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Contenu rédigé par Christian Meas
Classement des meilleurs critiques: 1.369.649
Votes utiles : 147

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Commentaires écrits par
Christian Meas

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Weezer - Green Album
Weezer - Green Album
Prix : EUR 6,99

7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Encore un disque incroyable de Weezer, 7 avril 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : Weezer - Green Album (CD)
La France est si bouchée parfois... Il aura fallu attendre le troisième album de Weezer (le meilleur groupe au monde?) pour qu'enfin, on daigne s'intéresser à eux. Ok, ce Green Album est une merveille, contient des tubes à toutes les plages (dont Island In The Sun qui squatte actuellement les radios), mais déjà, en 1994, avec son premier disque The Blue Album, le chanteur compositeur River Cuomo atteignait la perfection. Il rempilait en 1996 en livrant le touchant mais toujours imparable Pinkerton... Bon le quatrième disque de Weezer sort dans les deux ou trois mois, là, plus aucune excuse n'est possible, il faudra se précipiter pour l'acheter, hein??!!


Familiar To Millions
Familiar To Millions

7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Fan ou non d'Oasis, une galette indispensable!, 7 avril 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : Familiar To Millions (CD)
On avait un peu perdu l'excitation d'entendre Oasis, on la retrouve sur ce live époustouflant, avec un Liam bourré mais rageur, un Noel qui sait enfin chanter (écoutez le public l'accompagner sur Don't Look Back In Anger), et une vraie section rythmique qui assure derrière. L'agressivité entre les deux frères se ressent, et ne fait qu'ajouter à l'extrême tension qui ressort de cet album. A regretter, l'absence de titres de Be Here Now et du single Whatever. Familiar To Millions est toutefois un disque qui risque de ne plus quitter votre platine pour un bon moment, et ce même si l'on connaît déjà le répertoire d'Oasis comme sa poche. Un moment historique très très très recommandé, le lieu où ce concert a été enregistré n'étant autre que le mythique stade de Wembley, aujourd'hui réduit en poussière...


Standing On The Shoulder Of Giants
Standing On The Shoulder Of Giants
Prix : EUR 10,74

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Des très bons titres malgré tout, 7 avril 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : Standing On The Shoulder Of Giants (CD)
Evidemment, la pente n'a pas été facile à remonter. Drogues, divorces, lâchage de Bonehead (le guitariste) et de Guigsy (le bassiste), puis tous les autres excès imaginables... Oasis les a traversés. Et a survécu, ce qui est déjà pas mal. Si "Standing On The Shoulder Of The Giants" a dû mal à se tenir dans son ensemble, Noel Gallagher nous gratifie tout de même de plusieurs excellents titres : "Sunday Morning Call" (ballade automnale), "I Can See A Liar" (debout les Pistols), "Go Let It Out" (un peu plus de travail et ça aurait été terrible), "Who Feels Love" (titre complétement pills & substances...); tandis que Liam de son côté nous fait découvrir ce qu'il avait promis trois ans plus tôt (à l'époque de "Be Here Now"), une composition à lui, l'imparable "Little James" -dédié au fils de Patsy Kensit-. Le compte est bon : cinq chansons réussies sur dix, soit 50% de pur jus et 50% d'eau, on a bien de l'Oasis.


The Masterplan
The Masterplan
Prix : EUR 9,46

15 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Des faces B qui ressemblent à des faces A, 7 avril 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Masterplan (CD)
Pour les fans, l'objet est inutile, puisqu'il regroupe la plupart des faces B qui figurent sur les maxis des singles d'Oasis. Pour tous les autres, l'acheter reviendrait à se payer un album de la trempe de "Definitely Maybe" (la première livraison des Gallagher) ou de "What's The Story Morning Glory" (leur seconde publication). Résumons : il est impossible de résister au très rocky "Acquiese" -où Liam et Noel chantent ensemble-, aux merveilles pop "Underneath The Sky", "Rockin' Chair" et "Stay Young", aux hommages à Bacharach "Going Nowhere" et "Half The World Away" (interprétés par Noel), au punk dévastateur de "Fade Away" et "Headshrinker" (quelle forme vocale de Liam), puis au meilleur (?) titre d'Oasis, "The Masterplan"... Si avec ça, on est pas encore content...


Gratte Poil (Digipack)
Gratte Poil (Digipack)
Proposé par Zu-france
Prix : EUR 14,98

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Révoltés et sereins, 16 juin 2001
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gratte Poil (Digipack) (CD)
Ces gars-là ont des têtes raides, peut être, mais en tout cas, bien remplies. Leur nouveau disque, "Gratte poil", fait une fois encore la part belle aux chansons à textes. Groupe militant, la bande à Christian Olivier raconte ici des histoires tragiques, mais chante aussi les lendemains qui chantent. Cette année, pour les sept résistants de la scène française, les rires couvriront les larmes de l'automne. On entre dans "Gratte poil" comme chez soi, avec un premier morceau qui replace le vieil auditeur en terrain connu. "Je chante" est un portrait acoustique, simple comme trois accords, des choses de la vie. Les paroles font froid dans le dos mais il y a cette voix, juste et chaleureuse, qui rassure. Et dès "Bibliothèque", en seconde position et décliné à quatre reprise tout au long du disque, les Têtes Raides annoncent la couleur : il faudra compter sur eux pour danser sous la lune. Fanfare, accordéon, violoncelle, cuivres ou encore piano, l'ambiance bal musette est donc de rigueur. "Chapeau", avec ses tambours et ses chœurs d'enfants, est un genre inédit dans le catalogue du combo. C'est frais et spontané, et surtout, très réussi. A quelques pas de là, "Dépêche-toi" fait quant à lui penser à un chant de marche et de joyeuse révolte, période mai 68. Une chanson-étendard qu'on trouve avant "L'iditenté", autre manifeste interprété en compagnie du Noir Désir Bertrand Cantat. Les Têtes Raides passent à la vitesse électrique, pour un titre rock en soutien aux sans-papiers ("Un chemin de l'identité/l'iditenté l'idétitan/l'y tant d'idées à la ronde/dis moi c'est quand tu reviens/que Paris est laid quand il se croit français"). Puis, les gosses repartent allégrement à l'assaut dans "Patalo". C'est chanté n'importe comment, mais pourquoi pas? Après une décennie planqués dans la pénombre, les vétérans de l'underground hexagonal semblent avoir atteint plénitude et sérénité. Pour autant, l'écriture de Christian Olivier a conservé gravité et compassion : les Têtes Raides n'ont toujours pas dit leurs derniers maux.


Music
Music
Proposé par GMFT
Prix : EUR 6,10

1 internaute sur 5 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Des compositions jouissives, 16 juin 2001
Ce commentaire fait référence à cette édition : Music (CD)
Femme-caméléon par excellence, Madonna aura toujours une longueur d'avance sur n'importe quelle Britney Spears du moment. De la vierge dévergondée des années 80 à la cyber cow-girl de l'an 2000, la Ciccone a toujours su mieux que quiconque provoquer et manipuler. Seulement, à l'instar des autres bimbos, Madonna a les chansons qu'il faut pour accompagner ses faits. Sorti à la mi-septembre, son huitième album studio, Music, est un disque robotique et jouissif, vide de sens, conçu uniquement pour profiter de l'instant présent. Dès l'intro du single du même nom, Madonna intime d'ailleurs cet ordre : "Hey monsieur DJ, mets un disque, je veux danser avec mon chéri"... Malgré une voix mixée en arrière, le titre détonne par ses basses survitaminées et son groove irrésistible. Music est bien le meilleur 45T de Madonna depuis American pie... Décidement, pour être encore au top à 42 ans, on se dit que la chanteuse américo-italienne a le nez fin. Entourée de producteurs de génie, Madonna, en dépit de compositions pas toujours des plus illuminées, fait en effet pencher la balance via la broderie tissée autour des morceaux. Déjà, en 1998, William Orbit l'avait ressuscitée avec Ray of light, un disque aquatique, mais suffisamment sophistiqué pour une artiste alors en panne totale d'inspiration. Renvoyée dans les hautes sphères de l'air du temps, la Madonne s'est adjoint pour Music les services de l'ex-Taxi girl, le français Mirwais. A l'image de la chanson-titre, le reste de l'album est ahurissant. Que ce soit sur les hymnes house (Impressive instant) ou sur les ballades électro-folk (Don't tell me), Mirwais fait le malin, et le fait bien. Il est évidemment recommandé de se procurer cette galette à facettes.


Solitary Man
Solitary Man
Proposé par envoi rapide et immédiat
Prix : EUR 14,99

25 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un disque vibrant, 16 juin 2001
Ce commentaire fait référence à cette édition : Solitary Man (CD)
Il s'agit là, peut être, du dernier album de Johnny Cash. Atteint d'une variante de la maladie de Parkinson, incurable, l'artiste country-folk a multiplié ces derniers mois les allers-retours entre studio d'enregistrement et chambre d'hôpital. Mais ce n'est pas cette triste nouvelle qui justifie l'achat d'urgence de American III : Solitary man. La bonne raison, c'est qu'on entend sur ce disque la complainte, magnifique, d'un homme touché, mais jamais abattu. Solitary man déborde d'émotions noires, regorge d'instants fragiles, mais ne montre absolument aucun signe d'abandon. Johnny Cash chante comme un damné, et contre toute attente, ce sont bien ses meilleurs morceaux qu'il livre ici. On n'osait même pas attendre cela de lui, et à vrai dire, on se serait satisfait avec bien moins. Durant toute sa vie, le bonhomme a en effet commis excès sur excès. Des folies auxquelles il faut ajouter une belle brochette de coups durs, de problèmes de santé, de tuiles qui n'arrivent qu'aux autres. Il devrait être à bout de force, il est à son apogée sur Solitary man. Composé de titres originaux et de reprises, ce recueil intime est une sombre joyau, sorte de testament d'un type en perpétuelle rédemption. Et puis, il y a cette voix inoubliable, aussi ténébreuse que religieuse, qu'on prend dans les tripes comme une profession de foi. Derrière, les instruments, acoustiques et rustiques, parviennent à donner une impression de proximité, comme si Johnny Cash était assis à notre table. Chaleureux, malgré l'ombre de la mort.


Ce Soir Je Rêve
Ce Soir Je Rêve
Proposé par momox fr
Prix : EUR 3,01

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Les particules intermédiaires, 16 juin 2001
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ce Soir Je Rêve (CD)
Signalons-le d'emblée, Ce soir je rêve est une galette à prendre comme un disque charnière dans la jeune carrière de Statics. Plus dans la forme que dans le fond, Pierre Rougean reconstruit les édifices de son songwriting romantico-pop (voir le premier album, 20ème siècle, paru en 1998). L'unique membre de Statics -un nom de groupe adopté par humilité?- a décidé de brancher les guitares, imprimant à son écriture une douce violence qu'on ne lui soupçonnait pas. Les morceaux entraînants sont légion, et l'exercice se révèle parfaitement maîtrisé. En tête de liste, Rester ici, qui accueille l'auditeur avec une batterie décomplexée. Le ton est donné: la mélodie, agressive, la voix, plus sûre que par le passé, donnent l'impression d'un Pierre Rougean prêt à en découdre. On tient là sans aucun doute la meilleure chanson de l'album. Un point c'est tout, qu'on peut entendre en ce moment sur les radios rock, Delphine's story, Ton ennemi, ou Véra, poursuivent dans la même direction. Mais Statics n'est pas avare en surprise. Les cuivres et les instruments à corde sont convoqués sur la plupart des titres, offrant à l'ensemble une profondeur qui atteint parfois des sommets (Mon cœur, La foudre, Même une seconde). L'époque de Sally, son inoubliable premier succès, est relativement loin derrière. Côté textes, le Toulousain campe sur ses positions, à savoir celles d'un homme trentenaire et angoissé, assumant mal le programme qui l'attend. Travailler comme une bête, garder la forme, s'impliquer dans la vie de couple, changer le monde, le rendent perplexe. Mais comment faire pour être heureux? C'est cette frustration que Pierre Rougean décrit avec justesse, sans jamais forcer les mots, s'inventant sa propre petite littérature, comme une marque de fabrique. Sans être un disque de chevet, Ce soir je rêve joue le rôle de passerelle et devrait cette fois-ci consolider les fondations d'un artiste en devenir.


La Trève
La Trève
Prix : EUR 10,00

13 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Loin d'être dingo, 16 juin 2001
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Trève (CD)
Mickey 3d... Il faut être un peu dingue pour s'affubler d'un tel sobriquet. Mais cette appellation est trompeuse. Car s'il faut retenir quelque chose de ce groupe stéphanois, ce serait bien sa finesse d'esprit, son côté janséniste, son rock subtilement posé. Leur deuxième album, La trêve, réunit tous ces ingrédients, sur fond de guitares sèches. Les sentiments désabusés côtoient les espoirs contenus, et il se dégage, à l'écoute de cette galette, une sincérité qu'on a du mal à retrouver dans la chanson française actuelle. Pour ces raisons, le chanteur multi-instrumentiste Mickey, le batteur-bassiste Jojo, et l'accordéoniste-claviste-chanteuse et dessinatrice Najah (auteur de la pochette du disque), n'ont pas eu à attendre longtemps pour être reconnu dans le milieu de la musique alternative. Pas de quoi s'enflammer non plus, faire partie de l'underground signifiant la vente, au mieux, de quelques milliers d'albums. Pourtant, avec La trêve, les Mickey 3d peuvent prétendre bientôt emprunter les mêmes sentiers que Dominique A ou Louise Attaque, dont ils sont par ailleurs de profonds admirateurs. Textes tranchants et revendicatifs, six-cordes acoustiques, production écorchée et minimaliste, ce tryptique, s'il n'est pas des plus aventureux, fait preuve d'un cynisme bouleversant et d'une attitude punk fort appréciable.


Ease Down The Road
Ease Down The Road

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Bonnie Prince Billy, un ami qui vous veut du bien, 16 juin 2001
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ease Down The Road (CD)
Les chansons de Bonnie Prince Billy sont si arides qu'elles en deviennent imperméables. Pourtant, sans prétendre un jour rassembler les foules, le chanteur folk s'est déjà constitué une base fidèle de fans, qui se précipitent sur chaque livraison comme des assoiffés. Alors, pour son nouvel album, Ease down the road, Bonnie Prince Billy a choisi de garder le cap. Malgré l'impression globale que le disque dégage lors des premières écoutes -un sentiment proche de la névrose-, les compositions indolentes imposent aux auditeurs énervés de prendre leur courage à deux mains et de laisser venir ces mélodies cousues dans de la dentelle. Ça ressemble à de la tristesse, mais point du tout. Le troubadour américain aime plonger dans cet univers neurasthénique, et c'est bien dans ces troubles somatiques qu'il soigne son mal. Hanté par la désillusion et l'abattement, Ease down the road, en se découvrant, propose contre toute attente des refrains de plus en plus intenses et accrocheurs. De loin, May it always be fait preuve d'un minimalisme repoussant, avant d'enchanter par son gimmick souffreteux. Just to see my holly home et Break of day sont, quant à elles, des chanson pop qui frôlent l'état de béatitude totale. Grand dark feeling of emptiness ou Rich wife full of happiness, enfin, concluent pour leur part l'album dans une espèce de folk-country sauvage et rêveur. Car à partir de maintenant, il est permis d'y croire.


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