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Contenu rédigé par Jean Bal
Classement des meilleurs critiques: 31
Votes utiles : 4228

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Commentaires écrits par
Jean Bal (Conflans-en-Jarnisy, France)
(TOP 50 COMMENTATEURS)   

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Capitol Singles..
Capitol Singles..
Prix : EUR 8,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Frank le crooner séducteur, 13 juin 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Capitol Singles.. (CD)
Alors que l'édition presque épuisée "The Complete Capitol Singles Collection" se négocie à plus de 180 euros au prix du neuf, il est intéressant de jeter un coup d'œil à ce coffret 4CD économique édité par Real Gone.
D'accord, cette version ne propose que 92 titres, contre... 96 dans la version Capitol. Mais, à l'heure où j'écris ces lignes le coffret Real Gone n'est vendu que 8 euros!
Bon, évidemment, la version Capitol propose aussi un épais bouquin bourré d'informations intéressantes et de photos, mais est-ce que cela justifie une telle différence de prix?
D'autant que le son des enregistrements proposés ici est tout à fait correct. Ayant pu comparer avec les disques Capitol, je dirai que le remastering n'est peut-être pas tout à fait aussi parfait, avec des graves parfois un peu plus ouatés et des medium aigus qui peuvent devenir criards par instant. Mais pour des morceaux enregistrés dans les années 50, on ne peut vraiment pas se plaindre.
La question principale reste, toutefois, au final: est-ce qu'il est intéressant de s'offrir l'intégrale (quasi) des 45 tours de Frank Sinatra de la période 53-62?
Pour un véritable amateur d'Ol'Blue Eyes la réponse ne peut être qu'un oui retentissant.
Les singles enregistrés à l'époque par Sinatra étaient rarement repris sur ses albums et vous ne les trouverez pas souvent ailleurs.
De plus, l'approche de Frankie est ici beaucoup plus commerciale - plus "séductrice" - que sur ses fameux albums-concepts des fifties.
Pourtant, si les premiers titres de 53 sont encore arrangés par Stordahl, le spécialiste qui avait œuvré pour Sinatra chez Columbia. Nelson Riddle et les autres arrangeurs sophistiqués recommandés par Capitol n'allaient pas tarder à prendre la main et l'on trouve ici beaucoup de très jolies choses.
On trouve aussi des morceaux passionnants, même s'ils sont plus anecdotiques, comme les deux uniques enregistrements de "rock'n roll" du Maître du Swing: Two Heads Two Kisses et From The Bottom To The Top. Vous comprendrez pourquoi Sinatra détestait autant la musique des jeunes de son temps. Il ne pouvait pas la chanter.
Bref, si vous hésitiez à vous acheter ce coffret à bas prix, oubliez toutes vos interrogations.
C'est du très très bon.


Planet Waves Câble micro XLR avec connecteur à bascule, gamme Custom par Planet Waves, 3 m
Planet Waves Câble micro XLR avec connecteur à bascule, gamme Custom par Planet Waves, 3 m
Prix : EUR 27,00

4.0 étoiles sur 5 Très bon matériel, 12 juin 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
A 27 euros les 3 mètres de câble XLR, c'est sûr, ce n'est pas donné. Mais, si vous travaillez en home-studio, n'oubliez pas que les câblages sont très importants pour garantir une qualité optimale à vos enregistrements. Et ce câble est de très bonne qualité.
Il est relativement rigide, car il bénéficie d'une excellente isolation contre les perturbations électro-magnétiques. Et ses fiches XLR protégées contre les torsions sont censées pouvoir tenir longtemps.
Personnellement, j'ai le sentiment d'avoir gagné en pureté au niveau de mes captations. Je ne dépenserais certainement pas une fortune pour m'équiper exclusivement de câbles de ce type pour les prestations sur scène, mais à la maison je n'emploie que des Planet Waves (XLR et jacks classiques) pour connecter instruments et micros à condensateur (les dynamiques sont moins exigeants).
Si je retire une étoile, c'est uniquement parce que ce genre d'accessoire - à ce prix là - relève plus du "luxe appréciable" que de l'outil absolument indispensable...


Masterworks:1954-1961 Albums
Masterworks:1954-1961 Albums
Prix : EUR 9,92

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Les chefs d'oeuvre d'un maître au sommet de son art, 1 juin 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Masterworks:1954-1961 Albums (CD)
On peut préférer le Sinatra des années 60, du Rat Pack, des concerts au Sands et de My Way. Mais Ol'Blue Eyes n'a jamais aussi bien sonné qu'au cours des années 50, quand il a signé avec Capitol pour produire des œuvres inscrites à jamais dans la légende, avec le concours d'arrangeurs géniaux comme Nelson Riddle, Billy May et Gordon Jenkins.
Ce coffret phénoménal regroupe 15 albums de cette grande période regroupés sur 9 CDs, somptueusement remasterisés en 24 bits,qui prouvent une fois de plus que certains enregistrements mono écrasent bien des disques en stéréo (il y a aussi des albums en stéréo dans ce coffret). Les disques sont présentés dans des pochettes cartonnées, qui reproduisent fidèlement l'illustration de l'album original... sauf quand deux disques sont compilés sur un même CD, auquel cas on doit se contenter de deux petites vignettes. Un livret d'une vingtaine de pages complète le package.
Il ne fait aucun doute qu'avant d'être une opération commerciale, ce coffret est avant tout un cadeau conçu par des passionnés pour des passionnés. La qualité sonore des plus de 120 chansons proposées est absolument exceptionnelle, ainsi que le nombre de titres "bonus" rassemblés pour faire en sorte que chaque CD approche (ou dépasse) les 78 minutes. Et puis il y a des détails qui ne mentent pas. Ainsi, le premier disque regroupe Swing Easy et Songs for Young Lovers. La simple logique chronologique aurait voulu que Young Lovers - le premier enregistrement pour Capitol réalisé en 53 - passe avant Swing qui date, lui, de 54. Oui, mais voilà, ce dernier album fut entièrement arrangé par le grand Nelson Riddle qui allait donner un ton "moderne" au répertoire adulte de Frankie, un ton qu'il conserverait pratiquement jusqu'à ses vieux jours. Alors que le même Nelson n'avait arrangé qu'un seul titre sur Lovers. Bref, on sent que les gens derrière ce projet connaissent Sinatra sur le bout des doigts.
Bien sûr, on trouve ici surtout le bad boy charmeur qui swingue, avec des albums fantastiques tels que Songs For Swinging Lovers, Swingin' Affair ou encore Come Fly With Me. Mais, il y a aussi Frankie le désabusé, inconsolable après sa séparation d'avec Ava Gardner, de In The Small Wee Hours ou Only The Lonely. Il y a des cuivres, il y a du jazz, il y a des cordes. Il y a des cigarettes, du bourbon et du chic racoleur façon Broadway. Et puis il y a une voix de velours, inimitable incarnation d'un American Dream sur fond d'intrigues mafieuses, qui a malheureusement pris un sacré coup dans l'aile aujourd'hui.
Soyons clair, il n'y a aucune mauvais morceau dans ce coffret.
Pour moins de 20 euros, vous pouvez vous offrir certaines des plus belles réussites d'une des plus grandes voix américaines du XXème siècle.
Même si vous n'êtes pas un fan total de Sinatra, vous trouverez ici suffisamment de petites perles musicales, jazzy et sophistiquées, pour passer de très bons moments teintés de nostalgie. Ecouter ces disques, c'est comme plonger dans un film noir de John Huston, Robert Siodmak ou de Billy Wilder. A l'ombre de ces chansons parfaites, des stars hollywoodiennes s'acoquinent avec des malfrats bien bâtis, tandis que sur la scène du cabaret un petit homme coiffé d'un chapeau noir chante avec une fausse facilité les bonheurs, les peines et les espoirs de la génération d'après-guerre.
Chaudement recommandé.


Here, There and Everywhere: My Life Recording the Music of the Beatles
Here, There and Everywhere: My Life Recording the Music of the Beatles
par Howard Massey
Edition : Broché
Prix : EUR 15,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 L'histoire de l'homme qui aurait bien aimé être une star..., 22 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Here, There and Everywhere: My Life Recording the Music of the Beatles (Broché)
Geoff Emerick est un GRAND ingénieur du son. C'est bien simple, on peut considérer qu'il est à l'origine de bien des techniques employées encore aujourd'hui en studio dans pratiquement tous les styles de musique populaire: micros rapprochés ("close miking"), emploi des doubleurs de vocaux (ADT), prises de son expérimentales, etc. C'est lui qui, entre autre, à imaginé les sons étranges du célèbre Tomorrow Never Knows de l'album Revolver des Beatles qui a peut-être encore plus influencé le "son du rock" que Sergent Pepper. C'est lui aussi qui a mixé le fabuleux Strawberry Fields Forever, à partir de deux prises de sons très différentes... et qui n'avaient pas le même tempo. Bref, dans sa catégorie c'est un professionnel d'exception qui a été plusieurs fois récompensé par ses pairs.
Mais il n'est pas une star.
Et ça, manifestement, même cinquante ans après, il a toujours du mal à l'avaler.
Dans l'histoire de sa vie en studio avec les Fab Four, on apprend évidemment beaucoup de choses sur les méthodes, les matériels et les particularités des enregistrements qui ont fait l'histoire des Beatles. Mais, Emerick est aussi une langue de vipère, qui - mine de rien - dézingue à peu près tout le monde (à part lui-même) dans son livre. Sa bête noire? George Harrison, un musicien qu'il décrit comme peu doué, antipathique, pas très malin, compositeur de chansons banales, etc. Deuxième cible: John Lennon, tout aussi antipathique, arrogant, méprisant, beaucoup moins doué que McCartney, ayant des problèmes d'expression, etc. Troisième souffre douleur: Ringo, qui est décrit lui aussi comme pas très malin, pas très doué, etc, etc.
Vous l'avez compris, les Beatles était en réalité un groupe de nuls désagréables. Heureusement, ils avaient dans leur rang le nec-plus-ultra des artistes génialissimes: Paul McCartney!
Parce que le père Geoff aime bien Paul. Il l'égratigne un tout petit peu par-ci par-là (on ne se refait pas), mais il lui tresse aussi des lauriers en or parsemés de diamants toutes les trois pages. Quel génie, quand même, que ce Popaul!
J'admire McCartney. Comme j'admire chacun des Beatles dont le talent phénoménal et l'influence sur la culture du XXème siècle ne sont plus à démontrer. Mais en lisant le bouquin d'Emerick, j'ai fini par avoir l'impression de lire les récriminations d'un jaloux viscéral, qui ne comprenait pas pourquoi les Beatles ne l'avait jamais invité à dîner les jours de travail et pourquoi lui-même n'était pas de venu une star. Alors que, franchement, que seraient-ils sans lui?
Et ne parlons pas de George Martin, Ken Scott et les autres apprentis sorciers des studios Abbey Road, largement surestimés par rapport à l'auteur. Il suffit de lire l'anecdote sidérante où il explique comment on est venu le chercher en urgence parce que Ken Scott (producteur plus tard de Ziggy Stardust et de Crime of The Century, excusez du peu) avait "mal" enregistré Hey Jude dans les célèbres Studios Trident, concurrents londoniens de ceux d'EMI. Ah, il faut lire sa modestie lorsqu'il explique qu'il a savamment équalisé le désastre enregistré par son collègue, permettant ainsi à Hey Jude de devenir un hit international. Et de nous expliquer qu'il est reparti sous les vivas et les acclamations...
On en rirait, si ce n'était si pathétique.
Car, en gros, ce livre est composé (soyons large) d'une moitié de récits de journées d'enregistrement, avec des anecdotes sympas. Le reste étant réservé aux appréciations de M. Emerick sur les musiciens, ses patrons, ses collègues, ses concurrents, la musique des autres, le travail des autres, les autres en général... et combien ils lui sont tous inférieurs.
De quoi étouffer un peu au bout d'un moment, quand on sait qui il se permet de critiquer. Et quand on lit le "niveau" de ses critiques.
Par ailleurs, ses anecdotes sont parfois erronées. Black Bird enregistré en extérieur? Euh, non. Une bonne écoute au casque confirmera ce qu'ont toujours affirmé les personnes présentes ce jour-là (il y a même un film). On a juste ajouté des chants d'oiseaux à un enregistrement classique.
Bref, si vous êtes un fan des 4 de Liverpoool, ce livre peut vous apprendre des trucs intéressants.
Mais, personnellement, je ne mets que 3 étoiles à ces mémoires venimeuses que d'autres lecteurs encensent peut-être un tout petit peu trop.
Deux étoiles, ce n'est pas cher payé pour toute la mesquinerie que l'auteur a déversé dans ces pages...

PS: j'en profite pour rappeler qu'au moment de la sortie de ce livre en 2006, Ken Scott (encore lui) avait déclenché une polémique en se déclarant ulcéré par le nombre d'inexactitudes ( de mensonges?) qu'il avait pu relever dans le manuscrit d'Emerick. Il reste encore sur le Net quelques sites qui rapportent les erreurs relevées par le grand producteur. Mais, ce qui avait particulièrement choqué Scott, c'était surtout les fichus jugements à l'emporte-pièce d'Emerick concernant George Harrisson (désagréable), Starr (incapable de garder un rythme), Rubber Soul (sans intérêt) ou le double blanc ("virtuellement inécoutable").


Zoom XYH-6 Capsule XY pour Zoom H5/H6
Zoom XYH-6 Capsule XY pour Zoom H5/H6
Prix : EUR 94,50

4.0 étoiles sur 5 Utile pour un H5, 21 mai 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Zoom XYH-6 Capsule XY pour Zoom H5/H6 (Appareils électroniques)
Contrairement au H4N que je possédais auparavant, mon nouveau Zoom H5 n'était équipé que de micros stéréos ne fonctionnant qu'en "angle fermé" à 90°, sans offrir la possibilité d'ouvrir le champ stéréo à 120°... ce que je trouvais particulièrement utile pour enregistrer des ambiances musicales, des choeurs et des scènes sonores larges. Je me suis donc décidé à m'offrir cette capsule, qui n'est malheureusement vraiment pas donnée! Mais, je ne regrette pas mon achat, la qualité de cet article associée au son remarquable enregistré par le H5 justifie l'achat. Je me permettrai toutefois une petite remarque: si cette capsule d'enregistrement en configuration XY est excellente et permet des captations sur un spectre sonore étendu (on peut vraiment parler de 20-20000 Hz), je lui trouve quelques duretés dans l'aigus et le medium-aigu. Rien qu'une petite équalisation ne saurait résoudre, mais il vaut mieux le savoir.
A noter aussi que cette capsule, comme celle vendue d'origine avec le H5 possède aussi une entrée pour un micro en mini-jack (ex: lavalier).
Bref, un très bon couple de micros, mais pas indispensable si vous n'avez pas des besoins spécifiques comme moi. La différence de qualité entre la capsule livrée avec le H5 et celle-ci ne justifie pas une dépense supplémentaire de 100 euros pour un usage courant.


I Still Do
I Still Do
Prix : EUR 14,99

23 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un agréable coucher de soleil, 20 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : I Still Do (CD)
En retrouvant le légendaire producteur (Beatles, Stones, etc.) Glyn Johns, avec lequel il avait réalisé Slowhand en 77, Clapton effectue une sorte de retour aux sources. Ce qui explique sans doute pourquoi ce "I Still Do" ("Je le fais encore") est un peu meilleur que la moyenne des albums sortis par le guitariste au cours de ces vingt dernières années.
Ne cherchez aucune originalité dans le répertoire composé essentiellement de reprises (deux J.J. Cale, et un Dylan), avec - évidemment - quelques blues (dont un morceau de Robert Johnson). Vous l'avez compris, Papy Eric s'est confortablement installé dans son fauteuil et il ne forcera pas sur le Southern Comfort ce soir.
Pourtant... il y a quand même quelque chose qui rend ce disque particulièrement attachant, une fois qu'on a admis que l'artiste assume pleinement ses 70 balais bien frappés. Le son, tout d'abord. Car cet album est remarquablement enregistré - mieux que la majorité des disques du guitariste - et devrait plaire à tous les hipsters possédant un système hifi à lampes, mais pas seulement. Dès le premier morceau, Alabama Woman Blues de Leroy Carr, on est pris à la gorge par une slide électrique qui râcle des cordes rouillées, avec un petit accordéon coquin dans le fond à gauche. Il y a de l'ambiance, une ambiance qu'on retrouvera quasi à l'identique sur deux autres morceaux Cypress Grove de Skip James et Stones In My Passway de R. Johnson. Plus surprenant, cette tonalité un peu brute & roots est aussi utilisée sur la bonne reprise de Cale Can't Let You Do It. Tout cela paraît moins léché que d'habitude. Mais en apparence seulement, car il s'agit manifestement d'un choix de Glyn Johns de donner une tonalité réaliste entre Chicago et Delta à cet album, tout en maintenant une sensation d'enregistrement délicatement sophistiqué malgré tout. Bien joué.
Vient ensuite, la première balade - I Will Be There -, une jolie petite chose un peu banale avec guitares acoustiques prédominantes, jouée avec la complicité d'un artiste discret qui s'abrite derrière le pseudonyme "Angelo Mysterioso", employé jadis par George Harrison. Clapton refuse de dire de qui il s'agit. Ça fait le buzz, c'est bon pour les ventes.
Et le disque va se poursuivre ainsi, alternant blues rudes et slows bon chic/bon genre. On pourrait craindre l'ennui, Clapton creusant ce même sillon depuis son come-back des seventies. Mais, finalement, les craintes ne sont pas fondées. Parce que Clapton reste un musicien unique qui ne joue plus que pour se faire plaisir. Et s'il ne s'autorise plus aujourd'hui d'interminables soli virtuoses, il ne s'interdit pas pour autant de laisser sa passion s'exprimer... à l'occasion.
Si vous êtes fan du Clapton tranquille,chaleureux et poli, I Still Do va vous ravir. C'est du rock bien propre sur lui, bien joué et bien produit. Si vous espériez un sursaut du vieux diable, passez votre chemin. Eric a enfilé ses pantoufles et il n'a pas l'intention de risquer de prendre froid en sortant sous la pluie.
A un journaliste qui lui faisait la remarque que la balade I'll Be Seeing You qui conclut l'album (version standard) ressemblait à un au revoir adressé à son public, Clapton, goguenard, a répondu: "C'est pas faux. mais c'est un peu ce que je fais depuis un moment, non?"
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : May 26, 2016 2:39 AM MEST


Liquitex Professional Peinture Aérosol 400 ml Vernis Brillant
Liquitex Professional Peinture Aérosol 400 ml Vernis Brillant
Prix : EUR 9,42

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Impeccable, 1 mai 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Liquitex Professional Peinture Aérosol 400 ml Vernis Brillant (Divers)
Bombe, d'un excellent rapport qualité-prix, utilisée pour customiser l'apparence de plusieurs guitares électriques. J'ai appliqué trois couches à 12 heures d''intervalle. Le rendu est absolument parfait, alors que l'application a été réalisée dans une buanderie ordinaire. La buse répartit parfaitement le produit qui sèche suffisamment vite en surface pour ne pas accrocher trop les petites poussières qui évoluent dans l'air ambiant.
Attention, c'est un vernis à l'eau relativement fragile qui ne conviendra pas pour des objets soumis à des contraintes mécaniques (coups, frictions, etc).
Sinon, pour éviter les mésaventures rencontrées par d'autres clients, après utilisation, SURTOUT N'OUBLIEZ PAS DE PURGER LA BUSE!
Bon, désolé de crier, mais tout le monde doit y penser pour éviter que la bombe ne devienne inutilisable.
Après application, il suffit de retourner la bombe (tête en bas donc) et d'appuyer sur la buse pendant 5 secondes dans un endroit où l'on en craint pas les gouttes de peintures (jardin, par la fenêtre, etc.). Le gaz sous-pression éjectera la peinture/vernis encore présente dans la buse et celle-ci pourra rester opérationnelle aussi longtemps que la bombe ne sera pas vidée.
CQFD.


The Ship (ed Ltd Collector)
The Ship (ed Ltd Collector)
Proposé par RAREWAVES USA
Prix : EUR 15,42

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Capitaine Brian à la barre..., 29 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Ship (ed Ltd Collector) (CD)
Né d'une commande d'une galerie d'art suédoise, The Ship est un album vaguement conceptuel ayant pour toile de fond le naufrage du Titanic et la première Guerre Mondiale. Un album à la fois étonnant et étrange, dont la musique résolument ambient se prête néanmoins à être chantée.
Ainsi, le premier volet (ou "morceau" si on peut appeler ainsi une telle pièce musicale de plus de 20 minutes) s'ouvre sur des sons monophoniques montant progressivement en volume, avant que des accords analogiques se mêlent aux dissonances, ouvrant au terme de longues minutes la voie au chant d'Eno. Un chant passé par un vocoder laurieandersonnien et extrêmement grave (Brian a découvert des notes qui lui étaient jusqu'alors inaccessibles). La voix,vieillie et incertaine, finit par se muer en phrases répétitives ("waves after waves.."). En arrière plan, presqu'indiscernable, on entend des chansons, des discussions étrangères, comme jaillies d'un vieux poste de radio.
Et bizarrement on ne s'ennuie pas un instant.
Dans le deuxième volet, Fickle Sun, Eno utilise sa voix pour des invocations rappelant un peu le style de Karl Hyde avec lequel il a travaillé. Sur un fond sonore évoquant ses expériences instrumentales des années 80, avec des nappes synthétiques en chute. Superbe. Et pendant 18 minutes, la musique évolue sans cesse, parfois inquiétante, parfois nue, toujours sensible. Avec des chœurs en meutes, des bribes de mots déformés.
Le troisième volet, le plus court avec seulement 2 minutes 50, est un texte lu par un comédien sur un fond de notes de piano apparemment aléatoires. Le texte aurait été généré par un logiciel à partir de documents de la première guerre.
Mais, le plus étonnant dans cette histoire, c'est peut-être le dernier volet: une reprise lente, délicate et aérienne de I'm Set Free, un morceau du troisième album du Velvet Underground pour lequel le musicien a toujours avoué une grande passion. Une petite merveille, qui ressemble persque à une (excellente) chute de studio d'il y a quarante ans.
C'est bien simple: si vous avez découvert et aimé Brian Eno dans les années 70, à l'époque d'Another Green World ou de Before and After Science, vous DEVEZ écouter The Ship. Personnellement je n'ai rien entendu d'aussi intense et émouvant de la part du prince des ambiances électroniques depuis... longtemps. Eno donne aujourd'hui l'impression d'assumer pleinement tout son héritage personnel. Et le fait d'avoir dernièrement côtoyé d'autres artistes (Hyde, Albarn) a ajouté des couleurs à sa palette.
Le monde n'est peut-être plus aussi vert qu'avant, mais il a encore de jolis reflets.


Changes
Changes
Prix : EUR 14,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le retour du Screaming Eagle, 17 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Changes (CD)
Avec Changes, Bradley signe à 67 ans son troisième album seulement. Mais, depuis No Time For Dreaming sorti en 2011, la qualité ne baisse pas d'un poil.
On retrouve une fois de plus le brave vieux Charles, avec sa voix éraillée chargée de soul, ses implorations et ses maniérismes rappelant le regretté Godfather. Exploitant toujours son sillon entre Wilson Pickett, Otis Redding et James Brown, il parvient encore une fois à donner une réelle crédibilité à un projet qui est depuis l'origine - ne l'oublions pas - mis en musique par de jeunes producteurs bien de leur temps. Mais, servi par des musiciens respectueux de la grande tradition soul (de la Stax notamment), et enregistré avec le parti-pris de reproduire les sonorités 60s/70s chères à nos cœurs, Bradley peut laisser à cours à ce qui fonde tout son talent: une honnêteté émotionnelle qu'on prend en pleine figure dès qu'il s'approche d'un micro.
Bien sûr, on pourra reprocher à cet album d'être finalement assez peu différent de ses deux prédécesseurs. On pourra aussi apprécier modérément God Bless America, le premier morceau, entre tchatche misérabiliste et nationalisme des banlieues. On pourra même discuter des heures durant l'adaptation soul (remarquable!) du Changes créé par Black Sabbath sur le disque Vol.4 de 72. Un morceau que Bradley s'approprie totalement avec une évidence confondante.
Et puis on pourra évidemment se désoler que, même si tous les morceaux sont d'un excellent niveau, aucun n'est véritablement un hit immortel.
Mais, franchement,quelle importance?
Sur un disque comme celui-ci, aussi factice qu'il puisse être... puisqu'il s'agit d'une recréation artificielle d'un genre appartenant à un passé révolu... cela ne compte finalement pas tellement.
Charles Bradley, chanteur analphabète élevé dans la misère du ghetto, fut longtemps un imitateur appointé de James Brown. Mais, depuis 2011, on lui a offert la possibilité de s'exprimer librement, avec sa propre voix. Et c'est ainsi que grâce à quelques jeunes mecs qui croyaient en son talent, le monde peut aujourd'hui entendre un chanteur gorgé de soul, digne d'une prestigieuse tradition.
Personnellement, je lui souhaite une longue vie, car sur cette planète pétrie par la peur et la haine, il y a encore de la la place pour quelques albums du niveau de Changes, qui vous caressent l'âme et vous rendent fier d'être simplement humain.


Santana IV
Santana IV
Prix : EUR 17,99

15 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Retour à une époque mythique, 17 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Santana IV (CD)
Santana IV nous offre un délicieux voyage dans le temps de 75 minutes, le temps d'évoquer avec d'anciens compagnons la période 71-72, qui fut l'un des sommets de la carrière de Santana, à la fois sur le plan commercial et musical.
Dès les premières notes de Yambu, le premier délire incantatoire afro-latin à la Jingo, le ton est donné.
Percus sauvages et basse impérieuse déboulent comme un troupeau de buffles afin de dégager le terrain pour des guitares étonnamment brutales. La production de ce disque a de quoi surprendre à priori. Quoique sophistiquée, elle cherche à retrouver une simplicité qui rappelle le son des premières œuvres de la Bande à Carlos. Les guitares, notamment, privilégient ainsi la distorsion pure des amplis à lampes surchauffés qui a fait des merveilles au temps de la musique analogique.
Et quelles guitares!
Mettez Neal Schon le prodige (il n'avait que 17 ans au temps de Santana III) face à son mentor moustachu, et vous pouvez être sûr qu'il va essayer de l'éblouir avec des déluges de notes virtuoses pour lui faire honneur. Et comme le brave Carlos n'est pas homme à s'en laisser compter par un "jeunot", il réagit invariablement en livrant le meilleur de lui-même avec toute cette rage et cette souplesse féline qui ont fait sa gloire.
Bref, préparez-vous à de magnifiques duels de six cordes non mouchetées.
Il ne vous aura par ailleurs sans doute pas échappé que ce nouveau disque s'appelle Santana IV, et pas "Caravanserai II". Une bonne façon d'indiquer que c'est bien le versant "rock-funk latino" qui est privilégié ici. Cela n'empêche toutefois pas quelques digressions jazzy, comme la jam éthérée Fillmore East, hommage transparent à Bill Graham, l'ami des premières heures.
Sinon, on notera aussi une volonté évidente de rappeler les origines du groupe. Et ce n'est certainement pas un hasard si les paroles de Oh Well! du Fleetwood Mac de Peter Green sont brièvement citées par Greg Rollie dans le morceau Shake It. Peter Green, le compositeur original d'un Black Magic Woman que personne n'a oublié...
Et à propos de Greg Rollie, il faut aussi saluer ce vieux lion qui n'a rien perdu en tant qu'organiste-chanteur. Sa voix de crooner bluesy a même gagné en richesse!
En fait, ce sont tous les musiciens impliqués dans ce projet nostalgique qui méritent un grand coup de chapeau. Derrière leurs tambours, Michael Shrieve et Michael Carabello déploient un majestueux tapis rythmique que des instrumentistes de 25 ans pourraient leur envier. Et Benny Rietveld, le bassiste habituel de Carlos, se montre lui aussi parfaitement à la hauteur de l'aventure.

Il serait toutefois faux de croire que ce disque est absolument parfait. Les partenaires ne sont plus de première jeunesse et leur musique n'a évidemment plus le même côté révolutionnaire qu'au début des seventies. On est forcément ici dans un territoire de souvenirs et de redites.
Et puis, avouons-le, sur les 75 minutes de ce disque il y a quand même quelques morceaux plus faibles dans lesquels Mister Santana retombe un peu dans ses vieux démons commerciaux.

Mais, personnellement, je m'en fiche. Je préfère largement un disque un peu trop long avec quelques défauts, qu'un album parfait mais trop court. Chaque minute jouée par les vieux complices de 71 est aussi précieuse qu'un trésor. Et entendre les notes du Hammond de Rollie vous dégouliner dessus au détour d'un break de congas, avant que les seigneurs de la guitares ne s'élancent à l'assaut du ciel, c'est bien plus que de la musique.
C'est de la magie.

Mon morceau préféré: Choo Choo.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 22, 2016 9:36 AM MEST


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