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Contenu rédigé par Constantin Dec...
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Commentaires écrits par
Constantin Declercq "Constantin Declercq"

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On ne meurt qu'une fois et c'est pour si longtemps
On ne meurt qu'une fois et c'est pour si longtemps
par Patrick Pelloux
Edition : Broché
Prix : EUR 19,00

1.0 étoiles sur 5 Peut-être le plus mauvais livre d'histoire qui soit, 6 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : On ne meurt qu'une fois et c'est pour si longtemps (Broché)
Je crois que je n'ai jamais lu un livre aussi confondant de nullité.
Tout d'abord les erreurs historiques sont nombreuses et elles commencent dès la première ligne du livre : « Jérusalem, an 0 de l'ère chrétienne ». L'an 0 ? Erreur classique de collégien, mais on ne l'attendait pas dans un livre d'histoire. Apparemment l'auteur ne sait pas que cette année n'a pas existé...

Le ton est donné. Ce livre est une succession d'anachronismes, révélateurs d'une réelle ignorance de l'histoire ; on a ainsi droit aux grosses certitudes de l'auteur qui ne sont guère que l'expression d'un chronocentrisme content de soi, le tout dans un style qui se veut "cool" (autre mot pour parler d'un style qui ignore les niveaux de langue et ne fait que rabaisser son sujet sous prétexte de modernité) ; rajoutons-y une fascination pour la scatologie et de la psychanalyse de bazar pour faire pseudo-sérieux.

Florilège :
À propos de Charles IX : « Déjà médecins et chirurgiens se livrent une guerre communautaire totalement stupide », « « sa mère perverse, qui prône la réconciliation entre catholiques et protestants tout en intriguant pour le contraire. ».
À propos de Henri III : « Henri III baisait à couilles rabattues et pénis en étendard, et ses conquêtes féminines furent nombreuses. », « Henri III était efféminé, avec une tronche d'éphèbe »« « Le roi Henri était une sorte  de reine de beauté, qui aimait les perles, les bagues, les boucles d'oreilles... et tuer un maximum d'ennemis ! Un personnage d'une ambivalence complexe, une paranoïa au quotidien, des on-off ».
À propos de Henri IV : « Henri IV est aimé par un peuple inculte, croyant et intégriste  », « sa tenue vestimentaire est ridicule, on dirait un homme perdu dans un sac de linge sale entouré de doubles-rideaux de mauvais goût ».
À propos de Louis XIII : « À huit ans, il devient roi, mais il ne se remettra jamais de la mort de son papa. Imaginez le traumatisme du petit bonhomme qui devient roi à cet âge ! », « Louis XIII est peut-être un peu homo, un peu misogyne et sans aucun doute paumé, désespéré par la mort de son père et l'absence de sollicitude affective de sa mère, tristement seul dans le désert que représente l'exercice du pouvoir. Alors il prie. Tout le temps et pour tout. C'est sa psychothérapie de soutien ».
À propos de Molière : « Il est l'auteur et le pote du monarque ».
À propos de Lully « [La cour] Vue d'en haut, elle ressemble à un élevage de cockers en rut, qui cavalent après des perruches en chaleur. », « À cette époque, la bisexualité est banale. Tous les trous sont permis : culs bénis devant et culs en l'air derrière, avec la syphilis en guise de souvenir. L'odeur de la cour est un mélange de sueur, de pisse et de merde ».
À propos de Louis XV : « Louis XV et ses germes sont morts à soixante-quatre ans. ».
À propos de Flaubert : « Mais ses potes Zola, Maupassant, Goncourt, Daudet, ne s'y trompent pas : Flaubert est un génie. ».

À partir d'un certain moment, je n'ai plus fait que feuilleter :trop de clichés, trop de jugements péremptoires assénés, trop d'opinions à peine dignes d'une fin de banquet assénées comme elles étaient originales, trop de mépris pour des gens dont la seule faute a été de vivre avant nous (ceci n'empêchant pas ponctuellement des moments hagiographiques confinant au catéchisme : cf. la notice sur Churchill par exemple)...

C'est à se demander comment cet homme a pu éditer ce livre.


Verdi : Un bal masqué (Un ballo in maschera)
Verdi : Un bal masqué (Un ballo in maschera)
Prix : EUR 10,00

1.0 étoiles sur 5 Bergonzi bien sûr, 4 mars 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Verdi : Un bal masqué (Un ballo in maschera) (CD)
Au début des années 60, Decca a sorti un «Bal masqué» avec un Bergonzi à la fois lumineux et incisif mais sous la direction hautement discutable de Solti dont la conception analytique du son se trouvait d'autant plus accentuée que c'était le péché mignon des ingénieurs du son de Decca. En 1966 RCA sort son propre «Bal masqué» avec Bergonzi qui n'a rien perdu de ses qualités : son style, son contrôle du souffle, sa diction, son expressivité et ses diminuendi parfaits en font le maître du "color chiaro". On ne peut même pas lui reprocher la faiblesse de son aigu, son talon d'Achille, car le rôle de Riccardo s'en accommode très bien. La direction de Leinsdorf, précipitée mais sans la brutalité de Solti est homogène. Malheureusement Amelia est Leontyne Price, une chanteuse avec certes un superbe timbre mais chez qui l'intuition remplace trop souvent la technique. Il faut dire que ses graves sont rarement naturels et qu'elle a du mal dans les allegros qu'elle ralentit. Elle n'est cependant pas complètement responsable : on a plus l'impression qu'elle a été sacrifiée par Leinsdorf. On a donc des moments pénibles où la partition est tellement malmenée que l'on ne peut que penser, du point de vue du rôle féminin, à un immense gâchis.


Le feu aux poudres - Qui a déclenché la Guerre en 1914 ?
Le feu aux poudres - Qui a déclenché la Guerre en 1914 ?
par Gerd Krumeich
Edition : Broché
Prix : EUR 23,00

2.0 étoiles sur 5 Livre très fouillis à l'intérêt limité hors d'Allemagne, 4 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le feu aux poudres - Qui a déclenché la Guerre en 1914 ? (Broché)
Ce livre est symptomatique des débats d'historiens allemands sur la responsabilité de l'Allemagne. Depuis le livre de Fritz Fischer de 1961, livre établissant une filiation entre le nazisme et le militarisme wilhelminien, il en sort régulièrement dans un pays qui a du mal à accepter le rôle qu'il a joué en 1914 (le chancelier Schröder en a été un exemple aux plus hautes sphères de l'État il y a quelques années).
Reste à se demander si le débat allemand peut intéresser les Français. Cela ne me semble pas être le cas, vu que le livre de Krumeich est de fait une interprétation proche de celle de Pierre Renouvin. Intéressant pour les Allemands, certes, car Renouvin n'a pas été traduit en allemand. Mais en France, ce qu'a écrit Renouvin a été amplement diffusé et popularisé.
Par ailleurs le livre de Krumeich n'est pas très structuré. Il répète souvent les mêmes informations à quelques pages de différence (comme les plans de mobilisation russe pages 47 et 49 ou qui est Hartwig pages 110 puis 111 par exemple), il va et vient sans que l'on perçoive vraiment son plan et interrompt systématiquement le récit et l'analyse en faisant la part belle à ce qu'ont dit les historiens allemands à ce sujet. Ceci semble être sa préoccupation principale, plus que l'engrenage de l'été 1914, mais là aussi c'est fait de manière désordonnée. Par ailleurs, il cite de nombreux documents mais les citations en soi sont avec force crochets au milieu des phrases, ce qui en limite la portée. En bref, beaucoup de désordre et de confusion.
Rien n'est donc vraiment convaincant dans ce fouillis qui s'apparente plus au cheminement intellectuel de son auteur qu'à une thèse structurée.


L'Enculé
L'Enculé
par Marc-Édouard Nabe
Edition : Broché

4.0 étoiles sur 5 Jouissif, 25 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Enculé (Broché)
Ce roman est encore meilleur que le film de Ferrara. Il est surtout très drôle et jamais glauque. Comme il est écrit à la première personne, on se laisse constamment prendre et on a l'impression de lire les pensées personnelles de DSK. Il est de plus parfaitement documenté ce qui en rajoute dans l'illusion et fait que les extrapolations de Nabe n'en sont que plus crédibles.
Dans ce roman, DSK est plutôt sympathique, aux antipodes de la caricature que l'on a faite de lui par ailleurs (même s'il ne pense qu'à UNE seule chose, bien sûr). Sinclair, elle, s'en sort très mal. Mais là aussi, on a du mal à ne pas faire confiance à Nabe. J'ai lu ce livre en parallèle avec le livre que Sinclair a publié peu après, livre où elle se met en scène en racontant la vie de sa famille : eh bien, même dans un livre hagiographique, elle confirmait les pires défauts dont l'accable Nabe.
Toutefois, je n'ai pas trop aimé le style de Nabe, raison pour laquelle je ne lui mets pas cinq étoiles ; parfois on se demande s'il s'est relu. Des phrases comme "C'est juste perturbant de lire tout ça" ou "C'est vrai qu'ils en dégageaient de la fumée, les grills" tout comme des erreurs de langue telles que "Une paroisse évangéliste" ne plaident pas en la faveur de l'auteur, pas plus que les atroces "Là elle marquait un point" et "Une femme fragile et dévastée", sortis d'une traduction hâtive d'un feuilleton nord-américain. De toute évidence il a préféré le pamphlet au style. Pourquoi pas finalement : c'est pour cela qu'on lit ce roman.


Hôtel de la plage - Saison 1
Hôtel de la plage - Saison 1
DVD ~ Bruno Solo
Prix : EUR 15,99

Aucun internaute (sur 2) n'a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Un long cours de morale qui prend le téléspectateur pour un demeuré, 9 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hôtel de la plage - Saison 1 (DVD)
Ce feuilleton est un long cours de morale tout à fait typique de cette conception que France 2 a du "service public". Chaque personnage est un type déterminé dont les réactions sont contenues dans le cadre de sa définition sociale : le maçon espagnol, la femme de ménage arabe, l'homosexuel, le handicapé, la vieille (forcément réactionnaire), la bourgeoise (idem)... Tout est donc constamment prévisible ce qui rend le visionnage du feuilleton pénible d'ennui.
Le pire est que les concepteurs de "L'Hôtel de la plage" ont une image très négative des téléspectateurs puisqu'ils pensent que ces derniers sont bêtes au point d'avoir besoin de cours sur la tolérance et l'ouverture d'esprit, et que ce sont eux, scénaristes, réalisateurs, producteurs et autres qui sont les mieux placés pour le faire alors qu'au bout du compte on a un feuilleton qui fait de l'âgisme ("les vieux sont bêtes et coincés alors que les jeunes sont cools et ouverts") et qui, sur tous les autres thèmes (l'homosexualité en particulier) ne fait qu'enfoncer des portes ouvertes en faisant le jeu du communautarisme. C'est à se demander si les gens derrière ce feuilleton sont jamais sortis de leur petit monde...


Le Petit Nicolas
Le Petit Nicolas
DVD ~ Valérie Lemercier
Prix : EUR 9,99

1.0 étoiles sur 5 Navrant, 17 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Petit Nicolas (DVD)
Le monde actuel est-il si terrible et si effrayant qu'il nous faille voir ce genre de films qui ne sont qu'une accumulation de saynètes dont la seule fin est la nostalgie ? On a donc un monde tranquille sans immigration ni violence à l'école, sans enfants tyranniques ni adolescents gâtés... Les livres étaient déjà une évocation de l'enfance de leur auteur dans les années 30, et donc d'un monde qui n'existait plus quand ils ont été publiés. Dans le film, on ne sait pas trop de quelle époque il s'agit mais on nous fait bien comprendre que l'on est dans du "vintage". Malheureusement, ce n'est jamais crédible à cause de l'accumulation de tics linguistiques qui sont eux bien actuels.
En bref, voilà donc un film extrêmement plat qui ne fait qu'illustrer les livres et qui ennuiera donc ceux qui ont les histoires dans leur mémoire.


Les Vacances du petit Nicolas
Les Vacances du petit Nicolas
DVD ~ Maxime Godart
Prix : EUR 12,99

1 internaute sur 4 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Navrant, 17 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Vacances du petit Nicolas (DVD)
Le monde actuel est-il si terrible et si effrayant qu'il nous faille voir ce genre de films qui ne sont qu'une concentration de saynètes dont la seule fin est la nostalgie ? On a donc un monde tranquille sans immigration ni violence à l'école, sans enfants tyranniques ni adolescents gâtés... Les livres étaient déjà une évocation de l'enfance de leur auteur dans les années 30, et donc d'un monde qui n'existait plus quand ils ont été publiés. Dans les films, on ne sait pas trop de quelle époque il s'agit mais on nous fait bien comprendre que l'on est dans du "vintage". Malheureusement, ce n'est jamais crédible car on mélange allègrement les décennies ; les voitures en sont un exemple : si la 404 des années 60 aurait pu coexister avec l'Aronde des années 50, cette dernière n'aurait pas pu être garée à côté d'un Renault 16 TX de la deuxième moitié des années 70. Par ailleurs l'accumulation de tics linguistiques actuels (comme l'utilisation du verbe "générer") décrédibilise d'autant l'entreprise. Le faux et le clinquant ne prêchent donc pas pour la justesse de la reconstitution car ils sont simplement là pour donner un vague cadre (légèrement claustrophobique d'ailleurs) à un "mal du temps passé", équivalent mélancolique du "mal du pays".
En bref, voilà donc un film extrêmement plat qui ne fait guère qu'illustrer les livres et qui ennuiera donc ceux qui ont les histoires dans leur mémoire.


Le Petit Nicolas + Les vacances du Petit Nicolas - Coffret intégral
Le Petit Nicolas + Les vacances du Petit Nicolas - Coffret intégral
DVD ~ Maxime Godart
Proposé par Art Cub
Prix : EUR 31,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Navrant, 17 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Petit Nicolas + Les vacances du Petit Nicolas - Coffret intégral (DVD)
Le monde actuel est-il si terrible et si effrayant qu'il nous faille voir ce genre de films qui ne sont qu'une concentration de saynètes dont la seule fin est la nostalgie ? On a donc un monde tranquille sans immigration ni violence à l'école, sans enfants tyranniques ni adolescents gâtés... Les livres étaient déjà une évocation de l'enfance de leur auteur dans les années 30, et donc d'un monde qui n'existait plus quand ils ont été publiés. Dans les films, on ne sait pas trop de quelle époque il s'agit mais on nous fait bien comprendre que l'on est dans du "vintage". Malheureusement, ce n'est jamais crédible car on mélange allègrement les décennies ; les voitures en sont un exemple : si la 404 des années 60 aurait pu coexister avec l'Aronde des années 50, cette dernière n'aurait pas pu être garée à côté d'un Renault 16 TX de la deuxième moitié des années 70. Par ailleurs l'accumulation de tics linguistiques actuels (comme l'utilisation du verbe "générer") décrédibilise d'autant l'entreprise. Le faux et le clinquant ne prêchent donc pas pour la justesse de la reconstitution car ils sont simplement là pour donner un vague cadre (légèrement claustrophobique d'ailleurs) à un "mal du temps passé", équivalent mélancolique du "mal du pays".
En bref, voilà donc deux films extrêmement plats qui ne font qu'illustrer les livres et qui ennuieront donc ceux qui ont les histoires dans leur mémoire.


4000 ans de mystifications historiques
4000 ans de mystifications historiques
par Gerald Messadié
Edition : Poche

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Fantaisiste, 10 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : 4000 ans de mystifications historiques (Poche)
Ce livre n'est absolument pas sérieux. À aucun moment l'auteur ne fait de travail d'historien : il choisit arbitrairement une hypothèse, l'affirme et la développe pendant une dizaine de pages. La plus éloquente de ce point de vue est sa conviction que Jeanne d'Arc, le personnage qui a le droit à le plus de pages, est un homme. De toute évidence, il n'a pas lu le procès ni Régine Pernoud et s'en tient à de la propagande bourguignonne et d'obscurs écrits anticléricaux du XVIIIe. Il se trompe d'ailleurs sur des faits simples comme le nom de la mère de Jeanne d'Arc qu'il appelle Jeanne Ramée (alors qu'elle s'appelait Isabelle Romée).

Il enfonce aussi des portes ouvertes : la découverte de l'Amérique est de ce point de vue-là un morceau de choix ; l'auteur n'apporte rien de plus à ce que l'on sait et dit depuis toujours mais il l'assène comme si c'était original. Une perle toutefois : il fait arriver des navigateurs africains en Amérique au XIVe s. et en fait une influence majeure pour la civilisation précolombienne des Olmèques alors que ces derniers sont une civilisation qui s'est épanouie entre 1200 et 500 avant J.-C. ! De toute évidence l'Amérique latine est pour lui un continent noir ( le Cubain Fulgencio Batista devient Alfredo Batista) et l'espagnol tout autant (les trois mots "commandante", "cervezerie" et "guerillero" sont par exemple en italique dans le texte alors qu'ils n'existent dans aucune langue).

Ce qu'il dit sur Noël ou les Gaulois est aussi confondant de conformisme mais il le dit comme si c'était révolutionnaire. Car bien sûr, ce monsieur fait allégeance à l'idéologie du moment à de nombreuses reprises (même quand le thème ne le demande pas). Par exemple, il relativise Charles Martel en concluant sur l'islamophobie tout en parlant du "sang impur" de la "Marseillaise" et en reliant cela à la colonisation ! Fatras absurde, mais on ne peut plus dans l'air du temps ; et on n'est absolument pas dans l'histoire mais dans une vulgate journalistique qui n'est guère que de la propagande.

Dans toute la première partie, il veut surtout montrer que la Troisième République faisait de l'histoire une succession de vignettes édifiantes. Pas très novateur, ni même propre à cette époque. Et tout à fait sans danger un siècle après : combien de Français, au début du XXIe s. ont-ils eu un cours avec cette formule canonique "Nos ancêtres les Gaulois" ?

Les thèmes qu'il choisit à partir du milieu du XIXe s. sont eux plus proche de la chronique, du fait divers, voire d'un journalisme entre "Détective" et "France-Dimanche" : sensationnalisme bon marché pour lecture de plage. Parfois on se demande si on n'est pas en train de lire "Adèle Blanc-Sec".

Que cet auteur joue à l'anticonformiste tout en affirmant les conformismes du moment et qu'il soit en même temps une réincarnation d'"Alain Ducaux raconte" attirée par les faits divers pourrait à la limite passer ; qu'il fasse de l'histoire en se trompant sur les faits ou en écrivant des données inexactes montre toute l'étendue de son imposture.


Aretha Franklin Sings the Great Diva Classics
Aretha Franklin Sings the Great Diva Classics
Prix : EUR 19,99

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 À fuir, 3 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Aretha Franklin Sings the Great Diva Classics (CD)
Dans le monde de la chanson, on fait comme si une chanteuse de 72 ans pouvait encore chanter comme elle le faisait un demi-siècle avant. Et on lui demande de montrer sa puissance même si celle-ci est absente. Étonnant orgueil qu'aucun chanteur lyrique n'aurait mais que les producteurs d'Aretha Franklin (et elle-même) ont. Le résultat est donc un disque fatigué de reprises toutes aussi mauvaises les unes que les autres avec une chanteuse aux possibilités vocales tristement usées.
"I Will Survive" est un ratage intégral et une étonnante collection de tics vulgaires dont le sommet est un rire de maritorne à la quatrième minute suivi de "sho'nuff" et autres joyeusetés chantées à bout de souffle ; dans "I'm Every Woman" elle prend toutes les notes par en dessous car de toute évidence elle n'a plus l'énergie pour faire autre chose. Mais je dirais que la pire est "You keep me hangin' on". Déjà, reprendre une chanson des Supremes est aller droit dans le mur : rares sont les reprises réussies car l'équilibre auquel arrive Diana Ross est unique. Mais le pire dans le cas de Franklin est qu'elle l'avait déjà chantée, en 1969, à l'époque de sa gloire. Toutefois, cette chanson n'avait pas été jugée assez bonne pour être intégrée à un album et n'a fait surface qu'en 2007 sur une compilation d'inédits. Celle de 2014 est un cauchemar : on a l'impression que la chanteuse est enrhumée tellement sa voix est étouffée ; de plus, elle chante avec ennui et sans nuances, comme si elle était en pilote automatique ; quant à la musique derrière elle, il ne s'agit que d'un boum boum percussif de magasin de vêtements pour adolescents. Enfin, dernier tic irritant : trois chansons sont en fait "deux chansons en une", c'est-à-dire que l'une comme l'autre sont passés au laminoir.
Beaucoup de critiques insistent sur le fait qu'elle retrouve le producteur Clive Davis avec ce disque. Et alors, en quoi cela est-il une bonne nouvelle ? À les écouter, elle a retrouvé Berlioz ou Verdi, alors qu'il s'agit simplement de l'homme qui tient les cordons de la bourse et qui n'a jamais été intéressé que par une chose : l'argent. C'est quand même celui qui a tout le temps bridé (et épuisé) Whitney Houston et qui dans le cas de Franklin lui a fait chanter n'importe quoi pendant deux décennies pourvu qu'elle soit dans les classements (traduire : que la maison de disques de Davis fasse des bénéfices).
Si on pouvait regretter dans les années 80 que Franklin fasse un pop qui n'était plus de son âge, au moins elle pouvait encore chanter. Malheureusement en 2014, il ne reste plus rien , et ce n'est pas l'immonde Photoshop de la pochette qui nous réconcilierait avec les gens derrière ce projet. Heureusement il nous reste ses enregistrements des années 60 !


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