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Contenu rédigé par Riga
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Riga (Paris, France)

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La Gouvernance par les nombres
La Gouvernance par les nombres
par Alain Supiot
Edition : Broché
Prix : EUR 22,00

3 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Très mauvais livre, 11 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Gouvernance par les nombres (Broché)
Ecrit par un professeur au Collège de France sur un thème très important lié au fonctionnement des sociétés contemporaines, le lecteur est en situation d'en attendre beaucoup. C'est peu dire que la déception est à la hauteur des espoirs. Ce livre est sur le plan scientifique extrêmement faible et l'érudition de l'auteur est assez contre-productive au final car elle l'amène à se disperser page après page dans toutes les directions, sans jamais réellement démontrer quoi que ce soit.

Le discours tenu n'a absolument aucune rigueur et la moindre analogie douteuse sert de démonstration ou de justification d'un postulat de départ de l'analyse.
A titre d'exemple, en partant d'un petit laïus sur l'horlogerie, l'auteur écrit que ce modèle physique de l'horloge servait de base à une vision de l'homme en tant que machine et que l'arrivée de l'ordinateur a accéléré ce processus, en conduisant aujourd'hui à la recherche par le gouvernement de "l'homme programmable". De là vient alors un postulat de départ absolument général, qui est de considérer dans le système actuel l'homme comme une machine à programmer et de renvoyer du coup dos à dos communisme et libéralisme (ou plutôt ultra-libéralisme, souvent évoqué, mais jamais défini). On est parfois aux frontières d'un trip sous LSD qui aurait mal tourné.

Lorsqu'il aborde un sujet en particulier, le niveau de connaissance mis en œuvre dépasse rarement le stade la première année universitaire, par exemple avec la présentation de la théorie des jeux et du dilemme du prisonnier. Sa critique de la théorie des jeux revient à critiquer le modèle qui est présenté de façon introductive en première année, très volontairement simplifié pour faire apparaitre un paradoxe intéressant.
S'il était allé jusqu'à un manuel de master, il aurait vu que toutes les critiques qu'il fait à la théorie des jeux sont déjà prises en compte et dépassées depuis des années.
Par ailleurs, sa conclusion selon laquelle ce modèle sert de base à la justification du contrat n'est pas correct. S'il y avait un contrat entre les individus, la modélisation du jeu initiale ne serait plus correcte, puisque la phase de signature du contrat et celle d'exécution ou de litige devraient être modélisées, donnant lieu à un autre jeu et donc à d'autres conclusions. Le problème du dilemme du prisonnier standard est justement qu'aucune forme de contrat ou autre ne peut lier les deux acteurs (il existe de nombreux livres en français sur ce sujet).

Sa vision du "théorème de Coase" est également imprécise. Ce dernier ne dit pas que les arrangements privés sont supérieurs à la réglementation ou à la loi. Son but est justement de proposer un outil de plus à la disposition du régulateur pour régler des comportements économiques inefficients. Cela complète par exemple la proposition initiale de Pigou de recourir à la taxation. Dans les deux situations, lorsque tout fonctionne bien, la situation redevient la situation optimale, il n'est pas possible par définition de dire qu'un mode de règlement est supérieur à l'autre. Lorsque des imperfections existent, il n'y a pas de résultat comparatif général.

A d'autres endroits, c'est même la simple description de processus factuels qui pose problème. A titre d'exemple, lorsqu'il aborde la question de l'analyse économique du droit (Law & Economics), l'auteur dit (p. 190) que celle-ci a été introduite en France en 2008 par l'ouvrage de 2 juristes canadiens. Son introduction est bien entendu largement antérieure, on trouve énormément de choses en langue française dès les années 90 (en supposant que les français ne savent pas lire l'anglais), même si comme toujours, les manuels introductifs de synthèse arrivent plus tard et ne précèdent presque jamais l'arrivée des champs de recherche quelque part (l'ouvrage de 2008 n'est d'ailleurs même pas le premier manuel en français sur le thème).

Il tombe également dans le travers de désigner tout un tas de personnes invisibles qui diraient des choses terribles, sans que l'on ne sache vraiment jamais qui parle et pour dire quoi. Il y aurait ainsi aujourd'hui en France (P. 181) des sectateurs issus de l'intelligentsia qui défendraient le marché total comme hier ils défendaient Mao et Staline (et donc le marché et la planification soviétique sont équivalents, CQFD). On ne sait pas qui sont ces personnes, ni même en quoi un pays socialisant 58% de son PIB vit dans un système de "marché total", mais on retrouve ces affirmations tout le long du livre, sans jamais plus de démonstration que cela.

En bref, tout dans ce livre est imprécis, mal construit, peu rigoureux. Sa lecture ne fera que confirmer ceux qui pensent vivre sous la dictature du marché dans leurs croyances (bien entendu, dans le livre, les seuls qui ont des croyances sont ceux qui font confiance au marché).


La société translucide: Pour en finir avec le mythe de l'État bienveillant
La société translucide: Pour en finir avec le mythe de l'État bienveillant
par Augustin Landier
Edition : Broché
Prix : EUR 18,80

9 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Excellent livre, 20 août 2010
Je n'avais pas été emballé par le précédent livre de Thesmar et Landier ("Le grand méchant marché"), les auteurs faisant preuve à mes yeux d'un trop grand parti pris, et d'un manque de recul sur certains points (conclure par exemple que les OPA sont toujours bonnes pour les salariés parce qu'une étude a montré qu'en moyenne, sur un échantillon donné, l'emploi et les salaires augmentent, c'est faire abstraction d'un certain nombre d'autres paramètres importants).
Dans ce nouveau livre, le propos des auteurs est beaucoup plus équilibré, mieux fondé, et plus consensuel. Ils partent du constat que le marché ne peut pas fonctionner correctement seul, que l'intervention de l'Etat est nécessaire, à la fois pour le faire fonctionner correctement, mais également afin de protéger les individus, parfois contre eux-mêmes. Ce constat s'appuie sur la littérature théorique, empirique et expérimentale récente en économie, en gestion et en psychologie.

Dans un deuxième temps, l'argument du besoin d'un recours à l'Etat est nuancé par le fait que l'action de l'Etat peut elle-même être capturée par des intérêts particuliers ou par un agenda politique court-termiste, et par conséquent mal remplir son rôle, détériorant parfois la situation. Les auteurs donnent beaucoup d'exemples de ces problèmes, notamment pour la France, où la possibilité même que l'Etat puisse ne pas agir dans le sens de l'intérêt général est presque toujours occulté. Un constat fréquent des auteurs est par exemple qu'en France, la possibilité de conflits d'intérêts concernant les décideurs politiques et les hauts fonctionnaires est tout simplement nié dès l'origine, empêchant toute réflexion constructive à ce sujet (le fait que le livre soit sorti quelques mois avant l'affaire Woerth donne d'ailleurs une pertinence particulière à certains propos tenus).

La troisième partie du livre consiste à donner des pistes pour améliorer cette situation, c'est-à-dire favoriser une action étatique impartiale et œuvrant pour l'intérêt général. L'action des médias est mise en avant, mais au même titre que leurs faiblesses, et leur propre dépendance à des intérêts particuliers, qui sont souvent en affaire avec l'Etat. Les médias ne suffisent donc à et les auteurs prônent alors une sorte de société de la transparence, où les experts, les citoyens et les médias seraient les analystes, puis les juges des actions de l'Etat, en se fondant sur un bilan critique complet des actions de celui-ci. Ceci nécessite notamment la communication publique d'un tas de statistiques importantes peu souvent communiquées au grand public, ni même aux chercheurs. Cette transparence et les discussions en découlant seront alors le fondement d'un débat démocratique serein, permettant d'influer sur les décisions prises.

Les auteurs se fondent toujours sur un grand nombre d'études empiriques issues de la recherche en sciences sociales, ce qui permet au livre de dépasser le simple ouvrage d'opinion. C'est ce qui fait son intérêt principal et rend sa lecture indispensable.


La Prospérité du Vice - une Introduction (Inquiète) à l'Economie
La Prospérité du Vice - une Introduction (Inquiète) à l'Economie
par Daniel Cohen
Edition : Broché
Prix : EUR 19,30

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une belle fresque, 10 avril 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Prospérité du Vice - une Introduction (Inquiète) à l'Economie (Broché)
Ce livre est sans doute le plus abouti des livres de Daniel Cohen, qui y propose une histoire des sociétés, à travers le prisme de leur développement économique. Celui lui permet en même temps de faire une présentation de l'évolution des théories économiques assez fine et intéressante, y compris des plus récentes.
Le livre est agréablement écrit, facile à lire, pour tout public, je le recommande vivement.


L'économie, c'est nous : Pour un savoir citoyen
L'économie, c'est nous : Pour un savoir citoyen
par Christian Arnsperger
Edition : Broché
Prix : EUR 18,50

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 A quoi sert l'enseignement de l'économie ?, 26 janvier 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'économie, c'est nous : Pour un savoir citoyen (Broché)
Le point de départ du livre consiste à se poser les questions suivantes : "A quoi sert l'enseignement de l'économie ? Quels sont les objectifs ? Le discours économique est-il neutre ? Comment évaluer l'enseignement en économie ?Le pluralisme dans l'enseignement des théories est-il nécessaire ?"

Comme le titre l'indique, la vision de l'auteur est que l'économie est avant tout un savoir citoyen, que les buts ultimes de l'enseignement de l'économie ne sont pas seulement fonctionnels (former le capital humain nécessaire à la production), mais également liés à la capacité des citoyens d'être en mesure de comprendre les débats sur les choix collectifs, et de voter et agir en conséquence.

Dans cette logique, l'auteur clame donc que le pluralisme dans l'enseignement des théories économiques est nécessaire, afin de donner le choix aux citoyens, de leur offrir plusieurs grilles de lecture pour chaque situation, et surtout pour les amener à développer leur esprit critique.

Il s'inscrit donc à revers de la théorie économique récente, qui se présente comme scientifique et donc neutre, sans idéologie ni parti pris, l'économiste ne cherchant qu'à éclairer la société sur les choix qu'elle doit faire. L'auteur montre que ce postulat n'est pas valide dans la mesure où les économistes dominants fondent des modèles en supposant que tous les agents sont égoïstes et rationnels, agissant uniquement dans leur intérêt propre. Il est dès lors incohérent de prétendre en retour que les conclusions et les recommandations des économistes sont en revanche elles totalement neutre, allant uniquement dans le sens de l'intérêt général. Dès lors que les conclusions des économistes servent avant tout leurs auteurs, il n'y a plus tellement de raison de croire qu'un seul discours est porteur de la "vérité" économique. Plusieurs discours sont nécessaires et c'est in fine aux citoyens de choisir parmi eux.

Le livre est plaisant à lire, les chapitres sont courts, et de nombreuses références sont données à la fin de chaque chapitre pour les lecteurs désireux d'approfondir certaines questions particulières.


Mémoires du sergent Bourgogne
Mémoires du sergent Bourgogne
par Gilles Lapouge
Edition : Relié
Prix : EUR 23,00

10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un témoignage exceptionnel, 11 janvier 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mémoires du sergent Bourgogne (Relié)
Le sergent Bourgogne était un jeune sergent de la Garde Impériale ayant fait la campagne de Russie dans son intégralité, de la marche vers Moscou, son occupation, et surtout la terrible retraite qui a suivi. La faim, le froid, et subsidiairement les cosaques étaient des sources de danger permanents. Se laisser gagner par la fatigue au mauvais moment était synonyme de mort, et manger chaque jour était une épreuve. Tout cela au milieu d'un chaos absolument effroyable, difficilement perceptible dans les livres d'histoire standard. On se rend compte en effet que l'armée se désagrège très rapidement après la sortie de Moscou, et que la retraite est effectuée de façon désordonnée, les soldats se retrouvant souvent par petits groupes totalement isolés, ne devant leur survie qu'à la chance de trouver une maison de paysan ou des feux faits par des soldats déjà repartis. On perçoit vraiment le désarroi de jeunes soldats se retrouvant à la dérive dans la grande steppe russe, ne retrouvant en général le chemin de l'armée qu'en suivant les files de cadavres qui s'amoncellent le long des centaines de kilomètres allant de Moscou vers la Lituanie, puis vers la Prusse.

Le plus fort dans ce témoignage est que tout cela se fait d'une façon digne, non larmoyante, au contraire, chaque repas est un festin, et chaque bouteille de Guenièvre est une fête pour les soldats qui la boivent. Par ailleurs, la foi indéfectible des gardes impériaux en leur Empereur est assez étonnante. Le sergent Bourgogne ne cache pas la part importante d'égoïsme et d'indifférence dont on fait preuve les soldats pour survivre, mais fait part également de gestes de solidarité ordinaires tout à fait hors du commun.

Le seul petit bémol est la préface de Lapouge, qui est un peu à coté de la plaque, alors qu'on aurait aimé une mise en perspective plus importante. A ce titre, les notes de bas de page de Bourgogne pour mettre certains éléments dans leur contexte sont meilleures.


L'Etat prédateur : Comment la droite a renoncé au marché libre et pourquoi la gauche devrait en faire autant
L'Etat prédateur : Comment la droite a renoncé au marché libre et pourquoi la gauche devrait en faire autant
par James K. Galbraith
Edition : Broché
Prix : EUR 23,30

13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 La prédation des élites au pouvoir, 10 décembre 2009
La thèse du livre est intéressante et consiste à dire que si la révolution libérale des années 80 conduite par Reagan et Thatcher a été le fruit d'une vraie révolution idéologique, portée par des individus qui croyaient en la plus grande efficacité du marché libre, de la concurrence, et de l'initiative individuelle, l'arrivée au pouvoir des conservateurs ces dernières années a plutôt été marquée par la création d'une ploutocratie dont l'objectif était avant tout de promouvoir ses propres intérêts. L'exemple le plus marquant a été celui de la présidence de G. W. Bush et D. Cheney, dont le mot d'ordre était de placer les amis aux postes à responsabilité, de donner le maximum de contrats publics aux entreprises dirigées par des proches, etc... . Cela a donné certaines catastrophes en termes de résultats, par exemple quand suite à l'ouragan Katrina, le responsable des opérations, un ami de Bush, s'est révélé être tout à fait incompétent pour mener à bien les missions qui lui étaient confiées.
La droite a donc, selon l'auteur, abandonné les principes du libre marché qui ont guidé son action au début des années 80, pour se transformer en vulgaire oligarchie, se souciant assez peu des intérêts de la société dans son ensemble.
Une autre thèse de l'auteur consiste à dire que la gauche de gouvernement a été sommée depuis des années de "montrer patte blanche" et que pour acquérir aux yeux des franges conservatrices de la population le droit moral de gouverner, elle s'est elle même convertie au libre marché et l'a défendu de façon assez frénétique, finissant par dépasser la droite en terme d'adhésion à ce mode de régulation. L'auteur critique ce changement de doctrine à gauche, et appelle cette dernière à redéfinir une stratégie économiques permettant d'apporter des solutions alternatives et crédibles aux grandes questions posées actuellement (environnement, libre échange, chômage etc...), dont les effets pervers sont en partie dûs à leur abandon aux seules règles du libre marché. Il milite notamment pour un retour de la planification dans les actions de l'Etat.
L'auteur traite essentiellement de la situation aux Etats-Unis, mais on voit clairement que l'analyse est largement transposable à la France et à d'autres pays européens.
Le livre est très intéressant dans l'ensemble, quoique de qualité inégale selon les points. Les différents chapitres de l'ouvrage sont issus de texte de nature différentes et cela se ressent un peu dans la cohérence de l'argumentation. Certains chapitres au début du livre se situent dans la débat de la théorie économique (il y a notamment une discussion passionnante sur l'absence de pertinence de la stratégie consistant à diminuer les taux d'imposition pour relever le taux d'épargne national), alors que d'autres chapitres, notamment sur la fin, sont plus proches de textes militants.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 30, 2009 11:52 AM CET


Analyse macroéconomique, tome1
Analyse macroéconomique, tome1
par Collectif
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un bon livre de macro pour la licence, 4 décembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Analyse macroéconomique, tome1 (Broché)
Les deux tomes d'Analyse Macroéconomique représentent deux bons manuels de macroéconomie. Le Tome 1 reprend l'ensemble des modèles de base en macroéconomie (IS-LM, Offre globale-demande globale, courbe de Phillips, consommation, investissement, croissance), à la fois en économie ouverte et en économie fermée. De ce fait, il couvre assez bien les enseignements de macro sur toute la Licence (L1 à L3).
Le Tome 2 est plus avancé, reprenant la théorie des cycles réels, les fondements microéconomiques de la macro keynésienne, les cycles endogènes, la croissance endogène ou l'aspect stratégique de la politique monétaire. Les thèmes traités conviennent pour des enseignements de Master (1 et 2).
Le livre date de 2000, donc notamment concernant la partie plus avancé, il commence à dater un peu, mais il reste tout à fait utilisable.

Dans le contenu, très peu d'innovations pédagogiques sont proposés, on reste dans du IS-LM très standard pour les premiers chapitres, un peu au contraire des livres américains, qui tentent de proposer des cadres plus originaux (comme par exemple dans le livre de Carlin et Soskice).
Il s'agit donc avant tout d'une présentation d'une série de modèles, dont les idées et les mécanismes généraux sont présentés, l'accent étant mis surtout sur la partie calculs, et la description des mécanismes. Cela se voit notamment dans les 4 chapitres sur la macroéconomie ouverte présents dans le tome 1, où de calculs assez longs sont nécessaires pour retrouver les résultats de chaque section, et très peu d'applications à des cas concrets sont présentés (à l'exception de 2-3 encadrés très généraux sur le Système monétaire européen). On est donc en présence d'un manuel très différent des manuels américains, qui privilégient souvent une approche moins technique, tentant de montrer comment les différentes théories proposées peuvent s'appliquer afin de comprendre des éléments du monde réel. Le problème dans ce dernier cas étant souvent un manque de rigueur dans les applications.

Un autre reproche est lié au fait que le livre a du être édité un peu trop vite, et comprend pas mal de coquilles ou de petites erreurs.

Le livre est donc recommandé dans le cadre de cours assez formalisés en macroéconomie. Le grand avantage des deux volumes est de couvrir quasiment tous les domaines des cours de macroéconomie, de la première à la quatrième année (et la 5e sur certains points).


Analyse macroéconomique, tome 2
Analyse macroéconomique, tome 2
par Jean-Olivier Hairault
Edition : Broché

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Deux bons manuels de macroéconomie, 4 décembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Analyse macroéconomique, tome 2 (Broché)
Les deux tomes d'Analyse Macroéconomique représentent deux bons manuels de macroéconomie. Le Tome 1 reprend l'ensemble des modèles de base en macroéconomie (IS-LM, Offre globale-demande globale, courbe de Phillips, consommation, investissement, croissance), à la fois en économie ouverte et en économie fermée. De ce fait, il couvre assez bien les enseignements de macro sur toute la Licence (L1 à L3).
Le Tome 2 est plus avancé, reprenant la théorie des cycles réels, les fondements microéconomiques de la macro keynésienne, les cycles endogènes, la croissance endogène ou l'aspect stratégique de la politique monétaire. Les thèmes traités conviennent pour des enseignements de Master (1 et 2).
Le livre date de 2000, donc notamment concernant la partie plus avancé, il commence à dater un peu, mais il reste tout à fait utilisable.

Dans le contenu, très peu d'innovations pédagogiques sont proposés, on reste dans du IS-LM très standard pour les premiers chapitres, un peu au contraire des livres américains, qui tentent de proposer des cadres plus originaux (comme par exemple dans le livre de Carlin et Soskice).
Il s'agit donc avant tout d'une présentation d'une série de modèles, dont les idées et les mécanismes généraux sont présentés, l'accent étant mis surtout sur la partie calculs, et la description des mécanismes. Cela se voit notamment dans les 4 chapitres sur la macroéconomie ouverte présents dans le tome 1, où de calculs assez longs sont nécessaires pour retrouver les résultats de chaque section, et très peu d'applications à des cas concrets sont présentés (à l'exception de 2-3 encadrés très généraux sur le Système monétaire européen). On est donc en présence d'un manuel très différent des manuels américains, qui privilégient souvent une approche moins technique, tentant de montrer comment les différentes théories proposées peuvent s'appliquer afin de comprendre des éléments du monde réel. Le problème dans ce dernier cas étant souvent un manque de rigueur dans les applications.

Un autre reproche est lié au fait que le livre a du être édité un peu trop vite, et comprend pas mal de coquilles ou de petites erreurs.

Le livre est donc recommandé dans le cadre de cours assez formalisés en macroéconomie. Le grand avantage des deux volumes est de couvrir quasiment tous les domaines des cours de macroéconomie, de la première à la quatrième année (et la 5e sur certains points).


La dernière bulle
La dernière bulle
par Jean-Michel Quatrepoint
Edition : Broché
Prix : EUR 17,10

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Des points intéressants, mais l'analyse est trop succinte, 29 novembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : La dernière bulle (Broché)
Le livre est assez intéressant lorsqu'il montre les liens entre le pouvoir politique américain, et les acteurs des marchés financiers. Cela va du financement des campagnes électorales des élus à la fois républicains et démocrates, jusqu'au contrôle d'une partie importante des postes de décisions politiques par d'anciens employés de Goldman Sachs (une partie de ces infos a déjà été traitée dans la presse, mais le livre va assez loin dans le niveau de détail).
A travers un tas d'anecdotes et de citations, l'auteur montre comment la décision publique peut servir un certain nombre d'intérêts particuliers, et cela laisse une vision assez noire concernant l'issue de toutes les discussions sur la régulation des marchés financiers.
Là où le livre est plus faible, c'est la partie concernant ce qui devrait être fait, ainsi que la partie "analyse économique de la crise". L'auteur est présenté comme un ancien journaliste économique ayant dirigé des rédactions de journaux économiques importants, et pour cette raison, on ne peut qu'être assez étonné du simplisme des analyses proposées. Par exemple, l'auteur préconise pour relancer l'économie d'allouer une partie importante du grand emprunt national à une augmentation des dépenses militaires, sans tellement plus de justifications sur l'intérêt d'une telle mesure, comme s'il allait de soi qu'un tel effort soit ce qu'il y ait de mieux à faire pour l'économie. Idem pour le renforcement des moyens du "fonds souverain français", qui mériterait au moins une discussion approfondie sur son intérêt. La toute fin du livre sur l'évolution souhaitable du système monétaire international frôle le n'importe quoi, avec l'idée de récréer une sorte de système de changes fixes autour duquel graviterait également le prix des matières premières, quasiment sans un mot supplémentaire d'explication sur les intérêts et la faisabilité d'un tel système.
Cela étant, cela reste au final un livre facile d'accès, qui se lit vite, fournissant tout de même un certain nombre d'informations intéressantes, notamment sur certains aspects factuels.


Governing the Firm: Workers' Control in Theory and Practice
Governing the Firm: Workers' Control in Theory and Practice
par Gregory K. Dow
Edition : Broché
Prix : EUR 40,15

5.0 étoiles sur 5 Une excellente synthèse des travaux sur la gestion des firmes par les salariés, 13 novembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Governing the Firm: Workers' Control in Theory and Practice (Broché)
La firme gérée par les salariés s'oppose à la fois à la firme capitaliste (où les apporteurs de capitaux ont tout le pouvoir), et à la firme socialiste (où la firme est la propriété de l'Etat). Il s'agit donc d'étudier les forces et les faiblesses de firmes relevant de la propriété privée (celle des travailleurs), dans un système de marchés libres, mais appliquant néanmoins une forme de démocratie d'entreprise, puisque les salariés de la firme ont leur mot à dire dans sa gestion.
L'auteur étudie les caractéristiques de ce type de firmes, en mettant en évidence les points forts (plus grande motivation et implication des salariés), ainsi que les points faibles (difficultés à trouver des financements pour croitre par exemple), en passant en revue les différentes expériences concrètes ayant eu lieu (la plus célèbre étant sans doute celle de la firme Mondragon, installée au Pays Basque), et passe en revue les différents types d'organisation possibles (en allant des firmes yougoslaves autogérées des années 70 jusqu'à la co-gestion à l'allemande).
Le livre fait la synthèse d'argument théoriques rigoureux, mais n'est pas technique. Une compréhension de la théorie microéconomique de base permet de mieux comprendre un certain nombre d'arguments, mais la présentation non technique le rend accessible à beaucoup de lecteurs.

L'auteur réalise au final une synthèse tout à fait remarquable de la question, et je ne peux que recommander fortement le livre à tous ceux intéressés par cette question et désireux d'être au fait des débats économiques qui ont tourné autour de cette forme de gestion des firmes.


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