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soul sister

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9 mois ferme
9 mois ferme
Prix : EUR 0,79

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Dura lex , sed lex, 17 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : 9 mois ferme (Téléchargement MP3)
Petit rappel pour les pleurnicheurs :
Provocation publique à la discrimination , à la haine ou à la violence raciale ( loi 1881 , article 24 , alinéa 6 ) : un an de prison ( au plus ) et/ou amende de 45 000 euros .
Finalement la "virée" du feuneu ( mais feuneu quand même puisque toute la clique infecte est venue la défendre , comme "de par hasard" ) s'en sort bien ...
A quand le grand ménage par ici ?

Eh oui , la loi est dure , mais c'est la loi ! Il était temps de mettre le holà au harcèlement raciste dont était victime Christiane Taubira .
Maintenant les voilà prévenus ( sans jeu de mots ) : le racisme n'est pas toléré dans notre pays ! Et la loi s'applique aux contrevenants .
Quoi ? des gens de droite qui n'aiment pas la loi , la répression ? Comique ...
Ceux qui ne sont pas contents , les pleurnicheurs racialistes qui font le départ entre le "bon noir" ( celui que n'aurait pas dû nous donner dieu ) et la "mauvaise noire" ( celle qui les empêche de "racismer" en paix ) pourront à tout loisir changer la loi quand ils seront au pouvoir ( pas demain la veille ) , quant à la condamnée , elle n'a plus qu'à espérer , si elle va en prison , se retrouver avec des gens de la même couleur qu'elle , puisque l'autre couleur la dérange tant apparemment .
Sinon en neuf mois on peut apprendre à lire ( le code pénal par exemple ) à réfléchir , à être un peu moins con ...


Double Live Gonzo! [180 Gram]
Double Live Gonzo! [180 Gram]
Prix : EUR 33,17

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le fils des âges farouches, 1 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Double Live Gonzo! [180 Gram] (Album vinyle)
Un cas !
On arrive avec Ted Nugent dans les limites de ce que la musique américaine populaire peut proposer d'abrutissement et de vilenie .
Mais aime bien ça moi ! Je ne vais donc pas en dire que du mal car ce live azimuté montre que le bonhomme peut être remarquable sur scène .
Ici , il est même enthousiasmant d'un bout à l'autre ( à part Hibernation , bidonnage du gars qui veut montrer qu'il sait faire des arpèges ) . Cela dit , attention , rien de génial : on peut se contenter sans dommage pour la plénitude de sa culture musicale de ce Gonzo qui permet d'élaborer les contours du zoziau , et puis après on passe à autre chose .
Le gars étant infect humainement , faut prévenir .
En musique qui nous occupe , j'ai comme l'intuition que plus c'est con , mieux c'est , comme le blues , comme le rock and roll ... comme Neil Young qui quand il pétarade de l'ampli atomique serait une sorte de Ted Nugent centriste .
C'est fou ce que les gars à cheveux longs aiment faire du bruit , je ne sais pas pourquoi ...
Plus la musique est bête ( c'est Garnier qui disait ça à propos du loner ) simple , plus elle touche à l'universel ... AC/DC c'est comme ça aussi ... les Ramones , ABBA , Johnny , David & Jonathan , ce genre de trucs que tout le monde aime sans forcément se l'avouer .
Ted Nugent est un pur américain ( "dull-eyed and empty-faced" comme dit Springsteen ) avec toute la satisfaction du mâle viril qui carbure assez sérieusement du chapeau pour nous permettre de renifler un bon représentant de la beauferie made in capital land .
La version masculine de Sarah Palin ... ou d'Anita Bryant , pour rester dans la musique .
C'est bien simple : bien que le madman fût du Michigan il aurait mérité d'être sudiste tant il en a les tares qui sont là-bas des triomphes : homophobe , pro-armes , cul-bénit , adepte de la peine de mort , tireur à l'arc , anticommuniste primaire ( pléonasme ) mais pétochard dès qu'il s'est agi d'aller au Vietnam affronter lesdits communistes ... un cas , je vous dis ...
Comme tous les beaufs de là-bas , le gonzo aime s'imaginer en perpétuel stage commando de survie pour justifier le crime des oiseaux et des écureuils qu'il dégomme à la flèche rapide pour les bouffer ensuite à la mouillette ... c'est un style de vie , la fusion avec la nature ( vieille idéologie germanique ) comme on dit là-bas pour excuser le gars pas très net , vaguement inquiétant , mais qui peut s'avérer utile pour faire cuire un castor si un jour ça pète .
Comme un Céline qui ne saurait ni lire ni écrire , on ne compte plus ses appels au meurtre sur à peu près tout le monde : cela va de ceux qui lui font une queue de poisson sur la route aux violeurs d'enfants , en passant par les piqueurs de bagnoles ... ça , faut pas toucher à sa bagnole , même s'il en a environ 142 , toutes à moteurs violents .
Et bien sûr il vote à plus que droite , prie dans les églises , s'affiche avec ce que le parti républicain propose de pire ; à côté de cet énergumène dangereusement allumé et content de lui , Clint Eastwood ( une bonne tache lui aussi ) c'est Cécile Duflot !
Mais Ted Nugent , ce qui le sauve c'est la guitare ( métonymie pour l'artillerie de croiseur qu'il cache dans ses baraques au fond des bois ? ) la grosse qui crache ( ... scratch fever ) pan pan pan pan pan ! aime bien ça lui ... plus ça fait du bruit , plus il est content le neuneu de Detroit , ville où indubitablement on a toujours su faire du vacarme .
Inutile pour faire savante de dire qu'il joue "bien" ( ? ) ou "mieux qu'on pourrait le croire" ( laissons cela aux freluquets avides de reconnaissance pour leur musique de peu ) Ted Nugent se contente surtout de jouer fort , et il s'éclate ( notamment les tympans ) fait des génuflexions complexes avec ses vieilles cannes en phlébite , aime s'enfoncer le micro dans le trou qu'il a de plus immédiatement accessible quand il chante à l'endroit , et ça suffit à nos plaisirs et visiblement aux siens . Pourquoi en demander plus ?
Ces enfantillages ne doivent pourtant pas nous éloigner de ce que Ted Nugent a de mieux à nous proposer : des bonnes chansons surguitarisées ( wang dang sweet poontang , cat scratch fever , gonzo ... ) le retour à un esprit rock and roll pas bien malin mais efficace ( yank me crank me , Baby please don't go ... la meilleure version de ce vieux blues ) des hurlements qui auraient enchanté Artaud , une humeur folingue de grand taré ( uniquement sur scène parce que dans la vie , ça doit être un boulet de première , "à flinguer" comme il dirait ) et une virtuosité guitaristique rigolarde qui le classe selon moi parmi les "guitar-heroes" ( et Allah sait à quel point je peux les détester ) les moins ennuyeux qu'on puisse trouver sur la scène du grand cirque ...
Un gars qu'on remarque forcément .


Territoire gardé par un chien crevé: Tome 1
Territoire gardé par un chien crevé: Tome 1
Prix : EUR 6,17

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le fat, 25 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Territoire gardé par un chien crevé: Tome 1 (Format Kindle)
Au pesant chien de garde de la masculinité déclinante qui a cru pouvoir me donner une leçon ( sur la philosophie ? Sur le combat des femmes ? Sur l'égalité des sexes ? Sur la théorie du genre ? ) , ceci : les femmes n'ont pas à être "complémentaires" des hommes , nous ne sommes pas des variables d'ajustement , ni des legos , ni vous les vis , ni nous les boulons !
Nous ne sommes ni les uns , ni les autres , des moitiés de je ne sais quel prototype parfait dont la capitainerie serait , bien entendu , toujours confiée à un homme .
Nous nous réunissons , quel que soit notre sexe ou notre genre , par amour pour embellir nos vies , pas pour faire des puzzles ou monter une équipe mixte de tennis .
Quant aux autres qui ne se sentent d'aucun des deux sexes , qu'en faire ? Ils ont au moins le droit de revendiquer leur genre sans qu'on invoque la fin de la civilisation ou je ne sais quel complot pour en finir avec les hommes ... là aussi , il convient de "réfléchir" et ainsi de cesser la paranoïa . Le genre est sans doute aussi ancien que le sexe : Platon évoque un "troisième sexe" qui aurait contenu ( peut-être ) les deux et je ne sais combien de "genres" . Il croyait semble-t-il lui à ce qu'on appelle un peu rapidement la "complémentarité" ... ce n'est pas mon cas , je me méfie des mythes .
En tout cas , bien malin qui peut dire si cet "être" était plutôt masculin ou féminin ( Platon était d'extrême droite ? ) .
Quant à la dysphorie de genre , découverte ( ou réactualisée ) par le docteur Harry Benjamin ( et non pas Kinsey ) je ne sache pas qu'il l'ait révélée par idéologie politique spécialement marquée à droite . Autant revenir à la science ( même si elle n'a pas tous les agréments voulus , comme toute science un peu "nouvelle" ) avant de passer à l'idéologie ou à la politique , même si le rapport que mes ( insignifiants ) ennemis croient devoir faire entre les trois me semble très révélateur d'une faiblesse intellectuelle et d'un manque de savoir finalement disqualifiant .
La hiérarchie des hommes qui par paresse élimina la volonté d'égalité ne nous fut imposée , je le répète , que sur les nuages de l'ignorance et de la force ... il est normal en nos temps plus civilisés ( ? ) d'en balayer l'illusion avec force et certaine arrogance puisque nous n'avons plus à craindre vos baffes , vos échafauds et vos moqueries . Et cela même , pourquoi pas ( je suis cartésienne ) au risque de se tromper ( principe « philosophique » fortement oublié de nos jours , semble-t-il , si j'en juge par les certitudes de vieux réacs possiblement imbibés que je puis lire çà et là ) ... ça , c'est mon côté pile !
Mon texte était un texte de combat ( donc "philosophique" ) qui portait surtout ce sens . J'ai eu raison car vos récriminations sont des hommages à mes tirs : je vise juste ! Un monde qui s'écroule , ça fait toujours pleurer ceux qui l'ont si mal construit .
Quant à la condescendance dont ce petit marquis de la suffisance fait preuve à mon égard ( je serais "naïve" , "pardonnable" ... ) elle en dit long ( merci ! ) sur la nécessité qu'il y a toujours , pour nous les femmes ( mais aussi les hommes vraiment intelligents et cultivés ) de combattre ce genre de barbon engoncé dans le faux-col prudhommesque des idées toutes faites , apprises et perpétuées en classe , façonnées de longue date par la paresse de l'habitude , l'ignorance ( de l'autre ? ) et la légendaire fatuité masculine .
Je n'enseigne peut-être pas la philosophie ( la dignité et le goût des belles choses m'en préservent ) cet art de couper en huit des cheveux déjà départis en quatre ( la branloche ) mais je vois assez rapidement cependant à qui j'ai affaire et le peu qu'ils ont à dire : de la trouille , de la faiblesse et de la bêtise ... exemple-type : sa béquille qui vient l'épauler ( image intéressante ) pour nous exposer ses fantasmes de puceau internété .
Et puisqu'il faut une synthèse à mon exposé , la voici : un mec de droite reste un mec de droite , malgré le vernis de civilité ( le marquis me donne du "vous" ! ) un sot subsiste immanquablement en lui .
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 8, 2014 1:39 PM MEST


London Calling
London Calling
Prix : EUR 34,51

1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 This album kills fascists, 4 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : London Calling (Album vinyle)
Dans le punk il y a la lettre et l'esprit ... même si parler de "lettre" et "d'esprit" à propos du punk , c'est marrant .
Il y a ceux qui font de la musique punk sans se soucier de l'envergure de leur impact , pourvu que ça fasse du bruit et que ça effraie le bourgeois , ça va ... on peut n'en demander pas plus .
Et puis il y a ceux qui se soucient d'enfoncer un peu plus les clous pas seulement pour effrayer le bourgeois mais pour lui coller durablement la carcasse au mur ... en ce qui me concerne j'aime bien les deux : d'abord on esquinte , et puis on achève .
Les clash ne sont pas vraiment un groupe punk , c'est un groupe de punks ... pas pareil !
Ils n'ont fait que très peu de musique punk , juste le temps d'un premier et un peu du deuxième . Puis un chef d'oeuvre , l'icelui , puis du dub , puis des trucs pas terribles ...
Les Clash c'est l'antithèse du gabba gabba hey : contrairement aux autres nevermindthebollocksguys , ils ont de la conscience , l'esprit ... ils sont communistes , ce qui me les a toujours rendus sympathiques par rapport aux autres qui arboraient des croix gammées vissées sur la terrine , par exemple .
Je sais bien que c'était pour rigoler , mais on rigole pas avec ça !
Même les Ramones ne sont pas vraiment un groupe punk , ils font du rock and roll avec parfois un petit peu de pop dedans ... des bons gamins .
Des vrais groupes punks , comme des Mohawks dans la file d'attente à la sécu , il y en a très peu : le punk c'est dur , c'est sale , c'est dangereux ... si ça te cavale après , t'as intérêt à bien pagayer !
Quand on a vu les Exploited , les Cockney Rejects , les groupes skins de gauche ( les vrais skins sont de gauche , les autres les "boneheads" sont seulement des néonazis , je l'ai déjà expliqué ) la tronche en sang se maraver avec le public dans les squats , on voit à peu près ce qu'est le punk , la musique oï ... c'est sportif et faut avoir des réflexes . Passé vingt ans t'es en danger .
Sham 69 , c'est du punk aussi .
Les Sex Pistols , c'est déjà les bourgeois du punk . Il les fallait pour terminer l'attaque du train , mais le boulot était déjà bien commencé . On avait liquidé le prog , les hippies et le jazz rock , restait plus que la reine , la vieille bique et ce qui subsistait de fans des Beatles , des Pink Floyd ou de Genesis à faire chialer . Un boulot facile vu l'en-face .
Donc les Clash ne sont pas un groupe punk ...
Je les ai découverts , émerveillée , avec cet album , en 86 , grâce à Devaquet , c'était notre bande-son politique , avec nos chansons à nous ... on a bien rigolé , et on a gagné ! Sauf un petit gars qu'est mort , assassiné par les flics de Pasqua . La sale droite ( pléonasme ) qui tue les enfants et affame les pauvres pour donner tout le fric à leurs riches ... et qui ne comprend pas pourquoi on a envie de les tuer !
Les grincheux et les hallucinés de la complication diront que London Calling est l'album le plus facile à écouter des Clash ( certains disent "commercial" comme s'il était interdit de plaire au public ) mais quand on a des lettres et de l'esprit ce serait un crime de rester dans les poubelles à rats des squats à punks , ça leur ferait trop plaisir aux bourgeois , aux progreux qui n'ont jamais été foutus d'écrire une bonne chanson , qui font de la musique en s'admirant les ongles .
Le but des Clash était de parler à tous , malins , pas malins , et de bien se faire comprendre . C'était d'ailleurs au départ la volonté des punks ... même ( surtout ? ) quand ils n'avaient rien à dire ! Fallait faire simple et viser juste .
D'où cette radicalité musicale pleine de force primitive transfigurée ici par la diversité des styles abordés . Les Clash , au top de leur agilité musicale , ne se refusent aucune compromission , notamment avec la pop , la raie gaie ou le jazz volant ...
Dans cet album ( double vinyle obligatoire ) il n'y a que des bonnes chansons : cherchez pas un truc moyen , a pas ! Quand ça "pourrait" être moyen , c'est l'énergie qui prend le relais et les paroles qui t'en foutent un coup derrière la socquette lorsqu'encore gamine tu imagines à peine un jour avoir vingt ans .
Tout est excitant pour peu qu'on ait encore un peu de vie en soi .
Magique , encore maintenant , de voir des gars qui d'après leurs détracteurs connaissaient à peine le nom de leurs instruments en extirper pratiquement que des tubes underground pleins de punch , de rage et de vivacité , des rudes garçons bien intentionnés qui se retrouvent en phase avec les jeunes du coin sans les prendre jamais pour des cons mais en leur montrant qu'ailleurs et qu'avant il y a eu aussi des combats sociaux , politiques et moraux , et que les mener , contrairement à ce que la plupart des nazes pensent en ce moment , cela vous grandit et vous éloigne de la pourriture .
À part les tout débuts de la java et ceux du rock and roll , je ne vois pas ce qu'on a fait d'aussi sautillant et d'énergique pour réchauffer le coeur des teenagers , leur redonner un peu d'espoir et un peu de bonheur aussi .
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 12, 2014 5:38 PM MEST


IN THE LAND OF SALVATION AND SIN LP GERMAN ELEKTRA 1989 14 TRACK WITH INNER (EKT62)
IN THE LAND OF SALVATION AND SIN LP GERMAN ELEKTRA 1989 14 TRACK WITH INNER (EKT62)

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Glory days ! Deo vindice !, 31 mai 2014
L'album est plein de bon jus guitareux , interminable aussi ... dans les à peu près 60 broquilles sur le même southern rhythm pratiquement du début à la fin . Un modèle du genre .
Quatorze chansons , ce qui est plutôt rare à l'époque , 89 ...
Quand il est sorti , on n'en revenait pas nos oreilles : des jeunes qui faisaient ( bien ) de la musique de vieux racistes à moto de là-bas !
On avait déjà sursauté à l'éponyme ( la tranche rouge ) qui avait fait illusion dans nos chambrettes de jolies jeunes filles à la page , infiltrées ( pas un mot ! ) par les types des concerts , mais on avait été déçues : trois bonnes chansons sur les dix ( keep your hands to yourself , golden lights et je ne sais plus laquelle ... ) et de la guitare en veux-tu en voilà trop ... une promesse non tenue , comme souvent avec ce genre de mecs .
Dans la nouvelle vague américaine , on préférait les Rainmakers ! Mais surtout le Gun Club ! Et Giant Sand ! Et Green on Red ! Et Naked Prey ! Des "sudistes" aussi ( version far-west ) mais plus nerveux , plus fous , plus sauvages ! Moins dans les pas des autres . Un peu plus à gauche ...
Tout l'album ici est réussi ...
Par rapport au premier , ils ont eu la bonne idée de rajouter des choeurs et du clavier ( Ian Mc Lagan un english ! ) comme dans ce genre un peu attendu des longs albums de southern rock lorgnant vers la soul pour faire oublier les croix gammées et les cagoules que leur public trimbale dans les coffres et dans leurs têtes de dégénérés à poil dur .
Ils n'oublient pas non plus de remercier Bob Seger ( un presque Canadien ! Faudrait leur dire ... ) Tom Petty , Lynyrd Skynyrd et d'en dédier une à l'Elvis ( days gone by ) ... histoire de se mettre à peu près tout le monde d'un peu bourrin dans la poche du holster . Ils aiment bien Ronnie Lane aussi ... de l'Anglais là encore . Comprends pas bien ...
C'est du bon gros lourd pour la route des pistards , yep ma'am , du bleu de chauffe , du sudiste , et le Elvis qu'a tout inventé , qui chantait mieux que les noirs ! Yep ma'am ! Et qui aimait sa moman ... pas comme tous ces communistes !
Bien sûr , bien sûr , c'est bien , de la bonne zizique , on s'y croit , ça sent l'Amérique loin des bords de mer ... mais c'est chiant ! Au bout de la première face ( j'ai le vinyle ) ça y est , j'ai ma dose : yé n'en po plou !
Le groupe n'apporte rien à la fanfaronnade sinon une bonne alternative à l'arrivée prochaine de Nirvana . On peut d'ailleurs préférer les Georgia Satellites sans problème , c'est pas la sister qui vous en voudra . Moi les mecs programmés pour le suicide , ça m'étripe la carcasse ... je préfère encore des gros bouseux qu'ont rien dans le ciboulot mais qui restent en vie .
Résumons le problème ( juste moi et mes principes ) : les Georgia Satellites comme tous les groupes à guitares pourraient jouer pendant des heures sans que la moindre émotion ne vienne pointer son blair ... pas une goutte de moutarde qui tombe ! et moi sans émotion , sans l'attrait du spectaculaire , sans la petite tache qui pique , je ne fonctionne pas , je ne cautionne pas ... même Dan Baird ( super chanteur ) qui a l'air de bien connaître son boulot d'ambianceur de bars , a fini par partir juste après ce petit gueuleton laissant le groupe qu'il avait fondé avec Rick Richards ( franchement le nom ... ) à ses redites fastidieuses .
Pour moi , c'est de la musique facile , sans prise de risque , authentifiée par le décor du nom qu'ils portent .
Ils savent que s'ils ont le bon son de guitare , les bons riffs en règle d'automne , les breaks au bon moment , la bonne chanson qui parle de revenir à la maison ( sweet blue midnight ) avec Nicolette Larson qui pleurniche ( sublimement ) dans les nasales du chanteur avec en prime quelques vieux boogies qui traînent , ils auront fait le job . Ça peut durer ad lib ...
La légende en moins , avec un petit peu moins de monde aussi , ils sont à peu près au même niveau que Lynyrd Skynyrd ( facile ) les tauliers de la routine qui pourraient eux aussi retourner la clepsydre pendant des plombes sans nous esquinter l'humeur , sans nous sortir du hamac , ce qui est très grave selon moi pour la musique qui nous occupe .
Cela dit , ça repose .
Un bon groupe de rade de fin de journée avant de rentrer à la maison ! Il en faut , mais attention à ne pas abuser , sinon le mari il gueule après .


Salt Of The Earth
Salt Of The Earth

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4.0 étoiles sur 5 Simple man, 28 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Salt Of The Earth (Album vinyle)
Il suffit de voir sa tête pour comprendre que Billy Joe Shaver est du genre à avoir un passé chargé avec des morts plein les bretelles .
Il en a même fumé un dans un bar un soir de fête parce que l'autre sous prétexte qu'il était armé d'un vague couteau à beurre prétendait le faire taire ... jamais dire ça à un Texan , malheureux ! En plus dans un bar ! Et surtout à Waco ... la ville des cow-boys ( dans les westerns il y a toujours un mec qui veut aller à Waco pour faire ses preuves et en général ça finit mal ) sans parler des gourous qui foutent le feu à leurs disciples .
Le gars n'est pas mort , le flingue était léger , mais c'est le genre d'histoire qui fait les légendes de cow-boys .
Billy Joe a été acquitté , légitime défense ... dommage : ils auraient pu en cellule avec David Allan Coe devenir de bons laveurs de dos . Shaver lui aurait écrit des chansons d'alcool qu'ils auraient chantées en duo le soir d'un noël interdit en direct à la télé pour l'émission de Johnny Cash ...
Billy Joe Shaver n'est pas né à Waco mais à Corsicana ! c'est pas loin , mais comme le nom fait plutôt penser à une opérette , il dit qu'il vient de Waco ... c'est plus en phase avec sa tête de vieux truand sympathique .
Sa vie avant qu'il fasse dans la chansonnette de culs-terreux n'a pas été toujours facile : enfance de pauvre de là-bas avec du coton à cueillir au lieu d'aller à l'école , l'armée à 17 ans et au retour les boulots pourris .
Il est aussi connu dans le milieu de la country pour avoir écrit des chansons reprises par du beau monde : Elvis , Kris Kristofferson ( good christian soldier ) Waylon Jennings , Patty Loveless ou Lynyrd Skynyrd ( sweet mama , ici sur album ) ...
Johnny Cash ne tarissait pas d'éloges sur le bonhomme et Bob Dylan va même jusqu'à le citer dans une chanson ( honneur suprême ) et pourtant quand il déboule en France avec cet album CBS sous le bras ( columbia ne le gardera que le temps d'espérer une rentabilité forcément décevante ) personne n'a entendu parler de lui .
Cependant sa bonne trogne d'Américain des routes à la Gram Parsons et sa carrure de mec pas facile à faire bouger impressionnent ... du coup on trouve des histoires .
On dit qu'il a perdu deux doigts dans une bagarre ( en fait dans une moissonneuse blagueuse ) que sa femme est morte , qu'il joue et produit avec son fils Eddy ( qui s'appelle en fait John Edwyn ) un bon guitariste le fiston d'ailleurs qui , comme par hasard , va caner quelque temps plus tard d'une overdose ... bref le countryman type à qui il arrive toujours des histoires de countryman type !
Pour son public , c'est bien ... les gars du coin ils aiment ça les trimards , ceux qui ont la poisse , les bouseux qui sont comme eux , qui s'appellent "Billy Joe" ...
Cela dit , parce qu'il est largement plus vieux , born again christian ( ça l'aide paraît-il ) il dénote au milieu des années 80 à côté des jeunes poussins tout proprets de la country que sont Randy Travis , Steve Earle ou Dwight Yoakam , le cow-boy bling bling .
On voit bien qu'il n'est pas comme eux : une virilité terrienne se dégage du bonhomme , on ne peut pas faire plus authentique .
Sa musique est datée comme celle dont s'inspirent les trois mousquetaires sus-cités mais il n'essaie pas de la camoufler sous la dégaine d'un jeune premier , celle d'un rebelle de bac à sable , ou sous l'ombrage d'un stetson flambant neuf de morveux énervant qui les soirs de dépit s'enroule dans un drapeau sudiste pour faire son intéressant ... il n'a pas besoin d'en faire des tonnes pour qu'on le prenne au sérieux : sa musique c'est le bonhomme , et inversement .
Il arrive aussi après la vague de ce que faute d'idées on a appelé le "country-punk" , juste à temps pour redonner des bases saines à cette "new" country que des groupes comme Rank and File , The Rave Ups ou Jason and the Scorchers ( pour ne citer que les plus significatifs ) ont cru devoir farder de pop ou de rock pour la rendre à la fois "moderne" et surtout , mot magique , "rebelle" , ce à quoi la vraie country ( musique de l'enracinement et des traditions ) n'a jamais prétendu .
Pour ancrer davantage encore sa musique dans la poussière , Billy Joe Shaver fait de la country qui par l'omniprésence d'une guitare grasse et butée a aussi à voir avec le blues .
Les spécialistes croient y déceler un mélange de Hillbilly boogie , bluegrass et western swing , avec de la ballade déchirante des Appalaches ... on s'en fout un peu .
Lui il appelle ça "du honky tonk sans violon" , juste des chansons enracinées dans l'habitude et la simplicité , une musique que tout le monde peut apprécier , "qu'on s'y connaisse ou non" comme il le revendique .


Tocard
Tocard
Prix : EUR 1,29

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Soul sister's rock and roll dreamland, 20 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tocard (Téléchargement MP3)
J'ai depuis longtemps , installée dans mon cerveau bouillonnant et farouche , une application anti-musiques-pénibles qui m'avertit qu'il ne faut pas aller par là .
Les alertes fonctionnent particulièrement fort quand ça vient d'Angleterre , jouant de la nuance autant que de l'exclusion : les Stones mais pas les Beatles , le Dr Feelgood mais pas les Who , les Inmates mais pas les Jam , les Buzzcocks mais pas Blur ou Oasis , les punks mais pas tout le reste .
Ça fonctionne bien pour éviter ceux ( désolée mais ce sont souvent des mecs ) qui-aiment-les-musiques-pénibles et ne peuvent en parler qu'en dénigrant ceux dont ils jugent le succès immérité ... comme si pour nous vendre leurs simagrées de petits bourgeois étudiants en pharmacie ( trop cons pour faire médecine ) ils avaient besoin de se convaincre d'abord eux-mêmes en niant l'évidence du talent des autres .
Ça fonctionne pas mal dès que se pointent les petits marquis notamment , ceux qui n'aiment pas ce qu'ils appellent avec mépris "la variété" , qui lui préfèrent en contre-exemples ce qu'ils croient être "la grâwââânnde châwââânnson frâwââânnçaise" se pensant ainsi ignoramment , eux , les détenteurs de je ne sais quel bréviaire des bons goûts admis et contrôlés par la nomenclatura des nazes et des ennuyeux .
Ça fonctionne également impec dès qu'au détour d'une chronique , ça pue par psittacisme le vieux broc&flotte ou le pest , antiques journaux de babs à barbes et à ventres poilus qui leur ont appris quoi aimer il y a cent ans .
Ça fait bip-bip aussi pour les spécialistes d'un genre unique ( jazz , blues , heavy metal , electro , muzik kassik ... ) : on sait ainsi qu'il n'y a rien à apprendre de cette engeance inconsistante , butée , branlocharde et parfaitement risible dans sa monomanie infantile .
Ça fonctionne aussi pas mal pour les pleurnicheurs , ceux qui rendent hommage à des groupes ( souvent français ) qui "n'ont pas eu de chance" , qui avaient pourtant du talent , mais pas celui d'en avoir plus que ceux devenus connus parce que plus capables et moins serrés des roubignoles dans leur calcif .
Ça fonctionne épatamment aussi pour les "mélomanes" , "musicologues" et autres vagues musiciens à la cinquantaine approchante ou dépassée qui sans vergogne n'hésitent pas à étaler leurs rancoeurs de petits instrumentistes sans succès en n'oubliant surtout pas de nous faire croire que , eux ( toujours des mecs ) savent ce qu'est la "vraie bonne musique" , "intelligente" ( qu'est-ce qu'on en a à foutre de l'intelligence dans la musique ? ) voire "éduquante" ... c'est-à-dire chiante , quoi !
Je passe rapidement sur la fourberie des bourgeois-gentilhommes-rockeurs qui prétendent aimer le jazz comme si à la recherche d'une forme de respectabilité ils avaient honte de leur binarité de rustres ; ceux-là , pas besoin d'application qui résonne dans ma teté , je les renifle à perpète la galette ...
Ça fonctionne très bien itou dès qu'une photo de hardrockeux en plein effort ( donc grotesque ) illustre en première page de profil le piège dans lequel il ne faut pas tomber ... Ah , c'est malin ! du coup , mon appli ne me sert plus de rien ... ppffff , pas sympa !
Mais dans l'ensemble , j'en suis bien contente .
Mon appli anti-musiques-nazes m'a permis d'éviter tous les fastidieux paltoquets qui , modes après modes , postures après postures , auraient pu venir souiller ma boîte à musiques en me vantant les soi-disant mérites de leurs pastillons à fétides panacées .
J'étais sur mes gardes , faut dire ...
Si je fais le bilan ( comme on dit à Reybouth ) l'appli a donc plutôt bien marché . J'ai évité les pires avec , je l'avoue , un parti-pris amusant : du beau , de l'émouvant , du sexy avant tout !
Chez moi donc , pas de tocards : pas de Yes et affidés , pas de Pink Floyd ( que le premier , qui n'est pas un Pink Floyd ) pas de Genesis , pas de Deep Purple , de Steely Dan , de Clapton , pas de british blues , pas de Supertramp , pas de Police , pas de Joe Jackson , pas de ska , pas de hard rock pourri genre ... heu ... hard rock pourri ( sauf AC/DC , Rose Tattoo , Guns and Roses , Metallica , Motorhead et Ted Nugent , les plus rigolos ) ... Aerosmith n'étant présent que pour se prendre mes baffes , un peu comme Bowie dans un style vaguement ressemblant de nullité .
Je n'ai pas de reggae non plus sauf une compile pas mal de Marley et un vieux Gainsbourg ( amplement suffisants pour piger le truc ) pas de jazz sauf Chet Baker , Bessie Smith et Billie Holiday ( mais c'est pas vraiment du jazz puisque ça chante ) pas d'électro sauf deux trucs que j'aurais pas dû , pas de machins allemands , pas de jazz-rock , pas de Zappa , pas de guitareux inféconds qui s'astiquent le manche en pure perte sous les hourras ( genre Steve Vaï ou Jeff Beck ) pas de southern rock sauf une compile un peu pourrie de Lynyrd Skynyrd , un vieux truc de Charlie Daniels , un best of de Fernandel et une vieille cassette de Blackfoot ... pas de muzik kassik sauf le requiem de Mozart ( totalement insupportable si on ne vit pas au 18e siècle et qu'on ne va pas vraiment mourir ) ...
Bref , une discothèque honorable , fine et classieuse , sélective et truculente , un brin exigeante ( n'entre pas qui veut ) certainement pas pilotée par les magazines ou les bouquins à palmarès ( genre les 1001 albums qu'il faut avoir ) avec juste quelques fautes de goût , dont je suis plutôt fière dans l'ensemble .
À l'instinct je ne me suis pas trompée beaucoup ! Tout le monde ne peut pas en dire autant ...
À croire qu'ils n'avaient pas l'application .
Pour remplacer je leur dédie ce "tocard" , magnifiquement interprété par Rachida Brakni !


Hard Line
Hard Line
Proposé par dischiniccoli
Prix : EUR 28,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Don't pimp my rock and roll, 7 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hard Line (Album vinyle)
Dans les années 80 , en Amérique , il n'y avait pas beaucoup de disques de rock and roll pur , à part les Cramps .
Il fallait s'aventurer vers les jungleries , celles du Gun Club , du Dream Syndicate , de Certain General ou les déserts chaleureux de Giant Sand , Naked prey ou Green on Red pour avoir son aperçu de rock and roll , sans que ça en soit vraiment ... juste l'esprit .
Heureusement pour les go cats go , il y avait les Blasters ! Sorte de Stray Cats en plus costauds : ils étaient cinq avec Gene Taylor , le gros barbu à béret , au piano .
De manière significative ( le rangement alphabétique a de ces hasards ) j'ai retrouvé ce disque que j'avais totalement oublié entre un Birthday Party du feu de dieu ( prayers on fire ) et Blood on the saddle , le groupe avec Annette Zilinskas ... pour ceux qui auraient de la nostalgie .
De la dinguerie hallucinée qui hurle à la mort et de la musique linéaire qui perd de l'huile dans les cavalcades , et entre ces deux-là , mon petit groupe de rock and roll d'antan .
Le lien est parfait toutefois : tout comme Nick Cave , la camisole en moins , les Blasters sont habités par les monstres primitifs qui traînent dans les deltas , et comme Blood on the saddle ils dévient assez souvent vers une sorte d'à peu près country sans atteindre pour autant le côté lynchien du genre ...
Autre lien ( plus lointain dans l'alphabet ) pour montrer que les gars sont quand même de leur époque ( et de Los Angeles ) , John Doe leur donne deux chansons sous X : Little Honey ( meilleure version à retrouver sur la compile Border radio ) et Just another sunday , pas si loin de Dwight Yoakam et bien mieux que Chris Isaak , le bellâtre qui sévissait à l'époque et qui avait semble-t-il la faveur des médias , on se demande encore pourquoi ...
Les gars sont fans d'Elvis ( ce qui pourrait les rapprocher des Cramps aussi , ou de Robert Gordon ) au point qu'ils se payent ce qui reste des Jordanaires , prouvant ainsi qu'ils ne se prenaient pas pour la moitié d'une paire de pompes de Dick Rivers , mais surtout qu'ils assuraient , ce qui est la moindre des choses quand tu veux faire croire que tu as commencé à jouer dans les roadhouses du Texas .
Ils croient au revival de cette musique , même si les Stray Cats , quelques années auparavant en avaient montré toutes les limites et que le manque chronique de succès des Cramps aurait dû calmer leur naïveté à défaut de leurs ardeurs .
Cela dit , ne pas avoir de succès dans les années 80 ( puisque tout le monde en avait ) c'est déjà rock and roll .
Si je dois vraiment faire mon embêtante , je trouve le son ( même sur mon vinyle ) un peu trop propre , modernement parfait ( à la Fabulous Thunderbirds , groupe texan qui avec Tuff enuff avait eu lui aussi des envies incongrues de parades en dehors du patelin ) ... quant à la voix de l'un des frères Alvin ( Phil ) elle ressemble étrangement à celle du mec des Fine Young Cannibals ( de sinistre mémoire ) dont j'ai préféré oublier le nom ...
Rien à dire sur les producteurs Don Gehman et le Little Bastard en personne ( John Cougar Mellencamp qui se fend d'une chanson insignifiante ... ils auraient dû demander à Springsteen , le seul à peu près capable de torcher des classiques ) . Des producteurs connus , il en faut pour épater la famille et rassurer les investisseurs , mais pour un groupe de rock and roll qui se respecte , un producteur ( et encore moins deux ) ça sert pas à grand chose .
Car l'atout principal des Blasters , c'est le guitariste et compositeur Dave Alvin , hargneux et juste , sorte de Brian Setzer bien peigné et sans peintures de guerre , un gars simple pas déguisé en graffiti , qui comme parfois l'autre est capable de te pondre , sans filouterie , des chansons qui ressemblent à des éternelles .
Bref , ils ont tout pour s'incruster en douceur dans l'époque , à la radio entre un Darlington County , un Pink Cadillac de Springsteen ( le seul à peu près capable ... ouais bon ça va , on a compris ! ) ou I fought the authority de Mellencamp ... ( trouvez vous-mêmes les originaux ) .
Une allure soignée de gars du samedi soir en goguette achève de leur donner l'air sérieux du groupe qui fait du rock and roll pour les petites salles de connaisseurs sans que ce soit une tannée d'aller les voir ... ils ont l'air sympa .
Comme en plus ils ont les Jordanaires , ils n'hésitent pas à faire des trucs à la Elvis ( Help you dream ) pratiquement aussi bien que le gros , ils reprennent aussi un vieux gospel ( Samson and Delilah ) pour montrer qu'ils ont de la culture ou de l'humilité ... on a même droit à un repiquage de Run through the jungle , leur Common man qui aurait donné envie à Fogerty paraît-il de sortir de ses marais psychotiques et de reprendre le crachoir pour montrer aux jeunes gens d'où venaient les sorcelleries .
On imagine l'ermite à la coupe au bol en train d'écouter le truc sur son tracteur en plastique dans son salon et se prendre soudain , lui aussi une vieille nostalgie dans la chemise à carreaux ( c'est lui qui se vêt de ces affreuses choses , pas Springsteen , gars de la ville qui a du goût ) laisser tomber son amour de circonstance pour Prince ( qui peut réellement "aimer" Prince ? ) cesser de ruminer sa rancoeur de génie qui n'en est plus un , et se remettre à des trucs plus sérieux que l'harmonium , le rock and roll par exemple ... même si son album du retour , Centerfield , est tout sauf un bon album de rock and roll et encore moins un album digne de l'esprit du rock and roll . N'est pas Springsteen qui veut !
Preuve qu'ils ne perdent pas le nord , il y a aussi un titre à la gloire du groupe de rock and roll qui se vante de faire mieux que les autres , Rock and roll will stand ( vaguement pompé sur Betty Lou is getting out tonight ) que Johnny aurait pu reprendre aussi ...
Vous allez me dire , cela fait beaucoup de pompage ( chacun fait ce qu'il veut avec ses capacités buccales ) et beaucoup de références , mais c'est ça le rock and roll , musique à la fois rebelle et hommagisante qui ne se grandit jamais ( sauf les punks ! ) à oublier le passé ...
Ou alors ( tare de l'époque et de celles qui suivent ) on dissimule ses lettres de créance par plus de rock que de nroll ( les horribles Pixies par exemple , Nirvana dans une moindre mesure ... ) ou bien encore on pique la place des Cramps et ça , c'est pas facile : faut se colleter avec un grand type de deux mètres une chaussette accrochée à vous savez quoi , et une rousse farouche qui joue de la Gretsch en talons ... y'en a qu'ont essayé , ils ont eu des problèmes !
Les Blasters ont fait ce qu'ils étaient sûrs de pouvoir faire le mieux , et après ce disque qui ne fit pas si grand bruit , ils sont redevenus un groupe peu connu de rock and roll du samedi soir .


La guerre est déclarée et autres nouvelles
La guerre est déclarée et autres nouvelles
par Annie Saumont
Edition : Poche

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Nouvelles d'un autre front, 29 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La guerre est déclarée et autres nouvelles (Poche)
Dans les huit nouvelles poignantes de ce court recueil , Annie Saumont évoque en un style rapide et brusque la guerre ( de 39/45 , sauf une ) à partir d'éléments historiques réels ( Oradour , l'exode , les "dénonciations" , les prises d'otages , l'exécution de Châteaubriant , les camps ... ) la guerre et ses traumatismes qui , on le comprend en la lisant , ne peuvent se raconter en un récit linéaire .
Les histoires sont ainsi fragmentées et la chronologie déstructurée ( prolepses et analepses se succèdent sans qu'on ne soit pourtant jamais perdu ) mélangeant en un même récit souvenirs , actions , époques et ressentis afin de rendre compte de douleurs , de souffrances , de comportements qui sont la plupart du temps impossibles à décrire ou à exprimer de façon tranquille .
Petit aperçu de ces nouvelles d'un autre front ...

Dans Les Voilà , il y a deux narrateurs , à la fois "je" et quelqu'un d'externe qui dit "il" comme pour recueillir les souvenirs : "je" c'est pour la vie d'autrefois quand enfant , sur le pont , il attendait le Tour , qui ne passait plus ... pourquoi ?
Le gamin allait loin et sa mère avait un mal fou à lui mettre la main dessus , il fallait l'enfermer , elle le menaçait : "tu vas voir quand IL sera là !" ; "il" qui ? Son père sans doute ... et puis "tu vas voir quand ILS seront là" , les Allemands ... autre forme d'autorité plus ludique ( qu'est-ce qu'ils viendraient faire ici ? ) que réellement menaçante ... le gamin n'y croit pas trop , la guerre pour lui n'existe pas : il peut s'enfuir quand il veut , comme quand on vit à la campagne .
Les Allemands finalement arrivent ( les augures pourtant l'annonçaient mais personne n'y comprenait rien à ces signes de vieilles bonnes femmes d'autrefois ) et bousillent tout sur leur passage : le village n'a plus d'église , plus de femmes , plus d'hommes , plus d'enfants ... ne reste plus que "il" ( d'aujourd'hui ) qui à force de s'enfuir n'était pas là .
Aucune satisfaction : « Il » d'aujourd'hui a presque disparu dans sa sénilité qui le soumet à présent aux piqûres , aux asiles pour le vieillard qu'il n'aurait pas dû devenir , aux autorités des blouses bleues ( pourtant plus gentilles que les blouses blanches ) à celles de ses remords qui sont sa seule conscience .
Dans cette nouvelle , l'utilisation de la double occurrence narrative ( à la fois pour le recueillement du monologue et le "récit enchâssé" ) n'est pas un procédé bêtement littéraire pour la "distanciation" ( on pense au nouveau roman , à Duras aussi ) c'est une nécessité qui met face à face les deux seules époques de notre vie qui se parlent , qui se confrontent , qui se comparent , l'enfance et la vieillesse , montrant ainsi que le passé , censé nous construire , est une torture s'il n'est fait que de remords que nous ne parvenons pas à chasser dans notre vie d'adulte ( qui ne sert à rien par conséquent ) avant que vienne la régression ... une nouvelle enfance avec des sales souvenirs où l'on n'est plus de notre temps , mais du temps où les autres vivaient .

Le thème du remords et du "double" est encore présent dans la nouvelle intitulée Sarah ...
Il y a là deux Sarah , une qui se fait appeler Henriette pour brouiller les pistes ( on se doute que s'appeler "Henriette" au lieu de "Sarah" c'est pas pour rigoler ou pour faire du théâtre ) et une autre Sarah , longtemps "d'après" , qui n'a pas eu besoin de changer de nom , car notre époque n'est apparemment plus criminelle pour les Sarah d'aujourd'hui .
Le personnage principal n'hésite jamais à dire à quel point il trouve les femmes infectes : sa mère qui l'a abandonné , puis sa nourrice sur la route de l'Exode pour un bellâtre à mobylette ( une Terrot ) la femme de la ferme où on l'a recueilli ( pour le faire travailler s'il veut manger sa soupe au potiron en attendant qu'on les rembourse pour le "dérangement" ) et cette Sarah/Henriette aux cheveux noirs et doux comme ceux d'une mère , qui trucide les oies et lui montre comment faire ...
Sarah , c'est pour la tragédie , Henriette c'est pour la comédie . Le gamin ne comprend rien au respect des genres et à la gravité des époques , il s'amuse à mélanger , faire de la parodie : il a enfin une arme pour se venger des femmes .
Seulement il s'en sert au mauvais moment ... en totale déconnade , quand les Allemands viennent à la ferme se ravitailler en foies gras , en canards écorchés de toutes sortes . Finie l'intendance , le prénom maudit leur redonne le "sens du devoir" alors que jusque là , dans je ne sais quel Périgord , ils ne servaient à rien .
C'était comme une blague amoureuse ... comme font les gamins quand ils ont trouvé une faille chez l'adversaire , un surnom ridicule ou un deuxième prénom de grand-mère qui fait rire .
C'était pour la faire enrager , peut-être lui faire payer ses crimes ( de canards ou autres ) à cette Henriette qu'il aimait pourtant du bas de ses treize ans mais qui était devenue sale à éventrer les oies , à le souiller de sang qui gicle ... et l'autre qui répond !
Les filles sont vraiment bêtes ...
Pour l'éprouver encore , longtemps après , le sort lui met une autre Sarah dans les pattes . Pour se réconforter il espère l'espace d'un court instant trouver dans cette nouvelle Princesse , l'Henriette qu'il a "dénoncée" et qui aurait donc échappé ... ce n'est pas possible , cette Sarah est tellement jeune , tellement douce , si innocente ( elle ne connaît rien au martyre des oies ) que ça ne peut pas être Henriette , la tueuse de canards .

Dans Le Cri , encore le remords ...
Le personnage est kapo dans un camp ... arrive sa fiancée dans une rangée de femmes nues pour prendre la douche . Elle le regarde , le supplie à peine du regard , confiante peut-être en son véritable amour qu'ils se sont juré il y a déjà bien longtemps ... l'amour dans les camps ?
Il ne dit rien , il ne fait rien , il ne crie pas ... tout à son rôle de kapo , il obéit , prisonnier-bourreau parmi les prisonniers-victimes , il est complice en détournant son regard , en baissant la tête , il participe à la mort des femmes nues .
Au début de la nouvelle , dans le journal de Genève tout récent , on annonce un mort dans les Alpes suisses .
On s'étonne que l'homme n'ait pas crié au secours alors que les alpinistes allemands étaient tout près en train de bivouaquer et qu'ils auraient pu le sauver , comme cette paysanne allemande quand il s'est échappé du camp et qui l'a retapé , nourri , sauvé ... ( Sie sing wed , qu'elle lui disait , du kannst gehen , gott beschütze ! ) il aurait pu encore être sauvé puisque Dieu le protégeait .
On évoque du coup un suicide étonnant : venir ici pour se tuer , il fallait vraiment s'en vouloir ! Les Allemands auraient pu le sauver ... mais il n'a rien dit .
Et sa femme , une nouvelle qu'il aime , "après" , le lui reprochait sans cesse dès qu'elle a su : "tu aurais pu crier , tu n'as rien dit ... si les monstres revenaient , s'ils m'arrachaient du lit , s'ils me violaient , tu ne bougerais pas , tu détournerais les yeux - tu ne dirais rien" .
Elle ne pouvait plus vivre avec lui .


La Castagne
La Castagne
DVD ~ Paul Newman
Proposé par [mediapromo]
Prix : EUR 13,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 The stooges, 24 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Castagne (DVD)
La castagne de George Roy Hill ( 1976 ) avec
Paul Newman ( reggie dunlop )
Strother Martin ( joe )
Michael Ontkean ( ned breden )
Jennifer Warren ( francine dunlop )
Lindsay "permanente" Crouse

J'ai flashé sur les trois binoclards ( genre pucelles à hublots ) Ramones sortis tout droit d'un cours de chimie très instructif sur la manière de faire péter des substances verdâtres ... ils ne payent pas de mine , mais s'avèrent une fois sur la glace tout dingues et féroces comme des hyènes auxquelles on aurait promis l'impunité totale après les avoir lâchées dans un élevage de poulets en batterie au fin fond de la Serbie un soir d'hiver où il fait vraiment pas beau il y a à peu près trois ans .
Le problème de ce film c'est pas la violence ( de la rigolade à côté de ce qu'on filme maintenant ) ni qu'il soit écrit par une femme qui veut faire le mec , mais que ça se voit : vulgarité forcée , fantasmes que les mecs vont trouver typiquement féminins ( le mec en femme , la femme mariée qui se découvre lesbienne , le strip tease final du beau hockeyeur au coeur pur ... ) . Mais à part ça le film est marrant : les hyènes font peur à tout le monde !
On imagine un truc semblable sur le foot avec Mourinho en entraîneur ... Canto serait le père la castagne , Gourcuff le bellâtre , Mélanie Doutey aimée des femmes , et une blonde quelconque ( Virginie Effira , Sylvie Testud , Isabelle Carré ) la délaissée ... on donnerait ça à réaliser à Kassovitz ( ou Durringer ) et Ferrari , Tsamère et Babass joueraient les trois stooges bien destroy ... Marianne Mako aurait écrit le scénario juste pour agacer Thierry Roland qui préférerait du coup mourir avant .
À l'étude ...


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