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Contenu rédigé par Thierry
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Commentaires écrits par
Thierry "Thierry" (France, Aube)

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Et ce sont les chats qui tombèrent
Et ce sont les chats qui tombèrent
par Tom McCarthy
Edition : Broché
Prix : EUR 7,20

2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Et ce sont les lecteurs qui tombèrent de sommeil..., 25 mai 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Et ce sont les chats qui tombèrent (Broché)
Difficile de suivre le cheminement mental du personnage principal et ses multiples "reconstitutions" ultra détaillées. Mais ça, et c'est tout l'intérêt de ce livre, c'est la quête du réel - un réel avec lequel le personnage a du mal à exister depuis son accident (de quoi s'agit-il ? mystère total... Mais ça fait gagner 8,5 millions de livres, alors ça doit être quelque chose d'énorme !). Si le rythme était plus vif, plus aéré et moins monotone, aucun doute que je serais tombé dans la marmite. Hélas c'est franchement poussif et déprimant. Lire un roman vraiment singulier, d'accord d'autant que celui-ci sort des sentiers battus, mais il ne suffit pas de pondre une histoire excentrique pour en faire un bon roman. Un manque de rythme (sauf sur les 50 dernières pages) et de trop maigres indices livrés par l'auteur plombent le plaisir de lecture. Tout ce qu'on apprend, c'est que, de reconstitution en reconstitution, le personnage perd vraiment pied avec le réel. Et ce sont les lecteurs qui tombèrent de sommeil...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 20, 2011 1:08 PM MEST


Vigil In A Wilderness Of Mirrors
Vigil In A Wilderness Of Mirrors

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un démarrage "solo" prometteur, 18 mai 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vigil In A Wilderness Of Mirrors (CD)
Après avoir quitté Marillion, le charismatique Fish nous propose un album mêlant poésie, amertume, sincérité, romantisme, gravité avec encore et toujours l'anticonformisme chevillé au corps.
Fish tel qu'on l'aime : cynique, sincère, écorché vif acide et lucide.

La pochette est superbe laissant augurer, par sa noirceur, la tonalité des textes. En ouvrant le petit livret du cd on peut découvrir l'intégralité d'une illustration qui nous en dit encore plus long sur ce qui préoccupe notre poisson. Fish met le doigt sur les grands maux de notre société moderne, où nous sommes prêts à vendre notre futur pour un bon paquet de futilités teintées d'avidité et de conformité.

Au menu :
- Vigil in the...: ça commence doucement dans une ambiance éthérée, avec des petites incursions plaintives de guitares. Ce qui nous conduit progressivement vers un refrain où la voix de Fish et la guitare cheminent main dans la main. Bienvenu l'intermède de cornemuse qui nous rappelle de quel bocal sort le poisson. Le tout est aéren avec un guitare bien (trop ?) présente.
- Big wedge : belle intro punchy avec des sonorités de cuivres. On change totalement de registre, c'est bien rock, avec une basse beaucoup présente et des touches de claviers qui ponctuent les paroles de Fish. Joli morceau bien enlevé.
- State of mind : ça chaloupe tranquillement, ce qui permet à notre chanteur de bien articuler son propos. Il y a un petit côté exotique qui donne un côté lumineux et chaleureux à l'ensemble.
- The company : part belle ici encore à la voix de Fish dont les propos sont appuyés très justement par les instruments. Le tout souligné par moments par un violon et des instruments du folklore écossais. C'est beau et on a envie de reprendre le refrain bras dessus bras dessous avec Fish. Oh, boys would you drink to me now...
- A gentleman's... : piano, violon, la voix sincère et profonde de Fish. Le bougre d'écossais, il sait s'y prendre pour nous serrer le coeur. Cette parenthèse romantique toute simple est à mon sens une des chansons les plus touchantes de notre gaillard.
- The voyeur : on se remet en mouvement avec une rythmique ritournelle saccadée où le clavier s'en donne à coeur joie. Fish écorche notre voyeurisme médiatique : musique et paroles nous poussent jovialement au malsain, c'est ironiquement efficace !
- Family business : Après le voyeurisme étalé, le voyeurisme subit, par un voisin qui voudrait bien se transformer en chevalier vengeur pour cette femme et ses enfants terrorisés par un mari/père alcoolique et violent. Des affaires de famille contées/constatées sur un rythme pépère piano et un refrain où toute la colère, la violence et l'impuissance (finalement de l'indifférence ?) ruissèlent. La guitare colporte la complainte ponctuée par une voix féminine en fond. Là encore le ton est juste et Fish fait mouche.
- View from the hill : pour la vue depuis la colline, nous sommes prêts à tous les renoncements (de nos idéaux), toutes les compromissions. Cynique, ce morceau démarre en douceur avec une guitare plutôt accoustique, pour prendre une tournure de plus en plus rageuse, accablante. On a le droit à un superbe solo de guitare. C'est une belle claque ! Merci Fish.
- Cliche : après avoir fait le tour de quelques maux de notre société, Fish accroche une fleur à sa boutonnière et nous livre une chanson poignante, portée en cela par des instruments - guitare, clavier et batterie, notamment - tout en finesse. Une jolie déclaration d'amour avec des envolées de guitare éblouissantes, une voix féminine sublime en fond. Une belle manière d'achever un album très réussi.

Fish revient en solo, mais pas seul. Il s'est très bien entouré pour nous livrer un album authentiquement simple et juste.
Probablement le plus équilibré de sa carrière de poisson solitaire. Ma note : 16/20.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 2, 2011 10:26 PM MEST


Anorak In The UK Live
Anorak In The UK Live
Prix : EUR 21,98

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une très bonne restitution de l'ambiance concert Marillion, 15 mai 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Anorak In The UK Live (CD)
Avant de commencer, une petite précision : la version que je possède est celle proposée par Racket avec 2 cd et 18 titres (moins 1 si on vire l'intro). Donc une version plus riche que celle qui est proposée ici.
J'étais allé au concert du 23 mai 2001 au Bataclan. Autant le dire, l'ambiance Marillion en concert est toujours extra, même lorsque le groupe joue des morceaux qu'on trouve passables sur cd. Alors qu'est-ce qu'on a au programme ?
CD1 : Intro - Separated out - Rich - Man of thousand faces - Quartz - Go! - Map of the world - Out of this world - Afraid of sunlight - Mad
CD2 : Between you and me - The great escape - If my heart were... - Waiting to hapen - Answering machine - King - This is the 21... - When I meet god
Ca calme. Surtout qu'on retrouve totalement l'ambiance live dont Marillion et, il faut le souligner, Hogarth ont le secret.
Le choix des morceaux est judicieux, donne certes la part belle à Anoraknophobia (ce qui est normal, vu que c'est la tournée suite à la sortie de l'album). Mais les autres production n'ont pas été oubliées, sauf (et on peut s'en étonner) Seasons end sur cette version.

Pour parler de la version 1 cd : je vois en revanche que Easter (véritable hymne du groupe version H) a été ajoutée en finale. Histoire sans doute de ratisser large.
Et en y regardant de plus près on comprend la déception de certains (notofthisworld, par exemple) car des titres plus essentiels - en tout cas à cette époque - comme The fruit of the wild rose ou This is the 21... ont été oubliés. Nul n'est parfait. Le vrai problème est qu'un concert ne peut pas se résumer en une dizaine de morceaux, surtout quand on veut représenter un maximum d'albums. Ca manque forcément de cohérence, un peu comme la plupart des Best of, qui témoignent de la production d'un groupe, mais qui constituent bien souvent une superposition confuse de titres "incompatibles" au regard de l'évolution du groupe.
Il n'en reste pas moins que le son est vraiment super (on s'y croirait !), même si cette version 1 cd au rabais semble bien frustrante. Un seul conseil : se procurer la version Racket qui rend avant tout compte d'un Anoraknophobia très réussi. Ma note : 17/20.


Anoraknophobia
Anoraknophobia
Prix : EUR 15,64

4 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un nouveau son Marillion, 14 mai 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Anoraknophobia (CD)
J'avais précommandé l'album et l'attendais donc de pied ferme après un .com décevant.
C'est un peu fébrile - et résolu à ne pas me laisser berner indéfiniment - que je l'ai découvert. Dans l'écrin un cd et un bonus comportant des vidéos.

Alors qu'avons nous au menu ?

Between ... : intro piano sympa puis pop tonitruante que l'on se surprendra plus tard à chantonner. Le final est efficace avec une batterie et une guitare en symbiose.
Quartz : côté intro c'est Pete qui sy colle avec une basse très chaloupée suivie des riffs accrocheurs de Rothery. Le reste du morceau est au diapason et sur la dernière partie mister H harangue son auditoire : you're only happy when... Très réussi.
Map of ... : c'est facile, c'est pop avec un refrain sympa, un petit solo de guitare bien ficelé. Que demande le peuple ?
When I meet... : on repasse la frontière (parfois fine) du prog avec tout le savoir faire de Marillion : ça va crescendo et l'aspect émotionnel est renforcé par un apport de voix sur la fin. Du bon boulot.
The fruit ... : là, on va encore plus loin dans l'émotionnel : la voix de H nous transpose dans un univers qui me rappelle parfois This strange engine. C'est tout simplement beau, épaulé au clavier par un Kelly tout en justesse et une rythmique qui invite à se dandiner.
Separated ... : puisqu'on sentait l'envie de bouger, la on passe dans un registre plus rock, après une intro voix bien amenée. C'est un petit bijoux nerveux où chacun y va de son énergie. Le final est déjanté : revigorant !
This is the 21... : bon sang, rien que d'y repenser, ça fait frissonner. C'est un concentré du chemin parcouru par Marillion jusqu'à ce début de 21ème siècle. Et quel parcours ! Les sonorités sont actuelles et s'adossent à la voix sublime de H pour nous amener à méditer sur notre monde...
If my heart ... : on termine la visite par un titre d'une grande richesse musicale, avec un H à la voix trainante et un peu éraillée. Un prog moderne mais bien différent de ce que le groupe nous avait proposé dans le passé. Une chose n'a pas changé : Marillion ne laisse pas un recoin de silence en paix ! C'est la marque de fabrique.

Le bilan : après un marillion.com où le groupe semblait se chercher... ou s'était tout simplement perdu, anoraknophobia jette les bases d'un nouveau son Marillion, plus moderne, plus rock, plus accrocheur, plus chaloupé aussi. Sans doute plus engagé que jamais. Une fois de plus ce groupe nous propose une musique différente et ne se contente pas de repasser les plats. Marillion mériterait vraiment une place plus élogieuse dans la "hiérarchie" musicale.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 15, 2009 7:12 PM MEST


Afraid Of Sunlight
Afraid Of Sunlight
Prix : EUR 7,00

5.0 étoiles sur 5 Une richesse renouvelée : l'émotion toujours au rendez-vous, 7 mai 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Afraid Of Sunlight (CD)
A quoi peut-on reconnaitre un grand groupe ? Pour certains, il s'agit de vous resservir inlassablement les mêmes plats. A en devenir insipide, mais beaucoup s'y retrouvent finalement. C'est comme un phare : il est toujours au même endroit et ça rassure. Un grand groupe, pour d'autres, c'est - quelles que soient les raisons - savoir faire évoluer sa musique, quitte à déstabiliser les fans. Reprenons : Seasons, Holidays, Brave... et Afraid. On peut critiquer, on peut faire des comparaisons, on peut regretter, mais reconnaissons que Marillion sait surprendre, sait sortir par une porte et revenir par une fenêtre entrebaillée. Pas de doute : Brave nous avait mis une claque (dommage pour le manque de succès commercial), Afraid arrive pour le deuxième service : bang ! Côté émotions on est servi. Ca commence pourtant de façon inhabituelle avec un Gazpacho à la basse bien posée et un Rothery qui nous ensorcelle avec une rythmique répétitive lumineuse, presque joyeuse. Cannibal est un peu déjanté et déroutant, mais passé la surprise, on adore.
Beautiful est une petite accalmie, juste histoire de nous détendre un peu avec ce qui va suivre. Car après on plonge - sans bouteille - dans ce que Marillion sait faire de mieux : nous torsader les tripes. Ca va crescendo de Afraid à King, avec des morceaux plus intenses, amenés plus tranquillement, touche par touche, avec des finales qui marquent au fer rouge. La voix de H est sublime : il est fait pour ça. Ses acolytes font le reste...à merveille. C'est parfois scandé, parfois éthéré, avec des ambiances parfois angoissantes. Un album sublime, bien entendu moins facile d'accès qu'un Seasons, mais plus abordable que Brave. A découvrir pour enfin se rendre compte que Marillion c'est du Marillion et pas une copie de Pierre, Paul ou Jacques !


Clutching At Straws
Clutching At Straws
Prix : EUR 6,99

5.0 étoiles sur 5 Un magistral point final de Fish, 4 mai 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Clutching At Straws (CD)
Ce dernier opus donne lieu à bien des regrets. Car vu la qualité montante album après album, on pouvait déjà imaginer le prochain. Avant de partir, Fish nous offre des textes forts, sombres et d'une sensibilité marquée. L'émotion est palpable dans la voix de Fish et on peut parier qu'elle reflète son état d'esprit du moment.
L'image qui me vient spontanément à l'esprit avec Clutching, c'est l'intro magnifique de Hotel hobbies et les deux titres qui s'enchaînent ensuite Warm wet circles et That time of the night. Je revois sur la vidéo Rothery avec sa guitare à double manche : un moment de prog tout simplement ahurissant !
Les temps forts et ceux plus calmes d'enchaînent à merveille et on ne peut que saluer la cohérence et la justesse des musiciens. Rien ne manque et rien n'est de trop. White russian et Sugar mice sont deux pièces d'une très grande force émotionnelle, scandée pour l'une et chantée sous forme de complainte pour l'autre.
Fish sait nous prendre aux tripes et Rothery finit le boulot avec ses fabuleux solos.
Les autres morceaux sont au diapason et je ne vois pas d'ombre au tableau.
Alors Clutching c'est Marillion sur une rive avec Fish qui ne franchira pas le pont. Sur l'autre rive, il y a Hogart et Seasons end qui marquera un démarrage en beauté du groupe modifié.
En tout cas Clutching est un sacré point final, qui pourra attirer les curieux, tant il est moins radical que les précédents, en particulier Script et Fugazi.
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Marillion.Com
Marillion.Com
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 60,33

2.0 étoiles sur 5 Pas totalement raté, mais pas du tout réussi, 1 mai 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Marillion.Com (CD)
Aie aie aie. Pas facile cet album. On a envie d'être modéré dans la critique, d'autant que les morceaux ne sont pas tous mauvais, mais il faut reconnaître que ça manque de jus, de conviction. Comme si nos amis, qui nous ont habitué à beaucoup mieux, ne s'étaient que faiblement impliqué. A croire qu'ils étaient au même moment plus intéressés par leur site internet du même nom. Il y a malgré tout des titres sympas, notamment les plus pop, les plus rythmés, comme deserve, rich, tumble down the years. En revanche on sent un manque d'implication dans les autres, comme interior lulu trop fade à mon goût ainsi que house. Même Hogart n'y met pas sa voix. C'était les grandes vacances ou quoi ?! Go! n'est pas mal, et semble nous inviter à passer notre chemin. Quel dommage, car à chaque fois que j'écoute ce cd, j'ai l'impression qu'il ne manquait pas grand chose. Un peu d'âme ?...sans doute et beaucoup de Marillion !
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This Strange Engine
This Strange Engine

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Incontestable pièce majeure et spécifique de ce groupe, 28 avril 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : This Strange Engine (CD)
Je titre "spécifique", car This Strange Engine distille une ambiance que je n'ai pas retrouvée dans les autres productions de Marillion. Comme si , à chaque fois que je l'écoute, je pénétrais dans une pièce sobre et sombre, garnie de meubles anciens au confort désuet. Un lieu du passé à la fois apaisant et dérangeant. Est-ce un effet de la pochette ?
Ca commence par un Man of ... où Hogart nous entraîne dans d'énigmatiques confidences. Bien rythmé, avec un final des plus bruyants, ce morceau laisse supposer un album original, ce qui se confirme avec les titres qui se succèdent de façon assez tranquille, avec les envolées vocales douces de H. Il manque juste quelques envolées flamboyantes de la guitare de Rothery. On ne peut pas tout avoir. La pièce maîtresse This Strange Engine est sans doute un des morceaux les plus aboutis de Marillion. A lui seul, il peut justifier l'achat de ce cd.
Encore une fois, Marillion prouve sa capacité à faire évoluer sa musique et ses ambiances. Ca peut déconcerter, voire agacer, mais cela démontre une créativité qui fait les grands groupes, tous styles confondus.


Fugazi
Fugazi
Prix : EUR 8,98

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La seconde pierre d'un superbe édifice !, 28 avril 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fugazi (CD)
J'avais découvert - sans le savoir - Marillion au début des années 80 après avoir enregistré Emerald Lies (parmi d'autres) dans une émission rock de radio. J'avais été époustouflé par la voix rageuse et si particulière de Fish et par cette alternance entre propos quasi scandés agressifs et les moments émotionnels presque implorants.
C'est bien plus tard, après avoir fait la rencontre de Misplaced puis de Script (je n'ai pas respecté l'ordre, désolé) que je me suis offert Fugazi en cassette. Parmi les titres, à noter un très inquiétant et rythmé Assassing, un sublime Jigsaw, un langoureux et malsain Incubus et un vindicatif Fugazi. La palette musicale nous propose des ambiances tantôt dérangeantes, tantôt endiablées, tantôt déchirantes. Fugazi est infiniment plus complet (plus cohérent ?) et varié que Script. Un deuxième opus poursuivant la construction solide d'un groupe prometteur, avec une identité propre.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 13, 2009 6:26 PM MEST


Raingods With Zippos
Raingods With Zippos

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Ne passez pas à côté !!!, 28 avril 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Raingods With Zippos (CD)
Je rejoins le commentaire de "dr rock". Fish a cette satanée et très bonne manie de ne pas brosser son public dans le sens du poil. J'entends par là que sa production n'est pas lisse et figée, comme c'est le cas pour tant d'artistes. Alors ça peut dérouter, oui, mais ça permet de distiller des albums authentiquement Fish ! Ce n'est jamais sans défaut, mais c'est toujours emprunt d'une sincérité et d'un allant contagieux ! Et là encore, ce Raingods est un petit bijou qui alterne habilement entre un rock bien huilé qui donne envie de bouger (faitherhealer, mission statement, tumbledown) et des titres plus intimes (incomplete, tilted cross, rites of passage). Quand à la suite Plague of ghosts, c'est vraiment un monument du prog ! Et je pèse mes mots.
Alors je n'ai qu'un regret : la confidentialité de la production d'un chanteur aussi talentueux que Fish.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 13, 2009 6:21 PM MEST


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