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Jeune scénariste tout ce que tu dois savoir !
Jeune scénariste tout ce que tu dois savoir !
par Frédéric Davoust
Edition : Broché
Prix : EUR 22,00

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un guide pour débuter, 9 février 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jeune scénariste tout ce que tu dois savoir ! (Broché)
Cet ouvrage de référence fourmille de conseils, d’adresses et de sites internet à consulter. Une lecture indispensable pour savoir par quoi il convient de commencer et vers qui se diriger.


Appelés en Algérie
Appelés en Algérie
par Michel Le Cornec
Edition : Relié
Prix : EUR 30,20

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un album, 13 juillet 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Appelés en Algérie (Relié)
Rien de plus rien de moins qu'un album de photographies d'appelés prises en Algérie par Marc Flament, photographe aux armées, commentées par un récit de Michel Le Cornec, d'après une première édition datant de 1964 aux éditions de la Pensée Moderne. Les photographies, s'étalant sur toute une page bien souvent, ont beau être plus ou moins floues, elles restituent à elles seules les marches, les paysages parcourus, les amitiés naissantes, l'Autre qui ressemble tant à soi-même, la peur, l'odeur du sang, de la sueur et de la mort. Un aller-retour dans cette guerre qui ne disait pas son nom.


La Commune de Paris telle qu'en elle-même : Une révolution sociale aux avant-postes de la République et des libertés municipales
La Commune de Paris telle qu'en elle-même : Une révolution sociale aux avant-postes de la République et des libertés municipales
par René Bidouze
Edition : Broché
Prix : EUR 22,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un grand moment de l'Histoire du mouvement ouvrier, 14 décembre 2009
Cet intitulé est inspiré d'une phrase de Mallarmé :
"La Commune de Paris telle qu'en elle-même, enfin l'éternité la change."

Fonctionnaire des finances, dirigeant national du mouvement syndical CGT des fonctionnaires, puis directeur du cabinet du ministre chargé de la fonction publique et des réformes administratives et Conseiller d'État en service extraordinaire, René Bidouze a publié plusieurs ouvrages et diverses études consacrés au syndicalisme des fonctionnaires, à l'administration et à la fonction publique, avant de s'intéresser à la Commune de Paris de 1871. Dans cet ouvrage réédité, bénéficiant de davantage d'ilustrations, il expose les faits majeurs de la commune qui « est après la révolution de 1789, et celles de 1830 et 1848, la dernière des révolutions que notre pays ait connues." (p. 200). Karl Marx la qualifiera d'ailleurs de révolution "prolétairienne" et non pas "bourgeoise" comme celle de 1789. Car la Commune demeure une composante importante de l'histoire du mouvement ouvrier et révolutionnaire français et international. Le régime renversé, elle s'est nourrie de :

- la "résistance patriotique du peuple de Paris à la capitulation devant les armées prussiennes",
- la "volonté de sauvegarder la République face aux visées de restauration monarchique",
- la "revendication de l'autonomie communale",
- et l'"aspiration du prolétariat parisien à la démocratie sociale".

René Bidouze s'attache ici à en exposer les faits précis et à en oblitérer tout trait caricatural. Pourtant largement oubliée dans la mémoire collective et bannie des programmes scolaires, la Commune a pris des décisions, comme celle de séparer l'Eglise de l'Etat, soulevé des questions qui restent toujours d'actualité, celles du mandat impératif, de la révocabilité des élus et de la démocratie directe. La Commune de Paris s'efforçait d'être, à son époque, une expérience de "gouvernement du peuple par le peuple" à l'échelle de la capitale. Un grand moment de l'Histoire du mouvement ouvrier que la lecture de ce documentaire permettra de rappeler.


Tiens-les dans tes bras : Chroniques de la résistance et de la survie
Tiens-les dans tes bras : Chroniques de la résistance et de la survie
par John Berger
Edition : Broché
Prix : EUR 14,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Des analyses fines de l'actualité internationale, 14 décembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tiens-les dans tes bras : Chroniques de la résistance et de la survie (Broché)
Dans cette vingtaine de chroniques pour la plupart publiées entre 2001 et 2006 dans de grands journaux internationaux comme Le Monde diplomatique, El Pais ou le Times, John Berger traite de sujets allant du conflit israëlo-palestinien à la vision de Bacon, celle d'un monde sans pitié, de la bombe atomique sur le territoire japonais en 1945 à la question de savoir pourquoi on en arrive à devenir un martyr dans l'action terroriste. Et c'est avec intérêt qu'on a lu les articles et récits de « voyage » de cet intellectuel anglais dont la plume allie sensibilité et esprit critique, poésie et analyse sociale, politique et psychologique.


Weegee par Weegee: Une autobiographie
Weegee par Weegee: Une autobiographie
par Weegee
Edition : Broché
Prix : EUR 18,30

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Toute une époque, 14 décembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Weegee par Weegee: Une autobiographie (Broché)
Né en Autriche en 1899, Arthur Fellig, surnommé Weegee, débarque à Ellis Island à l'âge de dix ans. Fils de rabbin, il va grandir à Lower East Side. Très vite attiré par la photographie, il commence par travailler dans un studio de photos d'identité avant de deenir pigiste et d'hanter le QG de la police de Manhattan, à l'affût de clichés au cœur de l'action. Les plus grands journaux, Life et Vogue, font alors appel à lui. Avant de décéder en 1968, il voyage à travers l'Europe, faisant l'expérience de ses distorsions photographiques et d'autres formats, comme le panoramique.

Avec cette autobiographie, c'est plus qu'une vie, c'est l'atmosphère de toute une époque que nous fait respirer Weegee, comme il l'avait fait pour ses heures les plus sombres.


L'évêque de Cyrène
L'évêque de Cyrène
par Michel Buenzod
Edition : Broché
Prix : EUR 14,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Intéressant, 14 décembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'évêque de Cyrène (Broché)
Synésios, promis à l'Eglise, avoue à son frère, Evoptios, avoir toujours partagé son temps à l'étude mais aussi à sa passion des armes et des chevaux, à laquelle il lui faudrait alors renoncer. Fin lettré, érudit, il aime voir jouer Les Oiseaux d'Aristophane, lire l'Alcibiade de Platon, et se rendre aux cours de mathématiques, de géométrie, d'astronomie, de sciences de la nature et de philosophie d'Hypathie, d'une beauté sans égale, de deux ans son aînée, à la tête d'un cénacle des meilleurs mouvements platoniciens du monde. Et, après avoir aimé à Cyrène Démétria, esclave scythe, admiré Hypathie à Alexandrie, il rencontre à Constantinople, où il a été envoyé, Paulina, la femme du sénateur, avant de fuir, échappant de justesse au tremblement de terre de 402. De retour à Pentapole, et bien qu'il ne soit pas pratiquant, marié et père de trois enfants, Synésios est nommé évêque

Synésios a bel et bien existé, et c'est donc par l'intermédiaire de sa biographie retracée par Michel Buenzod, que l'on découvre avec lui en voyageant en Lybie, en Egypte puis en Turquie, les idées et les mœurs de l'Antiquité, auxquels il déroge souvent, considérant par exemple bien mieux la gente féminine, esclave ou non, que ses pairs.


Manituana
Manituana
par Wu Ming 1
Edition : Broché
Prix : EUR 24,50

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une épopée écrite à 5, 14 décembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Manituana (Broché)
En 1775, dans un monde baptisé Iroquirlande proche de la frontière canadienne, les colons se disputent les terres des tribus iroquoises dans la vallée mohawk.

Hélas, on se doute bien du sort tragique de ces Indiens d'Amériques. Mais dans cette formidable épopée historique, le collectif italien Wu Ming se place du côté des futurs vaincus, hommes comme femmes, Joseph l'interprète ou le jeune Peter comme la sage Molly ou sa nièce Esther, la visionnaire. Et, plutôt que de décrire avec force détails les batailles, il renouvelle le genre du roman d'aventures en hachant ce récit dramatique, dépourvu de manichéisme, par des chapitres brefs et incisifs et des ellipses narratives, où tout est terriblement perçu par ces grands perdants de l'Histoire des Amériques. Un roman foisonnant et passionnant, oui, qui nous prouve qu'il est possible d'écrire d'un même élan à cinq.


Les Amis du crime parfait
Les Amis du crime parfait
par Andrés Trapiello
Edition : Broché
Prix : EUR 21,85

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un polar sur des fans de polar, 14 décembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Amis du crime parfait (Broché)
En cette fin des années 80, à Madrid, Paco claque la porte de celui qui fut son éditeur durant 22 ans, et décide d'ouvrir une agence de détectives et de ne plus écrire. Désormais, le personnage principal, ce sera lui, celui qu'il veut être, celui qui s'invente lui-même ! Sa première enquête arrive plus vite qu'il ne l'aurait cru : son beau-père est retrouvé assassiné. Alors que le club des Amis du Crime Parfait, où chacun porte le nom de son héros préféré, édicte les règles du roman policier, Paco, alias Sam Spade, mène une enquête qui va le conduire à s'intéresser au passé politique du défunt...

Quelle jubilation cela doit être d'écrire un roman policier dans lequel les personnages qui ont choisi pour nom Poe, Marlowe, Sherlock ou Maigret, s'entendent sur les règles d'or du parfait roman policier, appellent l'héroïne de leur roman du nom de leur épouse, et laissent leur imagination prendre le pas sur la réalité. Malgré tout, l'histoire a dû mal à partir, le suspens semble secondaire, d'ailleurs l'auteur ne respecte pas vraiment ses propres règles (la 3e par exemple entre Hanna et Poe), et on en retient surtout les notes d'humour et les jeux littéraires plus que la résolution du crime, fondée sur la mémoire.


Mémoires d'un communard : 18 Mars-28 Mai 1871, La Commune vécue
Mémoires d'un communard : 18 Mars-28 Mai 1871, La Commune vécue
par Gaston Da Costa
Edition : Broché
Prix : EUR 25,40

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Accessible et instructif, 14 décembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mémoires d'un communard : 18 Mars-28 Mai 1871, La Commune vécue (Broché)
Militant de gauche et ancien communard déporté au bagne de l'île Nou, Gaston Da Costa relance après son amnistie le journal blanquiste Ni Dieu ni Maître et, pour réhabiliter cette grande insurrection du mouvement ouvrier qui eut lieu du 18 mars à fin mai 1871, il publie en 1903 en trois tomes ses mémoires sur cette période révolutionnaire, à l'appui de récits documentés, de discours, de textes de loi et de correspondances référencés. Les éditions Larousse en proposent ici une version allégée tenant en un seul tome, la rendant de nouveau accessible et toujours aussi instructive.


Dans les Prisons Russes et Françaises
Dans les Prisons Russes et Françaises
par Pierre Kropotkine
Edition : Broché

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un constat toujours d'actualité, 14 décembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dans les Prisons Russes et Françaises (Broché)
Piotr Alexeïvitch Kropotkine (1842-1921) est chronologiquement le troisième fondateur de l'anarchisme au XIXe siècle, après Proudhon et Bakounine. Ses tentatives d'organiser des luttes ouvrières et paysannes lui font connaître les conditions de détention d'alors, aussi bien en Russie qu'en France. Cette vision « de l'intérieur » conforte alors les observations qu'il a pu mener et les témoignages qu'il a pu collecter, en tant que rapporteur à la commission locale pour la réforme des prisons en Russie. C'est pourquoi, bien avant la conception de quelques ouvrages faisant la synthèse des théories de ses deux prédécesseurs, il avait publié dans la revue Nineteenth Century à Londres, entre 1882 et 1884, huit articles qui, bien avant l'essai Surveiller et punir de Michel Foucault, exposent la situation de l'emprisonnement et posent la question de l'utilité sociale et morale de l'emprisonnement.

Qu'observe-t-il ? Dans les faits : la saleté des cellules, la surpopulation carcérale, le mépris des règles élémentaires d'hygiène, la quasi-rupture des détenus avec leurs liens familiaux et sociaux, l'inaction des détenus ou leur exploitation pour un travail peu valorisant payé une misère ; dans les effets : près de la moitié des gens sont d'anciens détenus qui ont récidivé, la prison ayant été surtout pour eux un lieu d'éducation au crime. A la question de savoir si la prison corrige la moralité des détenus et les décourage de tomber à nouveau sous le coup de la loi, il lui faut bien répondre que non. De fait, elle ne fait que couper le détenu des tentations qui l'entourent, des incitations produites par le monde extérieur. Entre ses murs, celui-ci n'a plus de choix, plus de libre-arbitre. Libéré, il n'a pas davantage de force morale pour y résister que lorsqu'il y est entré. Il en a même moins, puisqu'il a côtoyé pire que lui, et peut espérer être plus malin pour ne plus se faire prendre, puiqu'il a désormais un casier judiciaire qui rend moins facile son embauche, etc. Au final,

« les prisons n'améliorent pas la conscience morale des détenus. Elles ne les détournent pas du crime. » (p. 251)

Ce constat reste hélas toujours d'actualité. Les prisons, en effet, sont davantage conçus pour protéger la société des actes jugés immoraux de certaines personnes, en les en excluant, purement et simplement. Un ouvrage qui, au-delà de son intérêt historique, relance le débat sur les moyens d'enrayer le crime.


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