une guitare électrique rageuse intervient. Beaucoup de changements d'ambiances. Un morceau très "prog moderne".
- Love Song To A Vampire: ouverture sur des trilles de guitare classique, puis la chanson s'étire avec un refrain grandiose façon "Court of the Crimson King", si voyez ce que je veux dire.
- The Wheel's Turning: un orgue de foire rappelant le lointain Please Don't Touch introduit une perle popisante richement arrangée, rappelant encore une fois les productions de Jeff Lynne.
- Corycian Fire: cythare, duduk, percussions et sonorités orientales, mêlées de nappes synthétiques servies sur un beat monolithique qui évoque "A Life Within A Day", le premier morceau du disque de l'aventure Squackett avec Chris Squire (qui joue sur un morceau ici).
- Earthshine: composition à la guitare classique, qui rappelle par instant les harmonies de l'intro de Blood on The Rooftops. Trois minutes de bonheur simple.
- Et dans les Loving Sea, ce sont les 12 cordes qui s'invitent à la fête, avec de superbes vocaux en harmonie. Encore une balade simple, mais superbe. La production est sublime.
- Black Thunder: ambiance celtique, avec mandoline et fiddle donnant sur un riff heavy comme un cromlech. Steve nous livre là son côté "rock" sombre, avec des solis rageurs.
- Dust and Dreams: guitare hispanisante et cordes orientales, le voyage se poursuit. La rythmique chaloupée batterie-darbouka, très "moyen-orientale" nous entraîne au pays des mille et une nuits. Et par-dessus, Hackett nous livre un solo planant, lointain parent de ceux de Steppes et de Spectral Mornings.
- Heart Song: encore un morceau typiquement hackettien, tout en feeling et circonvolutions musicales. Pas le meilleur de l'album, mais une belle pièce quand même.
- Pneuma: un solo de guitare cordes nylon, avec enchaînement virtuose de trilles. Joli.
- Et on finit avec Midnight Sun: une balade pop consensuelle qui retombe malheureusement un peu dans le travers "rock FM" qui a empoisonné un temps le répertoire du grand Steve. Mais cette minuscule faute de goût ne parvient pas à ternir un disque qui compte sans conteste comme l'un des meilleurs et des plus cohérents de toute la discographie de son auteur.

Vous aimez les ambiances oniriques, le cinéma à l'ancienne et le prog bien fichu?
Ne vous laissez pas rebuter par la pochette, Maître Hackett est en grande forme.

Note concernant la note: ce disque est magnifique, mais je ne lui accorde néanmoins pas 5/5 à cause de la légère baisse de régime qu'il accuse en fin de parcours. Il faut bien que je puisse distinguer cet album de la réussite totale qu'est pour moi, par exemple, le dernier Steven Wilson - Hand.Cannot.Erase. Comment faire la différence entre superbe, magnifique, génial... quand on ne dispose que de 5 points?
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 23, 2015 1:22 PM MEST


Philips HD7817/91 Machine à dosettes SENSEO® Original Rouge intense  - édition 2015
Philips HD7817/91 Machine à dosettes SENSEO® Original Rouge intense - édition 2015
Prix : EUR 48,99

8 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Aïe! Aïe! Aïe!, 7 avril 2015
Il est très rare que j'écrive une critique foncièrement négative sur un produit, mais là je crois que Philips a atteint le fond avec ce modèle "économique" - censé reproduire le premier modèle "original" - qui risque au final de vous coûter plus cher que prévu.
Si vous n'en êtes pas à votre première Senseo, vous savez déjà que cette gamme souffre traditionnellement d'une "obsolescence programmée" qui la condamne à des pannes mortifères au bout d'une ou deux années d'utilisation normale (en respectant les règles d'entretien mensuel).
C'est un défaut que j'ai accepté et en un peu plus de 5 ans, j'en suis déjà à ma quatrième Senseo.
Je prends ça comme une "taxe d'usage" et cet inconvénient - comparé au racket ultra-coûteux de Nespresso par exemple - me paraît à peu près acceptable.

Mais voilà, ce modèle HD7817, sous l'excuse d'un retour aux sources, trahit une chute de qualité inquiétante par rapport à ses prédécesseurs. Et l'argument "modèle historique pas cher" ne me semble pas vraiment valable.

Quelques défauts parmi d'autres:
- Le bec verseur n'est plus ajustable en hauteur, or il est tout à fait inadapté à l'usage de mugs de taille ordinaire (suis-je le seul à boire dans un mug en France?).
- Le plateau sur lequel se posent les tasses est désormais en plastique. Très léger, et peu épais, il glisse et se déboîte au moindre petit tremblement. Il est en outre beaucoup plus étroit et pose d'énormes problèmes quand on doit trouver un récipient adapté au processus de détartrage...
- Au fait, il n'y a plus de voyant indicateur de détartrage! Vous avez donc intérêt à noter les dates auxquelles vous procédez à cet entretien obligatoire. D'autant que la notice d'utilisation indique désormais que l'on doit procéder à des "détartrages trimestriels" (au lieu de mensuels jusqu'à présent). Bizarre...
- Le bloc supérieur, que vous devez basculer pour introduire votre dosette, n'est plus doté de frein. En clair: si vous ne le repoussez pas complètement en arrière, il vous retombe sur les doigts, alors que les modèles précédents permettaient de simplement le soulever, sans crainte de le voir redescendre sur votre innocente mimine.
- Le plateau-réceptacle de la dosette est seulement "incurvé" et non plus "embouti". Résultat, il faut littéralement coincer votre dosette en refermant le bloc supérieur. Autre désagrément lié à ce changement: la dosette adhère beaucoup plus au plateau... et il faut la décoller à la main pour la jeter à la poubelle. (Avant, il suffisait de retourner le plateau-réceptacle au dessus de la poubelle). Vous rirez moins quand vous introduirez une nouvelle dosette, alors que l'ancienne est restée collée au panneau supérieur.
- La courbure du bloc central a été légèrement accentuée, ce qui augmente légèrement aussi la surface occupée par la cafetière. Pourtant, la contenance du réservoir n'est que de 0,70l.

Vous allez me dire que si je ne suis pas content, je n'ai qu'à choisir un modèle supérieur... et donc plus cher.
Et vous auriez raison!
Mais ce qui me gêne profondément quand même, c'est de me rendre compte que ce modèle économique (tout plastique), assez mal conçu par les ingénieurs de Philips, me paraît aussi beaucoup plus fragile que les anciens. Il n'est en outre pas pratique à l'emploi et il n'est donc pas du tout évident que l'économie (pas énorme) que vous réaliserez à l'achat ne sera pas largement compensée par les inconvénients que vous subirez sur le moyen et long termes.
Bref: ne faites pas comme moi. Si vous voulez une machine à café, prévoyez de payer plus.
Et peut-être, aussi, de regarder attentivement les offres de la concurrence.
Quant à cet étrange concept marketing "nostalgie vintage" pour une machine en pur plastique conçue il y a quelques années à peine... il me laisse sans voix.
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