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Contenu rédigé par Olivier de Basire
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Commentaires écrits par
Olivier de Basire "Olivier" (Midi-Pyrénées)
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Sibelius : Intégrale des Symphonies
Sibelius : Intégrale des Symphonies
Prix : EUR 32,63

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Sibelius et Rozhdestvensky : une intégrale à ne pas mettre entre toutes les oreilles ... au premier abord !, 22 avril 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Sibelius : Intégrale des Symphonies (CD)
Gennady Rozhdestvensky est un chef énergique et intéressant : son intégrale des symphonies de Prokofiev - en 33 tours déjà ...) - est probablement l'une des meilleures (avec Järvi père ... entre autres) et la reparution de son enregistrement fabuleux du concerto de Sibelius en accompagnement du légendaire David Oistrakh avait été un événement (très différent par ailleurs du remarquable binôme Ferras - Karajan).
Je ne connaissais pas cet album des symphonies de Sibelius et donc "Pourquoi pas ?".
Avec un peu de recul, je comprends certaines réticences : cette interprétation est franchement à l'opposé du post-romantisme assumé de Sir John Barbirolli à Hallé (EMI, maintenant Warner en reparution), du coloris "quasi-debussyste" d'Herbert von Karajan à Berlin (au moins pour les symphonies 4 à 7 des années 1960, double album DG à petit prix), de l'expression idiomatique des chefs d'Europe du Nord (en tout premier lieu, Paavo Berglund à Bournemouth et à Helsinki - EMI ou Warner).
Je dois l'avouer : je n'adhère pas totalement et ce pour plusieurs raisons ... Les timbres de l'orchestre sont parfois difficiles à supporter (impression que je ne retrouvais pas dans ses Prokofiev quelques années auparavant ...), certains tempi sont vraiment bousculés et parfois émerge le sentiment d'une interprétation survolée, voire superficielle. Point positif : le remastering Mélodya est de qualité.
Il y a cependant des très bons moments, comme la troisième symphonie qui semble faire l'unanimité même si je trouve le second mouvement un peu trop rapide à mon goût. A voir beaucoup de commentaires (très respectables par ailleurs ...), la mode des interprétations baroqueuses rapides est passée par Sibelius rétrospectivement par la reparution de cette intégrale des années 70 !!!
Le chef russe était-il donc un avant-gardiste ? Je vous laisse la réponse à cette interrogation.
En ce qui me concerne, bilan mitigé donc. Comme j'arrive après tous les autres commentaires, pour ceux qui ne connaissent pas le compositeur finlandais et souhaitent le découvrir, je conseillerais plutôt en première approche mes recommandations ci-dessus (surtout l'album Karajan DG peu onéreux avec une excellente qualité sonore et en prime une des interprétations majeures de Tapiola) sans oublier Maazel à Vienne (Decca), le regretté Sir Colin Davis (Boston Phillips-Decca ou LSO Live - en évitant la mouture intermédiaire LSO RCA) et quelques autres (Ashkenazy, Vänska).


Beethoven : Symphonies (Coffret 6 CD)
Beethoven : Symphonies (Coffret 6 CD)
Prix : EUR 35,12

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Karajan 1977 : une conception de haut vol et une réalisation exceptionnelle, 23 décembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Symphonies (Coffret 6 CD) (CD)
Pour ceux qui n'ont pas connu vraiment cette époque, il semble utile de rappeler dans quelles circonstances le maestro autrichien a enregistré et son éditeur fait paraître cette intégrale.
Beethoven et ses symphonies ont toujours été au cœur du répertoire d'Herbert von Karajan et il est assez simple de comprendre pourquoi : celui qui se voulait le plus "démocratique" des musiciens (comprenez "qui voulait délivrer son message musical au plus grand nombre") ne pouvait que servir de modèle au chef se voulant le plus universel dans l'histoire de l'enregistrement ... Mais pas seulement : Beethoven a tellement révolutionné la symphonie, en marquant ses neuf étapes par son caractère à la fois foncier et original, qu'un chef comme Karajan ne pouvait y rester insensible.
En cette fin des années 70, à l'aube du numérique, de nombreuses évolutions stylistiques amenaient à un nouvel enregistrement en comparaison des années 60 et de la première intégrale DG 1963 : le son des Berliner Philharmoniker n'était plus le même (certes toujours puissant dans les basses, mais plus fluide et à la sonorité plus chaude), la salle Hans Scharoun de la Philharmonie était désormais disponible pour des enregistrements, la technique apportait une réelle plus-value sonore malgré quelques ratés à l'origine du multi-micros.
Et surtout, le chef avait profondément réfléchi dans le sens d'une cohérence globale : cette intégrale était avant tout destinée à montrer combien le compositeur de Bonn avait une démarche logique, une évolution profonde partant du dernier Haydn pour aboutir à l'Ode à la Joie de la 9e symphonie ...
En ce sens, je n'hésite pas à le dire, le résultat est incomparable : la démarche est assumée et aboutie, la finition instrumentale exceptionnelle, l'engagement est total et permanent. Prenons quelques exemples : la 4e symphonie de 1963 était une grande réussite (bondissante, brillante), celle de 1977 s'inscrit pleinement dans l'intégrale, moins immédiate mais très mélodique avec de nombreuses nuances et des gradations savantes et pleinement assumées (elle n'est pas plus faible mais différente !) - la 2e, l'Héroïque et la 7e sont véloces (mais pas précipitées) avec une progression organique étonnante dans les mouvements rapides, une puissante force intérieure dans les mouvements lents - la 9e est un "must" car tout s'enchaîne du début à la fin avec une logique formelle et architecturale qui n'éclipse pas, loin de là, le message universel du compositeur, ses humeurs comme ses espoirs et, cerise sur le gâteau, les solistes et le chœur, magnifiques, sont en harmonie complète avec l'orchestre et le chef ...
Une intégrale qui demeure indispensable, que l'on ne peut rejeter comme certains le pensent uniquement pour des raisons de tempo, pensée dans sa globalité et conduite de façon magnifique.


Beethoven : Symphonies et ouvertures
Beethoven : Symphonies et ouvertures
Prix : EUR 26,00

30 internautes sur 32 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Klemperer et les symphonies de Beethoven : une histoire de longue date, 18 novembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Symphonies et ouvertures (CD)
Quand j'étais adolescent, fin des années 60 - début des années 70, j'économisais mon argent de poche pour acquérir les symphonies de Beethoven chez mon disquaire local (de 33 et de super 45 tours !!). A cette époque, on ne trouvait à coup sûr dans les rayons que les interprétations en stéréophonie d'Herbert von Karajan (version 63) et d'Otto Klemperer. J'ai finalement "craqué" une fois que j'avais suffisamment pour m'offrir le beau coffret intégral DG de Karajan en promo tout en me consolant en attendant avec les trois disques de l'anthologie orchestrale Wagner de Klemperer chez EMI ... La belle version Kurt Masur chez Philips fut disponible plus tard.
Cette anecdote personnelle n'est intéressante en fait que pour souligner la place éminente que pouvait occuper à cette époque le grand chef allemand face au maestro superstar autrichien patron des "Berlinois". Herbert von Karajan n'était pas le premier à enregistrer une intégrale (entre autres lui-même auparavant ... avec le Philharmonia chez EMI supervisé également par Walter Legge) mais il avait bénéficié d'une commercialisation beaucoup plus homogène avec les fameuses "souscriptions" et d'une diffusion globale et stéréophonique.
L'intégrale Klemperer elle-même avait posé problème : les symphonies initialement enregistrées en 1955 (Héroïque, 5e et 7e symphonies) étaient en mono et avaient été à nouveau captées en stéréo en 1959 et 1960. Pour corser le tout, André Cluytens avait enregistré entre temps - chez EMI - une intégrale (à nouveau disponible à petit prix) avec les "Berlinois" ...
Toujours est-il que la comparaison à l'écoute chez mon disquaire (à l'époque bien plus érudit et disponible) s'avérait passionnante tant les différences semblaient grandes entre le "gardien" de la tradition germanique et le "jeune" chef moderne (résumé un peu court et partial par ailleurs).
Le grand mérite de ce coffret de 10 CD est de nous offrir l'ensemble des interprétations orchestrales beethovéniennes d'Otto Klemperer où l'an 1957 fait office de pivot car les années qui suivirent furent consacrées à des ré-enregistrements pour les raisons expliquées précédemment.
Cela nous permet de saisir l'évolution chez le chef (trois fois la 7e symphonie où le tempo ralentit à chaque fois) mais avec des constantes : architecture quasi gothique très solide mais chaque pilier connaît sa division des forces avec des éclairages expressifs magnifiés par la parfaite entente entre Klemperer et les musiciens londoniens du Philharmonia et du New Philharmonia.
La comparaison entre les différentes versions des ouvertures - avant et après 57 - est tout aussi symbolique, le chef évitant en tout cas les fluctuations que l'on peut trouver à mon avis indisposantes chez Furtwängler.
En tout cas, Klemperer représente une belle tradition dans ce répertoire, sachant que je suis peu convaincu par les éditions "baroqueuses" dans ce registre (Beethoven lui-même disait qu'il composait de la musique tournée vers l'avenir et pour des instruments n'existant pas encore de son vivant !!!).
Les différentes versions de Karajan (au moins 63 et 77) et plus récemment de Günter Wand - fin 80, début 90 - et de Daniel Barenboim - années 2000 - ont pris le relais de ce corpus.
Une édition certainement bienvenue et fort instructive (remarquables commentaires d'Osborne). Toutefois, le coffret regroupant les symphonies de l'époque "romantique" me semble encore plus indispensable (lire mon commentaire à ce sujet )...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 14, 2013 10:30 AM MEST


Otto Klemperer : Symphonies et ouvertures romantiques
Otto Klemperer : Symphonies et ouvertures romantiques
Prix : EUR 26,00

26 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Klemperer et le romantisme précoce : une vraie communion, 18 novembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Otto Klemperer : Symphonies et ouvertures romantiques (CD)
Notre époque "sur-baroqueuse" marquée par une vitesse effrénée a vite fait d'oublier l'immense chef d'orchestre qu'a pu être Otto Klemperer.
Certes, on lui accorde encore quelque compétence en tant que disciple de Mahler (l'inoubliable "Chant de la Terre" avec Wunderlich et Ludwig, l'impressionnante Symphonie "Résurrection"), on évoque parfois quelques messes (la Solemnis de Beethoven, le Requiem Allemand de Brahms) ou opéras (Fidelio, le Vaisseau Fantôme, plus rarement maintenant la Flûte Enchantée), la formidable anthologie Wagner.
Cela n'est déjà pas mal mais pour le reste de sa discographie : un chef lent, lourd, dépassé ... Quelle erreur !
Certes, il s'est quelque peu "rigidifié" en fin de carrière (à plus de 85 ans tout de même ...) marqué par d'innombrables problèmes de santé, mais la quasi double décennie avec le Philharmonia pilotée en grande partie par Walter Legge a été tout autant fructueuse qu'avec Herbert von Karajan.
La série de coffrets qu'EMI va éditer en son hommage est donc une véritable aubaine pour le redécouvrir en son jardin. Celui qui nous intéresse est particulièrement bien conçu : Klemperer était un merveilleux chef du tout premier romantisme germanique et le flambeau n'a été vraiment repris à mon avis que par Wolfgang Sawallisch (dans un style un peu différent), peut-être plus partiellement par Kurt Masur ou Günter Wand.
Je ne reprendrai pas le détail du coffret, excellemment décrit dans le commentaire précédent et avec lequel je suis en parfait accord.
Je dirai simplement à ceux qui peuvent douter de commencer par écouter l'extraordinaire "Songe d'une nuit d'été" - un des enregistrements disponibles de façon à peu près permanente. Je cite la critique du dictionnaire des disques et compacts de 1991 : "Toute la féerie de la musique de scène de Mendelssohn se retrouve intacte dans l'enregistrement de Klemperer, un chef réputé lent et lourd, cérébral et froid et qui fait ici la démonstration d'une direction vive, légère, sachant insuffler à ses partenaires un esprit, une grâce de tous les instants." On ne saurait mieux dire ...
Si vous le connaissez déjà, l'Italienne de Mendelssohn ("la verve, l'alacrité rythmique du chef, son aptitude à faire chanter avec vigueur - mais également avec finesse - chaque phrase, chaque thème demeurant irremplacés") ou la 5e de Schubert ("avec Kempererer, l'autorité mais aussi dans la Cinquième, une respiration et une légèreté qui surprendront les tenants des idées reçues") devraient finalement vous convaincre.
Quelques surprises viennent compléter ce tableau : le retour de l'intégrale Schumann - avec des tempi plutôt modérés - dont une phénoménale symphonie n°4, enregistrée bien avant les autres. Klemperer n'était pas le seul à privilégier cette dernière qui plaisait aux grands chefs (Furtwängler, Karajan à trois reprises à Berlin et Vienne et une vidéo exceptionnelle ...). Même si Sawallisch avec la fabuleuse Staatskapelle de Dresde reste le modèle absolu pour l'ensemble, voilà une alternative intéressante. Encore plus étonnant, Berlioz, Franck et Tchaïkovsky, ce dernier abordé dès 1920 à Léningrad ! Le premier mouvement de la 5e symphonie est pris à un rythme rarement entendu, dans une filière très Mendelssohn, totalement différent de la tension implacable d'un Mravinsky, de l'héroïsme de Svetlanov ou de la puissance occidentale des berlinois de Karajan.
Les ouvertures de Weber et Schumann complétent idéalement le tableau dans cette anthologie - je le répète - très bien étudiée.
Maintenant, c'est à vous de voir et surtout d'écouter : à ce prix, cette édition me semble essentielle tout comme certains ICON de la firme au logo rouge et blanc ...


Icon : Alicia De Larrocha (Coffret 8 CD)
Icon : Alicia De Larrocha (Coffret 8 CD)
Prix : EUR 21,90

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'Espagne coulait dans ses veines ...., 17 décembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Icon : Alicia De Larrocha (Coffret 8 CD) (CD)
Alicia de Larrocha, petite physiquement et aux doigts courts, était immense par sa virtuosité, son authenticité, sa générosité, sa poésie ....
Quel grand bonheur de retrouver ici ses meilleures interprétations des maîtres ibériques qu'elle a voulu servir toute sa vie.
La série ICON nous livre un de ses meilleurs coffrets, un véritable parcours artistique dans des conditions techniques honorables, malgré quelques imperfections, et à petit prix. Le coeur en est bien entendu les extraordinaires Ibéria d'Albeniz et Goyescas de Granados, mais tout est à écouter (fabuleuses sonates de Soler, danses de Granados, El Pelele et La Vega d'Albeniz pour ne citer que quelques enregistrements ...).
A noter l'émouvant texte de sa fille à l'occasion du premier anniversaire de sa disparition et le témoignage d'un ami proche (pas d'analyse détaillée des oeuvres en revanche).
A écouter et à conserver précieusement, comme un moment unique de l'histoire artistique de l'Espagne, sans aucun doute.


Icon : Sviatoslav Richter - L'Intégrale des enregistrements EMI (Coffret 14 CD)
Icon : Sviatoslav Richter - L'Intégrale des enregistrements EMI (Coffret 14 CD)
Prix : EUR 29,00

94 internautes sur 96 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Inclassable, inusable, incontournable : Sviatoslav Richter, géant du XXe siècle, 26 octobre 2009
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Ce coffret volumineux de 14 CD à un prix dérisoire devrait figurer dans toutes les discothèques comme le témoignage d'un extraordinaire instrumentiste, tout comme celui consacré au violoniste - son compatriote ! - David Oïstrakh.
Car Richter n'est pas un pianiste comme les autres : sa personnalité, mélange improbable de force physique et de failles psychologiques, sa double culture (allemande et russe), son parcours artistique, tout atteste de son originalité et fait de lui un musicien unique en son genre.
Le grand mérite de cette compilation est de nous faire entendre tous les aspects de l'artiste : pianiste soliste du baroque au moderne, concertiste, accompagnateur dans la musique de chambre ou le lied.
On trouvera parfois des versions plus marquantes dans d'autres éditions - par exemple le 2e concerto de Brahms avec Leinsdorf à Chicago (RCA) ou le 5e concerto de Prokofiev avec Rowicki à Varsovie (DG) - mais on ne peut imaginer de portrait plus complet dans des conditions acoustiques très acceptables car EMI a effectué un bon travail de remastérisation (à comparer avec les archives russes).
Le livret, intéressant, nous livre le parcours de ces enregistrements pour la firme au logo rouge et blanc.
Analyser chaque CD serait un peu fastidieux, il me semble plus judicieux de mettre en valeur quelques "pépites", à commencer par le coeur du répertoire du pianiste, la Fantaisie Op.17 et les autres oeuvres présentes de Schumann, d'une poésie et d'un romantisme inégalés, la Wanderer Fantasie de Schubert, version qualifiée naguère par un critique de "colossale et orageuse".
Plus inattendu, les demi-suites pour clavier de Haendel (car partagées avec Andreï Gavrilov), même si elles ne correspondent plus aux standards actuels, sont d'une rigueur intellectuelle et artistique admirables.
Revenons à l'époque (post-)romantique avec une très grande version du concerto de Grieg, l'inventivité créatrice et les fulgurances du pianiste sont accompagnées (et non bridées) par le lyrisme attentif de l'excellent Lovro von Matacic - le mouvement lent est anthologique ! Le concerto de Schumann par les mêmes interprètes n'atteint pas ces cimes, il reste quand même à connaître.
Beethoven et Mozart (avec et sans orchestre) sont bien présents tout au long de ce parcours artistique, avec en particulier le duo complice que Richter formait avec le violoniste Oleg Kagan.
Terminons par le quintette "La Truite" avec les Borodine - à nouveau Schubert - là encore atypique et coloré, mais notre poisson se glisse et saute dans l'eau claire avec un délice irrésistible !
Pour tous ceux qui n'ont pas connu cet ami de la France (La Grange de la Besnardière et les Fêtes Musicales de Touraine), aussi populaire qu'un Cziffra, ce parcours de quinze heures pour quelques euros est une véritable aubaine à ne manquer sous aucun prétexte .....
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 4, 2014 12:34 AM CET


Alexander Von Zemlinsky: Symphonie Lyrique Op.18
Alexander Von Zemlinsky: Symphonie Lyrique Op.18

18 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une référence moderne dans ce répertoire, 10 mars 2008
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Alexander Von Zemlinsky: Symphonie Lyrique Op.18 (CD)
La Symphonie Lyrique de Ziemlinsky est incontestablement une oeuvre majeure du répertoire post-romantique tardif au même titre que le Chant de la Terre de Mahler ou les Gurre Lieder de Schoenberg.... Il est même possible de penser que cette vaste fresque surpasse en émotion et en intensité ces deux modèles !!!
Ce disque (Diapason d'Or) est une réussite totale et permettra aux amateurs de découvrir dans les meilleures conditions techniques et artistiques ce chef d'oeuvre.
Les solistes allemands sont remarquables : Matthias Goerne, au timbre ample et généreux est un baryton de la grande lignée des Fischer Dieskau et autres Hampson .... Christine Schäfer est émouvante, remarquablement en rapport avec son texte et sa voix de soprano est miraculeuse. Rien qu'eux peuvent assurer sans aucun doute la pérennité de cet enregistrement.
Mais la grande surprise de ce disque vient de la performance extraordinaire de l'Orchestre de Paris, conduit par un Christoph Eschenbach des plus grands jours : un orchestre français en territoire austro-germanique ? Eh bien oui et à l'écoute, on ne se lasse pas de répéter que les Wiener ou les Berliner Philharmoniker n'auraient pas mieux interprété cete symphonie : une sonorité impressionnante de richesse, des solistes remarquables, une tension et une émotion palpables à chaque instant.
Une magnifique prise de son SACD hybride parachève cette perfection.
Incontestablement, le meilleur disque dans ce registre depuis le Chant de la Terre de Pierre Boulez.


Mahler : Symphonie n° 3
Mahler : Symphonie n° 3
Prix : EUR 22,00

16 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un concert splendide remarquablement bien capté...., 7 mars 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mahler : Symphonie n° 3 (CD)
Le chef hollandais Bernard Haitink démontre une fois de plus qu'il est un des plus grands interprètes de notre époque. Après partiquement cinquante années d'expérience et la conduite d'orchestres prestigieux, le voilà désormais à la tête d'une fabuleuse phalange américaine dont on apprécie pleinement les qualités lors de ce concert inaugural....
Le choix de l'immense 3e symphonie de Mahler n'est pas innocent : Haitink est un spécialiste de cette oeuvre, la plus longue symphonie de cette époque.
IL faut d'emblée remarquer qu'Haitink préfère pour cette symphonie des orchestres aux graves riches et à la dynamique puissante (Concertgebouw d'Amsterdam, Berliner Philharmoniker, Chicago Symphony Orchestra .... qui demande mieux ?) plutôt que des formations plus transparentes et tendues comme celles d'Europe Centrale (je pense à la Staatskapelle de Dresde, aux Wiener Philharmoniker ou à la Philharmonie Tchèque). Son tempérament d'homme du Nord l'explique probablement...
Cette prise a été faite sur trois jours et pourtant l'unité organique de l'oeuvre ne s'en ressent pas, loin de là. Le chef hollandais fouille dans les détails sans jamais oublier l'architecture d'ensemble et la hauteur de vue d'une telle interprétation est stupéfiante : elle culmine sans aucun doute lors du premier et du dernier mouvement, mais ne néglige pas pour autant les autres épisodes.
Très belle prestation de la cantatrice américaine Michelle DeYoung, qui connait fort bien ce répertoire comme l'indique la notice biographique.
Pour un "live", la prise de son est exceptionnelle de présence et de clarté ... Il est curieux de constater que le CSO a souvent été très bien capté (RCA, DECCA)et ce dès les années 1950, le Hall doit avoir des qualités acoustiques remarquables.
C'est le premier enregitrement "maison" CSO RESOUND, après le London Symphony Orchestra (LSO LIVE)... Une évolution à méditer ! Nous changeons de siècle ....


Rachmaninov - 10 Préludes op.23 / 6 Moments musicaux op.16 / Prélude op.3 no.2
Rachmaninov - 10 Préludes op.23 / 6 Moments musicaux op.16 / Prélude op.3 no.2
Prix : EUR 14,59

9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un disque de référence pour aborder Rachmaninov, 24 mai 2007
J'ai eu le bonheur d'aller écouter le jeune pianiste russe lors d'un concert à Orléans.... Etonnant ! C'est un jeune homme timide, quasi introverti, on a presque l'impression qu'il est embarassé d'être présent sur scène.....

Mais dès qu'il aborde Rachmaninov sur son piano, quelle transformation ! Tout entier dans son interprétation, alliant à la fois puissance (effectivement un peu comme Richter) et sens lyrique, une finesse remarquable et un "touché" fabuleux.... Il apporte vraiment quelque chose de neuf et l'on sent sa complicité avec le grand compositeur.

Ce disque est pour moi une référence avec une excellente prise de son, désormais un indispensable pour toute discothèque. On y retouve toutes les qualités précédentes (rien que la transition dans le prélude Op.3 n°2 mérite l'achat du CD). A conseiller absolument !


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