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Contenu rédigé par Henri Bès
Classement des meilleurs critiques: 434
Votes utiles : 1509
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Commentaires écrits par Henri Bès "Shaul" (Romans France)
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300
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| DVD ~ Gerard Butler |
| Proposé par plusdecinema |
| Prix : EUR 7,10 |
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10 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Point de vue scolaire, 25 janvier 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : 300 (DVD)
Un tel film de divertissement destiné à un public plutôt jeune, est aussi une mine pédagogique pour celui qui songera à l'utiliser en classe. C'est ce que j'ai fait, et je n'ai pas trouvé de meilleur véhicule pour initier des adolescents qui souvent le connaissaient déjà, aux grandes structures de l'épopée classique, de l'Iliade à la Chanson de Roland,jusqu'au western, dont "300" reprend fidèlement l'inspiration, le souffle et l'imagerie. En tant qu'ami de l'Iran et visiteur de Persépolis, j'ai un peu souffert de la caricature qui est donnée de Xerxès, mais la caricature fait partie de l'écriture épique et "300" en est un exemple magnifique. D'autre part, les questions de politique soulevées par ce film sont proprement fascinantes et permettent d'initier à la notion d'ambigüité. Le plaisir (car le spectacle donné est admirable) et l'instruction se rejoignent, pour une fois!
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Jésus video
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par Andreas Eschbach Edition : Broché |
| Prix : EUR 22,80 |
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2 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Correctif, 22 janvier 2009
Si un roman historique avait pour théâtre la Gaule du Ier siècle, admettrait-on d'appeler ce pays "la France", au prix d'un anachronisme? Je suppose que non. De la même façon, le pays où se déroule cette histoire n'a pris le nom de "Palestine" qu'un siècle après les événements, quand l'empereur Hadrien mata la dernière révolte juive et rebaptisa le pays de ce nom, pour effacer le souvenir du peuple qu'il avait écrasé en 135. Ce n'est donc pas en Palestine que l'action de ce roman se déroule, pas plus que les martyrs de Lyon, en 170, ne vivaient en France.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Désespoir politique, 21 janvier 2009
Le dernier récit que Zweig écrivit avant son suicide en 1942, témoigne bien du désespoir où il se trouvait, survivant, comme son héros B. le joueur d'échecs, à une ancienne Europe désormais livrée aux barbares, et en route vers une Amérique peuplée d'hommes d'affaires impitoyables parmi lesquels B., pas plus que l'auteur, n'avaient la moindre chance de survivre. Une confession discrète et subtile, adroitement transposée dans le récit, sur la fin d'un monde et d'une civilisation, par l'auteur incurablement nostalgique du "Monde d'hier".
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Un livre utile, 17 janvier 2009
Toute personne curieuse du judaïsme et possédant un certain niveau d'hébreu lira cet ouvrage bilingue avec beaucoup de profit. Contrairement à ce qui est annoncé, il ne date pas de 1950 mais de 2005, et se présente comme une version française du texte hébreu ou araméen traditionnel du Midrash, imprimé sur la page de droite, et portant sur les événements catastrophiques de la destruction des deux Temples, par les Babyloniens, puis par les Romains. La tentative rabbinique de lecture dans l'histoire, de la volonté divine réalisant les Ecritures en des événements concrets, est véritablement passionnante, et on en trouvera le commentaire brillant dans les livres de David Roskies et d'Alan Mintz. Des textes à la fois célèbres et introuvables sont publiés ici sous une forme bilingue accessible. Malheureusement la présentation matérielle du volume laisse beaucoup à désirer. Le texte français que j'ai reçu porte les annotations en rouge d'un correcteur (c'est donc une épreuve, non un volume achevé, que l'on m'a vendu), l'hébreu et le français ne sont pas toujours exactement en regard, et l'impression hébraïque est parfois difficile à lire, mal ponctuée et surtout mal disposée sur la page (il y a un progrès cependant depuis l'édition du Midrash sur Esther, où les mots hébreux étaient coupés en leur milieu et rendus méconnaissables). Il faut signaler enfin que cette traduction émane de milieux probablement catholiques, à voir la bibliographie de l'auteur. Le lecteur trouvera le Tétragramme vocalisé selon l'habitude des Bibles catholiques, et doit savoir que ce travail s'inscrit dans un projet prosélyte de "conversion des Juifs".
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8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un traité magistral, 14 janvier 2009
Le lecteur qui voudra comprendre de l'intérieur, en des termes clairs et nets, les problèmes posés par la vénération des images dans le monothéisme chrétien, ne pourra se passer de la lecture de ce livre magistral. Pour la première fois en français, l'accès est donné aux textes de la tradition orthodoxe, des Pères de l'église aux conciles oecuméniques et à la liturgie, textes grecs ou slavons difficiles à consulter. L'exposé est cohérent, les extraits cités sont traduits et expliqués brillamment, dans une perspective aussi bien théologique qu'historique. Les quelques illustrations de l'ouvrage permettent de se faire une idée de la plastique et du graphisme de l'icône orthodoxe. Ce livre est aussi exceptionnel, car il ne fait aucune place aux demi-vérités, aux demi-mensonges et aux silences gênés dont s'accompagnent toujours les actuels "dialogues oecuméniques" : il s'agit de l'icône orthodoxe, et il semble bien que pour l'auteur, il n'y ait d'icône véritable qu'à l'intérieur de cette tradition-là. Des thèses stimulantes, qui animent un propos à première vue difficile et ardu, que le style de l'auteur (lui-même iconographe et auteur d'oeuvres splendides) rend vivant et passionnant.
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24 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Poésie des ruines, 8 janvier 2009
Il faut saluer l'entreprise éditoriale de publication, en version bilingue, des Manuscrits de la Mer Morte, au prix d'un travail scientifique et littéraire absolument remarquable. A qui ce beau volume est-il destiné? Son prix et le caractère hautement spécialisé des documents qu'il divulgue (textes ésotériques du judaïsme ancien), font de ce livre un titre précieux pour toutes les bibliothèques de théologie. Il intéressera les savants théologiens et biblistes, professionnels ou amateurs, pour qui la Bible est une lecture, une étude, une nourriture et une méditation quotidiennes. Cependant, l'honnête homme non spécialiste, pour peu qu'il aime la littérature générale, les oeuvres antiques et le monde de la Bible, prendra à cet ouvrage un immense plaisir. Les textes hébreux, grecs et araméens des Manuscrits de la Mer Morte sont non seulement présentés et traduits, mais expliqués et glosés avec compétence, ce qui met ces textes mystiques anciens à la portée de tous. Le recours aux langues originales, pour ceux qui les savent, la lecture des fragments, produisent un effet poétique puissant, comparable à certaines Pensées de Pascal. Ces paroles fragmentaires, fulgurantes, surgies d'un sommeil de deux mille ans au désert, frapperont autant le chercheur que l'amateur de poésie moderne : on pense aux esquisses de l'Hérodiade de Mallarmé, à son Tombeau d'Anatole, ou à tels aphorismes obscurs et puissants de René Char. Cet ouvrage comblera les savants comme le public cultivé.
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24 internautes sur 29 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
Discutable, 1 janvier 2009
Folio a publié cet extrait des Pensées de Pascal à l'intention des élèves de Terminale L : quelques liasses des Pensées sont à leur programme pour les années 2008-2010. Si la numérotation de l'édition Le Guern a été conservée, son riche accompagnement de notes a disparu, pour être remplacé par une annotation en bas de page pleine de fautes de français, de la plume d'un professeur du secondaire. On trouve ensuite une étude sur une oeuvre d'art contemporaine dont le lien avec les Pensées apparaît mal, et enfin une série de suppléments utiles sur la vie et l'art de l'auteur, renseignements que l'on trouvera facilement ailleurs. Cette édition "digest" pour Jeunes témoigne de l'opinion que l'on a d'eux dans les sphères éditoriales. Bien entendu, il faut se procurer l'édition complète des Pensées de Pascal, débarrassée de ce douteux fatras scolaire.
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15 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Voyages en France, 28 décembre 2008
Ce n'est pas seulement dans l'espace physique et géographique de la France du sud-ouest que Renaud Camus nous invite à voyager, mais dans le temps, des Troubadours à Giraudoux et Mauriac, en passant par le riche et beau XVI°s, et dans les mots de notre littérature, dont il visite les lieux de naissance, de constitution ou seulement d'origine. Chaque demeure de l'esprit est en même temps un guide de visite, une vignette d'histoire littéraire, et un texte savoureux, toujours bien écrit, dans la lignée de ces auteurs, ou de certains au moins, dont il suit les traces terrestres.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Lettres d'apparat, 28 décembre 2008
Dans sa belle prose latine, le vieux Pétrarque ne se livre pas au naturel et avec la sincérité qu'un moderne pourrait attendre, au prix d'un anachronisme. Il se donne à voir drapé dans les rôles et les personnages qu'il met en scène selon les auditeurs et les lecteurs, patriote italien dans ses lettres au pape quittant son "exil" avignonnais, humaniste délicat, protecteur paterne, parfois même, vieillard malade et souffrant, pensant à Dieu et à la vie future. Le grand modèle latin, cicéronien, est toujours présent, chasse le naturel que nous prisons tant, mais aussi donne au texte et à l'homme toute leur dignité.
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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Nécessité, 7 décembre 2008
Un récit à deux voix alternées, celles des deux fils de Hernàn Cortés, le conquistador du Mexique. L'un, métis, fils de la Malinche, observe sans complaisance la naissance d'un Mexique nouveau, métis comme lui, issu d'un viol irréparable ; l'autre, comblé, légitime, espagnol, maître de tout sauf de lui-même, et incapable de relever un héritage politique trop lourd pour lui. Voilà donc une nouvelle historique innovante par son écriture, drôle et cruelle, une réflexion sur le Mexique d'aujourd'hui comme sur celui du XVI°s, et sur le thème tellement rebattu aujourd'hui du métissage, sur lequel le texte propose un regard nouveau.
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