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Contenu rédigé par L. Pierre
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Commentaires écrits par
L. Pierre "pedro73" (Chambery)
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Tin Pan Alley
Tin Pan Alley
Prix : EUR 16,20

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un album assez hétéroclite, 12 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tin Pan Alley (CD)
Magic SLIM (de son vrai nom Morris HOLT) est le blues personnifié : ce géant débonnaire est capable de jouer jusqu’au bout de la nuit (plus précisement jusqu’à plus soif…) un blues authentique sans fioritures, mais également souvent sans génie. Quelques amateurs éclairés ont tout fait pour le sortir de l’anonymat : c’est le cas en particulier des époux Morgantini qui ont enregistré Magic et les Teardrops dans les petites boites du West side de Chicago et l’ont poussé à se produire en Europe, notamment en France. Plus tard, des fans autrichiens ont pris le relai et ont enregistré dans les années 1985-2000 une dizaine d’albums pour le petit label WOLF Records (dont 5 beaux live au Zoo bar, obscur club du Nebraska et d’autres plus hétéroclites dont 3 ont été récompensés par un W.C. Handy award). Cet album est l’un des derniers gravés par le grand (par la taille) bluesman pour le label ; il se compose de deux parties nettement distinctes : les 6 premiers morceaux proviennent de deux sessions réalisés à Chicago en juin 1994 et décembre 1998, ils sont suivis de 6 morceaux enregistrés live en Autriche fin juin et début juillet 1992. Morris HOLT est accompagné de son frère Nick à la basse, John PRIMER à la guitare et Earl HOWELL à la batterie (dans l’enregistrement de 1998, John PRIMER est remplacé par Michael DOTSON et Earl HOWELL par Alan KIRK).
Comme d’habitude, ce sont les blues lents qui sont les plus intéressants que ce soient « Cold hearted woman », « Born in the country » pour les enregistrements chicagoan ou « Texas flood » et surtout un « Tin pan alley » d’anthologie pour les enregistrements réalisés en Europe.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 14, 2014 6:25 PM MEST


Magic Slim & Nick Holt
Magic Slim & Nick Holt
Prix : EUR 14,84

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Excellent album avec une surprise, 12 avril 2014
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Magic Slim & Nick Holt (CD)
10 airs sont ici au programme dont 8 proviennent d’une session enregistrée en studio à Chicago en février 1989 (le 33tours correspondant a été récompensé par un W.C. Handy award 1990) avec, autour de Morris HOLT (Magic SLIM) à la guitare et de son frère Nick HOLT à la basse, John PRIMER à la deuxième guitare, Michael SCOTT à la batterie auxquels 2 airs (enregistrés plus tardivement en mai 1991 lors d’une tournée des Teardrops dans la capitale autrichienne) ont été rajoutés en bonus pour étoffer le CD.
Dans cet album, deux airs remarquables se détachent du lot : deux versions superbes de « Driftin’ blues » de Charles BROWN (6 min environ) ainsi que « How unlucky can one man be » de Ray CHARLES (7 min 11), toutes deux remarquablement chantés par Nick HOLT, le frère de Morris (dont on pourra apprécier la belle voix grave) avec de superbes solos de guitare de Morris et John… C’est la grosse surprise de ce CD que de découvrir les possibilités vocales de Nick qui, malheureusement, selon les dires de son frère, était un peu paresseux et se complaisait dans son rôle de bassiste accompagnateur ! A ces deux morceaux superbes (qui, comme souvent pour ce groupe, sont des blues lents), on peut associer deux airs chantés cette fois par Morris (un « How much more » de J.B. LENOIR très énergique et un très beau « That will never do » de Little MILTON).
A mon avis, le plus bel album WOLF du groupe (qui en a gravé une dizaine pour le label autrichien) et un W.C. Handy award largement justifié pour ce petit label artisanal à la qualité souvent inégale…


What' S Up
What' S Up
Prix : EUR 21,72

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un trompettiste méconnu, 5 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : What' S Up (CD)
Le catalogue Steeple Chase est l’un des plus fournis de l’univers jazzistique ; le marché de l’occasion nous permet ainsi de dénicher de petites perles comme cet album que je n’aurai pas acheté si je n’y avais pas trouvé le nom de Junior COOK, saxophoniste que j’ai toujours tenu en haute estime. Cet album, enregistré en juillet 1989, permet d’entendre pendant plus d’une heure un sextet rassemblé autour du trompettiste Bill HARDMAN, autre musicien très discret (puisqu’ayant signé 5 ou 6 albums sous son nom dont celui-ci est le dernier) qui a servi de sideman à Jackie Mc LEAN, Mal WALDRON ou Art BLAKEY avant de s’associer à Junior COOK. Autour des deux quinqua, sont réunis le pianiste Mickey TUCKER, le bassiste Paul BROWN et le batteur Leroy WILLIAMS, ainsi qu’un jeune tromboniste prometteur : Robin EUBANKS.
L’album est assez inégal alternant le pire et le meilleur ; quatre airs (sur huit) sont spécialement réussis, il s’agit de deux compositions de Jimmy VAN HEUSEN (« I should care » et « Like someone in love » dont les superbes intros permettent d’apprécier le phrasé tout en délicatesse du trompettiste, à chaque fois bien relayé par un groupe qui sait ce qu’est le jazz !), d’une composition très connue de Benny GOLSON (un « Whisper not » superbe que les connaisseurs apprécieront) et enfin d'une composition du pianiste (« Room’s blues ») qui termine magnifiquement l’album.
Un trompettiste, disparu brutalement un an plus tard à Paris, dont cet album (malheureusement aujourd’hui hors catalogue) constitue un bel hommage et qui, en prime, permet d’entendre les débuts d’un futur grand du trombone.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 7, 2014 6:16 PM MEST


Post Motown Bop
Post Motown Bop

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Horizon musical de grande classe, 3 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Post Motown Bop (CD)
Bobby WATSON est un saxophoniste alto qui a commencé sa carrière avec Art BLAKEY : il a fait partie des Jazz Messengers de la dernière époque avec Valery PONOMAREV, Billy PIERCE, etc… de 1977 à 1981, puis a enregistré quelques albums pour l’obscur label italien RED dont l’admirable Love Remains avec John HICKS, Curtis LUNDY et Marvin « Smitty » SMITH. Quelques mois plus tard, en compagnie du batteur Victor LEWIS, il forme le groupe HORIZON : un quintet avec lequel il signe plusieurs enregistrements plus ou moins confidentiels, dont cet album enregistré en septembre 1990 constitue le meilleur témoignage. Le groupe ici présent est constitué d’un groupe de jeunes jazzmen peu connus, mais très doués : Melton MUSTAFA (dont Philiplo a récemment rappelé l’existence : voir Traveling Man) en est ici le trompettiste, les autres membres étant Edward SIMON au piano, Carroll DASHIELL à la basse et Victor LEWIS à la batterie. Les morceaux interprétés sont, à l’exception des deux grands classiques « Falling in love with love » et « In a sentimental mood », des airs composés par les membres du groupe (3 pour Bobby, 3 pour Victor, 1 pour le pianiste et 1 pour Melton).
L’album est très réussi : la plupart des airs sont exécutés sur un tempo rapide et Bobby délivre avec son saxophone alto (exceptionnellement au soprano pour deux morceaux) une musique étonnamment fluide et expressive, avec des solos endiablés de grande classe.
Les plus beaux morceaux sont à mon avis, « Big girls » une des plus belles compositions de Victor LEWIS, « 7th avenue » et « Appointment in Milano » deux pièces du leader et la version du groupe d’« In a sentimental mood »… Un album de plus de 60 min à découvrir absolument !
Un autre commentateur de jazz a déjà commenté Horizon Reassembled, un album plus tardif du groupe, mais qui n’a pas, à mon avis, la classe de cet album Blue Note très peu connu.
Signalons que sur le Net vous trouverez quelques vidéos superbes montrant Bobby WATSON en action jeune, mais aussi au festival de jazz de Foix 2012 avec le trio du grand pianiste Harold MABERN (un concert live HD de presque 1H enregistré par Mezzo) que je conseille à tous les amateurs de bon jazz de visualiser.


All Day Long/ All Night Long
All Day Long/ All Night Long
Prix : EUR 7,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Entre le jour et la nuit, je choisis la nuit, 28 mars 2014
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : All Day Long/ All Night Long (CD)
Ce double CD correspond à deux albums enregistrés par le guitariste, il y a maintenant plus de 50 ans, à une semaine d’intervalle les 28 décembre 1956 pour « All night long » et 4 janvier 1957 pour « All day long ».
Il s’agit de deux grands classiques du guitariste, entouré pour chaque album par une floppée d’excellents confrères : le trompettiste Donald BYRD, le bassiste Doug WATKINS et le batteur Art TAYLOR interviennent lors des deux sessions , d’autres ne sont présents que pour une session, c’est le cas du pianiste Mal WALDRON, du saxophoniste Hank MOBLEY et du flûtiste Jerome RICHARDSON pour « All night long » ou du pianiste Tommy FLANAGAN et du saxophoniste Frank FOSTER pour « All day long ».
Chacune des sessions commence par un long blues qui permet au guitariste de se mettre particulièrement en valeur que ce soit « All night long » (17 min 15) ou « All night long » (18 min 23), mais c’est l’apport de la flûte de Jerome RICHARDSON qui fait vraiment la différence et me permet de préférer le premier album au second et cette impression initiale ne fera que se confirmer lors des autres morceaux de « All night long » d’autant que le travail de Mal WALDRON au piano est particulièrement remarquable et surpasse ici celui de Tommy FLANAGAN qui fait pourtant partie de mes pianistes préférés. Les autres raisons de mon choix reposent d’une part sur la longueur de chaque album (~ 54 min pour « All night long » pour seulement ~ 45 min pour « All day long ») et pour la version originale de « Body and soul » réalisée à la trompette par Donald BYRD…
Un double album à 4,5 étoiles qui sera suivi quelques années plus tard par Midnight Blue (RVG Edition), un des plus beaux albums Blue Note qui constitue encore la plus belle réussite discographique du guitariste...


My Old Flame
My Old Flame
Prix : EUR 13,44

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Indispensable pour tous les amateurs du grand saxophoniste, 22 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : My Old Flame (CD)
Concord réédite sous forme d'un double coffret, à prix d'ami, deux excellents albums du saxophoniste (The Dolphin et Spring Is Here), correspondant à l’intégralité d'un concert donné au Keystone Korner à SAN FRANCISCO une nuit de mai 1981. Stan GETZ est accompagné pour l’occasion de deux vieux complices : le pianiste Lou LEVY et le bassiste Monty BUDWIG ainsi que du jeune batteur Victor LEWIS qui lui restera fidèle jusqu’au bout.
Le CD1 commence par « The dolphin », un merveilleux morceau qui m’a toujours fasciné par sa beauté (voir ma chronique à propos de cet album) et ne comporte que des best-sellers, dont certains sont interprétés tout en retenue par le quartet comme « A time for love » ou « My old flame » ; on y trouve également une très belle version de « The night has a thousand eyes » ainsi que “Close enough for love” (écoutez son intro lumineuse!)
Le CD2 est du même haut niveau avec de belles versions de « You’re blasé », « Easy living », « Sweet Lorraine », « I’m old fashioned » ou « Spring is here » qui ont pour moi l’énorme avantage de ne pas être trop longues (en moyenne entre 5 et 7 min) ce qui permet au quatuor d’aller à l’essentiel sans trop de fioritures (ce qui est malheureusement souvent le cas en ce qui concerne ses derniers albums).
Des albums peu connus (auquels on peut associer Pure Getz et Blue Skies ) provenant d'une période où le saxophoniste, en pleine possession de ses moyens, avait visiblement retrouvé la joie de jouer en toute liberté…
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 3, 2014 9:35 PM MEST


Espaces sauvages
Espaces sauvages
par Jim Fergus
Edition : Poche
Prix : EUR 7,51

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un peu décevant par rapport au titre, 17 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Espaces sauvages (Poche)
Ouvrage atypique de Jim FERGUS qui décide de réaliser son rêve cad s’adonner pour une saison à sa passion de la chasse à travers les Etats-Unis d’Amérique. Ce n’est pas un ouvrage de spécialiste, mais plutôt une étude sociologique de la chasse à la gélinotte (oiseau emblématique d’un état US : la PennsylvaniE), à la caille ou à la bécasse : chasse particulière où le chasseur ne chasse pas seul, mais accompagné d’un chien d’arrêt (ici, Sweetzer, la jeune chienne labrador de Jim).
Le livre suit le parcours de Jim en camping-car à travers le pays de septembre à décembre (dans le Nord), puis de janvier à février (dans le Sud) ; celui-ci, en tant qu’écrivain passionné de nature et de chasse et pêche, dispose d’un carnet d’adresse conséquent qui va lui permettre de rencontrer la plupart des grands spécialistes de ce type de chasse. Cette chasse, à la base populaire, est devenu au fil des années une chasse de classe comme le montre l’auteur au gré de ses rencontres. Il aborde différents sujets : accès de plus en plus difficile aux territoires de chasse (urbanisation, développement de l’agriculture intensive, mais aussi prolifération de chasses privées dans le Sud), raréfaction du gibier (liée à la restriction des milieux naturels et à la pression de chasse).
Le livre se lit facilement d’autant plus que l’auteur n’est pas dénué d’une certain humour, voire d’autodérision ; il se moque notamment de son manque d’efficacité au tir : « n’oublie pas ça quand tu écriras tes mémoires, Sweetz (nom de sa chienne), il a fallu à ton patron 23 655 km pour réussir son premier doublé… ». Accessoirement, c’est aussi un livre de recettes de cuisine indiquant comment ses différents hôtes préparent le produit de leur chasse autour duquel il sera souvent convié au retour de ses ballades cynégétiques…
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 18, 2014 6:50 PM CET


Crawl-Live at Birdland
Crawl-Live at Birdland
Prix : EUR 17,34

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Du bon jazz comme on aime, 16 mars 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Crawl-Live at Birdland (CD)
En écoutant cet album enregistré live au Birdland à New York le 14 octobre 1989, on retrouve ce qui fait l’essence même du jazz, délivré par un excellent sextet de seconds couteaux regroupés autour du batteur Louis HAYES dont c’est probablement l’un des meilleurs albums.
Le groupe interprète ici 7 airs relativement longs (entre 6 min 20 et 13 min 8) pour la plupart composés par les membres du groupe (excepté les 2 standards « Yesterdays » et « Autumn in New York »). Ce sextet comprend le bassiste Clint HOUSTON, auteur ici de 2 morceaux dont l’entêtant et fort réussi « Run before the sun » (10 min), l’excellent pianiste Mickey TUCKER, auteur également de 2 morceaux dont le magnifique « The Crawl » (9 min 21) qui donne le titre à l’album, associés avec le batteur Louis HAYES à trois souffleurs peu connus : le trompettiste Charles TOLLIVER, le saxophoniste alto Gary BARTZ et le saxophoniste ténor John STUBBLEFIELD.
Charles TOLLIVER est un trompettiste discret assurant un soutien efficace aux deux saxophonistes dans plusieurs morceaux (écoutez-le dans la version assez originale donnée ici pour « Yesterdays »).
Gary BARTZ est également un saxophoniste peu médiatique : il intervient ici dans la plupart des morceaux (il est le seul souffleur de la version d’« Autumn in New York » (7 min 50) où vous pourrez apprécier son jeu à l’alto). Il a gravé sous son nom 2 autres excellents albums Candid West 42nd Street et There Goes the Neighborhood! ainsi qu’un très bon album Timeless Shadows. John STUBBLEFIELD est probablement le saxophoniste le plus méconnu : il intervient dans plusieurs morceaux et interprète fort brillamment au soprano l’air final « Bushman song », sa composition probablement la plus connue, fort bien soutenu par l’ensemble du groupe.
Un album que l’on ne se lasse pas d’écouter et de réécouter au fil des années…
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 17, 2014 10:33 PM CET


Heart Is A Melody
Heart Is A Melody
Prix : EUR 16,10

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Power SANDERS, 5 mars 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Heart Is A Melody (CD)
L’album commence avec un tour de force que seul, un saxophoniste de la trempe de Pharoah SANDERS pouvait se permettre : une magistrale version de « Olé » de John COLTRANE, 22 min 13 de spectacle musical total, pendant lequel le saxophoniste, totalement impliqué dans sa musique, relance sans arrêt la machine. Il intervient en effet au cours de trois longs solos, dans un état proche de la transe (écoutez son deuxième solo où il mêle chant furieux et riffs aux saxo, après avoir dans un premier temps laissé carte blanche d’abord à William HENDERSON, son pianiste habituel, puis dans un second temps à Idris MUHAMMAD et John HEARD, respectivement les batteur et bassiste de cette session, enregistrée live au Keystone Korner (SAN FRANCISCO) le 23 janvier 1982.
Après ce tourbillon, l’auditeur peut reprendre ses esprits avec une belle version assagie de « On a misty night » de Tadd DAMERON (7 min), puis une surprise attend de nouveau l'auditeur avec une très entraînante version chantée de « Heart is a melody » par un chœur comprenant Andy BEY (7 min 32). Pharoah, visiblement très impliqué dans sa musique, relance alors le spectacle en chantant de façon assez sauvage un court (3 min 49) mais persuassif « Goin’ to Africa » repris en partie par le public…
La fin de l’album est marqué par une belle et sobre version de « Naima » (7 min 28), puis par une interprétation très dynamique de « Rise’ n’ shine » de Vincent YOUMANS (15 min 07).
Un très bon live du saxophoniste dans la force de l’âge (il a alors 41 ans) à conseiller au même titre que son Live Inédit (1981) enregistré à peu près à la même époque dont il existe Live In Sanfrancisco une version video, sans doute très convaincante.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 6, 2014 8:27 PM CET


For Charlie and Benny
For Charlie and Benny

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Dialogue de virtuoses entre Kenny et Phil, 28 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : For Charlie and Benny (CD)
Dans ce CD VERVE sorti en 1986, le guitariste Kenny BURRELL et le saxophoniste alto Phil WOODS rendent hommage à leurs ainés en bonne compagnie, puisqu’ils sont accompagnés de Ron CARTER à la basse et Grady TATE à la batterie. Malgré l’addition de trois inédits de toute beauté, ces plages enregistrées fin 1966-début 1967 donnent un disque malheureusement trop court (45 min 15) (la durée de la plupart des morceaux oscille entre 2 min 30 et 4 min ; seuls trois morceaux dont les splendides « Poor butterfly » et « Stompin at the Savoy » dépassent les 5 min…)
L’intérêt majeur de l’album est d’assister à un formidable dialogue entre le son très chaud et velouté du guitariste et la sonorité aigue de l’alto de Phil WOODS, bien mise en évidence par une bonne qualité d’enregistrement...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 4, 2014 6:52 PM CET


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