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Contenu rédigé par Benjamin Ledru
Classement des meilleurs critiques: 425
Votes utiles : 544

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Commentaires écrits par
Benjamin Ledru (Belgique)
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   

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NBA Live 14
NBA Live 14
Proposé par happy-games
Prix : EUR 30,00

12 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 NBA 2K14 n'a rien à craindre, 12 janvier 2014
Amusant:1.0 étoiles sur 5 
Ce commentaire fait référence à cette édition : NBA Live 14 (Jeu vidéo)
Contrairement à NBA 2K14, ce jeu est tout simplement "ignoble" et s'éloigne totalement d'un jeu de basket.

Les joueurs se déplacent comme des ordinateurs et les modes de jeu ne sont pas aboutis.

Achetez plutôt NBA 2K14 !
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 2, 2014 12:43 PM CET


Album Spirou, N° 308 :
Album Spirou, N° 308 :
par Dupuis
Edition : Broché

5.0 étoiles sur 5 Très bonne qualité, 12 janvier 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Album Spirou, N° 308 : (Broché)
- Idéal pour les collectionneurs.
- Belle reliure, très solide et résistant à de nombreuses lectures.
- Papier de très haute qualité.

N'hésitez pas à vous le procurer. Toutefois, attention, une fois commencée, la collection ne s'arrêtera plus pour vous :-)


Coeurs perdus en Atlantide
Coeurs perdus en Atlantide
par Stephen King
Edition : Broché
Prix : EUR 23,20

4.0 étoiles sur 5 Un excellent ouvrage, 12 janvier 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Coeurs perdus en Atlantide (Broché)
Ce "roman" n'est autre qu'un recueil de 2 romans ( 200 pages chacun) et de deux nouvelles (50 pages chacune).

Chacune des parties révèle tous les talents de Stephen King qui arrive à mettre en avant une intrigue poignante tout en restant dans la simplicité des mots choisis.

Je regrette cependant les quelques liens avec "la tour sombre" présent dans le premier roman. En effet, n'ayant pas lu cette sage, j'ai été volontairement mis à l'écart d'un certain nombre d'informations par l'auteur.

Recommandé à tous !


NOSFERA2
NOSFERA2
par Joe Hill
Edition : Broché
Prix : EUR 22,90

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Début très prenant !, 11 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : NOSFERA2 (Broché)
Attention, les pages du tome sont volontairement déchirées sur le côté droit pour donner un effet éblouissant (en rapport avec l'histoire). N'en soyez pas étonnés !

J'avais fortement apprécié les livres de Joe Hill, mais NOS4A2 les dépasse largement, et ce, avec brio.
NO4A2 est un livre d'horreur très créatif, dont l'idée est brillamment orchestrée par l'auteur.
On y retrouve Charlie Manx, un méchant de plus de 110 ans dont la particularité est d'être bien vivant (après avoir passé plusieurs années de comas, il se 'réveille' à la morgue après être officiellement déclaré mort : qui est une scène que j'ai aimé. Horrifique et fracassante à souhait.)... et de conduire une Rolls Royce Wraith de 1938, bien vivante, à la recherche d'enfants qui sont maltraités, pour les conduire à ChristmasLand : un territoire où tous les enfants sont heureux et ne veulent jamais partir.
Il sera rejoint par Bing, qui est un personnage haut en couleurs et au passé quelque peu tordu, qui, en voyant une annonce d'emploi de Charlie Manx dans un journal décide immédiatement de candidater... et qui finira par se faire embaucher. La promesse d'aider les enfants maltraités pour être, à jamais, heureux est un axe psychologique important qui séduira Bing (bien qu'il ne soit pas quelqu'un qui pourrait être qualifié d' "innocent"), et qui devra aider Charlie à kidnapper sauver 9 enfants, pour accéder lui-même à Christmasland.

Il y a de nombreuses scènes que j'ai particulièrement adorées, et qui vont marquer les esprits. C'est le cas de la rencontre de la libraire avec ses jetons de Scrabble, ou encore le 'réveil' à la morgue où Charlie récupèrera son marteau, mais également de la "bataille finale" à Christmasland avec tous les enfants/vampires/monstres. Sans oublier les nombreux appels des enfants à Vic, et les quelques phrases 'chocs' des enfants qui déclarent par exemple que ses yeux feraient de jolies boules dans le sapin de Noel!

Au-delà de l'aspect horrifique du roman, NOS4A2 est également un livre qui aborde l'aspect familial. Que ce soit les relations conflictuelles avec la famille, mais encore le couple qui bat de l'aile entre Victoria & son mari Lou, et surtout le combat acharné et donc désespéré d'une mère à la recherche de son enfant avant qu'il ne soit trop tard, et qu'il devienne 'transformé' en quelque chose d'inhumain.

Enfin, je ne peux finir cette critique sans mentionner les nombreuses références à sa famille. Il est évident que l'agent du FBI qui se prénomme Tabitha est un clin d'oeil à sa mère. Parmi les références à l'oeuvre de son père, Stephen King, nous retrouvons : la prison de Shawshank, la ville de Derry dans le Maine... et puis un passage que certain n'auront peut-être pas reconnu, mais qui est une référence évidente à DOCTOR SLEEP de Stephen King.
En effet, à la page 511 de l'ARC, alors que Charlie Manx mentionne qu'il y a plusieurs personnes qui ont, comme lui, la capacité à accéder aux mondes secrets créés par les pensées, il dit: "les True Knot, qui vivent sur la route font en quelque sorte le même travail que moi. Je les laisse tranquille, et ils sont contents de faire de même."
Nous retrouvons également dans NOS4A2 une référence à son roman grahique : Locke & Key - Welcome to Lovecraft.

Autant LE COSTUME DU MORT et CORNES (dont j'attends l'adaptation en film avec une sorte d'impatience : je suis sceptique par rapport au choix de Danoel Radcliffe, bien que je comprenne le choix d'avoir un acteur connu dans le premier role) ont eut un succès qu'ils méritaient... autant je suis convaincu que nous allons beaucoup (encore plus!) entendre parler de NOS4A2, étant donné la créativité dont il déborde et le traitement donné à cette créativité. Par ailleurs, je serai fortement étonné si les droits d'adaptations en film ne sont pas rapidement achetés.

Une fois commencé, j'ai eut beaucoup de mal à lâcher NOS4A2, même pour aller dormir. Chaudement recommandé.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 8, 2014 8:48 PM MEST


Plein gaz
Plein gaz
par Stephen King
Edition : Broché
Prix : EUR 6,00

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Père et fils réunis pour le meilleur ! Tragédie en accéléré, 11 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Plein gaz (Broché)
L’une des règles essentielles d’une histoire courte (ou d’une nouvelle) consiste à faire de chaque élément du texte quelque chose de capital. Ainsi la nouvelle apporte des réponses que le roman, parfois, élude. Dans le cas de Plein Gaz, le lecteur entre dans l’histoire en se disant qu’il va se confronter à un monde chaotique où les gros camions ont pris le pouvoir, un monde où ces monstres de la route menacent de tout écraser sur leur passage, mais cet aspect terrifiant, il est vrai représentatif de l’univers de Stephen King et de son fils Joe Hill, n’est pas ici à l’ordre du jour. En vérité, Stephen King a déjà exploré le thème des machines autonomes et menaçantes dans sa nouvelle « Poids lourds », que l’on trouve dans le recueil Danse Macabre. Au lieu de cela, Plein Gaz se nourrit d’une rationalité dont les conséquences font froid dans le dos, parce que c’est une histoire, justement, qui aurait pu arriver. Par ailleurs, c’est aussi l’occasion pour Stephen King et Joe Hill d’inaugurer une collaboration divertissante, comme une sorte de pacte où le maître et le disciple décident de se confondre, le temps de faire un bout de route ensemble, quitte à mettre en scène un groupe de personnages qui estiment n’être pas plus que « le vomi de la route » (p. 68). Enfin, en tout début d’ouvrage, il est précisé que cette nouvelle s’inscrit dans le cadre d’un hommage à Richard Matheson, fabuleux écrivain disparu l’an dernier, auteur de Duel (qui inspira bien sûr le film de Steven Spielberg) et de Je suis une légende, entre autres, un auteur pour lequel Stephen King n’a jamais caché son admiration.

Plein Gaz se situe dans le Nevada, sur les routes désertiques qui soulèvent des poussières rouges, autant de trajectoires qui coïncident en général vers les centres que son Reno et Las Vegas. Mais tout a lieu dans la périphérie de ces métropoles, au cul du monde pour ainsi dire, dans ces endroits où certaines légendes racontent que la mafia creuse des trous et enterre ses traîtres. C’est-à-dire que loin des lumières de Vegas, il règne, même sous le soleil de plomb, une sorte d’obscurité psychique à travers laquelle transitent des êtres hors-les-lois, des gens qui avalent ces routes secondaires, qui ne font que passer, et dont les stations, quand il y en a, sont caractérisées par des actes licencieux.
La Tribu appartient à cette catégorie de désordre humain. C’est un groupe de motards dont certains membres se sont rencontrés sur les fronts de la guerre du Vietnam, plus précisément « au delta du Mékong, quand le monde était cinglé » (p. 13). Vince Adamson et Lemmy Chapman ont fait connaissance là-bas. Quant à Vince, son fils John « Race » Adamson est un membre de la Tribu. Si le fiston n’a pas pu connaître le Vietnam, il a revanche connu les déserts de l’Irak à Falloujah. D’une génération à l’autre, on est passé de la jungle luxuriante de l’Asie aux territoires arides de l’Irak, et maintenant que ces personnages traversent les déserts du Nevada, il est possible d’affirmer qu’ils se mesurent à un troisième front, un nouveau combat, une lutte intestine avec ce qu’ils sont devenus en propre. La guerre leur a en outre appris que l’existence pouvait être résumable à deux choix : la volonté de vivre ou le consentement de la mort (p. 65). Dès l’instant où ils seront attaqués par un camion-citerne de dix-huit roues, leur univers, de nouveau, se réduira à cette brutale binarité.
Mais tout commence par une fuite en avant après une visite à Dean Clarke qui a mal tourné. La Tribu a voulu faire des affaires avec Clarke. Il était question d’un arrangement autour de la drogue et d’un laboratoire clandestin. La Tribu a investi des billes dans l’affaire et les choses n’ont pas tourné comme elles auraient dû. Le jeune Race Adamson a vu rouge. Ils se sont pointés chez Clarke et les conséquences de cette colère n’ont pas tardé à se matérialiser : Clarke s’est fait démolir le crâne par une pelle et sa petite copine a subi quarante coups de machette. Les « anciens » de la Tribu, en l’occurrence Vince et Lemmy, en ont gros sur la patate. Ils ont été obligés de suivre le mouvement, mais à présent Vince se demande si son fils n’est pas qu’un affreux psychopathe, un de ces tarés dont Falloujah n’aurait fait qu’aggraver la folie intrinsèque. De toute évidence, S. King se sert de la fiction pour critiquer la politique américaine, tel qu’il a coutume de le faire dans ses romans. Ceci a pour but de montrer que ce n’est pas tant la réalité qui imite la fiction que le contraire.

Cette situation de départ révèle au lecteur le vrai sujet de la nouvelle : la dissension entre un père et un fils, une tension qui culmine habilement dans les pages liminaires du texte (pp. 9-25) et qui prépare le point de bascule, c’est-à-dire le moment où intervient un degré supplémentaire de folie, lorsque le camion-citerne prend la Tribu en chasse (p. 44). Du point de vue narratif tout est millimétré, la machine romanesque fonctionne à plein régime et nous finirons par apprendre les motifs de ce chauffeur dégénéré (p. 76). Bien entendu, il va de soi que le sujet de la relation père/fils gagne à être exploité par deux auteurs qui entretiennent le même rapport de filiation. Et s’il fallait encore justifier l’extrême cohérence de ce texte, on pourrait terminer en évoquant la dimension métaphorique du massacre de guerre et les fatalités qu’il induit. Le terme « massacre » est omniprésent dans l’histoire (il apparaît dès la première phrase), mais il l’est plutôt dans un sens autrement plus riche que le lecteur découvrira. Ce qui se détache de ce contexte d’extermination, c’est l’emprise d’un genre de tourbillon destinal, qui peut être à la fois symbolisé par la poussière virevoltante du désert (celle de l’Irak et celle du Nevada) et par la tourmente ressentie par Vince à l’égard de son fils. En fait, tout semble avoir pris corps dans la guerre du Vietnam, comme si la jungle avait condamné Vince à une méthode d’éducation forcément défectueuse, ce qui n’aura pas manqué d’envoyer son gamin sur les fronts de Falloujah (p. 41). En d’autres termes, on est en présence d’une hypothèse complètement tragique : les personnages de Plein Gaz n’ont jamais eu d’autre choix que de tomber dans le trou noir de la fatalité, précipités à toute berzingue dans la pulsion de mort, eux qui se sont donné pour devise « Vivre sur la route, mourir sur la route » (p. 22), comme s’ils n’avaient pas d’autre option que d’exister en fonction de la seule action possible pour eux, bouger vers la mort, rouler vers elle, et parfois tenir un peu le coup auprès de Vince, en compagnons marqués par le fer rouge de la mauvaise vie et qui font penser de temps à temps aux amis qui cheminèrent avec Ulysse, surtout quand le camion-citerne les attaque, en véritable cyclope, monstre d’un désert qui a déjà accouché d’autres titans redoutables pour la Tribu.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 18, 2014 8:37 PM CET


Apparences trompeuses
Apparences trompeuses
Prix : EUR 7,90

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Véritable commentaire, 11 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Apparences trompeuses (Format Kindle)
8 critiques sur ce roman de 4 à 5 étoiles - Tous les profils ont été créés le jour même de la critique, sans aucun achat... Devez-nous croire ces critiques ? Non

Tout simplement parce que cet ouvrage n'a aucune saveur, aucune subtilité et son écriture est assez fade.

- 80% de détails superflus à l'intrigue.
- Quelques fautes de syntaxes (une par page en moyenne).
- Histoire = du revu et rerevu. Pas étonnant s'il s'agissait de plagiat.

N'hésitez plus et sautez sur l'occasion de perdre quelques €.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 17, 2014 12:25 AM CET


La petite communiste qui ne souriait jamais
La petite communiste qui ne souriait jamais
par Lola LAFON
Edition : Broché
Prix : EUR 21,00

23 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Très bon ouvrage ! Recommandé, 11 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La petite communiste qui ne souriait jamais (Broché)
C'est vrai qu'elle avait un côté Buster Keaton, « l'homme qui ne souriait jamais ». Le corps gracile et musclé, capable de se propulser dans les airs comme un cocktail Molotov, et de retomber sur ses pieds, imperturbable, souveraine. Nadia Comaneci a révolutionné le monde de la gymnastique, à 14 ans, aux JO de 1976. Les moins de 40 ans ne peuvent guère s'en souvenir. Lola Lafon a tout juste 40 ans. Et elle s'en souvient comme si elle y était. La preuve que la transmission passe par des canaux mystérieux, des fils invisibles qui relient les êtres. De la poussière de magnésie, tombée des mains de la gymnaste prodige, a dû voler jusqu'à son lit de petite fille de 3 ans, comme une poudre magique. Sinon, comment aurait-elle pu écrire un roman aussi acrobatique, aussi intérieur, au plus près des sensations de la championne roumaine ? Lola Lafon a trouvé son sujet, son double, son miroir, et du choc de cette rencontre jaillit un texte impressionnant de maîtrise et de poésie, comme les numéros de voltige de Comaneci. Cette adéquation de forme est le secret de la réussite du livre. Loin du biopic à l'américaine, le récit prend des risques, ose des apartés imaginaires entre la romancière et l'athlète, s'élève dans les airs avec des descriptions hallucinées des prouesses sportives, enchaîne les figures littéraires les plus personnelles et les plus justes, embrasse la totalité d'une personne hors du commun, avec une économie de moyens et un sens de l'équilibre saisissants.

De Nadia Comaneci, sa grande soeur d'âme, sa compatriote silencieuse, son modèle de force et de fragilité, Lola ­Lafon restitue toute l'ambivalence. A la fois moteur et victime, sujet et objet, l'athlète avance, encore et toujours, « plante carnivore de dangers dont il faut la gaver [...], elle grignote l'impossible, le range de côté pour laisser place à la suite, toujours la suite. » Or, il arriva un jour que la suite soit un grand gouffre. Celle qui ne tombait jamais sombra dans l'anonymat, après avoir été déchiquetée par ceux qui la portèrent aux nues. La force de Lola Lafon est d'introduire d'imperceptibles trous dans son récit, d'y incruster des zones de disparition, de transparence, de vide. Elle titube lentement derrière sa muse, « somnambule de sa propre enfance », et le livre fend la brume de la déché­ance avec une pudeur et une justesse exemplaires. Un destin se dessine, terriblement émouvant, celui d'une adolescente qu'on voulut figer dans l'inno­cence. Mais, Lola Lafon ne cesse de le répéter, Nadia Comaneci était un petit écureuil, incapable de tenir en place. Ecrit comme un livre qu'on se passe sous le manteau, un brûlot de résistance plein de sens cachés, La Petite Communiste qui ne souriait jamais met en regard la dictature communiste d'hier et l'asphyxie capitaliste d'aujourd'hui, dénonce l'absurdité d'avoir quitté une prison pour une autre : avant, les gens « avaient constamment peur, c'est vrai, peur qu'on les entende dire des choses interdites, aujourd'hui, on peut tout dire, félicitations, seulement personne ne nous entend. »

Lola Lafon interroge le silence, donne à entendre les cris étouffés de ceux qui ont troqué un bâillon contre un autre. Sa parole est d'or, et prouve que les langues déliées triompheront toujours, qu'elles tracent leurs lettres dans les airs, du bout des doigts de pieds, ou sur le papier, éprises de liberté.


En finir avec Eddy Bellegueule
En finir avec Eddy Bellegueule
par Edouard Louis
Edition : Broché
Prix : EUR 17,00

64 internautes sur 76 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Très bon ouvrage - un peu trop court même, 11 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : En finir avec Eddy Bellegueule (Broché)
"Je suis parti en courant, tout à coup. Juste le temps d'entendre ma mère dire Qu'est-ce qui fait le débile là ? Je ne voulais pas rester à leur côté, je refusais de partager ce moment avec eux. J'étais déjà loin, je n'appartenais plus à leur monde désormais, la lettre le disait. Je suis allé dans les champs et j'ai marché une bonne partie de la nuit, la fraîcheur du Nord, les chemins de terre, l'odeur de colza, très forte à ce moment de l'année. Toute la nuit fut consacrée à l'élaboration de ma nouvelle vie loin d'ici."

En vérité, l'insurrection contre mes parents, contre la pauvreté, contre ma classe sociale, son racisme, sa violence, ses habitudes, n'a été que seconde. Car avant de m'insurger contre le monde de mon enfance, c'est le monde de mon enfance qui s'est insurgé contre moi. Très vite j'ai été pour ma famille et les autres une source de honte, et même de dégoût. Je n'ai pas eu d'autre choix que de prendre la fuite. Ce livre est une tentative pour comprendre.
Edouard Louis a 21 ans.
À 21 ans, il couche dans ces pages autobiographiques toute la force puisée dans la dureté de son passé, et le recul qu'il a (déjà) vis à vis de cette enfance et cette adolescence différentes passées dans un village pauvre et isolé du Nord de la France.
Un village où la vie est dure, faite de difficultés financières, de chômage, de machisme, de violence verbale et/ou physique.
Un milieu pauvre et désoeuvré, fait de dominations, de virilité exacerbée, fiertés mal placées, frustrations, manques permanents, et où l'avenir est tout tracé = bouché.
Seule fenêtre sur le monde qu'on ne parcourt pas: la télé en fond sonore permanent, qui alimente les peurs, les animosités, les rancoeurs.

Eddy Bellegueule et sa famille vivent donc dans ce village défavorisé et sclérosé, une famille qui n'a pas les moyens de chauffer ni d'éclairer toutes les pièces de la maison, à l'hygiène et la santé négligées, comptant chaque centime...

Mais Eddy ne souffre pas de ce milieu, il n'a connu que cela, cependant il souffre quand même... car il voudrait se fondre dans ce décor, il voudrait être comme les autres, et ne pas se sentir "différent", ne pas subir de violences et d'insultes juste parce qu'il est maniéré...
Il sent pourtant très rapidement qu'il préfère les garçons aux filles, il lutte fort contre cette attirance, contre lui même.
Il tient des propos qui vont à l'encontre de ce qu'il ressent, pour être aimé, pour ne plus "avoir honte", ne plus "faire honte"...
Mais sa nature impose sa volonté farouche.

Et comme sa famille, et tout son entourage, sont totalement incapables de comprendre, parce qu'ils n'ont pas les bases/les outils/l'environnement pour, il n'aura d'autre choix que de s'éloigner, trouver la force de rompre, en finir avec cette image, se créer une autre/son identité... tuer Eddy Bellegueule, pour enfin devenir lui-même.

En finir avec Eddy Bellegueule est une plongée dans un univers noir au plafond bas, qui peut paraître caricatural mais qui existe...
A vrai dire, cela se passe dans le Nord de la France mais pourrait tout aussi bien se dérouler dans la misère d'une autre province reculée ou au fin fond de l'Oklahoma.
C'est l'histoire universelle d'une souffrance, d'une enfance gâchée par le rejet de la différence, et l'aveu d'un immense manque d'attention positive et de tendresse.

Mais en aucun cas Edouard Louis ne se pose en victime. Il pourrait tendre un doigt accusateur vers sa famille ou ceux qui l'ont violenté, outragé, nié. Mais non.

Il raconte (et il a du Annie Ernaux en lui), dans une plume puissante, bouleversante, crue, réaliste et encore à fleur de peau, il raconte, sans haine, sans arrogance ni pathos, avec une immense maturité.

Il tente de comprendre (et pardonne). Il cherche à analyser sociologiquement cette stigmatisation. D'avancer.

De montrer, aussi, que sa "différence" lui a permis de changer la trajectoire de son destin tout tracé.
Et de (leur) dire qu'il va bien.

C'est dur, révoltant, touchant. D'une justesse incroyable.

Edouard Louis offre ici un livre/témoignage qui devrait être lu par le plus grand nombre, afin que certains esprits étriqués entendent la voix/la douleur de ceux qu'ils fustigent.


Deux minutes d'arrêt
Deux minutes d'arrêt
Prix : EUR 7,90

9 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Meilleures ventes du moment ? Une arnaque ?, 10 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Deux minutes d'arrêt (Format Kindle)
Comment cet ouvrage peut occuper la première place du classement ? Encore un auteur qui a acheté 200 ouvrages le premier du mois pour faire monter son bouquin à la première place ?

Ma femme a acheté cet ouvrage, il a rejoint, 3 heures plus tard, la liste noire de notre vaste collection :

- Histoire assez fade, du déjà-vu.
- En retirant les détails, il devrait rester 3-4 pages maximum.
- Après 50 pages, le bilan est simple : je ne lirai pas la suite. La lecture est difficile du fait du manque de maturité dans l'écrit (malgré le passé de l'auteur).

Un ouvrage raté mais avec de la bonne publicité mensongère, les ventes vont décoller !
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 11, 2014 1:13 AM CET


Withings - Le tensiomètre intelligent - connecté à l'iPhone, iPad ou iPod touch
Withings - Le tensiomètre intelligent - connecté à l'iPhone, iPad ou iPod touch
Prix : EUR 129,50

5.0 étoiles sur 5 Un outil indispensable pour surveiller sa tension, 10 janvier 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Cet outil est tout simplement parfait ! Il permet de mesurer rapidement votre tension (15 secondes).

De plus, un accès au site Withings permet de conserver une trace des mesures et des les suivre à la trace.

De plus, il est possible d'exporter les données et les communiquer par mail (très utile pour votre médecin traitant).

Recommandé pour ceux qui en ont l'utilité !


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