ARRAY(0xa7cb0ac8)
 
Profil de JEAN-CLAUDE > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par JEAN-CLAUDE
Classement des meilleurs critiques: 98
Votes utiles : 3250

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
JEAN-CLAUDE "les années rock 60/70" (france)
(TESTEURS)    (TOP 100 COMMENTATEURS)   

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20
pixel
Old Five & Dimers Like Me
Old Five & Dimers Like Me
Prix : EUR 17,95

4.0 étoiles sur 5 Pour commencer une vie dans la country., 10 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Old Five & Dimers Like Me (CD)
Billy Joe Shaver n’est pas le plus populaire des pratiquants de l’Outlaw, vous savez… cette race de country marginalisée dont je vous ai tant vantée les facettes jusqu’ici. Là où brillent les Willie Nelson, Guy Clark, Kris Kristofferson, Steve Earle, Mickey Newbury, Waylon Jennings ou David Alan Coe, Billy Joe Shaver reste une énigme pour le commun des mortels. Pas pour les férus du genre qui vous diront toute la haute considération dans laquelle est tenue cette grande figure de la country dans le milieu des stetsons et des rednecks. Ceux-ci avancent même le terme de légende, donc on fera confiance à leur jugement…

S’il n’est pas aussi connu que ses illustres confrères, Billy Joe Shaver n’en a pas moins écrit de belles pages dans l’Outlaw. A ce titre, Old Five And Dimers Like Me (1973), son premier LP, tombe comme un cheveu sur la soupe pour étayer ce constat.

Excellent interprète à la voix agréablement rauque, BJS se double d’un talentueux songwriter ; ses confrères du métier ont un œil permanent sur son répertoire et, à ce titre, Old Five And Dimers Like Me est un véritable allié au service de sa popularité. Par cet album, il s’ouvre une voie royale tant pour l’accomplissement de ses desseins personnels que pour servir les intérêts d’une concurrence envieuse de la qualité de sa plume et à la peine pour se hisser à son niveau.

Il ne surprendra donc personne que l’œuvre de Billy Joe Shaver soit constamment et régulièrement visitée, même par les meilleurs comme Tom T. Hall, Kris Kristofferson, Bobby Bare, Johnny Cash qui a enregistré 25 chansons de Shiver, David Allan Coe, Elvis Presley, Waylon Jennings ou les Allman Brothers. Grâce à ces derniers, le répertoire du texan compte des pièces devenues depuis des classiques de la country outlaw à l’image de Willy The Wandering Gypsy And Me, I Been To Georgia On A Fast Train, Ride Me Down Easy, Sweet Mama ou Good Christian Soldier.

Dans le même temps que sort Old Five And Dimers Like Me (1973), Waylon Jennings publie pour RCA Records un LP de musique country (Honky Tonk Heroes) dont 9 des 10 titres sont signés BJS. Ce disque est considéré comme un élément charnière déterminant dans la transition entre Nashville et l’outlaw. Premier vrai opus hors la loi, il est par ailleurs capital pour Billy Joe Shaver qui n’est encore qu’un illustre inconnu. Les deux albums sont étroitement liés avec quatre morceaux en commun. La presse rock acquiesce, BJS est lancé.

Monument Records héberge son premier jet, un mélange de country, de blues et de folk et Kris Kristofferson le produit. Black Rose, Old Five And Dimers Like Me, I Been To Georgia On A Fast Train, Jesus Christ Was A Man, Willy The Wandering Gypsy And Me, Serious Soul, Low Down Freedom, Bottom Dollar, L.A. Turnaround dévoilent un charme incomparable et se positionnent comme une belle vitrine pour situer le talent de cet artiste. Les amateurs du genre seront preneurs ; pour les autres, Old Five And Dimers Like Me est tout indiqué pour les amener à la country (PLO54).


Philips GC9224/20 PerfectCare Expert Centrale Vapeur Repassage sans Réglage Autonomie Illimitée Bleu/Blanc 1,5 L
Philips GC9224/20 PerfectCare Expert Centrale Vapeur Repassage sans Réglage Autonomie Illimitée Bleu/Blanc 1,5 L
Prix : EUR 259,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Super !, 10 avril 2014
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Nous avions une centrale vapeur de marque concurrente dont nous étions très satisfaits par ailleurs. Le modèle de Philips va encore plus loin. Moins lourd dans sa partie fer + base, plus facile à utiliser, sans réglage permettant de passer du jean à la soie sans manipulation, mise en température accélérée, bonne glisse…. il en résulte un gain de temps, une simplification du repassage appréciables. Deux petits couacs cependant : le premier est qu’il est un peu plus bruyant que le modèle précédent et le deuxième, c’est que la tâche de repassage m’échoît désormais pour avoir vanté avantageusement ses qualités. J’aurai dû la fermer au regard de la pile de linge qui m’attend.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 14, 2014 6:27 PM MEST


Défibrevet - Cahier tout-en-un : Préparer et réussir son Brevet (3e)
Défibrevet - Cahier tout-en-un : Préparer et réussir son Brevet (3e)
par Bordas
Edition : Broché
Prix : EUR 9,49

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 J'adhère complètement., 10 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Défibrevet - Cahier tout-en-un : Préparer et réussir son Brevet (3e) (Broché)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Très bel instrument pour préparer au brevet. L’essentiel des matières y est consigné. Entre cours réduits au plus important pour rafraîchir des bases généralement acquises et mises en application par le biais d’exercices, Défibrevet est un produit qui mettra les futurs candidats au brevet dans les meilleures conditions. J’adhère.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 14, 2014 7:25 PM MEST


Aquashow
Aquashow
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 161,95

5.0 étoiles sur 5 Fils de ?, 6 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Aquashow (CD)
Gros consommateur de labels dans la phase initiale d’une discographie démarrée en 1973 avec Aquashow, l’Elliott Murphy des 70’s passe allègrement de Polydor à RCA et de RCA à CBS. Malgré le fait d’avoir consommé trois maisons de disques en quatre ans entre 73 et 77, le new yorkais, vieux pote de Springsteen auquel on le calibre souvent, n’en affiche pas moins une belle régularité dans la performance. La qualité constante de ses premiers travaux mérite que l’on s’intéresse de plus près à cet artiste qui croise entre le Bowie acoustique et Dylan, Reed et Newman. En soulevant le pan d’une carrière constellée d’une grosse trentaine de LP, on sera surpris de découvrir les pépites qui y germent.

Cet européen convaincu et parisien reconverti depuis la fin des 80’s gagne incontestablement à plus de reconnaissance, en vertu d’une carrière rondement menée et pourtant passée sous silence, au service du folk-rock qu’il affectionne en particulier. L’ensemble de l’œuvre de Murphy n’a d’ailleurs pas échappé à la toujours très branchée mairie de Paris qui, par la voix du prédécesseur de l’ardente espagnole, lui a décerné sa médaille Vermeil en 2012. Je sais, replacer l’événement dans la cajolerie bobo et la mascarade culturelle parisienne ambiantes n’est pas forcément un critère, mais, désolé, je n’ai pas d’autres références.

La guitare et l’harmonica dont le natif de Garden City est souffleur expert, ses attributs instrumentaux de prédilection, accompagnent un songwriting personnel abouti et restitué via son propre organe vocal, au demeurant fort compétent si l’on s’en réfère à Aquashow, première pierre vinylique salué haut et fort par la critique du moment. Ses géniteurs ont donc été particulièrement bien inspirés de pousser au cul ce gamin talentueux et précoce pour qu’il s’investisse à donf dans le rock.

Aquashow, sorti en 1973, marque un premier rendez-vous avec la popularité. C’est à partir de ce disque qu’on lui trouve des atomes crochus avec le Zim et l’Europe va pouvoir vite en juger, puisqu’il en est un client régulier. Murphy y est immédiatement porté au pinacle, moins que chez lui où, malgré une crédibilité reconnue, il ne séduit pas vraiment ; on reconnaît chez le plus français des auteurs-compositeurs-interprètes américains, une très jolie plume, mais cette reconnaissance ne sera jamais suffisante pour que sa réussite artistique s’accompagne parallèlement d’un succès dans les bacs. Dans ce contexte, la carrière de Murphy se dessine de hauts et de bas, il n’a rien de la star façonnée par les maisons de prod’ avides ; lui, c’est à l’huile de coude qu’il s’est fait en commençant par les angles de rues.

En France, on l’a à la bonne, public comme labels (New Rose et Last Call surtout) témoignent un réel et durable soutien à ses travaux depuis le début des années 80, où il a mis le pied sur le sol frenchie. J’ai même eu, en Belgique, l’occasion de tâter du Murphy scénique, l’artiste est à la hauteur de l’excellente réputation dont il jouit.

Venons-en à Aquashow. Le LP triomphe d’emblée et force le respect. Inspiré, ce troubadour doublé d’un auteur de nouvelles fait montre d’une maturité étonnante pour un mec qui accumule seulement 24 printemps sous la coiffe.

Fait pour Polydor, cet opus déroule un splendide folk rock de sa propre composition derrière lequel on devine aisément qu’il en pince pour Dylan. La presse, pas à une catégorisation près en fait rapidement le fils de Bob. Aquashow, au titre emprunté à un spectacle de son père dans les années 50, ouvre son compteur discographique avec ce qui reste sa grande signature, Last Of The Rock Stars, et dans le sillage de laquelle se placent immédiatement les les succulents Marilyn, How’s The Family, ironique, Like A Great Gasby qui réfère à son idole littéraire, F. Scott Fitzgerald, le sombre Hometown, le blues White Middle Class Blues, Hangin’ Out ou Graveyard Scrapbook. Derrière s’enchaînent alors une série de LP gagnants. Murphy évite de tomber dans le piège du énième clone de Dylan en affichant sa propre personnalité et une rare intelligence. J’adore (PLO54).


Toboggan - Edition Limitée
Toboggan - Edition Limitée
Prix : EUR 20,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 En marge, mais tellement essentiel., 3 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Toboggan - Edition Limitée (CD)
J’admire ce mec qui fait son métier de la plus belle des manières. Quand on sait la difficulté d’écrire, on ne peut que se confondre en admiration pour la facilité et le naturel avec lesquels Jean-Louis Murat fait chanter sa plume. Dans un hexagone musical ennuyeux, qui part en sucette pour balancer outrageusement en faveur d’airs dégénérés, de modèles de vulgarité venus généralement d’Outre-Atlantique, il est rassurant de constater que des troubadours intellos et apaisés comme Jean-louis Murat ou des baroudeurs survivants comme Bernard Lavilliers occupent avec réussite une scène artistique d’expression française qui faillit gravement, ne dit plus rien, numérise à tout berzingue, prise en otage par une société qui fait de la nullité, de l’ersatz, du copié-collé, de l’à peu-près et de l’échec sa norme pour vendre et du fric son quotidien.

Les anciens d’hier sont malheureusement les seuls héros d’aujourd’hui encore à même de fédérer autour d’un cocorico digne d’intérêt, les seuls aussi à réveiller en nous le plaisir d’une réunion autour du feu de camp, avec pour seul argument pour convaincre la bonne vieille guitare sèche. On vit un drame, ma p’tite dame, quand on accorde trop de place à une France en extase de trouer son slip quand elle pète, et quand ceux appelés à relayer notre patrimoine culturel font une faute par syllabe. Si vous saviez où l’on va, ma p’tite dame …

Murat l’Auvergnat, Murat le bougnat, dont la terre natale vulcanale vallonnée est toujours si proche de ses chansons, a l’amour de sa France, de sa langue, de ses mots. L’Auvergne, c’est son Texas à lui. Il aurait pu faire l’artiste chez l’Oncle Sam, en Indiana, en Arizona ou dans le Montana, des espaces qui ont nourri son imaginaire, mais il a un tel lien avec son pays que cela ne lui a jamais effleuré l’idée. Pourtant dans l’esprit…

Il aurait pu s’installer à Paris la capitale, l’ordonnatrice, celle qui décide de tout parce que c’est elle qui crache au bassinet, offrant la seule contrepartie d’assurer le casse-croûte, mais Paris est très éloignée de la périphérie de Clermont-Ferrand en termes d’art de bien vivre. Bien plus qu’en kilomètres. Toujours cette relation avec la nature …

Même s’il n’est pas gros vendeur, Murat demeure une des dernières voix gauloises, pierreuse et cristalline, délicate, au timbre si particulier spontanément identifiable. Son chant strie l’air de mots et de notes qui n’appartiennent qu’à lui. Depuis presqu’une vingtaine d’albums studio, Murat nous ensorcelle et nous invite, dans son sillage, à arpenter les monts érodés de son Massif Central, histoire de régénérer et le corps et l’âme.

Toboggan, son dernier effort solo de 2013, l’amène à arroser pour une énième fois les disquaires d’humeur pastorale. Il tient de l’Auvergne bucolique, les aboiements, les hurlements, les beuglements, les craquements, le souffle et les symphonies de sa nature environnante, celle qui bruisse silencieusement et sereinement sous ses fenêtres ouvertes aux quatre vents. Cette atmosphère à lui familière se glisse entre ses mots et ses notes. Son univers du moment se veut moins rock que dernièrement, plus acoustique.

Foin de gratte électrique, ni de basse ou batterie (sauf Over And Over), Murat la joue à domicile, à l’économie et en quasi reclus dans sa maison studio, en solitaire, avec pour unique boussole une écriture souvent décalée, habillée de contes à symboles (Agnus Dei Babe, Robinson), de berceuses enfantines (Le Chat Noir, Belle, Amour n’est pas querelle) et génératrice d’infiniment d’émotions.

De l’étincelant et ouaté Il Neige au pouls contenu, au final J’ai tué parce que je m’ennuyais, la collection en 10 titres de Toboggan offre un superbe voyage supplémentaire en laid back au pays d’un Murat, fine lame de la langue de Molière et musicien avisé. Le mieux est de se laisser bercer par la très agréable compagnie de Murat, en marge mais tellement essentiel, incapable de rentrer dans le moule par la faute de Bergeaud, et par sa délicieuse, apaisée et nonchalante dérive folk, ainsi que par la beauté des mots de son intimité et des images qu’ils suscitent (PLO54).


Israel Nash's Rain Plans
Israel Nash's Rain Plans
Prix : EUR 12,75

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Non, la west-coast n’est pas morte., 31 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Israel Nash's Rain Plans (CD)
Depuis l’écoute de son premier LP, l’excellent New York Town (2009) qui évoque beaucoup le Bruce Springsteen du début de carrière, je me suis pris d’une vraie passion pour Israel Nash Gripka, natif du Missouri. Son second jet, le triomphal Barn Doors And Concrete Floors (2011) n’ayant fait que confirmer l’obligation de ne pas relâcher mon attention sur cet artiste, arrive le numéro trois de la jeune discographie de ce songwriter élogieusement considéré et favorablement éprouvé par le milieu.

A l’instar de ses devanciers, le troisième volume solo d’Israel suscite d’amicales, de respectueuses et répétées tapes dans le dos de son auteur, valide les sympathiques manifestations d’admiration qui circulent sur son œuvre depuis sa genèse. Cette petite perle trempée dans la tradition rurale ricaine et qui nous est tombée dans les bacs au quatrième trimestre de 2013 va même encore plus loin : elle a la beauté des plus beaux spécimens de l’Americana.

Hymne à une nature suggéré par sa nouvelle vie dans les grands espaces texans, un environnement doublement campagnard et montagnard qu’Israel a progressivement apprivoisé, Rain Plans (2013) marque une avancée supplémentaire et capitale dans le parcours d’ING. Cet album doit être pour lui la passerelle favorisant définitivement son éclosion auprès d’un panel plus étiré d’auditeurs.

Là où l’affaire séduit plus particulièrement le fan de west-coast que je suis, c’est son esprit. Rain Plans ramène au Buffalo, au Loner et à son Cheval Fou, à Crosby Stills Nash & Young. Avec Jonathan Wilson qui, la même année et dan l’album Fanfare, ressuscite Laurel Canyon, je suis radieux d’observer que la légendaire et incontournable scène angeline de 60/70 inspire toujours. Il est plutôt réjouissant que ces p’tits jeunes redonnent vie à ce formidable et mythique creuset de la musique américaine.

Rain Plans, publié pour le compte de Loose Music, est un des disques majeurs de la production discographique amerloque de ces derniers mois ; il nous replonge dans les premiers pas du folk rock d’antan. Belles mélodies, écriture intense, parfois noircie et désespérée, batterie lourde mais basse souple, harmonies vocales aériennes, humeur laid back, jeu de gratte à la Neil Young, belle voix fluette et fragile, un peu noyée dans le mixage cependant, ambiance éthérée, envoutante et country sans l’être vraiment, brassage d’acoustique et d’électrique, slide d’une belle douceur… le plaisir est au bout de l’écoute. Il y a de la grandeur dans cette œuvre, qui traduit magnifiquement les grands espaces qui s’étirent sous les yeux du résident de la périphérie d’Austin. J’ai pris personnellement un méga panard à souscrire à ce disque subtile, sophistiqué, à la saveur hippie et très tranquille mené par un groupe d’excellents et sobres musiciens qui se contentent de bien assurer leur partition. Les McClellan, Joey, guitariste et Aaron, bassiste, John Fleishman, batteur, et Eric Swanson, pedal steel guitare, encadrent Israel Nash Gripka (banjo,guitare,harmonica) . En live, je pense que ça doit bien donner…

Rain Plans est audacieux et compétent ; la prise de risque de son auteur est concluante après deux albums précédents différents. Sa nouvelle orientation a toutes mes faveurs de Woman At The Well à Rexanimarum. N’attendez donc pas de moi que je me mouille pour faire remonter un titre plus qu’un autre. Cet univers est le mien. J’applaudis donc des deux mains l’initiative d’ING et j’attends impatiemment une suite à cet opus extraordinaire. Et je pèse mes mots (PLO54).
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 2, 2014 8:59 PM MEST


The River & the Thread
The River & the Thread
Prix : EUR 14,99

5.0 étoiles sur 5 Lettre à Rosanne., 29 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The River & the Thread (CD)
Rosanne, j’ai l’honneur de partager avec toi le fait d’être né la même année que toi, qui plus est le même mois. Seul le jour diffère. Si je me réfère à un cycle reproducteur basique, Johnny Cash, ton papa star a eu un rapprochement polisson avec ta mère un peu plus tôt que le mien, Robert avec maman. Cela porte sur un rien, 6 jours, mais ce détail ne m’a pas échappé.

Je connais bien ton père, chanteur, guitariste et songwriter d’american country. Moins ta maman Vivian. Récemment, je parlais encore de ton ex, Rodney Crowell. J’aime bien Rodney et j’aimais beaucoup ton majestueux géniteur dont tu es la fille ainée, il me semble.

Alors comme ça, tu fais aussi dans la zizique. Comme papa, tu as chopé le virus de la country. T’as dû être bercée trop près des murs des studios de Nashville. En tous cas, chapeau Rosanne, tu es bien la digne héritière de ton légendaire père. Je vais être franc avec toi, je n’ai pas beaucoup suivi ta carrière depuis 3 décennies que tu pratiques, mais là, pour le coup, je suis tombé sur ton dernier jet, The River & The Thread (2014). Très bien, ton travail.

Les chansons sont toutes de toi, il paraît ? Des nouveautés qui plus est. Ca sonne achement bien. Pour les guest, t’as pioché dans le carnet d’adresses de papa, j’me trompe pas ? John Prine, Derek Trucks, Tony Joe White, Kris Kristofferson, c’est pas d’la première jeunesse, mais ça a pignon sur rue, non ? Même Rodney est venu. Je l’aime bien Rodney, mais il me semble te l’avoir déjà dit. Je radote que veux-tu. Ce doit être l’avancée dans l’âge. Elle m’affecte plus que toi au regard des photos récentes que j’ai pu voir de toi. Le temps n’a pas d’emprise sur toi.

Donc, ça fait quatre ans que tu n’avais rien publié. Depuis 2010 et The List, m’a-t-on soufflé. C’est ton mari qui produit, paraît-il. John Leventhal, c’est ça ? Il te file la main à l’écriture aussi selon mes sources.

Ton album sent bon le sud. C’est là que tu es née et que tu as grandi ? Tes racines quoi, ta culture… country, rock, pop, blues, jazz et gospel. C’est loin de Manhattan, tout ça. C’est là que tu vis depuis un moment, pas vrai ?

Par contre, je tenais à te dire combien je suis séduit par la modernité, la fluidité et l’ambiance atmosphérique qui émanent de ton répertoire et de ta musique. On dirait un carnet de voyages ton truc. Et puis, ta voix… elle est jolie ta voix, nuancée comme papa. Les chiens ne font pas des chats…

J’ai un faible, je te l’avoue, pour Money Road. C’est puissant cette affaire, mais 50.000 watts ou When The Master Calls The Roll, ça tient bigrement bien la route aussi. Ton River & The Thread est de toute beauté, Rosanne. Je tenais à te le témoigner et à colporter le plaisir que j’ai eu à l’écouter. Chez les Cash, Rosanne, tu as su te faire un prénom. Chapeau et good luck (PLO54).


Fallen Angel : Gram Parsons
Fallen Angel : Gram Parsons
DVD ~ Peter Buch
Prix : EUR 17,78

5.0 étoiles sur 5 Le chanteur particulier de Dieu., 29 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fallen Angel : Gram Parsons (DVD)
Les inconditionnels de Gram Parsons seront forcément de ce documentaire, s’ils n’y sont pas déjà et depuis longtemps. Personnellement, j’ai souscrit à Fallen Angel quelques années après sa parution en 2006. Je viens de le visionner dernièrement pour une énième fois et pour remettre de l’ordre et de la clarté dans les souvenirs qu’il m’en restait, avant que de vous en faire le commentaire.

Les Gramfans connaissant leur Parsons sur le bout des doigts, n’ignorant rien de ses faits et gestes d’alors, n’apprendront pas forcément grand chose de ce docu qui conforte les biographies éditées sur papier ; par contre, Fallen Angel aura un réel intérêt pour les ceusses non initiés aux choses d’un artiste devenu légendaire depuis et dont la pertinence de sa vision musicale deviendra une norme pour beaucoup.

Fallen Angel, première adaptation sur écran, retrace avec fascination la vie, la mort (à quelques jours près il entrait dans le sinistre club des 27) et le parcours artistique de Parsons qui aboutit à l’émouvante musique cosmique américaine à laquelle il a donné le jour et pour laquelle il est unanimement plébiscité aujourd’hui. Jusqu’alors seules quelques bio écrites, pour certaines approximatives, inexactes ou insistant abusivement et douloureusement (pour la famille) sur les failles supposées ou avérées de Gram faisaient état du sujet Parsons. Mettons-nous à la place de ses proches et comprenons leur ras le bol de relire les mêmes casseroles à chaque recoin de rédaction.

En cela, Gandulf Hennig (aidé par le biographe Sid Griffin) a instauré dans cette relation une saine et vraie confiance, les rassurant sur toute tentative de récupération commerciale de Gram ou d’exploitation outrancière des frasques jusqu’alors excessivement dévoilées dans les presses, sans scrupules ni respect pour l’artiste et les siens ; en retour il a eu l’assentiment d’une famille qui, fait rare, apporte son écot au thème ciblé par le cinéaste allemand. Pour une partie de la parenté, c’est même une première et, même si, pour l’essentiel, la quasi-totalité des faits est corroborée, le fait de l’aborder sous un angle nouveau est un plus incontestable.

Proches (sa femme Gretschen, sa demie sœur Diane, sa belle sœur Becky, sa fille Polly, le cousin John Sively III, sa nièce Avis Parsons III, fille survivante d’Avis, sœur de Gram), musiciens familiers (Keith Richards, Chris Hillman, Emmylou Harris, James Burton, Bernie Leadon, John Nuese, John Corneal, Sneaky Pete Kleinow, Chris Ethridge), confrères (Peter Buck de REM, Dwight Yoakam, Pamela Des Barres), milieu professionnel (Michael Voss d’A & M Records, le road manager Phil Kaufman), potes d’école, amis de la famille, ancien partenaire des Shilohs (Paul Surratt), d’ISB et du Flying Burrito Brothers et même le costumier qui confectionnait ses Nudies de scène bariolés, ses tenues cloutées et strass, tous interviennent dans le superbe film du cinéaste berlinois pour façonner une sorte de biographie de celui qui avait en tête de vivre à 200 à l’heure et de devenir une rock star : Ingram Cecil Connor, dit Gram Parsons, le fondateur d’un country-rock dans lequel se sont engouffré, à l’époque, les Byrds, Eagles et Rolling Stones, et plus tard des formations comme REM et sans lequel la country alternative n’aurait jamais existé.

Fallin Angel retrace l’itinéraire de ce musicien qui, à son apogée du moment, n’a jamais été populaire et commercial, encore moins soulevé les foules comme les Stones de son ami et frère de sang Keith Richards. Son heure de gloire sera posthume. Les superlatifs se succèdent alors, de son rôle décisif dans l’évolution du mythique Byrds via le séminal Sweetheart Of The Rodeo (1968) qui relie deux mondes musicaux opposés (rock et country), à la country cosmique et alternative associée à son nom pour l’éternité.

C’est d’ailleurs le Capitaine Teague de Pirates Des Caraïbes 4 qui entame l’effeuillage du récit de l’une des existences les plus poignantes et dramatiques du rock, même si l’épisode de ses obsèques est assez cocasse et sa chute plutôt morbide, significatifs du monde d’illuminés dans lequel évoluaient alors certains esprits complètement déconnectés du moment. Fallait pas laisser traîner les cachetons, l’herbe, les amphés et le Jack Daniels, sans quoi …

L’anecdote relative à l’incroyable scène de vol du cercueil de Gram, dictée par un pacte entre Clarence White et Parsons, orchestrée par son road manager et exécuteur de la promesse, Paul Kaufman, est ici mise à plat par son auteur et les acteurs qui ont accompagné ses derniers instants. Les derniers doutes sont ainsi dissipés sur des faits présentés souvent dans des versions abracadabrantes et déstabilisantes pour une famille qui voulait des funérailles à la hauteur de leur amour pour Gram.
Une grande pudeur se tisse autour de cette péripétie, même si Phil Kaufman, coupable d’avoir détourné le corps et d’y avoir mis le feu, ne fait pas toujours dans la demie mesure pour l’expliciter. Mais c’est Kaufman, un fort en gueule pour ne pas dire une grande gueule, au regard de sa propension à facilement se vanter dans son autobiographique Road Mangler Deluxe, livre sur son expérience dans l’industrie du disque.

L’approche de Hennig alterne entrevues, courts extraits live, photographies et films personnels, images d’enfance et familiales, lettres, le tout sur fond musical soulignant la grandeur de l’œuvre du concerné. Un lot assez conséquent de documents jusqu’alors inaccessibles et jamais publiés alimente ce Fallen Angel. Autant que faire se peut, progressivement, le documentariste parvient à détourner le spectateur des mauvais plis du Parsons autodestructeur, contribuant ainsi à la réhabilitation d’une image que les prises de drogue ont écornées et dont la presse a, avec insistance et au-delà de ce qui est permis, grossi les traits. Le travail d’Hennig réanime beaucoup d’émotions enfouies. Beaucoup d’intimes de Gram, de par le cœur ou de par la note, n’ont pas fait le deuil de la perte immense de celui vu comme le chanteur particulier de Dieu. Les larmes de Gretschen Parsons Carpenter, sa veuve à 21 ans, sont à elles-seules révélatrices de toute la peine que véhicule encore la mémoire du mari, du frère, du cousin, du pote, du confrère, de l’artiste. Elles sont aussi les nôtres (PLO54).


Going Back Home
Going Back Home
Prix : EUR 14,99

2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Baroud d’honneur ?, 28 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Going Back Home (CD)
Joli coup. Wilko Johnson et Roger Daltrey réalisent un joli coup avec ce Going Back Home que le label Chess vient de publier début mars 2014. Il marque par la même occasion le grand retour sur le devant de la scène de deux grands pontes du rock anglais.

Petit debriefing pour les Nuls et les ceusses qui n’étaient même pas encore imaginés dans les plans cul de papa-maman… Wilko Johnson, alias John Wilkinson est une figure singulière et autorité incontournable de Dr Feelgood, le roi du pub rock british, entre 1971 et 1977. Guitariste, chanteur, compositeur et spectaculaire personnalité du Feelgood scénique avant de tempérer ses ardeurs dans une carrière solo, Wilko, dont l’état de santé actuel laisse augurer un méchant crabe du pancréas au point qu’il se murmure qu’il est déjà convoqué à la prochaine réunion de la Grande faucheuse, Wilko, disais-je, a servi de modèle aux zicos de la branche punk de la fin des 70’s.

Roger Daltrey a pour point commun avec Wilco d’avoir foulé les mêmes podiums anglais, mais avant lui, le chanteur charismatique des Who étant de trois ans son aîné. L’ancien ouvrier métallurgique londonien, fervent opposant aux drogues quelles qu’elles soient, partage aussi avec son partenaire de Going Back Home le privilège d’avoir pris part à une série TV ricaine : Strange Frequency (2001) pour Daltrey, Game Of Thrones (2011/2012). Par ailleurs, pour ceux qui ne connaissent pas Daltrey mais sucent et resucent les Experts sous toutes leurs déclinaisons, l’ancien Who est la voix des divers génériques.

Ces deux cadors du rock ont décidé d’unir leurs compétences sur un projet à l’esprit R & B et bluesy en germination depuis un soir de 2010 où ils se sont trouvé des atomes crochus pour Johnny Kidd & The Pirates (années 50/60), une de leur influence artistique conjointe. Seul le temps et leurs engagements respectifs n’ont pas permis de le mener à terme plus tôt. Le cancer de Wilko semble avoir été décisif dans l’accélération de ce disque.

Le répertoire est essentiellement articulé, pour 10 titres, autour du catalogue trapu du Johnson des meilleures heures sous Dr. Feelgood ou en solo, le dernier étant une reprise de Can You Please Crawl Out Your Door de Bob Dylan. Essai concluant, malgré la précipitation et l’urgence à mener l’affaire dans les meilleurs délais.

Dans ce contexte, il faut souligner la force de l’engagement de tous les acteurs, boostés comme rarement et déterminés comme jamais à voir aboutir cette entreprise et surtout à la faire briller ce qui n’a rien d’une B.A. L’investissement instrumental de Mick Talbot (claviers), Norman Watt-Roy (basse) et Dylan Howe (batterie) est à ce titre particulièrement louable tout comme l’est le courage dont fait montre présentement le malingre Wilko. Rien de sa maladie ne transpire ici dans la prestation qu’il livre. Sa guitare y lâche certainement ses dernières salves, mais elles sont encore généreuses et vigoureuses. Comme Daltrey grogne comme à son apogée, l’effet est garanti, d’autant que Going Back Home bénéficie d’un son power trio en tous points bluffant.

Au contraire, l’ex-Feelgood ne se départit jamais de sa bonne humeur, tire tout son monde dans un sillage récréatif optimiste : un bien bel exemple de vie pour quelqu’un qui, au moment des enregistrements, ne devait plus être de ce monde et qui s’offre un rab de répit dont il profite pleinement. Nous ne pouvons que souhaiter à Wilko de jouir de ce très bel album le plus longtemps possible. Il peut aller fièrement le porter dans une tournée de promo. A condition de la dame à la faux lui en laisse le temps. Joli coup, Wilko, joli coup (PLO54).
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 3, 2014 8:54 PM MEST


Can'T Get Enough
Can'T Get Enough
Prix : EUR 15,99

4.0 étoiles sur 5 Du beau linge au m2., 28 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Can'T Get Enough (CD)
Attendons un peu pour voir si on peut affubler ce trio du statut de super groupe. Il ne suffit pas d’être 3, d’appartenir pour deux d’entre eux et depuis presque 50 ans au gratin du rock (Stephen Stills et Barry Goldberg) pour user d’une panoplie de qualificatifs réservés traditionnellement à une élite : Cream, Jimi Hendrix Experience, Blind Faith et Z.Z Top, les plus populaires ; à un degré moindre, Beck Bogert Appice, West Bruce Laing, des projets qui ont flirté avec le haut niveau du power trio.

Stephen Stills sait de quoi il retourne en matière de tierces musicales, étant lui-même un pilier de Crosby Stills & Nash. L’heure de gloire du claviériste Goldberg, l’autre vétéran des Rides, a notamment consisté à former l’Electric Flag avec Mike Bloomfield (1967) et à graviter dans l’environnement de Dylan, bien qu’il ait réalisé une belle carrière d’auteur-compositeur ce qui lui a valu d’être repris par de nombreux artistes, parmi lesquels Joe Cocker, Rod Stewart, Gram Parsons ou Steve Miller.

Le troisième larron, un des meilleurs guitaristes de blues actuels, Kenny Wayne Sheperd, appartient à une plus jeune génération. Il fait irruption dans la profession en 1995. Quand il naît en 1977, Stills, de 32 ans son aîné, affiche au compteur un passé prestigieux avec Buffalo Springfield, peut-être plus prestigieux mais sous-estimé avec Manassas et publie alors son cinquième LP avec Crosby Stills & Nash (CSN), sans compter que sa besace personnelle est déjà bien chargée. Goldberg, le grand pote de Mike Bloomfield avec lequel il pointe sur le mythique Super Session de Bloomfield/Stills/Kooper, est trois ans plus vieux que Stills. Outre l’Electric Flag, il est derrière l’Ivar Avenue Reunion, le Barry Goldberg Blues Band, le Barry Goldberg Reunion ou encore KGB.

Ajoutez derrière ce trio majeur, le batteur Chris Layton, un ancien de la maison Stevie Ray Vaughn, Kevin McCormick, bassiste qui a bossé avec Crosby Stills & Nash, Jackson Browne, Bonnie Raitt, Bruce Hornsby ou encore Nils Lofgren ainsi que le percussionniste Luis Conte (James Taylor, Phil Collins…). Pas le genre de musiciens à venir simplement poser pour la photo…
Blues-rock. Les Rides, dont on doit l’idée à un Stills fortement appuyé par Goldberg, font dans le blues-rock comme le restitue le répertoire de Can’t Get Enough (2013), album inattendu, passé inaperçu aux yeux de beaucoup et pourtant publié depuis 8 mois déjà. Partagé entre une écriture assurée par les membres des Rides (Don’t Want Lies, Can’t get Enough et Only Teardrops Fall) et des reprises plutôt inspirées de cadors du rock et du blues (Muddy Waters, Elmore James, Neil Young, Stills, Stooges), Can’t Get Enough, sorte de live de studio, dévoile que les papys et leur succession ne sont pas là pour faire de la figuration.

L’affaire est sérieuse, impressionne dans son mélange entre anciens et modernes, et mérite d’ores et déjà une reconduction dans le temps ; elle est à suivre avec grand intérêt. La collection spontanée et réussie de blues-rocks lourds et classiques ici portée et réalisée en une petite semaine, plaide incontestablement en faveur d’un bis repetita, voie dans laquelle les acteurs, visiblement satisfaits de leur prestation et il y a de quoi, semblent signer des deux mains et plutôt deux fois qu’une.

Ces Rides, dans leur première version discographique, prennent les traits d’un vrai projet à long terme. On s’éloigne donc de l’idée du groupe sans lendemain ou de la réunion ponctuelle de stars du rock. Dans les cartons s’annonce un deuxième jet dont l’écriture est entamée ; on entrevoit à l’horizon de ce N°2 des titres originaux en cours de prépa. Par ailleurs, une tournée de promotion de Can’t Get Enough a depuis été engagée.

Stills et Goldberg d’un côté, et Shepherd, de l’autre, montrent une belle complémentarité et allient la maîtrise instrumentale insolente et arrogante des seniors à l’énergie de la jeunesse. Les anciens font fi de leur forte personnalité et le petit, posé et réservé que Stills invite à se dépasser, se fond trop gentiment dans un moule collectif qui permet de tirer le meilleur parti d’un répertoire qui avait tout de la chausse-trappe. Puisse-t-il dans les desseins annoncés des Rides en lâcher plus encore et tout déchirer…

Dans l’attente de réécouter ce groupe (pas encore super groupe) que je vais désormais surveiller comme le lait sur le feu et dont je me fais fort d’épier les moindres faits et gestes à l’avenir, je me réjouis de retrouver Stills à un si haut niveau. Ses fans ont tellement et si longtemps attendu. Pour l’heure, permettez-moi de lancer une ola pour son retour sur le devant de la scène, pour cette unité aboutie et ce disque très très accrocheur (PLO54).


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20