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Contenu rédigé par L. Pierre
Classement des meilleurs critiques: 235
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Commentaires écrits par
L. Pierre "pedro73" (Chambery)
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (MEMBRE DU CLUB DES TESTEURS)   

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Plays The Music Of Bill Evans
Plays The Music Of Bill Evans
Prix : EUR 18,67

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Retour sur une rencontre manquée, 9 avril 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Plays The Music Of Bill Evans (CD)
Dans les notes de l'abondant livret associé à cet album FRESH SOUND sorti en 1997, Linda SHANK explique qu'elle avait redécouvert, en mettant de l'ordre dans la masse des documents accumulés pendant plus de 50 ans par son mari, des partitions manuscrites écrites par Bill EVANS concernant le projet d'un album que les deux artistes n'avaient pas eu finalement le loisir d'enregistrer ensemble.
Bud SHANK concrétisa ce projet en mars 1996, entouré de sa section rythmique favorite (Mike WOFFORD au piano, Bob MAGNUSSON à la basse et Joe LABARBERA à la batterie) en reprenant l'intégralité des airs initialement prévus, mais aussi en l'enrichissant d'autres titres de Bill EVANS : ainsi, à côté des incontournables « Peri's scope », « Funkallero », « My bells », « Blue in green » ou « Waltz for Debby », on découvre des morceaux moins connus du pianiste comme « A tune for a lyric », « Only child » ou « No cover, no minimum ». Contrairement à ce que pourrait laisser croire le titre, Bud SHANK a pris également la liberté de rajouter aux 8 titres précédents « Evanescent », une de ses compositions fétiches ainsi que de « Bill's vane », un titre signé Mike WOFFORD, portant ainsi la durée totale de l'album à plus de 75 min.
Cela donne un album splendide où Bud SHANK, en pleine possession de ses moyens, développe de longs et magnifiques solos avec le son clair et limpide de son saxophone alto tout au long des 10 pièces ici sélectionnées, mais ses accompagnateurs ne sont pas en reste : Mike WOFFORD est notamment excellent et avoue, dans le livret, qu'il s'agit là d'un de ses tous meilleurs enregistrements.
Un des incontournables du saxophoniste avec bien sûr Beyond the Red Door.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 10, 2016 3:24 PM MEST


Bach : Concertos pour 2 et 3 pianos, BWV 1060, BWV 1061, BWV 1062, BWV 1063
Bach : Concertos pour 2 et 3 pianos, BWV 1060, BWV 1061, BWV 1062, BWV 1063
Prix : EUR 23,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un grand disque, 8 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Concertos pour 2 et 3 pianos, BWV 1060, BWV 1061, BWV 1062, BWV 1063 (CD)
L'écoute fortuite, juste avant le week-end de Pâques, sur Radio Classique de la fin du concerto pour deux pianos BWV 1062 m'avait déjà séduit par la joie et le dynamisme qui se détachaient de cette pièce de BACH. Le même après-midi, Radio Classique récidivait en passant cette fois un passage du concerto pour trois pianos BWV 1063, certes moins virtuose, mais tout aussi rythmé ; après une rapide recherche, je me suis aperçu que les deux extraits provenaient du même album.
Après avoir acheté l'album, je ne regrette absolument pas son acquisition : les sœurs PEKINEL, par leur jeu aérien, plein de joie et d'allégresse sont en effet des interprètes extraordinaires et semblent habitées par la même ferveur tout au long des quatre concertos qui constituent ce bel album ; de plus, elles sont soutenues de façon très efficace par l'orchestre de chambre de Zurich, dirigé par Howard GRIFFITH.
Un disque remarquable et une excellente découverte de plus à mettre au crédit de Radio Classique'
Après vérification, il s'agit du second enregistrement de ces concertos par les sœurs PEKINEL : le premier correspondait à Take Bach, un album enregistré quelques années plus tôt dans un contexte légèrement différent, puisqu'elles étaient alors accompagnées par le trio du jazzman Jacques LOUSSIER.


Breaking Out
Breaking Out
Prix : EUR 15,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Blues brothers : dans la famille GUY, il y a Buddy, mais aussi Phil, 1 avril 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Breaking Out (CD)
Les amateurs de blues connaissent tous Buddy GUY, mais peu d’entre eux connaissent Phil, son jeune frère. Ce disque, consacré à Buddy, a le grand intérêt de comparer les qualités respectives des deux frères : l’album, de durée non négligeable (plus de 74 min), comporte en effet 13 morceaux correspondant à deux séances d’enregistrement réalisées en studio au début des années 1980.
Au cours de la première, Buddy GUY assure la vedette sur 8 titres où il chante et joue de la guitare (avec un son hypersaturé), accompagné de deux autres guitaristes (dont son frère Phil), d’un clavier, d’une basse et d’une batterie : elle comporte de beaux airs typiques du Chicago blues fortement électrifié de cette période dont les meilleurs sont, à mon avis « Have you ever been lonesome » (6 min 22) et surtout « I din’t know my mother had a son like me » (5 min). La seconde séance permet de découvrir son frère Phil au chant à la tête d’un band du feu de Dieu dirigé par « Professor » Eddie LUSK au clavier, trois guitaristes (dont Buddy et Phil), un bassiste, un batteur et un jeune saxophoniste (Maurice John VAUGHN) ; parmi les cinq morceaux proposés, trois d’entre eux, « Breaking out on top » (7 min 23), le medley « Skin and bones/money » (8 min 22) et « Love is a quicksand » (5 min 10), sont d’une qualité et d’une modernité incroyables. Il faut entendre l’enthousiasme et l’entente régnant entre les membres du band que Phil relance sans arrêt : ces quelques plages sont en tout cas les meilleures réalisées par le frère de Buddy ; remercions donc John STEDMAN d’avoir eu l’initiative de les éditer, tirant ainsi de l’anonymat ce bluesman attachant, resté sa vie durant (il est décédé en 2008) dans l’ombre de son exubérant et fantasque ainé.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 3, 2016 9:43 AM MEST


Quintet
Quintet

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Magnifique rencontre entre deux grands musiciens, 25 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Quintet (CD)
Il y avait longtemps que je recherchais cet album réunissant deux grands artistes en pleine possession de leurs moyens : James NEWTON, tout d'abord, est un flûtiste exceptionnel qui a malheureusement peu enregistré, alors que David MURRAY est un saxophoniste très prolifique qui a certainement produit ses plus bels albums sur le label japonais DIW. Ici, on a la chance de les découvrir ensemble, enregistrés en studio en août 1991 à New York : ils interviennent de conserve dans chacun des 7 morceaux de l'album, accompagnés de John HICKS au piano, Fred HOPKINS à la basse et Andrew CYRILLE à la batterie (remplacé par Billy HART pour un morceau).
Il s'agit d'un album peu banal, composé d'un noyau dur de trois airs franchement free, encadré de quatre morceaux plus harmonieux les précédant (2) ou les suivant (2).
Parlons tout de suite des trois airs susceptibles de déranger l'oreille de l'auditeur moyen : on a affaire à deux bons morceaux (« Mohamed Ali », est une composition free signé David, parfois à la limite de l'audible durant presque 8 min, alors que « Akhenaten » est un dialogue plus court mais assez échevelé entre la flûte de James et le sax ténor de David). Ils encadrent un morceau exceptionnel : « Inbetwinxt », composition de James NEWTON, est l'un des plus bels airs free qu'il m'ait été donné d'entendre ; après un début tout en douceur, James NEWTON part, en compagnie du pianiste, dans un grand délire qui monte crescendo puis se calme aussi subitement qu'il s'était déclenché, pour laisser la main à John HICKS, puis à David MURRAY qui, à son tour, se lance dans une exploration grandiose des possibilités de son ténor avant la fin de ce morceau d'anthologie de plus de 12 min.
Les deux airs du début de l'album sont plus sages, mais d'excellente qualité : « Valerie » est une très belle composition du flûtiste (7 min 20), suivi par « Moon over sand II » (5 min 34), un air d'Andrew CYRILLE, dans lequel David intervient à la clarinette basse. L'album se termine par « Blues in the pocket », un air de John HICKS, qu'affectionne particulièrement le saxophoniste (il l'a enregistré plusieurs fois !), suivi de « Doni's song », une longue composition (10 min 45) de David dédiée à son frère Donald, jouée en toute sérénité par ces deux musiciens d'exception.
Un album que je suis heureux d'avoir enfin déniché et qui démontre bien, à posteriori, la richesse du jazz de ces années 1990 où tout était possible'
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 3, 2016 9:47 AM MEST


Georgia Country Blues
Georgia Country Blues
Prix : EUR 19,93

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Authentique blues rural, 6 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Georgia Country Blues (CD)
Saluons nos amis autrichiens du label WOLF d’avoir publié cet album regroupant l’essentiel de la production de Frank EDWARDS. Celui-ci est l’exemple du bluesman méconnu dont l’oeuvre serait complètement passée sous silence sans le travail du musicologue Frank LOWRY. Celui-ci a en effet découvert ce bluesman de la région d’Atlanta et a enregistré, en automne 1972 sous son label TRIX, une quinzaine de chansons d’un blues rural assez primitif, interprété par l’artiste s’accompagnant à la guitare ou à l’harmonica, parfois secondé par un autre guitariste (Steve CARSON) ou même par un mystérieux « Popcorn (man)» à la planche à laver (washboard). La plupart de ses compositions sont très rythmées et, il faut l’avouer, assez envoûtantes : j’ai bien aimé en particulier deux puissants blues de sa cuvée : « She is mine » (2 min 12) (où il est accompagné par « Popcorn ») et surtout « Mini dress wearer » (2 min 55) où il chante et joue de l’harmonica, accompagné par Steve.
On peut déplorer seulement que « I know he shed the blood » (3 min 15) ainsi qu’une stupéfiante version de « When the Saints go marching in » (3 min 24), deux airs initialement présents dans Done Some Travelin, l’album Trix, n’aient pas été retenus dans ce CD, au profit de quatre inédits plus anciens, mais d’intérêt moindre sur le plan musical…
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 6, 2016 7:49 PM CET


Where You At
Where You At
Prix : EUR 21,64

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Where are you, Karin?, 6 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Where You At (CD)
Disque ENJA de 2003 avec la chanteuse norvégienne Karin KROG, brillamment secondée par le trio habituel du pianiste Steve KUHN : Steve KUHN (piano), David FINCH (basse) et Bill DRUMMOND (batterie). La chanteuse norvégienne a une voix facilement reconnaissable (évidemment après l’avoir entendue une fois, ce qui est assez finalement rare, au vu de sa faible production discographique).
Karin KROG fait néanmoins partie des chanteuses européennes qui n’ont pas beaucoup de mal à trouver de bons partenaires. Etant, depuis plusieurs années, la compagne de John SURMAN, les airs ici enregistrés sont soit des compositions du couple KROG/SURMAN (notamment les très réussis « Canto Mai » (un pseudo scat à consonance brésilienne !) ou encore « Missing Calanda »), soit des compositions originales du pianiste (parmi lesquelles on remarquera surtout « The meaning of love » (déjà enregistré dans We Could Be Flying, album mythique de 1974 (récemment réédité) avec le pianiste, Steve SWALLOW et Jon CHRISTENSEN), mais aussi « Saharan », le plus long (7 min 34) morceau de l’album), soit tout simplement des standards (avec de magnifiques versions de « Lazy afternoon » ou de « Gloomy Sunday »).
Un beau disque pour (re)découvrir une chanteuse rare et talentueuse.


High crimes
High crimes
par Michael Kodas
Edition : Broché
Prix : EUR 23,60

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 FAR EVEREST : mégalomanes et psychopathes de haute altitude, 2 mars 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : High crimes (Broché)
L’ascension de l’Everest, jadis réservée aux montagnards chevronnés, est devenue une véritable affaire commerciale depuis la sortie de Tragédie à l'Everest de John KRAKAUER. Cet ouvrage dévoilait en effet que de riches clients acceptaient de payer 65 000 dollars pour avoir le privilège de fouler, en relative sécurité, le plus haut sommet du globe, multipliant ainsi le nombre d’offres commerciales plus ou moins sérieuses, proposant l’ascension clé en mains de ce sommet mythique.
Michael KODAS, journaliste américain passionné d’alpiniste, s’inscrit en 2004 dans une expédition menée par un guide de Nouvelle Angleterre ayant plusieurs fois gravi le sommet pour réaliser un reportage sur l’ascension du sommet par la voie tibétaine. De fait, il va participer à une expédition cauchemardesque où le guide, véritable psychopathe, l’empêche de participer à l’ascension finale. Cette ascension manquée va être le point de départ d’une enquête passionnante concernant le décès d’un médecin américain, abandonné en pleine tempête sur l’autre versant de la montagne, par son guide et ses sherpas lors de la redescente du sommet. C’est la partie la plus intéressante du livre, perturbée malheureusement par d’intempestifs allers-retours entre cette enquête et l’expérience malheureuse du journaliste.
A l’occasion d’une seconde tentative en 2006, l’auteur découvre que, même en bonnes conditions, la montagne reste très dangereuse pour certains clients inscrits dans de grosses structures mal organisées, composées de bric et de broc d’individus de compétence et de culture diverses. Il insiste sur la difficulté de porter secours à des individus en péril en haute altitude et signale également les vols et emprunts de matériel de plus en plus courants dans les camps d’altitude. Il dénonce le recyclage parfois douteux, mais très rémunérateur des bouteilles d’O2 utilisées par les expéditions commerciales et parfois le racket ou les agressions physiques de clients par leur sherpas…
Félicitons donc Catherine DESTIVELLE d’avoir traduit et édité ce best-seller, fort instructif sur la banalisation de l’ascension du plus haut sommet du globe.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 7, 2016 1:08 PM CET


Moon
Moon
Prix : EUR 21,33

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Objectif lune !, 28 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Moon (CD)
Kenny WHEELER et John TAYLOR enregistrent cet album en février 2001 ; ils ont la bonne idée d'inviter, pour 3 morceaux, le clarinettiste italien Gabriele MIRABASSI. Le duo (ou trio) y interprète 9 airs (6 compositions de Kenny et 3 de John) pour une durée totale de 51 min.
Le voyage vers la lune démarre assez doucement ; les deux compères commencent leur duo, en jouant les deux premiers morceaux de façon un peu mélancolique et, avouons-le, un peu monotone, mais dès « Ambleside », le 3° morceau, l'intervention de Gabriele, avec sa clarinette, booste le vaisseau spatial en lui apportant une note de fraîcheur bienvenue et la suite du voyage est passionnante, avec deux airs assez fascinants, où les deux complices retrouvent une nouvelle motivation et jouent de façon admirable. Avec « Sly eyes », une des plus belles compositions du trompettiste, le trio attend des sommets pendant près de 8 min ; "3/4 P.M.", le morceau suivant, est aussi excellent avec un duo en symbiose parfaite. Les musiciens redescendent sereinement sur terre à l'occasion des deux morceaux finaux, dont l'un (« Deriviation »), bénéficie encore du soutien du clarinettiste.
Un très beau disque pour tous les admirateurs de John TAYLOR et Kenny WHEELER, deux discrets innovateurs du jazz contemporain, malheureusement récemment disparus' et pour découvrir Gabriele MIRABASSI, un beau musicien de la péninsule, qui a aussi enregistré la même année The Cactus Of Knowledge avec Rabih ABOU-KAHLIL, et en 2005 sur le même label EGEA, l'excellent New Old Age CD, toujours avec John TAYLOR (et Steve SWALLOW).
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Live in Hamburg 1985
Live in Hamburg 1985
Prix : EUR 20,42

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un live de qualité, 30 ans après, 19 février 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live in Hamburg 1985 (CD)
Saluons la parution de cet inédit, où Chet BAKER est enregistré live en octobre 1985 au festival de jazz de HAMBOURG, avec Philip CATHERINE (guitare) et Riccardo DEL FRA (basse).
Alors que la plupart des disques enregistrés dans cette configuration associent Chet et le guitariste belge avec Jean Louis RASSINFOSSE à la basse, la présence de Riccardo DEL FRA à la basse apporte ici quelque chose de nouveau, notamment dans « Leaving », l’un des meilleurs morceaux du CD. En comparant ce disque avec le Live In Bologna 1985, on peut constater que le trompettiste est en bonne forme et étonnamment serein : il prend tout son temps pour développer chacun des six longs (entre 9 et 13 min) morceaux de l’album, alors qu’il est beaucoup plus « speed » sur le live enregistré en Italie quelques mois plus tôt et qu’il chante mieux dans ce disque que dans le live italien (où ses parties chantées sont parfois à la limite de l’audible !)
Le choix du répertoire est malheureusement conforme aux mauvaises habitudes du trompettiste qui avait souvent tendance à céder à la facilité : quatre des airs sont des standards souvent joués par Chet (« How deep is the ocean », « Love for sale » ainsi que « Just friends » et « My foolish heart », tous deux en partie chantés) ; le principal intérêt du CD réside donc dans deux morceaux plus rarement interprétés : « Leaving » (9 min 51) du pianiste Richard BEIRACH et « Ellen and David », une composition de Charlie HADEN, longtemps développée par le trio (12 min 48).
La qualité de l’enregistrement est très bonne (bien que légèrement inférieure à celle du live italien). Un bon album donc dans la discographie pléthorique de l’artiste, mais il vaudrait peut-être mieux conseiller (même si leur prix est plus élevé !) d’autres albums plus essentiels comme Chet's Choice, Crystal Bells by Chet Baker, Philip Catherine, Jean-Louis Rassinfosse (2014-09-09) ou Candy à tous ceux qui veulent (re)découvrir ce grand musicien.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 21, 2016 6:14 PM CET


The Back Burner
The Back Burner
Prix : EUR 12,97

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un quintet de feu à redécouvrir, 13 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Back Burner (CD)
Reédition d'un album de Laurent DE WILDE, enregistré à New York en avril et mai 1995, entouré de Billy DRUMMOND (batterie), Ira COLEMAN (basse), mais aussi du trompettiste Eddie HENDERSON et du saxophoniste alto Antonio HART. La rencontre entre le pianiste et les deux joueurs de cuivre est une bonne idée (Antonio HART est dans les années fabuleuses de ses débuts où il mettait le feu aux poudres sur les scènes européennes avec son compère Roy HARGROVE et Eddie avait déjà enregistré avec LDW le fabuleux Colors of Manhattan).
Le début de l'album est vraiment magnifique : on a droit tout d'abord à une version très punchy de « Yesterdays » où Antonio HART nous gratifie dès le départ d'un magnifique solo, suivi d'une belle intervention du pianiste, puis Eddie HENDERSON apporte sa voix à l'ensemble pour un beau final, se terminant d'une façon un peu inattendue. « Besame mucho », l'air suivant, est certainement le plus beau de tout l'album : il commence avec un beau dialogue entre Eddie et Laurent, mais comporte surtout un extraordinaire solo du saxophoniste, avec des interventions de grande classe du pianiste. « Late bloomer » est la seule composition originale du pianiste, puis l'auditeur pourra être un peu surpris par l'étonnante version proposée pour le classique « What is this thing called love ». Après « Lost », une composition de Wayne SHORTER (auteur que semblent apprécier à la fois le pianiste et le trompettiste), l'album se termine sur deux compositions de T. MONK (« Gallop's gallop » et « Ba-Lue Bolivar Ba-Lues-Are ») entre lesquelles vient s'intercaller un « You've changed », à mon avis bien inférieur à la version proposée dans « Colors of Manhattan ».
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 15, 2016 6:41 PM CET


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