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Contenu rédigé par traversay
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Commentaires écrits par
traversay (Orléans, France)
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Une famille à l'ancienne
Une famille à l'ancienne
par Ch'ôn Myônggwan
Edition : Broché
Prix : EUR 22,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Feuilleton coréen, 28 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Une famille à l'ancienne (Broché)
La littérature coréenne, à l'instar de son cinéma, est riche de surprises. Pour présenter Ch'ôn Myônggwan, son éditeur français, Actes Sud écrit ceci : . Son irruption dans les 'Lettres coréennes' en 2003 avec Frank et moi, rapidement suivi par le désopilant La Baleine en 2004, rouvre pour la Corée du Sud l'époque du comique et du burlesque. Argument recevable à la lecture d'Une famille à l'ancienne, roman loufoque qui prend pour point de départ le retour chez leur mère de ses rejetons cinquantenaires, deux fils et une fille. L'un est un réalisateur de cinéma, auteur du plus mauvais film jamais tourné ; le second, victime de ses bas instincts, est un violent qui fait de fréquents séjours en prison ; la dernière, douée pour choisir les mauvais compagnons, multiplie les mariages ratés. Tout ce petit monde, sous la plume sardonique de l'auteur, n'en finit pas de galérer et de dériver au gré d'aventures que l'on pourra aisément qualifier de feuilletonesques. Une famille à l'ancienne a parfois un côté scabreux qui freine l'adhésion au livre par ailleurs plaisant à lire avec ses multiples rebondissements. Le plus intéressant réside dans le portrait d'une génération déboussolée, victime d'une société où la réussite sociale et financière est synonyme d'identité reconnue. Faute de quoi, la marginalisation et le désarroi concomitant risque d'apparaître. En définitive, derrière la verve comique de Ch'ôn Myônggan se dissimule une critique acerbe d'un certain mode de vie imposé et oppressant.


Invisible sous la lumière
Invisible sous la lumière
par Carrie Snyder
Edition : Broché
Prix : EUR 22,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 La course d'une vie, 23 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Invisible sous la lumière (Broché)
Aux Jeux Olympiques d'Amsterdam, en 1928, Aganetha Smart n'a pas remporté l'épreuve du 800 m féminin. Pour la simple et bonne raison qu'elle est un personnage de fiction imaginée par la plume de la romancière canadienne Carrie Snyder. Ce "mensonge" est pardonné car il est l'occasion de découvrir que ce n'est qu'à cette date que les femmes furent autorisées à participer aux épreuves d'athlétisme. Toutefois, dans Invisible sous la lumière (Girl Runner en V.O), seules quelques pages sont consacrées à l'événement, le livre égrenant les souvenirs d'une vieille dame de 104 ans au gré d'une mémoire qui passe d'une époque à une autre dans la description d'une famille ô combien dysfonctionnelle. La fratrie est si nombreuse et les allers et retours dans le passé tellement incessants qu'un arbre généalogique n'aurait pas été de trop pour s'y retrouver. Cette longue vie d'Aganetha donne en fin de compte l'impression d'être survolée, marquée par des décès fréquents (normal, quand on est centenaire de voir tous ses proches disparaître) et des situations dramatiques. Une lecture plutôt agréable malgré son aspect de puzzle et son caractère hétérogène. Les passages qui racontent le présent de cette centenaire sont eux relativement fastidieux et, s'ils servent de fil rouge, n'ont qu'un intérêt limité.


Metal
Metal
par Janis Jonevs
Edition : Broché
Prix : EUR 23,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Dans le chaudron, 18 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Metal (Broché)
Metal de Janis Jonevs

Deux bonnes raisons, originales, pour lire Metal de Janis Jonevs : primo, il s'agit du récit d'une adolescence dans la petite ville de Jelgava au milieu des années 90 ; secundo, d'une immersion dans une "culture" rarement évoquée en littérature, celle du Heavy Metal, qu'il soit Doom ou Trash. Pas convaincus ? Eh bien, ce premier roman autobiographique d'un auteur letton est devenu un véritable phénomène de société depuis sa parution en 2013. C'est que ce roman d'apprentissage, écrit avec verve et sans chichis stylistiques, déborde d'ironie et de ... tendresse, sous des dehors on ne peut plus pittoresques. Le héros du livre, naturellement prénommé Janis se cherche et croit se trouver, lui le garçon bien élevé, au lendemain de la mort de Kurt Cobain, en plongeant la tête la première dans le chaudron du Metal, avec une poignée d'amis aux surnoms aussi poétiques que La mort, Chaton, Zombis ou La débrouille. Et c'est parti pour 300 pages d'aventures un tantinet absurdes que la mémoire du romancier rend croquignolettes en soulignant le sérieux de la quête de ces adolescents persuadés de faire la nique à la société. On est de plain pied dans cette Lettonie profonde qui vient depuis peu de se défaire de l'étau soviétique. Par la bande (dans tous les sens du terme), Metal raconte aussi l'émancipation d'un pays qui tente de se forger une identité. Le gros son qui perce les tympans comme symbole d'une période historique et d'une épopée générationnelle, c'est plutôt bien joué. D'autant que les 50 dernières pages, dans le genre "La nostalgie n'est plus ce qu'elle était" fait fort avec son héros rangé des guitares extatiques qui, dix ans plus tard, revisite ses amours métalliques d'antan en découvrant que le plombier venu réparer sa chasse d'eau n'est autre que l'un des musiciens qu'il adulait une décennie plus tôt. Le final du livre est on ne peut plus rock. Et très finaud comme tout le reste de ce roman vraiment pas comme les autres.


À quoi bon la révolution si je ne peux danser
À quoi bon la révolution si je ne peux danser
par Ece Temelkuran
Edition : Broché
Prix : EUR 21,90

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Femmes après les printemps arabes, 16 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : À quoi bon la révolution si je ne peux danser (Broché)
Ece Temelkuran est une journaliste turque qui n'hésite pas à mettre le doigt là où cela fait mal et Dieu sait si les agissements du gouvernement de son pays sont de nature à susciter l'indignation. Sauf que ce sont désormais les journaux occidentaux qui la publient tellement ses papiers sont politiquement incorrects pour le pouvoir en place. A quoi bon la révolution si je ne peux danser ne parle de la Turquie qu'incidemment et évoque sur un plan plus large le statut des femmes dans les pays qui ont vécu les printemps arabes. On est très vite embarqué dans une road story, de la Tunisie au Liban en passant par la Libye et l'Egypte. Autant dire que le voyage ne manque pas d'attraits, du moins dans ses premières pages. Hélas, à mesure que les kilomètres et les pages défilent, une certaine lassitude s'installe. Est-ce à cause de l'écriture, à mi-chemin entre le réalisme et le symbolisme, ou bien de la personnalité fuyante de ses héroïnes qui cachent chacune un secret, ou plusieurs, qui nous les rendent malaisées à comprendre ? Il y a un côté Shéhérazade dans le roman d'Ece Temelkuran et beaucoup de péripéties qui surchargent le livre beaucoup trop dense et épuisant pour la patience du lecteur.


L'amant japonais
L'amant japonais
par Isabel Allende
Edition : Broché
Prix : EUR 20,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Puzzle des amours interdites, 11 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'amant japonais (Broché)
L'amant japonais ne marque pas le grand retour d'Isabel Allende puisqu'elle n'était pas partie, mais cela faisait bien longtemps que la romancière chilienne n'avait pas signé un livre aussi captivant. Bien sûr, la magie de La maison des esprits et d'Eva Luna n'est plus vraiment au rendez-vous mais il y a dans sa dernière oeuvre de quoi contenter les amateurs de belles histoires romanesques qui jouent avec la géographie (Californie, Moldavie, Pologne, France ...) et l'histoire (La deuxième guerre mondiale). Alma, Irina, Seth, Isaac, Ichimei, ... Les héros de l'amant japonais sont multiples dans des intrigues croisées, à la chronologie bouleversée, pour un suspense romantique qui se dénoue dans les dernières pages. Isabel Allende demeure une conteuse hors pair qui s'aventure dans le domaine des amours interdites, forcément les plus belles parce que les plus complexes. L'amant japonais est aussi un livre sur la vieillesse et la mémoire, sur l'intolérance et le racisme. A ce titre, les passages qui racontent la vie des citoyens américains d'origine japonaise, parqués en Amérique dans des camps de concentration durant la guerre, sont particulièrement saisissants. Epopée intime et rocambolesque, puzzle des souvenirs et des romances plus fortes que la mort, L'amant japonais est une lecture au long cours, sinueuse et passionnante.


Au début de l'amour
Au début de l'amour
par Judith Hermann
Edition : Broché
Prix : EUR 18,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Harcèlement, 7 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Au début de l'amour (Broché)
Après avoir écrit 3 recueils de nouvelles, Judith Hermann se lance enfin dans l'aventure du roman. Tout est relatif, néanmoins, Au début de l'amour dépasse à peine les 200 pages et se lit assez vite. Son héroïne est une femme "normale" : un mari (souvent absent), une petite fille (mignonne), une amie (lointaine), des voisins (peu fréquentés), un métier (infirmière à domicile). Et voici qu'un inconnu sonne à sa porte : bref échange, elle n'a aucune envie de faire sa connaissance. Mais celui-ci va insister, sonner tous les jours (quand son époux est absent), laisser des mots dans la boîte aux lettres. Un harcèlement qui la fait vaciller, l'intrigue et lui fait peur. Au début de l'amour n'est pas pour autant un véritable livre à suspense, pas dans le sens où le conduit la romancière allemande, en tous cas. Judith Hermann semble plus encline à créer une atmosphère inquiétante et à sonder l'âme de son fragile personnage que de s'adonner aux joies du thriller. Ce n'est pas qu'on trouve le temps long, le récit est trop bref pour cela, mais on aimerait bien un "climax", un moment où les deux protagonistes vont s'expliquer pour de bon. Il ne viendra pas vraiment. La tension qui règne dans Au début de l'amour est étrange comme dans un film codirigé par Polanski et Lynch. Mais sans arriver tout à fait à nous faire vibrer. Depuis, Judith Hermann a écrit un nouveau recueil de nouvelles. Sans doute s'épanouit-elle davantage dans les formats courts.


La compagnie des artistes
La compagnie des artistes
par Chris Womersley
Edition : Broché
Prix : EUR 22,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Vie de bohème à Melbourne, 5 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : La compagnie des artistes (Broché)
La compagnie des artistes de Chris Womersley n'a absolument rien à voir avec les autres livres de l'auteur australien, au point même de se demander s'il s'agit du même écrivain. Voici donc un roman initiatique relativement classique, se déroulant dans le milieu bohème du Melbourne des années 80. Un jeune homme tout juste sorti de sa campagne et un brin candide se laisse entraîner dans une vie aventureuse par ses nouveaux amis aux fréquentations douteuses. Le livre est clairement divisé en deux parties : l'une où le cheminement est plutôt lent avec un regard impressionniste sur de menus évènements ; l'autre, plus épicé, dans lequel le rythme s'accélère et le pouls de son héros en même temps dans une affaire qui prend des proportions inattendues. La compagnie des artistes flirte avec le monde de l'art mais si l'on se prend à penser un bref instant au Chardonneret de Donna Tartt, la comparaison ne tient pas et n'est guère flatteuse pour Womersley dont le livre est bien en dessous de celui de la romancière américaine. La lecture de La compagnie des artistes est loin d'être désagréable et l'on apprécie notamment la description de Melbourne, très documentée et détaillée. Mais l'ensemble manque d'émotion et semble surtout reproduire des schémas conventionnels dans le registre du roman d'apprentissage. Un ouvrage finalement un peu aseptisé et sage dont le caractère du personnage principal est bien moins intéressant que ceux de ses compagnons manipulateurs qui gardent une large part de mystère.


La Secrète
La Secrète
par Héctor Abad
Edition : Broché
Prix : EUR 24,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Saga rurale et familiale, 2 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Secrète (Broché)
La secrète, qui donne son nom au roman de Hector Abad, est une ferme nichée dans les terres de la région d'Antioquia, au nord-ouest de la Colombie, avec Medellin pour capitale. D'une certaine façon, le livre est celui du pays tout entier depuis la colonisation intérieure, au XIXe siècle, qui rappelle celle des pionniers américains, les indiens en moins, puisque déjà presque totalement décimés. Abad donne à cette saga familiale et rurale une tonalité aussi bien intime, à travers trois monologues qui se succèdent à intervalles réguliers, que historique, embrassant notamment les années de guerre civile, des guérilleros aux paramilitaires. Le procédé narratif fonctionne bien, entre les récits d'un frère exilé aux Etats-Unis et de ces deux soeurs aux caractères dissemblables, l'une plutôt traditionaliste, l'autre plus émancipée et ouverte au monde. Néanmoins, l'auteur n'évite pas les répétitions, les mêmes évènements et l'attachement à La secrète étant contés par ces trois voix à de multiples reprises, sans se soucier de chronologie. Mais le livre fait partie de ceux où l'on se sent bien, nous rendant attentif à chaque bruissement de feuille, aux élans du coeur, à la violence qui surgit en un contraste fort à la quiétude de ce paradis sans cesse menacé. On apprend beaucoup sur le passé de la Colombie et on quitte à regret ses trois personnages principaux, devenus familiers avec leurs doutes, leurs blessures et leurs différences.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 2, 2016 7:34 PM MEST


La huitième reine
La huitième reine
par Bina Shah
Edition : Broché
Prix : EUR 23,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Révolution personnelle, 28 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : La huitième reine (Broché)
Le Sindh est une région historique, au sud du Pakistan, dont la ville principale est Karachi, ancienne capitale du pays. La romancière Bina Shah en est originaire, de même que Benazir Bhutto, qui est au centre de son livre, La huitième reine. L'action se déroule durant trois mois, du retour d'exil de Benazir Bhutto à son assassinat, en décembre 2007, en pleine campagne électorale. La première qualité du roman est d'expliquer la complexité politique et ethnique du Pakistan à travers son passé mouvementé. Les chapitres contemporains alternent avec des légendes ou événements historiques, tous reliés à cette région du Sindh, creuset économique, agricole et industriel, mais aussi intellectuel du pays. Le récit suit Ali, un journaliste de 25 ans qui est le symbole d'une jeunesse déboussolée et rebelle, fascinée mais aussi souvent très critique vis-à-vis de Benazir Bhutto. Le livre trouve un équilibre entre la narration sociale et intime : Ali et son complexe de fils de grand propriétaire terrien, Ali et sa fiancée hindoue, Ali et ses indécisions politiques, Ali et ses velléités de partir en Amérique. C'est son évolution et sa révolution personnelle, dans une contrée en effervescence, qui constituent la moelle d'un roman dont la trame est parfois erratique mais en fin de compte passionnante et ô combien éclairante dans un Pakistan aujourd'hui encore en plein chaos et qu'un horrible attentat vient de frapper.


La fin d'une imposture
La fin d'une imposture
par Kate O'Riordan
Edition : Broché
Prix : EUR 22,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un peu d'eau dans le whisky, 26 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : La fin d'une imposture (Broché)
Kate O'Riordan l'avoue elle-même : La fin d'une imposture est son ouvrage le plus "commercial". Si elle entend par là qu'il est classique dans sa forme, celle d'un thriller psychologique, et, somme toute, relativement prévisible, on ne peut qu'acquiescer. Il serait aussi utile de préciser qu'il est le moins irlandais de ses romans et que son déroulement en Angleterre lui enlève de cette rugosité et de cette subtilité, mais oui, que l'on trouvait dans Le garçon dans la lune ou Pierres de mémoire, par exemple. Néanmoins, il serait injuste de jeter le bébé avec l'eau du bain sous prétexte que son intrigue manque quelque peu d'originalité et que son style, moins travaillé qu'à l'accoutumée, vise avant tout à l'efficacité. Et de ce point de vue là, il serait malvenu de se plaindre : La fin d'une imposture est prenant avec ses rebondissements multiples et ses personnages à la personnalité excellemment dessinée. Et puis on y retrouve des thématiques chères à la romancière : le deuil, la culpabilité, la confiance, le couple et la fragilité de chacun d'entre nous face à une situation dramatique. Disons que pour une fois Kate O'Riordan a coupé son whisky avec un peu d'eau. Cela ne rend pas La fin d'une imposture imbuvable, on perd juste un peu le goût de tourbe et l'on ne risque pas l'ivresse littéraire.


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