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Contenu rédigé par JEAN-MARIE JUIF
Classement des meilleurs critiques: 29.446
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Commentaires écrits par
JEAN-MARIE JUIF (BESANCON France)
(VRAI NOM)   

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Live !
Live !
Prix : EUR 21,61

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Cinquante-et-une minutes de magie ...., 25 mars 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live ! (CD)
Elizabeth Cotten (1892 ou 1895 - 1987) figure au Panthéon des musiciens de blues. Cette femme extraordinaire, née en Caroline du Nord à la fin du dix-neuvième siècle,eut un destin hors du commun. Toute petite,elle se passionna pour le banjo de son grand-frère puis pour la guitare;gauchère, elle apprit à jouer de l'instrument sur une guitare de droitier,sans inverser les cordes, ce qui l'obligea à se créer un doigter propre à elle,jouant la mélodie sur les cordes aigues avec le pouce et les basses avec l'index et le majeur. Agée d'une douzaine d'années,entendant le train passer près de chez elle,elle composa un morceau qui devait devenir dans les années soixante l'hymne de la jeune génération, "freight train" (repris notamment par Taj Mahal et Grateful Dead).Dans les années cinquante,femme de ménage,elle officia chez...Pete Seeger,qui l'emmena aussitôt aux studios Folkways;s'en suivirent une trentaine d'années de carrière musicale,qui dura jusqu'à la mort de Libba Cotten,à un âge très avancé.
Guitariste prodigieuse,stylistiquement proche de Mississippi John Hurt,personnalité hors du commun,Libba est enregistrée dans ce disque à l'âge de 85 ans.Son talent de guitariste est toujours intact et miraculeux.Dotée d'un humour incroyable,elle converse entre les morceaux avec son auditoire,racontant des histoires d'autrefois,avec une fraîcheur incroyable.Un disque qui s'écoute et se réécoute sans cesse,intemporel,passionnant, d'une beauté absolue. Notre Terre a eu bien de la chance de connaître Libba Cotten.


Ballads, Blues And Bey
Ballads, Blues And Bey
Prix : EUR 20,28

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un des plus grands disques de ces 20 dernières anées!!!, 2 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ballads, Blues And Bey (CD)
Andy Bey est un trésor. Un de ces génies absolus et scandaleusement méconnus du jazz comme il y en eut tant. La différence réside dans le fait que Andy Bey est toujours vivant et actif, et qu'à son âge il serait temps de le considérer à l'égal de Jimmy Scott.
Remarquez,il aura fallu que Jimmy Scott atteigne une bonne soixantaine d'années avant qu'on le reconnaisse comme l'un des plus grands chanteurs,c'est à dire l'un des plus grands musiciens de l'histoire du jazz,alors, Andy peut bien patienter encore quelques années....
Ce disque fabuleux, enregistré en 1995,est certainement le chef d'oeuvre de Andy Bey.Seul,s'accompagnant au piano, avec un talent évident, il s'attaque dans ce disque à l'un des répertoires les plus difficiles qu'il soit.Les thèmes qu'il aborde ne pardonnent pas,soit on en donne une version de référence,soit on les foire.Et il faut un certain courage,et une maîtrise vocale et instrumentale affirmée pour s'attaquer à des pièces telles que "someone to watch over me","you'd be so nice to come home to,"in a sentimental mood","if you could see me now" ou "day dream".Le répertoire casse-gueule par excellence.Il ne manque que les "lush life" et "azalea" de Duke Ellington,véritables cauchemars pour vocalistes.Le résultat est somptueux.Ne vous trompez pas, ce disque est essentiel.


Satchmo Serenades
Satchmo Serenades
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 29,88

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Pas le plus grand disque de Louis,mais tout de même...., 12 décembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Satchmo Serenades (CD)
Ce disque n'est certainement pas le plus grand de Louis, loin s'en faut.Nous sommes là bien loin des Hot Fives et des Hot Seven,de ses enregistrements des années trente, de la séance mythique avec Bechet en 1940 ou encore du Good Book,sans parler des hommages à W.C.Handy et Fats Waller,ou de la rencontre avec Duke.
Partant du principe que dans la carrière de tout musicien, un choix s'impose, à moins d'être un inconditionnel de l'intégrale,on pourra donc faire l'impasse sur ce volume.
Partant au contraire du principe que Louis Armstrong fut le plus grand musicien de l'histoire du jazz,et pourquoi pas le plus grand musicien du vingtième siècle,ou de tous les temps,et même si ces faces ont une légère tendance à la musique commerciale ("april in Portugal" ,"Ramona"...),on sera tenté de ne pas faire l'impasse sur ces enregistrements, et ma foi l'on aura bien raison.Armstrong fut un véritable alchimiste, tout comme Billie Holiday et Fats Waller, eux tous capables de transformer la moindre rengaine à la mode en pépite d'or. Tout cela pour en arriver à la conclusion que l'on peut prendre un pied pas possible à l'écoute de Satchmo, tendance musique pour restaurant de 5 étoiles à New York, dans ces faces, remarquablement orchestrées par Sy Oliver.
Aaaahhhh oui, j'oubliais de vous dire, il y a ce "kiss of fire", tango complètement improbable, dans lequel le Louis chanteur est à son plus haut niveau, c'est à dire écrasant tous les autres de sa stature impériale.Et puis toujours dans ce tango, ce chorus de trompette si simple et dépouillé et pourtant si essentiel,a true blessing, un joyau.Cela vous étonnera peut-être, mais ce "kiss of fire" me hante depuis une trentaine d'années.Un Armstrong en contre-emploi absolu,comme Bourvil dans le Cercle Rouge de Melville;un Armstrong si éloigné de son répertoire, et pourtant parfaitement sublime.Mais au fait, Armstrong n'a-t-il jamais été autrement que sublime ???
Un disque rempli de nostalgie, rappelant davantage la grande époque du cinéma hollywoodien que les bas-fonds de New Orleans, certes;presque un disque de easy listening, sauf que l'interprête est Louis Armstrong,le plus grand musicien de tous les temps.Alors,il peut bien nous jouer la Marseillaise ou les grands succès de Claude François,ou des Beatles, nous, bien sûr, on prend tout de suite !
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Complete 1923 Jazz Band Record
Complete 1923 Jazz Band Record
Prix : EUR 48,00

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Monument absolu du jazz, restauration parfaite !!!!, 30 novembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Complete 1923 Jazz Band Record (CD)
Les faces enregistrées par le King Oliver Creole Jazz Band en 1923, soit il y a près de quatre-vingt dix ans, appartiennent non seulement à l'histoire, mais figurent aussi au premier rang des merveilles absolues que le jazz nous a donné.Possédant certaines de ces faces en 78 tours, et les ayant rachetées maintes fois en LP et CD, je peux vous dire que cette édition est de très loin la meilleure.Le travail de restitution sonore sur ces très vieux matériaux est exemplaire,la dynamique presque identique à celle que l'on trouve sur les 78 tours d'origine.
Quant à la musique... Joe "King" Oliver,1885-1938,Roi incontesté de la trompette néo-orléannaise jusqu'à l'avênement de Louis Armstrong,véritable Dieu vivant lors de sa période glorieuse,termina misérablement sa vie à Savannah,Georgie,à l'âge de 53 ans.En 1923,il était le roi de la Nouvelle Orleans, et son groupe,comprenant rien moins que Louis Armstrong,Lil Hardin Armstrong,Honore Dutrey,Johnny Dodds,Bill Johnson (frère aîné de Dink Johnson),Baby Dodds,Johnny Saint-Cyr, écrasait toutes les autres formations de la ville. Le jeu d'une puissance infernale de Papa Joe (on pense bien évidemment à Freddie Keppard), les contrechants du tout jeune Armstrong (1900 ou 1901 - 1971) mirent toute la ville en émoi.
Et il faut bien reconnaître que,près de 90 ans plus tard, la fraîcheur de cette musique n'est aucunement émoussée. C'est parfaitement jubilatoire et somptueux,même si pour les grincheux,cela n'est pas de la stéréo. Ce double CD regorge de chefs-d'oeuvre.Il offre en outre, et ce n'est pas rien, l'opportunité d'entendre les premiers témoignages enregistrés de Louis Armstrong,qui deviendra par la suite, et peu de temps après,le plus grand musicien de jazz de tous les temps,mais cela est une autre histoire.Ici, c'est avant tout l'histoire de Papa Joe Oliver,colosse pas forcément si débonnaire que cela,qui grimpa aux sommets puis connaîtra une véritable descente aux enfers, à cause de problèmes dentaires qui gâchèrent son jeu,de la crise de 1929, et de bien d'autres choses encore.Les lettres qu'il écrivit à sa famille,peu de temps avant sa mort,sont parmi les plus poignantes que l'on puisse lire.Se doutait-il,ce "vieil" homme de cinquante-trois ans,qu'il deviendrait une véritable légende de la musique ? Sans doute pas.Contrairement à Jelly Roll Morton,lui semblait s'être résigné, et n'avait plus de rêves de gloire.Il nous faut maintenant écouter Joe King Oliver,et lui dire que nous l'aimons beaucoup.
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Reflections Steve Lacy Plays
Reflections Steve Lacy Plays

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un des plus beaux hommages à Monk !, 26 novembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Reflections Steve Lacy Plays (CD)
Magnifique, superlatif disque enregistré en 1958, par un musicien qui s'était aperçu du génie incontournable de Thelonious Monk. Réunissant un quartet d'exception, Steve Lacy (1934-2004),Mal Waldron (1925-2002),Buell Neidlinger (né en 1936) et le légendaire Elvin Jones (1927-2004), ce disque hélas trop court (37 minutes,on en aurait volontiers aimé davantage) n'est composé que de compositions du grand Thelonious: "four in one","reflections","hornin' in","bye-ya","let's call this","ask me now" et "skippy".
Rendons grâce à Lacy de ne pas se contenter d'aborder le répertoire courant de Monk, mais au contraire, d'être allé chercher des thèmes plus rares comme "four in one" ou "let's call this", voire de véritables raretés comme "bye-ya","skippy" ou "hornin' in",que personne n'interprète jamais. Ah, si seulement tous ceux qui rendent hommage à Charlie Parker,Duke Ellington ou Django Reinhardt pouvaient avoir la même démarche ! Ils m'horripilent,tous ces guitaristes de style manouche, qui ne savent rien faire d'autre que de reprendre inlassablement "I'll see you in my dreams" ou "minor swing",alors que la liste des thèmes interprétés ou écrits par Django est si vaste; et ne parlons pas des hommages au Duke,qui se résument habituellement à une quarantaine de morceaux de son répertoire,et encore, je suis large.
A vingt-quatre ans, le père Lacy donne une bonne leçon à tout ce monde, car lui, tout jeunot, avait déja tout écouté de Monk,et surtout tout compris,ce qui ne fut pas donné à tout le monde.Lui qui avait débuté dans le dixieland,et qui restera l'un des très rares maîtres du saxophone soprano avec Coltrane et bien évidemment Bechet, le Père, nous donne ici une superbe leçon d'intelligence. Sans parler de la beauté de la musique, qui est colossale. Ce disque est une des plus grandes réussites du label New Jazz, qui fut vraiment fort inspiré de réaliser cet enregistrement magnifique. Lacy est l'un des plus grands saxophonistes qui ait interpreté la musique de Monk,avec Johnny Griffin,Charlie Rouse et Sonny Rollins.Alors, que trente-sept minutes peut-être, mais des minutes qui comptent triple,assurément !


Gangbusters
Gangbusters

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ne serait-ce que pour ce solo sur "Jelly Roll Blues"...., 21 novembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gangbusters (CD)
Qui aujourd'hui pense encore à Bunny Berigan ? Né le 2 Novembre 1908,mort à 33 ans le 2 Juin 1942, d'alcoolisme,de trop d'excès, tout comme celui qui l'inspira, Bix Beiderbecke (1903-1931, autre trompettiste d'un génie total et qu'il serait urgent de réécouter), Bunny, au cours de sa trop courte carrière, fréquenta les orchestres de Paul Whiteman,Tommy Dorsey,Glenn Miller et Benny Goodman (il y a bien pire comme environnement), et enregistra copieusement sous son propre nom.
Ce CD,remarquablement repiqué,propose des enregistrements réalisés en 1938 et 1939 par l'orchestre de Bunny,et l'on retrouve ici des pointures telles que Ray Conniff,Joe Bushkin,Gus Bivona,Buddy Rich,Georgie Auld,Allan Reuss.Bien sûr, l'on aurait certainement accepté de se passer des interventions des vocalistes,mais force est de constater que ce recueil recèle de fort belles choses; cette série de thèmes dédiés à Bix,tout d'abord,"in a mist","flashes","davenport blues","candlelight" et "in the dark", dans lesquels la trompette de Berigan fait des merveilles.
Et puis il y a surtout ce "Jelly Roll Blues", oeuvre du grandissime Ferdinand Joseph Lamothe,1885-1941,créole de la Nouvelle Orléans plus connu sous le pseudonyme quelque peu égrillard de Jelly Roll Morton, sweet papa Jelly Roll, pianiste de génie,auquel Bunny rend hommage dans ce titre.Il y a cet arrangement superbe sur ce thème,servi par des musiciens inconnus de nous aujourd'hui et qui pourtant mériteraient bien mieux que cet oubli; et puis, surtout,surtout,ces deux chorus de trompette de Bunny, et deux chorus ce n'est pas très long,mais deux chorus d'une beauté totale. On atteint là un des sommets de ce qui fut enregistré par un trompettiste de jazz.Cela ne dure qu'une poignée de secondes, certes, mais cette poignée, on ne l'échangerait pour rien au monde. Parce que c'est sublime,colossal,d'une perfection absolue (influence évidente de Louis Armstrong),d'un swing colossal et d'une beauté indicible.J'ai cru devenir fou la première fois que j'ai entendu ceci,et pourtant j'en ai entendu de belles choses;et j'espère que vous saurez apprécier l'intense beauté et la perfection de ce solo de Bunny,juste quelques secondes, mais de ces secondes qui rendent le monde tellement plus beau....
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The Touch Of Your Lips
The Touch Of Your Lips
Prix : EUR 19,36

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Chef d'oeuvre intimiste du grand Chet, 19 novembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Touch Of Your Lips (CD)
La discographie de Chet Baker (1929-1988) est gigantesque.Et inégale, certes; Chet avait hélas l'habitude de satisfaire des besoins financiers relatifs à une certaine addiction en enregistrant.Et aussi, semble-t-il,parfois, en oubliant de rémunérer ses musiciens.Triste parcours pour ce trompettiste génial,héritier des légendaires Bix Beiderbecke et Bunny Burigan,qui donna au jazz tant de merveilles et vécut une vie particulièrement infernale,avant de mourir en tombant de la fenêtre de sa chambre d'hotel dans des circonstances qui restent troubles.
Je me souviendrai toujours de ce concert du groupe de Chico Hamilton,au Magnetic Terrace,à Paris,près des Halles;Maurice Cullaz était là,et annonça pendant la pause des musiciens la mort,la veille,de Chet Baker.S'en suivit un moment bizarre,le club bondé n'émettant plus un son,les serveurs n'osant plus s'agiter,Chico Hamilton ne cessant de répeter "no,no!". Chet qui,en concert,nous donna tant parfois, et parfois aussi nous déçut tant.Car il n'était pas toujours en forme,Chet.Mais quand l'instant de grâce arrivait,et qu'il ne chantait pas trop (je ne suis pas du tout fan du Chet chanteur), alors là, cela pouvait aller très loin.
Très loin,comme dans cette séance enregistrée en 1979 avec Doug Raney (fils de Jimmy Raney) à la guitare,comme papa, et Niels Henning Orsted Pedersen à la contrebasse (instrumentiste très propre et précis,dont je ne raffolle pas néanmoins la plupart du temps,mais qui s'avère être là un parfait soutien à Chet).
C'est ici la facette intimiste de Chet qui se dévoile;nous sommes loin du Chet juvénile,fulgurant, de "Picture of Heath" par exemple;son son évoque d'ailleurs souvent celui du cornet plutôt que la trompette.Mais, à travers ces standards ("but not for me","autumn in New York","star eyes","the touch of your lips","blue room") et cette sublime ballade bop de Gil Fuller,"I waited for you",monsieur Chesney Baker nous invite à un bien beau voyage dans un nuage de soie.
Un disque essentiel dans l'oeuvre de Chet Baker.
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Good Forever
Good Forever
Proposé par VTN-GmbH
Prix : EUR 10,27

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le plus récent opus d'un Maître du saxophone, 19 novembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Good Forever (CD)
Un très beau cadeau enregistré en 2006,assurément. Le légendaire saxophoniste ténor de Chicago,Earl Lavon Freeman,frère de Bruz et George,qui ne grava son premier disque sous son nom qu'à l'âge de cinquante ans et grâce à Roland Kirk, signe ici un chef d'oeuvre de plus. Aujourd'hui âgé de quatre-vingt huit printemps,depuis peu,ce gigantesque musicien se retrouve sur ce fort bel album en compagnie de John Webber, contrebasse, Richard Wyands (né en 1928),piano et d'une autre légende absolue du jazz,le batteur Jimmy Cobb (né en 1929).
A quatre-vingt quatre ans lors de cet enregistrement,il est certain que Von Freeman (papa de Chico Freeman) ne s'aventure plus autant que par le passé dans des chemins que n'ont jamais renié ni Archie Shepp,ni Eric Dolphy;mais, en Maître de l'instrument,père d'une bonne fournée d'autres saxophonistes, au rang desquels figurent Roland Kirk,Johnny Griffin,Shepp et sans doute aussi Albert Ayler,et en vieux routard de la musique,avisé et roublard, Von réalise ici un disque superbe avec les moyens physiques dont il dispose à son âge avancé.Et même si la fougue et l'aventure d'autrefois sont tempérées par la maturité,il n'en reste pas moins une séance d'enregistrement à rendre jaloux beaucoup d'instrumentistes.Le superbe "a night in Paris",dont la grille évoque furieusement quelque chanson française d'autrefois,donne encore l'occasion de quelques fulgurances dont seul Von Freeman fut capable.A noter également une belle version du "Smile",de Charlie Chaplin,rencontre entre un géant du jazz et le plus grand géant de l'histoire du cinéma.Précisons pour les novices que "smile" n'est pas QUE la bande sonore d'un film de Chaplin,c'est aussi et peut-être avant tout une composition de ce génie.
Les complices,habitués au jeu du Maître,sont parfaits;on n'en attendait pas moins de pointures telles que Wyands ou Cobb.Le livret,pas très copieux, contient néanmoins une superbe photo de Vonski, à l'intérieur.
Vraiement,ce pépère du jazz a une fort bonne tête.Et pour avoir eu l'occasion de le rencontrer à Paris il y a une bonne quinzaine d'années,et de discuter un long moment avec lui, je peux vous dire que Von Freeman est un type franchement bien. Ce dont vous n'auriez,je pense, jamais douté.


Complete Studio Recordings
Complete Studio Recordings

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Sublime et essentiel, un coffret superbe à ne pas manquer !!!, 16 novembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Complete Studio Recordings (CD)
Heureuse, très heureuse idée de nos amis espagnols de Gambit Records que de rééditer sous la forme de ce très beau coffret de 4 CD les oeuvres du légendaire trio de Jimmy Giuffre en compagnie de Jim Hall!
Ce beau coffret propose la réédition des albums Atlantic "the Jimmy Giuffre 3", "Trav'lin' light", "Western suite", "the four brothers sound",des albums Verve "Seven pieces" et "the easy way", ainsi que de morceaux parus sous le titre "the swamp people" et "Hollywood live sessions". 61 morceaux en tout, et pas n'importe lesquels,loin de là !
Jimmy Giuffre (1921-2008),le martien de la clarinette (titre qu'il partage avec Pee Wee Russell) est en compagnie du grandissime guitariste Jim Hall (né en 1930), ainsi que sur certains morceaux,du légendaire Bob Brookmeyer (né en 1929) au trombone à pistons, instrument dont il fut l'un des rares adeptes dans le monde du jazz, avec Juan Tizol,pilier de l'orchestre de Duke Ellington.
Il serait long et fastidieux de commenter chacun des morceaux présents dans ce coffret, d'autant qu'ils se passent de commentaire.Comprenez que nous sommes là dans le génie absolu,et l'écoute de l'hallucinante version du classique "Topsy",éditée à l'origine sur l'un des fleurons du label Atlantic,la "Western Suite",doit suffire à vous en convaincre.
Jimmy Giuffre, c'est avant tout l'un des plus beaux souffles de toute l'histoire du jazz.Ce souffle que l'on entend chez le Ben Webster tendre,incomparable interprète de ballades,ou encore chez le magnifique et superlatif trompettiste Doc Cheatham (1905-1997).Ce souffle qui constitue le complément indispensable au son dégagé de l'instrument,qui l'enrichit d'une humanité profonde et le rattache à la terre.La musique de Giuffre, et plus particulièrement à la clarinette (instrument sur lequel il excelle) est indissociable de l'histoire du jazz,elle renvoie à ceux qui furent probablement ses maîtres : Sidney Bechet,le plus grand clarinettiste de tous les temps, Lester Young,dont le jeu sur cet instrument présente d'étonnantes similitudes avec celui de Giuffre, et enfin Pee Wee Russell le Magnifique,le funambule céleste,qui pendant trente ans fut cantonné dans le dixieland avant d'enregistrer,la soixantaine approchant,des thèmes de Monk,de Coltrane et de Ornette Coleman.
Aux côtés de Giuffre,bien sûr il y a Jim Hall,guitariste que l'on ne présente plus,génie absolu de l'instrument,qui s'illustra peu de temps après ces enregistrements en participant à des disques essentiels de Sonny Rollins. Il y a également le tromboniste Bob Brookmeyer,instrumentiste d'une importance capitale,qui signa à cette époque des disques aussi incontournables que "portrait of an artist",chez Atlantic,ou encore "traditionnalism revisited" et "Street swingers" chez World Pacific.
Cette espèce de musique de chambre intimiste,empreinte de blues et de l'héritage de Kansas City,supportée à la contrebasse par le prodigieux Ralph Pena,ainsi que Jim Atlas,Wilfred Middlebrooks ou encore Red Mitchell,dépourvue de batterie et de piano (à part quelques interventions sur cet instrument de Brookmeyer),si elle a été gravée voici plus de cinquante ans,n'a pas pris une ride; elle est d'une jeunesse éternelle,farcie d'un swing furieux,d'une musicalité incroyable, d'une beauté rarement égalée.Ne vous méprenez pas, le jazz ne s'est pas tous les jours hissé à un tel niveau de beauté. Une musique qui ne livre pas nécessairement ses trésors d'emblée,mais un monument dans l'histoire du jazz,cela, c'est certain.


Memories of You
Memories of You
Prix : EUR 19,32

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Essentiel, la base du piano jazz.Une merveille !!!, 14 novembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Memories of You (CD)
Eubie Blake,contrairement aux autres pères fondateurs du jazz,et du rag, vécut assez longtemps pour enregistrer autre chose que des rouleaux, reproduits ici. Né le 7 Février 1883, il partira cent ans et cinq jours plus tard, le 12 Février 1983.Ne le méprisez pas,ne le sous-estimez pas, il est l'une de ces bases,avec Scott Joplin,James Scott,sans lesquelles le jazz n'existerait certainement pas.
Sans lui,pas de James P.Johnson,ni de Willie "The Lion" Smith ou de Luckey Roberts, donc pas de Fats Waller ni de Count Basie ou Duke Ellington,et bien sûr pas de Teddy Wilson,d'Art Tatum,etc,etc.
Eubie Blake traversa donc une bonne partie de l'histoire du jazz,et s'il ne fut pas un pionnier du ragtime (Scott Joplin était né en 1868,soit 15 ans avant Blake),il resta jusqu'à sa mort une véritable mémoire du jazz,et donna son dernier récital à cent ans,le jour de cet anniversaire très spécial.
Ce petit homme frêle et dégarni,qui ne supportait pas que l'on emploie le terme "jazz" devant une femme (parce que c'est inconvenant) et qui déclara,à l'aube de ses 90 printemps,alors qu'il était frais comme une rose,que s'il avait su qu'il vivrait si vieux,il aurait pris soin de lui depuis longtemps,ce petit homme donc,constitue avec Joplin et Scott d'une part,et Jelly Roll Morton (1885-1941) de l'autre,l'un des fondements absolus du jazz.Il est d'une importance capitale.J'ai eu l'extrême chance de voir ce Monsieur en concert,alors qu'il devait être âgé d'environ 95 ans,et que j'en avais environ 15, et ce souvenir ne quittera jamais mon coeur.
Ce CD Biograph regroupe l'essentiel des rouleaux que Eubie grava au début des années 20.C'est magnifique et essentiel,pour sûr.Des musiciens aussi sérieux et incontestés que Jaki Byard ou Cecil Taylor les connaissent par coeur.Les racines du jazz sont là,et aucun amateur de cette musique ne devraient s'en passer. Superbe,sans aucun doute !


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