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Commentaires écrits par
Arkhantos (france)
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Fire Emblem : Awakening
Fire Emblem : Awakening
Prix : EUR 38,29

22 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une merveille., 19 avril 2013
Amusant:5.0 étoiles sur 5 
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Fire Emblem : Awakening (Jeu vidéo)
Fire Emblem Awakening est RPG tactique au tour par tour. Vous dirigez une troupe composite (archers, spadassins, cavaliers, mages) sur un champ de bataille où les ennemis sont nombreux et souvent embusqués. Pour remporter la victoire, vous devez remplir l'objectif assigné.

Vous incarnez un jeune stratège (que vous personnaliserez au début de l'aventure comme il vous conviendra) amnésique qui se lie d'amitié avec Chrom, le prince du royaume d'Ylisse qui protège celui-ci avec son équipe de Veilleurs.
Ylisse est un royaume perpétuellement menacé par un puissant voisin de Plegia. En outre des créatures démoniaques surgissent et annoncent le retour du roi dragon tombé un millénaire plus tôt. Vos dons vont être très rapidement mis à l'épreuve si vous voulez sauver le royaume et le monde.

Certes, la trame de Fire Emblem Awakening ne brille pas par son originalité. Mais ses personnages pitoresques et ses dialogues savoureux la rende très agréable à suivre

La particularité des jeux de la licence Fire Emblem réside dans leur grande difficulté : ici, on ne joue pas, on est vraiment à la guerre. Un guerrier tombé au champ d'honneur l'est définitivement.
En outre, les rebondissements au cours d'une bataille sont nombreux : des ennemis arrivent en renfort quand vous pensiez la victoire à votre portée.
Vous trouverez parfois des alliés potentiels que vous pourrez engager selon certaines conditions.
Ici, la vigilance doit être permanente car la moindre erreur peut avoir des conséquences désastreuses. Il faut donc veiller à l'équipement de son équipe et choisir ceux qui iront combattre.

Fire Emblem Awakening donne un nouveau souffle à la saga avec de nombreuses et excellentes idées : trop longues à énumérer, je ne retiendrai que les deux plus essentielles :

- Avec la fonction "soutien", on peut désormais placer une unité à coté d'une autre et celles-ci se défendent et attaquent de concert. Plus leur connivence est importante, plus cela est efficace. Après le combat, les unités peuvent converser entre-elles et ainsi améliorer leur technique.

- La difficulté est désormais paramétrable au début du jeu. On peut ainsi jouer en mode « normal débutant ». Les ennemis sont moins coriaces et surtout on récupère, après le combat, les unités tombées, qui ne sont plus mortes mais simplement KO. Cette initiative permettra à tous de pouvoir jouer à ce logiciel exigeant. Les « vétérans », eux, se délecteront du mode difficile ! Mais, dans tous les cas, sachez que ce jeu constitue un véritable défi.

Ce jeu est beau, incroyablement beau. Les combats(en 3D) sont absolument somptueux, comme les cinématiques. Les musiques, discrètes, collent parfaitemrnt à l'ambiance Héroic-Fantasy de la saga. Les bruitages et les voix sont eux-aussi excellents.

Mon seul bémol vient de la traduction des dialogues. On s'étonne d'entendre des chevaliers employer un ton si familier.

Fire Emblem Awakening constitue l'un des meilleurs jeux sortis sur la 3DS. Cet épisode de cette saga, rendu désormais accessible à tous grâce à sa difficulté paramétrable, mérite de se trouver dans votre ludithèque.

Bon jeu.

Devil Survivor : overclocked
Devil Survivor : overclocked
Proposé par Multimedia Services
Prix : EUR 39,99

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Devil Survivor : 1.5, 2 avril 2013
Amusant:5.0 étoiles sur 5 
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Devil Survivor : overclocked (Jeu vidéo)
Après presque une année-et-demie après sa sortie aux États-Unis, voici enfin, sous nos latitudes, Devil Survivor Overclocked : le remake d'un jeu, salué par critique et le public, sorti sur la Nintendo DSI au Japon et aux États-Unis il y a quelques années déjà.

Nous sommes à Tokyo, à la fin des vacances de l'été. Vous-même et vos deux camarades de lycée êtes invités à flâner à Shibuya par votre cousin Naoya, un génie de l'informatique. Il vous pose un lapin comme souvent, mais cette fois-ci, il vous confie des COMPS, des étranges appareils qui, apparemment, peuvent invoquer des démons et prévoir l'avenir.

Croyant à une mauvaise plaisanterie de sa part, vous vous apercevez vite qu'il n'en est rien et que Tokyo est désormais coupée du monde, remplie de démons et qu'il va falloir y survivre. D'autant que vous n'avez que sept jours devant vous avant la Fin du Monde.

Issu de l'univers déjà bien riche de Shin Megami Tensei, Devil Survivor Overclocked est un Jeu de rôle tactique (Tactical RPG) où vos champions devront remplir des conditions précises pour remporter une victoire. Et oui, foncer tête baissée ne vous apportera rien, si ce n'est une cuisante défaite, seule une minutieuse préparation vous permettra de triompher : à vous d'équiper vos héros en conséquence.

Selon vos choix, vos préférences, vos décisions, le scénario de jeu changera : vous pourrez modifier ou non le destin de certains protagonistes et par là même le votre. A vous de combattre du coté des démons, des anges, des humains ou tenter de fuir.

Incroyablement riche et addictif, malgré des graphismes minimalistes pour la 3DS, cet RPG s'impose comme un jeu indispensable dans une ludothèque.

Le novice découvrira un jeu difficile, long et prenant (heureusement il peut choisir une difficulté facile, absente de sa première version).

A défaut de voir des graphismes magnifiques, les musiques sont absolument splendides comme le doublage remarquable réalisé pour la sortie 3DS.

Le joueur confirmé, c'est-à-dire celui qui avait déjà joué à sa mouture DSI, découvrira de nouvelles aptitudes, de nouveaux démons à créer et surtout un épisode inédit : le huitième jour.

Ce jeu présente, néanmoins quelques défauts :

-Malgré le doublage, les nouveaux démon et le Huitième jour, on ne peut pas dire que les programmeurs aient vraiment cherché à exploiter les capacités de la 3DS. Cela est dommageable. On notera effectivement que les décors sont plus beaux, mais il n'y a rien de mémorable, même si, disons-le, dans un RPG, la beauté visuelle n'est pas l'essentiel.

- De là surgit une nouvelle question : les possesseurs de la version précédente ont-ils intérêt à acquérir celle-ci ? Je répondrai que cette version est vraiment destinée aux fans purs et durs, la présence de bonus n'est là que pour récompenser ceux-ci. Ceux qui apprécient modérément cet univers et qui ont joué à la version DSI passeront donc leur chemin sans tristesse. Les fans, eux, se rueront dessus ne serait-ce que pour le Huitième jour.

-Le jeu ne bénéficie toujours pas d'un sous-titrage en français : le lecteur non-anglophone passera à coté de beaucoup de choses, tant les dialogues sont riches.

- Enfin, le jeu, dans sa version européenne présente un bug extrêmement ennuyeux : sur le champ de bataille si vous tentez d'invoquer un démon de votre réserve, le jeu plante. Ce qui n'est pas le cas dans les versions américaines ou japonaises ! Vous devrez donc oublier cette commande qui reste néanmoins dispensable si vous avez su vous préparer au préalable.

Bref, si vous aimez les RPG exigeants et complexes et si vous possédez un bon niveau d'anglais, Devil Summoner Overclocked est un jeu que vous devez posséder.

Bon jeu !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 24, 2013 9:42 AM MEST


La France orange mécanique
La France orange mécanique
par Laurent Obertone
Edition : Broché
Prix : EUR 17,10

92 internautes sur 100 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un livre qui donne à réfléchir, 6 mars 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La France orange mécanique (Broché)
Détestant le lynchage, aimant me faire une idée par moi-même, je fus attiré par le battage médiatique, présentant le livre "France : Orange Mécanique" et son auteur soit comme un héros porteur de vérité, soit comme "un facho" agitateur.
Ce texte est publié par un petit éditeur, cependant il caracole en tête des ventes bien loin devant des essayistes qui passent constamment dans les médias : il se passe donc quelque-chose avec ce "France Orange Mécanique".

Je découvris l'auteur il y a peu à la télévision. C'est un individu calme, courtois, poli et prêt à débattre de ses écrits.

Mais cette émission de service public, qui passe les samedis soirs en seconde partie de soirée, ressemblait étrangement à une session du Tribunal Révolutionnaire du Comité de Salut Public tant on chercha à détruire non pas seulement la pertinence du propos du livre de M. Obertone (ce qui relève d'un travail de critique légitime s'il est fait convenablement), mais l'auteur lui-même que l'on présenta comme un "sympathisant" du FN, un fasciste, donc comme le diable.

Je commandai le livre le lendemain pour juger, sur pièce, de la « chose ».

M. Obertone dans une prose brillante, mais dotée d'un style froid et cynique qui peut parfois heurter, nous dresse, méthodiquement, avec des exemples terrifiants et des statistiques effarantes, le tableau clinique d'une France malade où le viol, la violence gratuite, l'assassinat ne sont plus considérés, par une frange importante de la population, comme des transgressions graves mais comme la norme.

Pire, la justice abonde dans leur sens. Ces criminels, s'ils sont punis, ne le sont que fort peu au regard de leurs actes : au nom d'un angélisme absurde, on pense que ces gens agiraient ainsi à cause de la misère sociale qui les frapperaient et que ces êtres asociaux peuvent encore être socialisés et réinsérés. Idées folles qui ouvrent la voie à une récidive presque certaine...

Les politiques, de gauche comme de droite, décrits par l'auteur, semblent tous aveuglés et ne veulent pas comprendre que, comme dans le roman d'Anthony Burgess, une part de la société a basculé dans «l'ultra-violence » et que celle-ci ne se gère pas comme les crimes et les délits classiques. Devant une situation qui s'aggrave, devant "l'ensauvagement" d'une partie de notre pays beaucoup de responsables minimisent les faits ou les nient tout simplement.

On me rétorquera que le crime a toujours existé, c'est parfaitement exact. Mais on ne peut pas comparer les Blousons Noirs, les Apaches parisiens ou même les Coquillards de Villon aux « racailles » actuelles : si les premiers étaient bien des délinquants et des criminels, ils n'étaient pas des sauvages sadiques et conservaient un sens ou un "code" de l'honneur.

L'auteur, dont on ressent perpétuellement l'indignation et la colère, exagère peut-être, s'emporte, devient parfois excessif dans certains de ces propos, mais on peut comprendre qu'en entendant les témoignages de malheureuses victimes de brutalités abominables, n'importe qui de normalement constitué ressente monter en lui une profonde rage.

Non seulement ces victimes ne sont pas dédommagées, suivies et soutenues comme elles le devraient, mais c'est leur bourreau qui bénéficie de "soins thérapeutiques" afin de le "remettre sur le droit chemin.

On persiste à vouloir rééduquer les criminels. Cela est absurde : peu de criminels sont capables de comprendre et de corriger leurs dysfonctionnements. Ceux qui le font y parviennent seuls (relisez Dostoïevski) et cela passe par une longue ascèse : la rédemption, pour prendre un terme religieux, n'est réservée qu'à quelques rares personnes.

Ce livre qui n'est certes pas dépourvu de défauts (on note quelques coquilles, on aurait aimé de plus amples citations des études criminologique, une comparaison avec les autres pays de l'OCDE, et une abondante biographie même anglophone) est absolument nécessaire. C'est pour cela que je pense qu'il mérite cinq étoiles.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 23, 2013 1:10 PM MEST


Duo Brd Zombie Diaries 1 & 2 [Blu-ray]
Duo Brd Zombie Diaries 1 & 2 [Blu-ray]
DVD ~ Russell Jones
Proposé par clicandsell
Prix : EUR 14,60

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Deux films sympathiques dans une édition sans bonus ni VO, 3 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Duo Brd Zombie Diaries 1 & 2 [Blu-ray] (Blu-ray)
Les deux films anglais, "Zombie diaries", avaient suscité de l'enthousiasme auprès des amateurs de films de Zombies et de certains critiques.

Tournés "caméra à l'épaule", comme des documentaires, le spectateur était au caeur de l'action, avec des personnes désemparées, désespérées, face à ses morts qui ne veulent plus le rester et à la rapide déliquescence des rapports sociaux.

Autre trouvaille interessante, les deux films se répondaient l'un à l'autre : on y retrouvait les mêmes lieux et certains personnages.

On y observe, mi fasciné, mi terrifié, la lutte perdue d'avance contre les morts et la transformation des survivants en de parfaits monstres.

Satirique, cynique, si ces deux films n'apportaient pas grand-chose dans le fond au genre zombiesque, la forme (le documentaire amateur, mais alors vraiment amateur) était plutôt sympathique et permettait de voir une alternative correcte au superbe "Diary of the Dead" du maître Romero, film qui reste néanmoins très largement supérieur aux Zombie Diaries, quant à sa réalisation et à son fond : la critique jubilatoire de notre société de consommation moderne.

Qu'Emylia décide de réunir les deux volets de "Zombie Diaries" dans un seul Blu-Ray, cela semblait une bonne idée, économique de surcroit. Hélas, la VO y a été supprimée, comme l'ensemble des bonus. A l'heure du Blu-Ray, ce choix est inacceptable. Emylia aurait très bien pu sortir un coffret avec les deux disques...Dommage, vraiment que l'éditeur sorte ainsi un produit aussi médiocre.

Certes, les deux volets de "Zombie Diaries", à défaut d'être des films de genre inoubliables, font passer un bon moment, mais cette édition est totalement ratée.

Une édition à éviter.

Berserk l'Âge d'or : l'Oeuf du roi conquérant - Blu Ray Edition Standard (version française) [Blu-ray]
Berserk l'Âge d'or : l'Oeuf du roi conquérant - Blu Ray Edition Standard (version française) [Blu-ray]
DVD ~ Toshiyuki Kubooka
Proposé par Anime Store
Prix : EUR 18,95

14 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une adaptation réussie, 3 août 2012
Berserk, bande dessinée japonaise scénarisée et dessinée par Kentaro Miura depuis 1990 est devenue une référence en matière d'Heroic-fantasy.

L'action se déroule dans un pseudo moyen-âge où s'affrontent sans cesse, depuis presque cent ans, les rois de Midland et de Chedder pour le pouvoir absolu. Mais, dans l'ombre, se manifestent également des créatures surnaturelles, abominables, nommées les "apôtres".

La saga de Miura, forte de plus de 35 tomes aujourd'hui, séduit de nombreux lecteurs de tous pays, ils sont frappés par le réalisme des situations décrites (les complots, les stratégies de bataille), la violence tant physique que psychologique dont sont victimes et dont font preuve les protagonistes et enfin par la cohérence de l'univers fictionnel présenté.

A la fin des années 90, le manga avait eu droit à une première adaptation en série animée qui, en raison de sa violence, fut stoppée nette.

Cette fois ci, le studio 4°C a lancé le projet d'adapter en trois longs métrages le premier segment de l'aeuvre, l'Age d'or.

Guts, guerrier à la force inconcevable, élevé sur les champs de bataille passe, depuis son enfance, sa vie à tuer pour survivre et gagner sa solde.

Un jour, il rencontre le chef idéaliste d'une bande de mercenaires, les Faucons, Griffith.Son objectif est clair, il veut être roi, ou rien.

Après l'avoir vaincu, Guts lui servira de force de frappe.

L'ascension de Griffith dans la cours de Midland commence inexorablement, ce qui ne sera pas du goût de tous...

Cette nouvelle adaptation frappe par sa beauté. Le studio a choisi d'utiliser la Motion Capture et cette solution s'avère payante. La scène de bataille initiale frappe par sa sauvagerie et son réalisme, le spectateur est vraiement au coeur du combat.

On saluera aussi sa fidélité à l'aeuvre originale.
Les personnages demeurent tous ambigus, dupliques. Si l'aristocratie méprise tout en utilisant la troupe des faucons, Griffith n'est pas en reste : derrière ses nobles idéaux proclamés, il est prêt à tout, ses hommes ne sont que des pions.
Guts, lui, se cherche et a du mal à se départir de sa nature de guerrier aveuglé par la rage. L'âge d'or contient déjà les germes des catastrophes à venir...

L'animation, d'une rare beauté, est appuyée par des dessins somptueux et une musique magnifique.

Les puristes reprocheront, peut-être, que le film passe un peu vite sur certains passages de la BD(comme l'enfance de Guts), mais cette adaptation des premiers volumes de la saga constitue une réussite incontestable.

Berserk, l'Oeuf du Roi Conquérent est à voir absolument, pour les amateurs de la BD, pour les passionnés d'Heroic Fantasy, et pour ceux qui ne connaitraient pas encore cette saga.

En raison de sa violence, tant physique que morale, cette aeuvre est, évidement, à réserver aux majeurs.

Bon film !

Red State [Blu-ray]
Red State [Blu-ray]
DVD ~ Kevin Smith
Prix : EUR 10,39

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 AMERIKKKA, 25 juillet 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Red State [Blu-ray] (Blu-ray)
Kevin Smith, cinéaste, acteur et scénariste de BD (Daredevil, Batman, Green Arrow, etc.) traine une réputation, méritée, d'un trublion turbulent et fort mal élevé.

En témoigne sa filmographie où "l'American Way of Life", son hypocrisie, son autoritarisme et sa bigoterie sont systématiquement mis en pièces comme dans Clerks ou dans le fantasque Dogma qui fit grincer les dents des milieux conservateurs chrétiens avec son Jésus féminin.

Avec Red State, Smith choisit le réalisme et abandonne la comédie, son rire devient glacé et glaçant, son regard sardonique se fait quasi-documentaire.

Dans une ville américaine, comme tant d'autres, au nom du Premier Amendement -la liberté d'expression et d'opinion- des militants anti-gays s'invitent à la sortie d'une cérémonie mortuaire, avec insultes et panneaux, pour annoncer à la famille du jeune homme décédé que sa place est en enfer.

Dans la soirée, trois ados du même patelin, s'apprêtent à partir pour une partie fine organisée suite à un "chat" sur Internet.
Ils ignorent que c'est un piège monté par la paroisse du révérend qui veut faire un exemple des fornicateurs. Drogués, enlevés, exhibés, leur sort ne fait guère de doute, vue la nature du sermon du Pasteur qui attend avec impatience la fin des temps avec une artillerie digne de John Rambo (grâce au Second Amendement)...

Le soir même, suite à un quiproquo lamentable, un agent de police est abattu par un membre de la secte.

Le SWAT débarque à l'aube devant les locaux de la communauté : le massacre peut commencer, il est vu comme un don de Dieu par les paroissiens, un nettoyage pour la police. Alors pourquoi se priver ?

Smith nous présente les différentes composantes d'une société américaine, post 11 Septembre, en pleine déliquescence.

Personne n'est innocent dans ce film, il n'y a pas d'héros, pas de sauveurs.

D'un coté, on trouve des religieux, fanatiques, endoctrinés dès leur plus jeune âge. Cruels, ils sont dirigés par la figure faussement protectrice et paternelle d'un Pasteur homophobe et paranoïaque qui entraine les siens dans la mort.

De l'autre, on trouve une jeunesse idiote, nihiliste, obsédée par le net, les paradis artificiels et la sexualité débridée.

Enfin, on découvre grâce à l'impeccable John Goodman, des forces de l'ordre qui abusent de leur autorité en toute impunité et qui tirent sur tout ce qui bouge pour peu qu'ils en aient reçus l'ordre.

Il est évidement impossible, en visionnant ce film, de ne pas penser au destin de la secte de David Koresh et à sa liquidation lamentablement menée par le FBI qui couta la vie à 82 personnes dont 21 enfants...

Red State constitue une autopsie in vivo d'une Amérique en train de sombrer, par sa propre faute, par son orgueil mal placé, par ses interprétations illégales du droit (le Patriot Act), dans la paranoïa, la folie et le chaos.

Admirablement joué (mention au Pasteur qui nous livre un sermon ahurissant), ce film volontairement provocateur, que l'on réservera aux grands, risque fort de rester dans les annales.

Coté bonus, on trouvera une passionnante conférence de presse de Kevin Smith donnée lors de la présentation du film au Festival de Sundance.

Kingdom Hearts : Dream Drop Distance 3D
Kingdom Hearts : Dream Drop Distance 3D
Prix : EUR 35,00

15 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un jeu de rêve !, 23 juillet 2012
Amusant:5.0 étoiles sur 5 
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Kingdom Hearts : Dream Drop Distance 3D (Jeu vidéo)
Sora et Riku, les deux héros de la saga Kingdom Hearts, vont passer leur examen de
Maîtrise afin de devenir de vrais maitres de la Keyblade, cette lame en forme de clef qui permet de passer de monde en monde et de purger le mal.

Pour cela, ils vont être plongés dans un sommeil profond et vont devoir, au cours de leur périple onirique, réveiller des mondes endormis en aidant leurs occupants et ouvrir ainsi sept serrures de lumière pure.

Nous voyagerons dans la Ville de Traverse où nous côtoierons les protagonistes du jeu « The World ends with you », ainsi que dans les mondes Disney du Bossu de Notre Dame, de Tron Legacy, etc.

Le joueur incarne successivement Riku et Sora : quand l'un s'endort, on dirige l'autre et ainsi de suite. Les actions de l'un ont des conséquences sur les tâches de l'autre.

Bien sûr, rien ne se passera comme prévu. le duo est séparé rapidement et Xenahort, le méchant de la série, fera des siennes pour mener à bien un plan perfide et audacieux. A moins que Mickey et Yen Sid ne puissent le contrer à temps !

La première chose qui frappe est l'extraordinaire beauté visuelle du jeu. On a du mal à croire que nous sommes sur une console portable tant les couleurs sont chatoyantes!

On ne note aucun ralentissement, aucun problème d'affichage, lors des phases, parfois absolument frénétiques de combat.

La musique, comme toujours dans Kingdom Hearts, est magnifique : on retrouve avec plaisir les thèmes "classiques" de Yoko Shimomura ainsi que de splendides nouveautés.

Comme d'habitude, pour les jeux de cette saga, les commandes et les menus sont absolument intuitifs.

En guise de nouveautés, nos héros sont accompagnés par les "Dream Eaters",des créatures qui leur servent d'équipiers et qui leurs donnent des capacités quand elles gagnent de l'experience.

Le joueur pourra et devra faire évoluer celles-ci en s'occupant d'elles, en les nourrissant, les cajolant et en les entrainant. Il peut même les faire s'affronter dans une arène , contre l'IA ou d'autres joeurs, au cours de combats à trois contre trois.

Autre trouvaille, "les phases de fluidité" : elles permettent au joueur de parcourir les vastes zones de jeu à grande vitesse, d'atteindre des zones inaccessibles et d'assener des attaques terribles.

On peut dans certains endroits du jeu "altérer la réalité"(le stylet est requis)afin d'ouvrir des passages cachés, vaincre des ennemis, trouver des trésors, etc.

Ce logiciel est superbe visuellement et musicalement, d'une prise en main admirablement simple, long si l'on s'attache aux quêtes annexes et aux divers niveaux de difficultés proposés.

En outre, son scénario est très intéressant puisque les concepteurs du jeu ont tenu à y rendre -enfin- cohérent l'histoire et l'univers, bien compliqué de prime abord, de tous les Kingdom Hearts déjà sortis, ce même pour les non-initiés.

Cet action/RPG est indispensable pour tous les possesseurs de la 3DS : à la fois pour les fans de la série, mais aussi pour tous les autres qui risquent fort de devenir des convertis !

Heroes of Ruin
Heroes of Ruin
Proposé par Edealcity
Prix : EUR 31,96

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Une déception, 4 juillet 2012
Amusant:3.0 étoiles sur 5 
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Heroes of Ruin (Jeu vidéo)
Développé par Square Enix, inutile de dire cet Heroes of Ruin était très attendu, puisqu'il constituait le premier action/RPG développé uniquement pour la 3DS et qu'il n'était pas une simple adaptation d'un jeu plus ancien.

Le scénario d'Heroes of Ruin ne casse pas trois pattes à un canard, mais là n'est pas l'essentiel : Ataraxis, un des quatre héros de Ruin, le seigneur Sphinx de Nexus, est victime d'un sort qui le plonge dans un sommeil eternel, ce qui expose sa cité et les autres aux dangers extérieurs.

Des mercenaires arrivent de tout le continent pour tenter de guérir le protecteur de la cité.

Vous êtes l'un d'eux. Au choix, vous incarnerez un guerrier lion maniant une énorme épée (le rugisseur), un tireur d'élite (le pistoléro), une brute se servant de ses poings (le sauvage) ou un elfe utilisant la magie (l'alchitecte).

Vous traverserez différents donjons : des souterrains humides peu accueillants, des forêts infestées de morts vivants, des montagnes hostiles et une dimension démoniaque.

Bien évidement, vous accomplirez des quêtes, terrasserez des ennemis, obtiendrez de l'expérience qui vous donneront de nouvelles compétences et de l'or pour acheter des armes plus puissantes.

Si la qualité technique est presque irréprochable (les doublages français sont néanmoins atroces), on reste désagréablement surpris par la facilité déconcertante des quêtes, par la linéarité de la quinzaine de donjons proposés et par la très faible durée du jeu (une dizaine d'heures).

En outre, il n'y a pas de niveaux de difficultés, pas de boss cachés, pas de donjons cachés, pas de mode spécial. On s'ennuie vite.

Ce jeu, trop facile, peut, éventuellement, constituer une bonne initiation au genre pour des novices. Mais, pour les autres, il vaut mieux passer son chemin et attendre d'autres titres plus ambitieux.

The Dead [Blu-ray]
The Dead [Blu-ray]
DVD ~ Rob Freeman
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 9,30

5 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un retour aux sources., 5 avril 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : The Dead [Blu-ray] (Blu-ray)
The Dead raconte, avec une minutie digne d'un documentaire, l'errance d'un américain, survivant d'un crash d'avion qui tentait de fuir une Afrique contaminée par les Zombies qui rencontre un vaillant soldat qui a déserté son armée afin de retrouver son fils qu'il espère vivant. Au début, ils sont méfiants l'un avec l'autre, mais devant cette adversité insidieuse et angoissante, les deux personnages uniront leurs efforts et leurs destinées.
A la lecture de ce résumé, on pourrait avoir le sentiment d'avoir déjà vu cela cent fois. Il n'en est rien.

Tourné avec des faibles moyens, avec des acteurs peu connus, par des réalisateurs encore inconnus, ce film de genre se fit connaître et apprécié au fil des festivals auprès de la critique et des spectateurs.

Ils furent séduits par ce vrai film de zombies « à l'ancienne » qui, tout en ne surenchérissant pas dans un gore malsain et inutile - même si les amateurs auront droit à leur lot de massacres et de ripailles zombiesques - revenait aux sources (Romero), montrait des cadavres ambulants certes lents, mais infatigables à la différence des mortels, et s'intéressait à ce que devenait l'humanité dans une période de crise absolue, le tout sur fond de critique sociale.
L'action de ce film se déroule en outre au Afrique (ce qui est une originalité) : un des héros explique que les blancs ont pillé cette terre, qu'ils l'ont dévoré, maintenant ce sont les habitants défunts qui se vengent...

Angoissant (la menace, bien que lente mais inexorable dans sa marche, est toujours présente), ce film que l'on n'attendait pas est un salutaire retour aux sources du film de Zombie. On sait dès la première minute (inoubliable) qu'il n'y a rien à espérer dans ce nouveau monde et qu'il ne saurait y avoir d'Happy-End. On pardonnera donc volontiers quelques effets de caméra inutiles et on saluera le jeu exemplaire des deux personnages principaux.

Kid Icarus : Uprising + support console Nintendo 3DS
Kid Icarus : Uprising + support console Nintendo 3DS
Prix : EUR 34,00

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une petite merveille !, 2 avril 2012
Amusant:5.0 étoiles sur 5 
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Kid Icarus : Uprising + support console Nintendo 3DS (Jeu vidéo)
Après avoir proposés d'excellents remakes, la 3DS nous propose un jeu totalement original et novateur : Kid Icarus Uprasing, suite d'une série de jeux sortis sur la famicom au milieu des années 80.

Dans Kid Icarus, nous sommes plongés dans un univers de mythologie grecque, teintée de graphisme manga. Le petit ange Pit, agent de la déesse de la lumière Palatuna combat les Ténèbres et en particulier Médusa qui a la fâcheuse manie de vouloir conquérir le monde des humains.

Au début du jeu, Médusa refait son apparition. Pit se lance à sa poursuite et récupère des coeurs dérobés par ses ennemis.

Chacune des nombreuses missions se déroule en deux étapes :

- Une étape aérienne. C'est un shoot'em up qui nous en met littéralement plein la vue. On est frappé par les graphismes ahurissants, on éprouve le sentiment d'accélération, de plongé, de slalom dans des décors « Grèce antique » sublimes, pour que Pit se fraie un passage au milieu d'hordes d'ennemis.

- Ensuite, pour trouver son objectif de quête, notre héros doit se poser dans un temple ou une ville. S'en suit une phase d'exploration avec un très léger gout de RPG (on peut gérer des compétences spéciales que l'on équipe) dans de zones vastes et belles où se terrent le Boss.

Chose rare pour un jeu de ce type, le scénario, bourré d'humour (les dialogues sont irrésistibles) et de clins d'aeil à d'autres jeux Nintendo), est très plaisant à suivre, ce qui permet de s'intéresser aux divers retournements de situations, drolatiquement improbables. Et oui, Médusa ne sera pas la seule à venir nous ennuyer !

La durée de vie du jeu est très conséquente : la campagne en solo est, en effet, longue et riche : on peut paramétrer la difficulté de chaque niveau : plus elle est dure, plus on obtient des récompenses intéressantes. En plus, des zones spéciales s'ouvrent, ce qui nous « oblige » à refaire le stage pour obtenir tous les dons et toutes les armes...

Pit a besoin d'armes pour affronter ses ennemis. Elles sont très nombreuses. Outre celles qu'ils trouvent dans son périple, il peut en acheter et en forger de nouvelles dans l'atelier laissé à sa disposition par sa déesse de patronne. Entre les arcs, les masses, les épées, les bâtons, les mains, les canons, les possibilités sont presque illimitées. Chacune à ses forces et ses faiblesses, à nous de faire le bon choix.

Ma seule réserve concernera la jouabilité : on dirige l'ange avec le pad, la zone de tir avec le stylet, et on tire avec le bouton L. Les autres boutons ne servent pas, ce qui a pour conséquence, pour les droitiers, de solliciter inutilement, voire douloureusement la main gauche.
Le support, fourni avec la console, permet de soulager notre main, mais, il tient de la place et on doit nécessairement le poser sur une table, ce qui pose un problème évident pour un jeu dévolu à une console PORTABLE !
Dans les phases terrestres, on doit en permanence gérer la caméra (avec des coups de stylets horizontaux), ce qui est très gênant dans des phases de combats intenses et qui risque de nous faire passer à coté d'un trésor.

Pourtant, une fois les choses prises en main, on ne peut être qu'époustouflé par la beauté du soft, les graphismes sont grandioses, comme les musiques et le doublage.

Kid Icarus Uprising est une petite merveille, certes perfectible dans sa jouabilité, mais nous tenons là le premier « vrai » grand logiciel original de la 3DS qui nous dévoile, enfin, sa puissance.

Un seul espoir ? Que Nintendo prépare un second volet, avec une jouabilité repensée !

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