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Commentaires écrits par
Jissency (France)

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L'ennemi utile : 1946-1954, des vétérans de la Wehrmacht et de la Waffen-SS dans les rangs de la Légion étrangère en Indochine
L'ennemi utile : 1946-1954, des vétérans de la Wehrmacht et de la Waffen-SS dans les rangs de la Légion étrangère en Indochine
par Pierre Thoumelin
Edition : Broché
Prix : EUR 14,90

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Intéressant mais superficiel, 27 avril 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Thoumelin fait montre d’une louable neutralité, mettant en perspective les écrits précédents sur le phénomène des Allemands dans la Légion, en général défensifs (témoignages et romans nostalgiques) ou à charge (d’anticolonialistes souvent proches des communistes, qui forçaient le trait, selon lui). Hélas, la suite déçoit car il ne va guère au-delà du dépouillage statistique permis par la consultation de nombreux dossiers militaires. L’analyse y reste assez superficielle, noyée dans les chiffres, et l’auteur ne fait guère œuvre d’historien. De plus, certains chapitres n'ont pas été relus du tout, à en juger par le nombre affolant de "coquilles".
En comparaison, je lis ces jours-ci "Vaincre sans gloire" de Julie Le Gac, laquelle explique fort bien un point totalement ignoré ou occulté par Pierre Thoumelin, à savoir que les officiers de la Légion étrangère étaient proches du Parti Populaire Français du fasciste Doriot, pendant la Deuxième Guerre mondiale. En fait, toute l'armée d'Afrique soutenait à l'origine Pétain et sa Révolution nationale. Seule la perspective d'être armés par les Américains les a fait changer de discours.
Sachant cela, on s'étonne moins de retrouver des Allemands de l'Afrikacorps engagés dans la Légion dès 1943, puis, en Indochine, un ancien SS de la division Charlemagne, responsable du massacre d'Oradour-sur-Glane…


Credo
Credo
Prix : EUR 24,80

3.0 étoiles sur 5 Édition inutile: achetez le CD, 27 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Credo (Blu-ray Audio)
Ami audiophile qui pensais mettre la main sur une réédition du SACD multicanal introuvable à moins de 50€, détrompe-toi : ce blu-ray audio comporte certes trois pistes différentes (PCM, DTS et Dolby HD), mais toutes en stéréo!
Naïf que je suis, je n'imaginais même pas que les décideurs de Deutsche Grammpohon pussent être aussi cons, et n'ai pas vérifié avant d'acheter, mais c'est apparemment la politique maison – vu sur un album différent, également enregistré et paru à l'origine en SACD stéréo/5.0.
Bref, j'aurais mieux fait d'acheter le CD tout simple au tiers du prix.

Et bon courage à l'industrie du disque qui lance un nouveau format prétendument haut de gamme en se foutant ainsi de ses rares clients solvables.


Ballet De L'Opéra De Paris
Ballet De L'Opéra De Paris
DVD ~ Compilation
Proposé par moviemars-amerique
Prix : EUR 33,13

5.0 étoiles sur 5 Trois beaux "ballets modernes", entre classicisme et danse contemporaine, 14 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ballet De L'Opéra De Paris (DVD)
À mi-chemin entre les ballets classiques et la danse contemporaine, ces trois créations de l'Opéra de Paris puisent leurs sujets très français dans la littérature (la carte du Tendre pour "Le Parc", "À la Recherche du temps perdu" pour "Proust") et chez le peintre Olivier Debré pour "Signes".

Par manque de bagage technique, je ne vais pas entrer dans le détail des chorégraphies, modernes sans être avant-gardistes, dans la meilleure tradition de l'Opéra de Paris, ni traditionnelles à tout crin comme souvent les productions russes et britanniques, ni moderniste jusqu'au ridicule de nombreuses compagnies allemandes ou néerlandaises – je pense en particulier à Waste & Glass, dans lequel la chorégraphe Connie Janssen prend pour décor un entrepôt de camions-poubelles, avec un mur de lave-linges et des matelas sur lesquels ses danseurs se contorsionnent sur la musique de Philip Glass, interprété par l'excellent ensemble Conjunto Iberico, juché sur une plateforme métallique. Par chance, vous aurez du mal à trouver celui-là…

En quelques mots, disons tout de même que:
- Dans "Le Parc", Angelin Preljocaj laisse au vestiaire les nuisettes et casques intégraux des danseurs masculins de "Siddharta", et son exploration des rites amoureux du XVIIe siècle s'accorde à merveille avec la pétulance mozartienne.
- J'apprécie assez modérément Marie-Agnès Gillot, d'où mon manque d'intérêt relatif pour "Signes", malgré, là encore, un excellent choix musical en la personne de René Aubry. Les costumes et le décor d'Olivier Debré ne sont pas en reste, et rappellent l'époque bénie où les créations de Nijinski avaient droit à des toiles peintes par Picasso et compagnie. La chorégraphie de Carolyn Carlson m'a paru un peu trop cérébrale, mais peut-être est-ce par contraste avec la cartographie sentimentale du "Parc".
- Mon favori du lot est sans doute "Proust ou les intermittences du Cœur", dont le sujet risque hélas d'échapper aux spectateurs pas familiers de "la recherche du temps perdu".

Sur le plan technique, ces trois DVD bénéficient d'une image aussi parfaite que saurait l'être un DVD réalisé dans des conditions optimales. En 16/9, elle ne fera pas tiquer les heureux possesseurs d'un grand écran – je possède un plasma de 50 pouces. Cela étant, la qualité du lecteur entrera aussi en ligne de compte.
Enregistré en 1999, "Le Parc" ne possède qu'une piste stéréo (PCM, de la qualité d'un CD); les deux autres DVD y ajoutent deux pistes multicanal en Dolby Digital 5.1 et DTS – j'ai la flemme d'en vérifier le débit, désolé.

Sur le plan strictement artistique, je mettrais quatre étoiles, comme le commentateur précédent, mais à 30€ c'est un très beau cadeau à (se) faire, et qui est sûr de plaire un tant soit peu à son destinataire.

NOTE FOR FOREIGN CUSTOMERS: these are region free DVDs, encoded for NTSC playback. 2 out of 3 offer DD 5.1 and DTS soundracks, on top of PCM stereo.


Sénèque. : Ou la conscience de l'Empire
Sénèque. : Ou la conscience de l'Empire
par Pierre Grimal
Edition : Relié
Prix : EUR 28,00

4.0 étoiles sur 5 Plus un essai qu'une biographie classique, 21 février 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sénèque. : Ou la conscience de l'Empire (Relié)
Ce "Sénèque" de Pierre Grimal n’est pas très factuel, autant le dire d’emblée. Cela démarre certes par le portrait d’un jeune patricien à la santé fragile, sa formation et ses débuts de sénateur vite pris au piège entre d'une part, les responsabilités publiques imputant à son rang, et trois empereurs pour le moins dérangés, les intrigues de la cour dont il fera bientôt les frais en étant condamné à mort (non pas une, mais trois fois !), gracié, exilé en Corse, puis le rappel à Rome et la réhabilitation comme précepteur et ministre (un temps tout-puissant) du jeune Néron, avant que celui-ci ne s’émancipe de son maître et lui rappelle, comme il l'a fait avec sa mère et sa sœur avant lui, que "tous les jours vont à la mort, le dernier y parvient", comme Sénèque l'écrit fort bien à Lucilius (Lettre CXX).
Grimal, toutefois, se désintéresse assez vite du déroulé de cette vie palpitante pour s’attarder longuement sur ses maîtres et disciples, proposer une datation de sa naissance, puis de ses œuvres (les dialogues en particulier), son positionnement dans la tradition stoïcienne et autres sujets de colloques. Mais, s’il met en perspective les critiques superficielles sur sa fortune – avec des arguments plutôt convaincants – les tragédies sont survolées en quelques pages, sa mort poignante en quelques lignes. Et je dois reconnaître une déception relative, de ce côté.
Cet opus a d’abord paru aux Belles Lettres, et s’adresse donc en priorité à un public d’universitaires plus que familiers avec l'œuvre de Sénèque, l’histoire romaine et tout le corpus philosophique de l'Antiquité gréco-romaine. Il reste lisible au simple lettré pas même latiniste que je suis, et j’y vois prétexte à découvrir tardivement Tacite et Suétone, mais certains raccourcis m’ont laissé sur ma faim ou pantois, quand tant de pages sont consacrées à la philologie comme aux disputes savantes et souvent vaines entre "docteurs ès conjectures".
Sur la forme, la syntaxe de Grimal, sinueuse, est cicéronienne (et pour cause : il a également signé sa biographie, dans la même collection), avec une pluie battante de virgules et d’incises rythmant des phrases-fleuves ; et le style, soutenu, sans être pédant – on ne saurait lui reprocher, vu le sujet, la transcription en grec ancien de quelques concepts philosophiques, non plus que l’absence de traduction des innombrables citations et renvois, sans quoi le millier de notes en bas de pages (!) primerait le texte proprement dit. Trêve de pastiche…
Autre légère déception : cette réimpression souffre d'un encrage inégal et de quelques lignes de texte comme écrasées de ci, de là, ce qui ralentit la lecture – sans jamais l’empêcher, fort heureusement. À 28€, prix éditeur, quelqu’un aurait pu effectuer un contrôle plus rigoureux des épreuves offset.
Une critique à relativiser comme le reste, tant je suis plus pointilleux que la moyenne, et sais gré à Fayard d’avoir remis en circulation cet ouvrage, longtemps épuisé, que je souhaitais lire depuis quelques années.


Oeuvres De Bruch, Cilea, Leoncavallo, Ravel, Respighi, St-Saëns, Tchaikovski... [Blu-ray]
Oeuvres De Bruch, Cilea, Leoncavallo, Ravel, Respighi, St-Saëns, Tchaikovski... [Blu-ray]
DVD ~ Compilation
Prix : EUR 36,89

4.0 étoiles sur 5 Anna, Dmitri, Mischa et les autres, 20 décembre 2014
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C'est mon quatrième récital d'Anna Netrebko en blu-ray, autant d'opéras, et dire que j'ai un faible pour elle serait un fameux "understatement". Aussi m'abstiendrai-je de m'enthousiasmer sur sa voix et sa robe de velours – si sage qu'elle l'a dûment déboutonnée – avec le même excès de superlatifs que dernièrement, pour le Concert sur la Place Rouge qu'elle a donné avec le même Dmitri Khvorostovski...
Ce qui différencie ce gala des trois autres, parus chez Deutsche Grammophon, réside dans le fait qu'elle n'y tient pas la vedette. Avec dix ans de métier derrière soi, Anna Netrebko n'est plus, loin s'en faut, l'ancienne femme de ménage du Kirov que Valéry Gergiev a reconnue et dont il est devenu le mentor, mais ce n'est pas encore "la Netrebko" qui a conquis Salzbourg et les mélomanes du monde entier – assurément l'une des plus grandes vedettes de l'art lyrique depuis Maria Callas.
Mieux, l'orchestre ne sert pas de faire-valoir et d'interlude aux chanteurs, comme c'est généralement le cas dans les récitals. Le programme est très équilibré entre les morceaux instrumentaux et les parties vocales, musique russe et occidentale, tubes classiques et œuvres plus pointues telles que l'excellente "Kol Nidrei" de Max Bruch, dont l'interprétation par Mischa Maïsky m'a mieux convaincu que celle du "Concerto pour la main gauche" de Maurice Ravel, exécuté un peu sèchement par Elisso Virsaladze – le début en particulier. Victor Tretiakov, qui dirige la majeure partie de cette heure cinquante de concert, s'en tire avec les honneurs, et je saurais seulement lui reprocher de n'être pas Valéry Gergiev, dont la présence aurait ajouté à mon émotion de spectateur.

Sur le plan technique, l'image est très bien définie, sans aucun bruit vidéo, mais les couleurs un peu ternes me paraissent tirer sur le jaune – un jugement à mettre sous réserve, venant d'un daltonien. De même, la prise de son ne souffre d'autre défaut que d'être en PCM stéréo et multicanal 5.0 – plus naturelle, certes, mais tellement moins dynamique que le DTS HD Master Audio ou qu'un bon SACD. D'où l'étoile en moins, de mon point de vue subjectif et discutable.


Jusqu'à ce que mort s'ensuive
Jusqu'à ce que mort s'ensuive
par Roger Martin
Edition : Poche
Prix : EUR 7,70

3.0 étoiles sur 5 Recette de polar: un fond d'Histoire et un soupçon de conspirationnisme, 4 décembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Jusqu'à ce que mort s'ensuive (Poche)
Roger Martin avait des prétentions historiques en écrivant "Jusqu'à ce que mort s'ensuive", ce dont témoignent les innombrables notes de bas de page, souvent fort longues, et la bibliographie dans laquelle il cite même son propre "Dictionnaire iconoclaste des États-Unis".
Pour m'intéresser aux crimes de guerre commis par les Alliés pendant la deuxième guerre mondiale, je connaissais plusieurs de ses sources et l'ai pris au sérieux presque jusqu'à la fin, avant qu'il ne bascule dans le conspirationnisme en accusant l'Armée américaine de Barack Obama de couvrir le massacre de 1200 recrues noires dans le Mississippi, suite à des émeutes raciales au camp d’entraînement Van Dorn.
Les tensions raciales dans l’Armée sont connues, celles des années 40 plus encore qu'au Vietnam d'après la promulgation des droits civiques (en 1971, le Col. Robert D. Heinl a publié un rapport édifiant sur "l'Effondrement des forces armées" dans un journal militaire!), aussi l'énormité du chiffre avancé m'a-t-elle fait recouvrer mon sens critique, et j'ai cherché en ligne les sources de pareille accusation. Il en existe une seule: un ouvrage publié à compte d'auteur en 1998, par un banquier du Mississippi qui disait la tenir ce scoop d'un unique témoin, commodément décédé.
La rumeur a fait assez de bruit pour susciter l'émoi de la NAACP (principale association noire américaine), laquelle a demandé à l'armée de diligenter une enquête qui dura quatorze mois, comme le relate le "Washington Post" du 23 décembre 1999, dans un article intitulé "Mississippi Massacre, or Myth?". Devant la totale absence de la moindre preuve, tout le monde a sagement conclu que c'était une légende urbaine. Sauf Roger Martin, qui continuait d'y croire en 2008, apparemment.

S'agissant de l'intrigue proprement dite, un prologue captivant, tout à fait remarquable par son atmosphère, me faisait espérer une perle de polar. J'ai déchanté au moment d'assister à la vingtième collation sur le pouce du héros, aux anecdotes prétextes de l'Auteur pour régurgiter maladroitement sa documentation, et à la fin pas plus crédible qu'un film d'action hollywoodien.
Suis-je sévère? Sans doute, car certains personnages particulièrement bien croqués rendent ce polar attachant malgré ses clichés sur l' "Empire du Mal" – surtitre du dico susmentionné.
Tout s'explique quand on sait que Roger Martin est (ou a été) communiste, comme on peut le lire en survolant la fiche Wikipedia qu'il a dû rédiger lui-même, à en juger par son luxe de détails insignifiants. Même les caricatures sont parfois bien vues, tel ce père afro-américain qui a tout d'une "noix de coco", selon la formule qu'utilisent les Noirs pour désigner ceux d'entre eux qui sont "blancs à l'intérieur"; les mêmes causes ayant les mêmes effets, les Asiatiques parlent, eux, de "bananes".
Alexandre Dumas vous dirait: "On peut violer l'Histoire à condition de lui faire un enfant". Sous cet angle, le bébé de Roger Martin vaut le coup d'œil, mais gardez-vous de prendre son babil pour parole d'Évangile.


Exped SynMat 7 LW terre cuite tapis de sol
Exped SynMat 7 LW terre cuite tapis de sol
Proposé par Facewest
Prix : EUR 147,12

5.0 étoiles sur 5 Comme à la maison, été comme hiver, 23 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Exped SynMat 7 LW terre cuite tapis de sol (Sport)
Le seul défaut évident de ce matelas est son poids conséquent d'environ 1100g. Exped conçoit un modèle ultraléger qui n'en pèse que 700, mais sera de toute évidence beaucoup moins résistant à la perforation. L'encombrement est raisonnable – 30cm par 15 de diamètre, ce qui permet de le fourrer à plat au fond du sac à dos.
Le gonflage prend de deux à quatre minutes ; plutôt quatre après une journée de marche...

À qui s'adresse donc ce modèle "large & wide" en particulier?
• Aux gens de grande taille qui veulent dormir sur le côté et pouvoir se retourner sans tomber sur le sol et salir leur précieux duvet en plume (testé et approuvé sur sol boueux).
• Aux gens qui dorment avec les bras le long du corps, sachant que la taille standard de la plupart des matelas est juste suffisante pour un buste masculin.
• Aux trekkeurs que l'hiver n'arrête pas. Le Synmat contient une couche de fibres synthétiques qui servent d'isolant thermique.
• Par-dessus tout, ce synmat est d'un confort suprême, et l'on se réveille reposé, sans douleur aucune, même après neuf heures de marche (mon record actuel).

Pour en revenir au handicap du poids, j'ai préféré faire l'impasse sur le tente et compte me procurer le bivybag d'Exped.

Bref, je suis pleinement satisfait par ce produit d'excellente facture, et j'ai d'ailleurs acheté l'oreiller gonflable assorti, qui ménage mieux les cervicales qu'un tas de vêtements.


Live From Red Square Moscow [Blu-ray]
Live From Red Square Moscow [Blu-ray]
DVD ~ Netrebko
Prix : EUR 26,19

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un duo de rêve, un récital d'anthologie, 23 octobre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live From Red Square Moscow [Blu-ray] (Blu-ray)
On se sait mélomane le jour où l'on commence à collectionner les versions d'une même œuvre. J'ai lu sur l’Amazon britannique un commentateur raconter sa trentaine de DVD et Blu-rays de "la Flûte enchantée".
De mon côté, je possède à peine deux blu-rays d' "Eugène Onéguine" enregistrés au Met par Hvorostovsky (qui m'a plus marqué que Renée Fleming, sa partenaire), et celui, plus récent, d'Anna Netrebko dirigée par le même Valery Gergiev, son mentor. Le problème de cette seconde version, c'est que la diva autrichienne (si, si!) éclipse tous ses partenaires, bien falots comparés au baryton russe comme à l'excellent Ramon Vargas de l'édition Decca.
Voir l'Eugène et la Tatiana de mes rêves réunis dans le dénouement du plus grand opéra russe ne pouvait donc se refuser, et qu'importe si j'ai déjà en double le chef-d’œuvre de Tchaïkovski, et lu par deux fois le roman en vers de Pouchkine dont il est tiré – je ne saurais trop recommander l'édition Points/Seuil traduite par Nata Minor.
Veinard que je suis, ma petite collection comprend déjà les deux autres récitals enregistrés par "la" Netrebko pour Deutsche Grammophon. Hormis la scène de la lettre, final bouleversant d'Onéguine, le programme est cette fois essentiellement consacré à Verdi, dont on fêtait en 2013 le bicentenaire de la naissance. Le concert commence avec la célèbre ouverture de "la Force du Destin", dont Claude Berri fit le thème de "Jean de Florette" et "Manon des sources" ; le chœur hébreu de "Nabucco" constitue un autre entracte appréciable, avant les deux rappels – des airs traditionnels russes.
Des trois récitals d'Anna Netrebko, c'est celui dont le programme est le plus "grand public", et l'on pourra seulement regretter que l'acoustique leur soit inférieure, du fait que la prise de son a été réalisée sur la Place rouge, et non dans un théâtre conçu pour sculpter le son idéalement. Mais pas d'affolement : si la spatialisation est perfectible en multicanal, aucun bruit parasite ne vient jouer les trouble-fêtes, et vous ne regretterez peut-être, au moment des crédits, que votre besoin compulsif de vous procurer tel opéra que vous n'auriez pas encore. Personnellement, il ne s'est pas écoulé une semaine avant que je ne commande "Rigoletto", puis "Il Trovatore". Avec Anna Netrebko, bien entendu.
Et si jamais vous découvriez seulement l'immense talent de la plus grande soprano depuis, euh!… un bail, commencez par vous procurer "La Traviata" et "Le mariage de Figaro", lesquels datent de l'époque pas si lointaine où un sourd profond aurait pu tomber sous son charme ravageur et pour ainsi dire surnaturel – il faut l’y voir chanter et courir en tout sens sur scène, pendant deux heures trente, sans l'apparence d'un effort, là où ses partenaires fondent sur place !
Dire que ma platine blu-ray vient de tomber en panne. Misère…


Craghoppers Men's Kiwi Chemise manches longues homme
Craghoppers Men's Kiwi Chemise manches longues homme
Prix : EUR 14,21 - EUR 64,61

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Chemise de rando pour jouer à l'aventurier, 22 octobre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Craghoppers Men's Kiwi Chemise manches longues homme (Sports Apparel)
Si vous achetez cette chemise pour son prix, vous serez ravi : j'ai payé la mienne 30€, ce qu'elle vaut largement.
Elle est assez bien coupée. Sa conception est même assez sophistiquée, avec deux poches, beaucoup de coutures et quelques détails bien pensés, comme les boucles pour la faire sécher après une branche, par exemple.

Mais:
Le polycoton est vraiment ordinaire et ne sèche pas aussi vite qu'espéré, car au lieu d'utiliser un tissu solide il est doublé par endroits, tant et si bien que cette chemine n'est pas vraiment adaptée aux efforts physiques intenses – le trek avec sac à dos, à tout hasard. Lavée, on a toutes les chances de la remettre humide (à moins d'être en plein été et pas en altitude), et non lavée il est vivement conseillé de prévoir un rechange.
Les finitions rappellent aussi que c'est un article bon marché : sur la mienne, de nombreux fils pendent au niveau des boutons (à l'intérieur, par chance), une boutonnière est inutilisable sur un des passants qui permettent de maintenir les manches retroussées.
La taille est prévue pour les physiques très sveltes, et j'ai bien du mal à retrousser les manches sans avoir pour autant de gros bras.

Voilà, c'est plus une chemise pour jouer à l'aventurier télévisé, façon Bear Grylls, qu'un véritable vêtement technique et durable comme en vend Fjallraven – au moins deux ou trois fois plus cher, il est vrai. Si c'était à refaire, j'achèterais une chemise Fjallraven en soldes ou un t-shirt en mérino. C'est plus cher mais ça n'a pas que l'air d'être conçu pour l'aventure.


Marc Lavoine : Olympia 2003
Marc Lavoine : Olympia 2003
DVD ~ Marc Lavoine
Prix : EUR 6,99

4.0 étoiles sur 5 Très beau concert, mais semi-déception sonore, 22 octobre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Marc Lavoine : Olympia 2003 (DVD)
La performance de Marc Lavoine n'est pas en cause. Pour peu que vous connaissiez son répertoire, il ravit son public avec un large éventail de classiques des années 80 jusqu'aux titres de son très bel album sans titre de 2001.

Sur le plan technique, l'image est très correcte pour un DVD, même sur grand écran, mais je dois dire que la partie audio m'a déçu : le DTS multicanal est en effet compressé à 768kbps, la moitié du débit standard des DVD plus récents. Si vous disposez d'une chaîne hifi et d'un peu d'oreille, la différence est assez audible. Pis, la stéréo est en Dolby 2.0, et non en qualité CD (LPCM pour les intimes). Bon, la différence sera imperceptible pour la grande majorité du public qui se contente des haut-parleurs de son téléviseur, mais je trouve dommage, pour un concert, de n'offrir que des bandes sonores compressées aux "audiophiles du dimanche" de mon espèce…


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