Plus de doute possible, le prolifique Jeff Tweedy est le plus talentueux des songwriters américains... Wilco, qui n'a jamais obtenu la reconnaissance qu'il méritait, nous livre ici une galette qui reussit l'exploit de l'unité musicale dans la mélancolie grâce à une production performante alors que les tonalités des chansons, aux sonorités tantôt entraînantes (War on war, I'm the man who loves you, Heavy metal Drummer), tantôt intimistes(kamera) voire désespérées (radio cure, reversations) partent dans des directions bien différentes. Avec pour point d'orgue l'immense poor places, cet album post 11 septembre, intelligent, qui ne dévoile tous ses trésors qu'au bout de plusieurs écoutes, est un achat incontournable.