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Contenu rédigé par Jack Felson
Classement des meilleurs critiques: 1.128.006
Votes utiles : 372

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Commentaires écrits par
Jack Felson (Paris, France)

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La Colline a des yeux [Non censuré]
La Colline a des yeux [Non censuré]
DVD ~ Aaron Stanford
Prix : EUR 9,66

14 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 La colline a des yeux - et des sales gueules, 14 mai 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Colline a des yeux [Non censuré] (DVD)
Et voilà! La dictature de l'apparence a encore frappé. Deux Frenchies besogneux, qui se prennent très au sérieux, prennent donc le classique de Wes Craven et en font un honteux plaidoyer pour tout ce qui nous ressemble. Tout le reste, tout ce qui est différent - surtout par l'aspect extérieur - est automatiquement dégueulasse et dangereux, à éviter (ou à anéantir) d'extrême urgence. Tel est le principal - et écoeurant - messsage de ce remake où la "Colline" cache des sales gueules de dégénérés qui ont surtout le tort de ressembler d'un peu trop près à Elephant Man.

Malgré une réalisation soignée, le cocktail ne passera que pour ceux qui ne veulent pas trop se prendre la tête et qui surtout adorent voir le sang gicler à grosses gouttes dans tous les coins - et Dieu sait s'ils sont nombreux. Pour les autres, ce film est une horreur, dans un autre genre: les gars irradiés du film, censés d'abord être les principales victimes innocentes des expériences nucléaires américaines, deviennent les méchants de l'histoire (on se demande pourquoi!), pire, des tueurs cannibales, presque des morts-vivants. Là où Craven avait proposé un clash très réussi et souvent drôle entre deux familles diamétralement opposées (l'une civilisée, l'autre barbare), Aja prend une autre direction en opposant une famille "normale" (et bien niaise) contre un groupe de tueurs aux visages et aux corps hypertrophiés - des types qui ne peuvent être que mauvais, doit sûrement penser Aja. Là où Craven avait su rentrer dans l'intimité des deux groupes, Aja, en se servant des essais nucléaires uniquement comme d'un prétexte pour faire défiler des gueules déformées, évite de filmer les mutants ensemble, se garde bien de leur donner un semblant d'humanité (cette humanité, source de toutes les barbaries) qui aurait pu réellement justifier leurs actes, et prend donc délibérément le parti de ce qu'on appelle la 'civilisation'; résultat, il passe au final la pommade au gouvernement américain et signe une oeuvre frileuse, à la fois inaboutie et trop longue (un comble), totalement inutile, à la violence totalement gratuite, et oubliée sitôt vue.

Le genre de spectacle réactionnaire et limite raciste (et bien franchouillard, quelque part) à éviter, quoi. En plus, ça ne fait même pas peur, pas une seule seconde - enchainer les plans de crânes transpercés à la hache ou à la pioche ne suffit pas à provoquer la terreur, à la longue ça fait bailler. Passez votre chemin, y a autre chose à voir.


Acide sulfurique
Acide sulfurique
par Amelie Nothomb
Edition : Broché
Prix : EUR 16,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 UN LIVRE COUP DE POING..., 8 décembre 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Acide sulfurique (Broché)
... qui forcément, appelle la violence en retour. Il n'est franchement pas étonnant que l'ensemble des médias français - et qu'une grande partie des lecteurs - aient massacré ce livre, vu que ces médias sont en grande partie responsables du déferlement de cette stupide et indécente - mais tellement juteuse! - télé-réalité sur nos écrans, qu'ils sont parmi les premiers complices de ce déferlement et qu'ils en tirent de très confortables bénéfices. Ils ne tiennent pas trop à ce que ça s'arrête, par la faute d'une simple romancière pondeuse de best-sellers, dont la popularité et l'influence sur les masses ne sont plus à démontrer.

Le livre d'Amélie Nothomb est étonnant est gonflé, il est là pour rappeler que toutes ces émissions de "télé-réalité", sans exception, renvoient aux camps d'extermination nazis (le principe est à peu près le même), avec toutefois une différence de taille: les caméras. Ce qui rend ces émissions peut-être encore plus stupides, cruelles et inhumaines que ces camps d'extermination, dont au moins les prisonniers n'étaient pas continuellement observés, et qui n'offraient pas de prime en argent au dernier survivant. Par ce livre, Nothomb s'en prend donc d'abord aux organisateurs de ces émissions, qu'elle compare (à juste titre) aux nazis, mais surtout aux téléspectateurs (des "veaux"), à leur crasse hypocrisie et à leur manque total de discernement, qui permettent à ces emissions de s'étaler éternellement dans la durée, et qui ont le culot de s'indigner du principe de ces émissions qu'ils regardent pourtant en se gardant bien de faire quoi que ce soit pour que ça change - ce qui est, là encore, la vérité -, et à leurs vils organisateurs de se frotter les mains sans honte. D'où toutes ces critiques négatives de la part de lecteurs dont une majorité, certainement, se complaisent à regarder ce genre d'émission aussi vide que débile (qui ne font appel à rien du tout, sinon à leurs plus bas instincts voyeuristes, exploités sans vergogne ni retenue) et qui ont ainsi vu un miroir impitoyablement tendu à leur endroit. C'est bien connu, il n'y a que la vérité qui blesse. Et c'est sur tous ces points que le livre fait mouche de toutes parts.

Continuez comme ça Miss Nothomb, vous en avez dans le buffet, ne vous laissez pas abattre par tous ces hypocrites, et même si votre livre contient des faiblesses - en particulier celui, chronique, de faire sortir un personnage du lot (jusqu'à comparer ce personnage à Dieu, ce qui peut paraitre bien excessif) au détriment de tous les autres, lesquels, du coup, peuvent paraitre bien fades -, il témoigne avec un talent rare et une force peu commune, d'une sinistre réalité dont personnellement j'aimerais bien voir la mort.

Ce livre est à recommander en priorité à tous ceux qui ne font pas semblant de détester ce genre d'émission pourri et qui n'en regardent jamais (ce dont je suis). Les autres - les plus nombreux - pourront passer leur chemin, ce roman ne leur servira pas à grand-chose.


L'Affaire du siècle, tome 1 : Château de vampire à vendre
L'Affaire du siècle, tome 1 : Château de vampire à vendre
par Paul Convard
Edition : Cartonné

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Comment plomber un roman culte des années 80, 28 janvier 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Affaire du siècle, tome 1 : Château de vampire à vendre (Cartonné)
Pour la petite histoire, il faut savoir que cette BD (pour Bouse Déglinguée) est en fait l'adaptation d'une délirante Série Noire de Marc Behm, "La Vierge de Glace" (Folio Policier), publiée en 1982, uniquement en français. On doit à cet excellent auteur américain - qui vit en France - d'autres livres tout aussi insolites, marrants et originaux, notamment "Mortelle Randonnée", adapté deux fois au ciné - dont la premiere en France, en 1983, avec Michel Serrault et Isabelle Adjani (et Michel Audiard au scénar).
C'est surtout par rapport au livre - qui est génial, un monument de drôlerie, l'un des livres les plus délirants que j'ai jamais lus - que cette BD est une catastrophe. Il n'y a pas une seule scène amusante. Beineix a cru bon d'affubler les personnages de noms à rallonge, très 17ème siècle, et ne réussit qu'à les rendre caricaturaux, voire insupportables, et pas le moins du monde intéressants. Et que dire de ces chevaux et ces charrettes d'époque, qu'il fait circuler en plein Paris, celui que nous connaissons aujourd'hui? N'importe quoi. C'est une nouvelle preuve de cette exception culturelle francaise qui consiste à étaler sa prétention, au mépris de tout le reste. Le résultat, c'est une BD mal racontée et (très) mal dessinée - euphémisme -, et surtout, jamais drôle. Quand je pense que Beineix a mis plus de vingt ans pour rédiger ce scénario... on croit rêver. Il aurait pu sauver les meubles en choisissant un dessinateur professionnel, mais non... au lieu de ça, il prend son propre story-boarder! Pff.. Le résultat est automatique: un truc qui semble avoir été conçu au hachoir. Un vrai "Gâchis-Parmentier", avec trop de gruyère, bref, à dégueuler. Copinage, quand tu nous tiens...
Bien sûr, on attend la suite. Mais j'ai très peu d'espoir.


Kill Bill - Vol.1 - Édition 2 DVD
Kill Bill - Vol.1 - Édition 2 DVD
DVD ~ Uma Thurman
Proposé par dadadvd2006
Prix : EUR 9,90

23 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Faster, Quentin & Uma, Kill, Kill !!!..., 15 mai 2004
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Quentin Tarantino est bien le seul cinéaste au monde à pouvoir provoquer le rire en nous montrant de sanglantes scènes de carnage. Car ici, la violence est à son paroxysme. Ca cogne, ça tranche, ça décapite, ça éviscère, le sang gicle à torrents, comme dans les meilleurs films de sabre japonais (on pense notamment à la saga des "Baby Cart")... Et pourtant, on n'est pas le moins du monde dégoûté. Mieux: on jubile, on se marre comme des bossus!
Quel est ce prodige? Ce prodige tient en un seul mot, ou plutôt en un seul nom: Tarantino. Ce cinéphile averti, probablement le plus grand cinéphile qui soit passé à la réalisation, a mis là toutes ses influences: films de sabre donc, mais aussi mangas, westerns spaghettis, films de kung-fu, bref, toute la série B asiatique qui a alimenté sa jeunesse. Le film commence d'ailleurs par un hommage aux studios des Shaw Brothers. Ajoutez à cela son sens inné de la narration et du montage (dialogues ciselés, passages au noir et blanc...) et vous obtenez là la quintessence du film jouissif. A lui seul, Tarantino, depuis "Pulp Fiction", palmé juste dix ans plus tôt, et qui lui vaut de présider le jury cannois en cette année 2004, a réinventé le plaisir du spectateur affamé de grosses sensations, non seulment fortes, mais aussi 'différentes', fort éloignées des prouesses hollywoodiennes, aussi pyrotechniques que coûteuses. Ici, pas d'effets spéciaux, pas de cascadeurs: tout est joué, tout est ciselé jusqu'à la démesure. On en redemande. Et on attend avec une impatience maladive la sortie du deuxième volet, même s'il s'annonce plus "cool", notamment pour que l'on puisse voir le 'revenant' David Carradine dans ses oeuvres.
Dans le rôle d'une "mariée" passée à tabac puis estourbie pendant la cérémonie (alors qu'elle était enceinte) par les membres d'une escouade de tueurs dont elle a fait partie (sous le nom de code de 'Black Mamba') avant de raccrocher, Uma Thurman est magnifique. On a peine à croire que c'est vraiment une blonde américaine comme elle qui interprète un tel personnage, que l'on sent déjà d'une humeur massacrante après quatre ans de coma, et assez ivre de vengeance pour accepter de subir un entraînement draconien qui s'avérera suffisant pour terrasser, à elle seule, tout un gang de yakusas. Et Lucy Liu, transfigurée, loin de son rôle débilitant de "Drôles de Dames", crève l'écran dans la peau d'O-Ren Ishii, le chef dudit gang qui règne sur le vice à Tokyo. Même chose pour l'autre 'revenante' du film, Daryl Hannah, méconnaissable en tueuse borgne, haineuse et sans pitié, fort éloignée de ses précédents rôles de femmes amoureuses. On notera les présences de la Française Julie Dreyfus, de la petite Japonaise Chiaki Kuriyama, vue dans "Battle Royale", et du grand, du légendaire Sonny Chiba, le Morgan Freeman japonais, ici dans le rôle de Hattori Hanzo, l'ultime fabricant de sabres.
Bref, pour tout cela, pour l'audace, la virtuosité et la maîtrise technique et narrative du réalisateur, en un mot, pour son génie visuel, pour le casting hétéroclite, cosmopolite et foisonnant (les acteurs sont tous magnifiques), pour le découpage étourdissant, pour ses scènes de combat aussi saignantes que magnifiquement chorégraphiées (avec pour chef d'orchestre, Yuen Woo-Ping, qui n'est autre que le chorégraphe des scènes de combat dans "Tigre et Dragon", "Il était une fois en Chine" et autres "Matrix"...), ce DVD est à commander dans la minute, et à conserver pour l'éternité. Déjà un classique. "A show Tarantino".


Resident Evil - Édition Prestige [Édition Prestige]
Resident Evil - Édition Prestige [Édition Prestige]
DVD ~ Milla Jovovich
Proposé par [mediapromo]
Prix : EUR 19,99

6 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Une version hi-tech - et nulle - du "Jour des Morts-Vivants", 22 janvier 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Resident Evil - Édition Prestige [Édition Prestige] (DVD)
Je ne connais pas le jeu vidéo - les jeux vidéo, ce n'est plus de mon âge -, mais c'est inutile de le connaître et d'être grand clerc pour comprendre qu'à la vision du film, les concepteurs du jeu se sont directement inspirés du cinéma de George Romero - vous savez, le réalisateur de "La Nuit des Morts-Vivants".
Prenez donc, l'excellent film de Romero, "Le Jour des Morts-Vivants" (le troisième et dernier volet de la trilogie des zombies, sorti en 1985), ajoutez-y des moyens démesurés, des décors immaculés, des ordinateurs et des effets spéciaux à gogo et deux stars féminines en haut de l'affiche, histoire d'accrocher un certain public, et vous obtenez ce genre de navet prédigéré, que l'on oublie sitôt vu. L'histoire est quasiment la même: une poignée de personnages piégés par des hordes de morts-vivants dans un lieu clos souterrain et qui, dans un contexte de survie, ne tardent pas à se déchirer. "Resident Evil" est malheureusement typique du cinéma d'action américain d'aujourd'hui: c'est bruyant, c'est destroy, et c'est fait exprès, pour masquer le manque total de suspense. C'est standard, quoi. Plus que l'histoire, archi-usée - le thème du virus a déjà été traité cent fois au cinéma, et en bien mieux, notamment dans "L'Armée des douze Singes" et dans le roman fondateur de Richard Matheson, "Je suis une légende" -, le plus gros défaut de ce film est bel et bien l'absence totale de scènes gore, ce qui est paradoxal pour un film de zombies et le symptôme du cinéma U.S. d'aujourd'hui, gangréné par le politiquement correct. Milla Jovovich n'est pas très à l'aise (contrairement à Michelle Rodriguez qui, loin de ses grimaces pathétiques de "Fast and Furious", réussit une performance attachante et efficace), la musique, inutilement hard, qui n'intervient qu'au moment des affrontements avec les zombies, donne mal au crâne (dommage pour Marilyn!); pour couronner le tout, le début du film est copié sur celui de "Cube", et la fin, sur celle de "L'Antre de la Folie", le film de John Carpenter.
Ce film calamiteux (mais que pouvait-on attendre du réalisateur du déjà pitoyable "Mortal Kombat", également tiré d'un jeu vidéo?) est bien la preuve que l'argent et la technologie ne font pas toujours du bien au cinéma.
Pour l'anecdote, il faut savoir que c'est George Romero en personne qui devait au départ réaliser le film. Il s'est fait proprement virer après avoir apporté un premier scénario... Quel flair! Et quel dommage! Imaginez le film que Romero nous aurait donné! Comme quoi, de nos jours, dès que l'on met deux-trois idées originales dans une histoire, on est cuit. Honte à vous, messieurs les décideurs!


Fast and Furious
Fast and Furious
DVD ~ Paul Walker
Proposé par Funkingdom
Prix : EUR 9,00

4 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Plat et foireux, 12 janvier 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fast and Furious (DVD)
A coup sûr, l'un des sommets du box-office de l'année 2001, et un sommet de machisme et du n'importe quoi scénaristique. Ce réalisateur indigent qu'est Rob Cohen n'a signé qu'un "Point Break" sur roues, avec Paul Walker et Vin Diesel (tous deux exécrables) remplaçant au pied levé Keanu Reeves et Patrick Swayze. L'histoire est quasiment la même: un jeune agent du FBI qui infiltre une bande de copains soupçonnés de vols qualifiés. Seule différence: les surfeurs du film de Kathryn Bigelow sont remplacés par des cinglés de rodéos urbains. En fait, on a déjà vu et revu cette histoire de flic infiltré cent fois, notamment dans "260 chrono", avec Charlie Sheen et D.B. Sweeney, et aussi dans "Reservoir Dogs", le film de Tarantino. Le résultat, ici, est totalement navrant et bien à l'image des gros films d'action américains d'aujourd'hui: vain, bruyant et décérébré, bref, standard. On a l'impression de ne voir qu'un long vidéo-clip. Autant il n'y avait pas de filles dans "Reservoir Dogs"; ici, elles sont des milliards, qui sont toutes sapées - futes mini, jupes mini, chandails mini, tous de couleur noire - et maquillées pareil, qui profèrent les mêmes inepties et ne sont là que pour décorer; on se demande à quoi elles servent, sinon à appâter l'oeil du spectateur et le pousser à regarder la suite. Et que dire de la fin, qui voit le flic laisser le truand - au passage devenu son meilleur copain - s'enfuir dans sa voiture? C'est totalement insatisfaisant, voire pathétique. Tout le monde s'en sort, personne ne trinque, et ce malgré des voitures qui partent en tonneaux dans tous les sens. Malgré une superbe photo (un grand coup de chapeau au chef op'!) et des cascades très spectaculaires qui décoiffent un max, on ne marche pas. Un exploit.
Ce n'est pas parce que ce film a fait un tabac partout (sauf peut-être, en France) qu'il faut crier au génie. Car ici, il ne s'agit pas de donner dans la qualité, mais uniquement de donner au monde une démonstration de la suprématie américaine en matière de belles bagnoles qui font un max de boucan, et d'en mettre plein la vue et les tympans. Aussi populaire soit-il, ce film (si l'on peut appeler ça un film) est à déconseiller à tous ceux qui passent le permis de conduire: ça pourrait leur donner des idées graves.


Hannibal - Édition Collector 2 DVD
Hannibal - Édition Collector 2 DVD
DVD ~ Anthony Hopkins
Proposé par DISCO91
Prix : EUR 9,90

2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Aurait pu beaucoup mieux faire..., 6 décembre 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hannibal - Édition Collector 2 DVD (DVD)
De la part de Ridley Scott, le réalisateur d'"Alien" et de "Blade Runner", et qui venait de nous offrir le somptueux "Gladiator", le film est évidemment une déception. Le scénario, pourtant rédigé par deux des meilleurs conteurs d'Hollywood (David "Les Incorruptibles" Mamet et Steven "La Liste de Schindler" Zaillian) pêche dès le début par une confusion évidente. L'on ne comprend pas très bien pourquoi Clarice Starling se retrouve mêlée à d'autres affaires que celle qui devrait occuper tout son temps: la localisation et la capture d'Hannibal Lecter, le dangereux cannibale fugitif. Du coup sa suspension, même si sa cause première reste le machisme et la jalousie de ses supérieurs, coule de source. Et le fait que le personnage soit interprété par une autre actrice que la petite Jodie Foster (ici, la grande rouquine Julianne Moore, qui ne lui ressemble pas d'un iota) ajoute à ce sentiment d'insatisfaction; on pourrait même se dire qu'il y a eu une erreur de casting.
Le film ne décolle vraiment qu'au moment où Lecter décide de 'reprendre du service' et de revenir à la vie publique (c'est vrai qu'on l'imagine mal mener longtemps une vie paisible!), mais c'est au bout de trois longs quarts d'heure, c'est-à-dire un peu tard. Et ce ne sont pas deux ou trois scènes de meurtres particulièrement sadiques et éprouvants qui suffiront, d'autant plus que Ridley Scott s'enlise dans une esthétique quelque peu prétentieuse et un rien soporifique. Les scènes finales, à la limite de la nausée, sont sans conteste les plus réussies de l'ensemble (on a rarement vu plus cruel et sanglant dans un film censé cartonner au box-office!), mais elles sont malheureusement gâchées par un dénouement ultra-rapide, pour ne pas dire bâclé et expédié, et sans aucun intérêt. Hollywoodien, quoi.
Résultat, Hannibal Lecter a beau nous faire déguster de la cervelle, on reste sur notre faim... Dommage. Le roman de Thomas Harris et l'ensemble de sa trilogie méritaient mieux que ça.
Heureusement, il y a Anthony Hopkins, ici paradoxalement plus sobre et convaincant que dans "Le Silence des Agneaux", où il en faisait un peu trop. Et Gary Oldman (oublié dans le générique de début), dans la 'peau' d'un homme détruit et avide de vengeance, est parfait. Quant au DVD, il est d'un tout autre niveau que le film... encore heureux!


Halloween - La nuit des masques
Halloween - La nuit des masques
DVD ~ Donald Pleasence

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 5 sur 5 pour le film. Le DVD, lui, est à jeter !, 7 novembre 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Halloween - La nuit des masques (DVD)
... et s'il était possible de mettre la bulle, je ne me gênerais pas! Je vais d'ailleurs le faire.
LE FILM: ***** - Voilà donc cette oeuvre devenue à jamais mythique qui, non contente d'avoir inventé un genre à part entière - le 'slasher' - et lancé une mode tenace sur laquelle s'est précipitée une nuée de tâcherons, a également introduit le mythe du tueur en série dans le cinéma américain. En effet, jusqu'alors, le personnage du 'serial killer' était surtout l'apanage du cinéma européen (Jack L'Eventreur bien sûr, mais aussi Ted Bundy, le Vampire de Dusseldorf, John Christie, tous des personnages réels... sans oublier les 'giallos', ces thrillers sanglants à l'italienne de Mario Bava et Dario Argento). A partir de 1978, avec "Halloween" et Michael Myers, les tueurs en série ont poussé comme des feuilles sur les écrans américains, et pas seulement dans les films pour ados tels "Scream", "Vendredi 13" (lesquels ne sont que des copies), "Freddy" (une version grimaçante de "Halloween") ou les dernières séquelles du film de Carpenter. Hannibal 'le Cannibale' Lecter - créé par le romancier Thomas Harris en 1981, dans son livre "Dragon Rouge" - et John Doe sont aussi issus de cette mouvance.
A l'instar d'un certain Brian de Palma dans "Carrie", John Carpenter, dans "Halloween", dynamite allègrement le monde des ados sans toutefois en rajouter, misant, pour raconter sa terrifiante histoire (celle, comme il l'a précisé, d'un fou en liberté qui n'a aucune raison de tuer mais qui le fait quand même), non sur l'urgence et les flots d'hémoglobine, mais sur l'attente, la sobriété et l'économie de moyens. Ici, pas d'effets sanglants: un simple mouvement de caméra suffit au réalisateur pour terrifier le public, notamment par sa façon de placer le tueur et sa proie dans le même plan sans qu'ils se croisent. Et quand ils le font, dans une paisible maison transformée par le tueur en un véritable caveau, la violence éclate, paroxystique, et le film tourne au cauchemar pour Laurie... et pour le spectateur. Le second volet de la série nous révèlera que Laurie est en fait la petite soeur de Michael Myers!
Réalisé avec à peine 300 000 dollars et triomphe public à sa sortie, "Halloween" est à l'image du cinéma économe de Carpenter: qu'il est possible de faire du grand cinéma sans sortir la grosse caisse en matière de casting et d'effets spéciaux. Le film est une grande leçon de mise en scène en même temps qu'un saisissant reflet de nos peurs et angoisses (le croquemitaine qui débarque un soir de fête macabre, où tout le monde joue à se faire peur... et qui tue pour de vrai). Un chef-d'oeuvre.
LE DVD: ° - Quelle honte! A la double occasion du 25ème anniversaire de la sortie du film et de la fête d'Halloween, les éditeurs français auraient pu faire un petit effort et essayer de le ressortir dans une édition DVD digne de ce nom (comme cela vient d'ailleurs de se produire aux Etats-Unis, avec une nouvelle édition Collector Divimax nommée "H25" - non, il ne s'agit pas d'une autre séquelle, mais bien du film de Carpenter - succédant à une précédente édition Collector déjà pétrie de bonus). Au lieu de cela, il faudra donc continuer à faire avec cette pauvrette édition de chez Opening, sans aucun bonus intéressant (pas d'interviews, pas de making-of, pas de documentaire...), bref, rien à se mettre sous la dent. Et personne ne me contredira sur ce point: ce classique mérite autre chose que ce DVD qui pratique le nettoyage par le vide. Le calvaire se prolongera jusqu'à quelle date?
P.S.: Attachez vos ceintures: aux dernières nouvelles, un remake de "Halloween" serait à l'ordre du jour à Hollywood.
Hein... quoi? Un remake de "Halloween"?
TOUS AUX ABRIS !
Les femmes et les enfants d'abord!


Cosmétique de l'ennemi
Cosmétique de l'ennemi
par Amélie Nothomb
Edition : Poche
Prix : EUR 4,60

1 internaute sur 4 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un "Fight Club" à la française, 29 octobre 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cosmétique de l'ennemi (Poche)
Amélie Nothomb nous a tous habitués à la même histoire: les relations amour-haine entre deux personnages. Ici, elle le fait d'une manière un peu particulière: l'un des deux personnages est visible et bien réel, l'autre est son opposé. En fait, il s'agit ni plus ni moins que son double.
Après "Péplum", la romancière nous livre son second roman entièrement dialogué, du début à la fin (ou presque). Le résultat, de par son thème du double, est plus proche de "Fight Club", le roman de Chuck Palahniuk, porté à l'écran par David Fincher, que de n'importe quelle autre oeuvre traitant du même sujet. Le Textor Texel, le 'côté obscur' du personnage principal, est quasiment le pendant français de Tyler Durden, incarné par Brad Pitt dans "Fight Club", et qui est le côté obscur du narrateur, un type sans nom joué par Edward Norton. Et dans les deux histoires, le centre du débat est d'abord une femme. Bien sûr, là où, dans le film, Tyler et sa victime règlent leurs comptes à coups de poing, Textor et la sienne (Jérôme) le font dans le livre à coups de réparties cinglantes, de petites phrases assassines qui font tout le sel de l'ensemble. C'est beaucoup plus insidieux, plus subtil que dans le film, et même si tout cela peut paraître un peu cousu de fil blanc, on ne s'en régale pas moins, et on en prend, nous aussi, plein la binette. L'épilogue, bref mais efficace, résume les deux oeuvres: pour se débarrasser de son double devenu trop envahissant, Jérôme est obligé de se 'suicider'.
Un autre bémol: c'est trop court, comme toujours. Amélie Nothomb n'est jusqu'ici jamais parvenue à rédiger un texte qui excède les deux cents pages...


New York 1997 [Édition Collector]
New York 1997 [Édition Collector]
DVD ~ Kurt Russell
Proposé par dvdpromo
Prix : EUR 25,90

20 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "New York 1997", enfin dans un vrai DVD - pas trop tôt !!, 22 septembre 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : New York 1997 [Édition Collector] (DVD)
Voici sans doute le film d'action le plus angoissant jamais tourné. Le scénario - basé sur le concept du compte à rebours - est des plus tendus, les décors absolument fabuleux, le héros épatant et anti-conformiste à souhait et la mise en scène de Carpenter, touchée par la grâce. La sobriété narrative du metteur en scène, sa bande-son oppressante et son sens de l'atmosphère font mouche, on est cloués à notre fauteuil.
John Carpenter, malgré un budget limité, a réussi à rendre à la fois spectaculaire et angoissante la Grosse Pomme new-yorkaise, peuplée de tous les éléments jugés indésirables par la faussement puritaine Amérique (gangsters, drogués, clochards, dissidents...). Son film est - avec "Mad Max 2", réalisé en cette même année 1981 - le premier du genre SF à prendre le chemin de la barbarie. On est loin ici des décors impeccables et des costumes style pyjamas de "Star Wars" et de "Star Trek". Les décors sont ici ceux de fin du monde et les costumes sont déchirés, bariolés... sans compter l'avenue Broadway où pullulent des adeptes de la magie noire (on est loin de Woody Allen). Le tout sous les yeux d'une Statue de la Liberté qui fait office de mirador à ce gigantesque camp de concentration. Ici, c'est l'action qui prime, d'autant plus que tous les personnages sont des fripouilles. Des détenus sans foi ni loi d'un coté, des flics retors et hypocrites de l'autre, et au milieu, Snake Plissken, personnage aujourd'hui légendaire mais qui ne vaut pas mieux malgré ses décorations de guerre; et que dire du président qui se comporte en véritable lâche dans l'action et oublie bien vite ses sauveurs.
Côté casting, c'est celui des extrêmes. Kurt Russell, impeccable dans la peau de Plissken, hérite ici de son premier grand rôle au cinéma (un rôle en or); à l'inverse, c'est le dernier rôle intéressant du grand Lee Van Cleef. Harry Dean Stanton quitte un lieu clos - le Nostromo de l'"Alien" de Ridley Scott - pour mieux plonger dans un autre; quant à Donald Pleasence, il surprend dans un rôle à l'opposé total de celui du bon docteur Loomis de "Halloween". James Cameron (qui opère sur les maquettes et les effets spéciaux, son tout premier travail au cinéma, trois ans avant "Terminator") et Jamie Lee Curtis, dont on entend la voix en ouverture du film - dans la VO, bien entendu -, sont également de la partie.
Tous ceux qui possédaient l'édition DVD précédente, frustrante et dépassée, de ce grand classique de la SF vont pouvoir se délecter de celle-ci, qui nous propose enfin l'image Cinémascope dans son intégralité, un son digital 5.1 de toute beauté - on est loin du pauvre mono de chez TF1 Vidéo! - et des bonus alléchants, en particulier un doc regroupant des interviews de jeunes cinéastes contemporains directement influencés par Carpenter, notamment Vincenzo Natali, l'auteur de "Cube". On trouvera également un CD contenant une partie de la très oppressante bande originale du film - une première! Le film n'en prend que plus de relief, et sa beauté sordide de nous surprendre encore et toujours. C'est très noir, c'est même désespéré, c'est virulent, mais c'est un 'must'! Le meilleur Carpenter.


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