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Contenu rédigé par Cyrille Godefroy
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Commentaires écrits par
Cyrille Godefroy

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Mr Gwyn
Mr Gwyn
par Alessandro Baricco
Edition : Poche
Prix : EUR 7,10

4.0 étoiles sur 5 Mr Gwyn ou le créateur de la toile littéraire, 8 avril 2016
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Roman d'une grâce discrète. Comme une silhouette de femme s'enfonçant dans le lointain.
Un écrivain, las de son métier et en quête d'authenticité, se met en tête de capter l'âme d'inconnus, leur singularité profonde.
Fascination du style, recherche de l'ambiance idéale, dépouillement, abandon, face-à-face austère avec le modèle, travail d'orfèvre, le défi de Mr Gwyn est déroutant, insolite. Son atelier devient l'antre du retour sur soi, du réveil du désir premier.


Hommes et destins
Hommes et destins
par Stefan Zweig
Edition : Poche
Prix : EUR 5,60

4.0 étoiles sur 5 Zweig, l'impeccable portraitiste, 5 avril 2016
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Comme à l'accoutumée, Zweig déploie une finesse psychologique et une élégante éloquence pour esquisser de brefs portraits d'hommes célèbres ou méconnus. Il est inégalable lorsqu'il s'agit de saisir les singularités d'un personnage et d'en retranscrire les tragiques circonvolutions.
Malgré quelques superficialités ici ou là, la plupart de ces portraits s'avèrent enlevés et poignants, notamment ceux de Proust, Verlaine, Nietzsche, Roth, Philippe Daudet ou Jaurès. Par son aptitude littéraire à magnifier un destin, Zweig manque rarement de captiver le lecteur.


Le Coeur froid
Le Coeur froid
par J. Sternberg
Edition : Poche
Prix : EUR 7,10

3.0 étoiles sur 5 Le leitmotiv obsessionnel de Sternberg, 30 mars 2016
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Ce roman paru chez Julliard en 1960 s'intitulait initialement "Glaise", du nom de l'héroïne. Il ressemble comme deux gouttes de passion à deux autres romans que Sternberg a écrits plus tard: "Toi, ma nuit" (1965) et "Sophie, la mer et la nuit" (1976).
Le narrateur s'éprend d'une inconnue, mystérieuse, froide, une sorte d'alien de charme. Cette créature sans passé et sans attache devient son obsession, son unique réalité.
Magnétisme lancinant, érotisme rentré, amour impossible, Sternberg rabâche... mais ça marche.


Mémoires provisoires ou Comment rater tout ce que l'on réussit
Mémoires provisoires ou Comment rater tout ce que l'on réussit
par Jacques Sternberg
Edition : Broché

5.0 étoiles sur 5 Sternberg, l'oeil sauvage, 15 mars 2016
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Ces mémoires provisoires crachées en 1977 par l'écrivain belge, Jacques Sternberg, sont le prolongement de sa lettre ouverte adressée aux terriens en 1974. Elles n'épargnent ni lui même ni les autres telle une mitraille indifférenciée.
Il y déverse son allergie rousseauiste à l'homme dont il pourfend l'arrivisme esclave, l'académisme adipeux, l'agressivité larvée, le consumérisme débridé.
Amoureux de la voile et de la dérive, fumeur et buveur, ne circulant qu'en solex, si possible dans la marge, loin des flasques flaques de la bien-pensance, Sternberg était un anti-conformiste insoumis et un névrosé de la prose.
Auteur de contes, de nouvelles, de romans, d'essais, de pièces de théâtre, de chroniques..., il virevoltait comme un dément dans l'asile à ciel ouvert de son imaginaire.

Rescapé miraculeux de la guerre, enchaînant les boulots minables pour subvenir aux besoins de sa femme et de son fils, refusé pendant sept ans par les éditeurs, son lectorat demeura clairsemé une fois qu'il fut publié en 1953.
Défricheur de la science-fiction française, acolyte de l'absurde et du saugrenu façon Kafka ou Ionesco, Sternberg dardait implacablement son oeil martien sur les dérives du terrien.
Ces mémoires lui ressemblent comme deux gouttes de vitriol: sincères, embroussaillées, torturées.


L'amour de Pierre Neuhart
L'amour de Pierre Neuhart
par Emmanuel Bove
Edition : Poche
Prix : EUR 5,10

4.0 étoiles sur 5 Je t'aime, moi non plus, 13 mars 2016
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Il est coutumier de dire que dans un couple, l'un des deux partenaires aime plus que l'autre. C'est exactement la problématique de ce court roman qui décrit la relation amoureuse entre un industriel quadragénaire et une jeune fille de 17 ans, frivole et capricieuse. De cette asymétrie sentimentale émane la charge perverse et tragique du récit. Pierre aime éperdument Eliane qui prend progressivement conscience du bénéfice et des faveurs qu'elle peut tirer de cet amour.
Quand l'amour peut faire plus de dégâts que la contrainte ou la force...


Sophie, la mer et la nuit
Sophie, la mer et la nuit
Prix : EUR 13,99

4.0 étoiles sur 5 Sternberg ou l'amour impossible, 5 mars 2016
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"Sophie, la mer et la nuit", ouvrage le plus couru de Jacques Sternberg, est le récit d'un homme qui tombe sous le charme d'une femme mystérieuse, lucide et inculte, détachée et disponible, tendre et rugueuse, incarnation éclatante de la dualité féminine.
C'est le roman jumeau de "Toi, ma nuit", paru 11 ans plus tôt, à cette différence que la prose de Sternberg est ici plus maîtrisée, moins lyrico-romantique. Il a renforcé la consistance des protagonistes, gommant ainsi leur aspect artificiel et fantasmé.
De plus, un suspense s'instaure teintant ce roman-passion d'une inquiétante étrangeté.


Profession : mortel. Fragments d'autobiographie
Profession : mortel. Fragments d'autobiographie
par Jacques Sternberg
Edition : Broché

5.0 étoiles sur 5 Miroir de fin de vie, 1 mars 2016
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Cette autobiographie lexicologique, rédigée par Jacques Sternberg sur une quinzaine d'années, est parue en 2001, soit 5 ans avant sa mort.
Comme l'indique le titre, elle se présente sous forme de fragments déposés au gré de l'inspiration de l'auteur, sans souci d'ordre chronologique, comme les pièces d'un puzzle qui, assemblées progressivement, laissent apparaître une vue d'ensemble de la vie de l'iconoclaste écrivain belge.
Chaque pièce correspond à une période cruciale, à un évènement notoire ou tout uniment à un souvenir vaporeux de son existence.

Cette ultime autopsie introspective est le parfait prolongement et complément de ses "Mémoires provisoires" (Jacques Sternberg - 1977) ou de la biographie que son fils lui a consacré "Jacques Sternberg ou l'oeil sauvage" (Lionel Marek - 2012).

L'écriture de Sternberg a sensiblement gagné en maturité. Au vitriol déchaîné de la période 1945-1977 s'est substituée une mélancolie douce-amère qui laisse transpirer une certaine lassitude liée à l'âge (77 ans). Le fiel fougueux de Sternberg s'est estompé et l'amertume farcie de regrets et de remords confère à cette oeuvre une tonalité plus existentielle.
Il ne se départit pas pour autant sa touchante sincérité, de sa térébrante lucidité ni de son tranchant recul. Il lâche le morceau, égrène sans complexes ses hantises et ses fiertés, ses dérives et ses prouesses, ses failles et ses ferveurs, ses galères et ses persévérances.
"Avec l'âge et surtout ma volonté de ne pas affadir ou embellir mon passé si mal repassé, je ressens le besoin de déterrer ce que je n'ai jamais vraiment dit à personne, ce que j'ai toujours caché ou truqué."

Sternberg est conscient de l'assèchement de son inspiration littéraire ainsi que de sa déchéance physique, lui que la soif d'exercice et d'écriture a constamment tenaillé.
In fine, au fil de l'évocation de son enfance, de sa traque pendant la seconde guerre mondiale, de ses petits boulots, de sa femme, de ses conquêtes, de ses livres, de son style, de ses goûts artistiques, de sa passion pour la voile et le solex, Sternberg dresse un bilan intransigeant et contrasté de sa trajectoire d'homme éperdu de liberté et hanté par la mort.


Toi, ma nuit
Toi, ma nuit
par Sternberg Jacques
Edition : Broché

3.0 étoiles sur 5 Cet obscur objet du désir, 22 février 2016
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A postériori, Sternberg considérait ce roman comme l'un de ses plus médiocres quoiqu'il fût l'un de ses plus vendus.
Il se résume à l'attirance tourmentée d'un homme pour une femme étrange et insaisissable. Sternberg plonge les deux personnages dans une société où les relations sexuelles s'accomplissent à la chaîne et où le plaisir, omniprésent, a tué le désir et robotisé les individus.
Le narrateur, passablement blasé par ce contexte, rencontre Michèle, une femme différente... et indifférente, mystérieuse, inexpressive, féline. Il s'en éprend instantanément, inexplicablement, viscéralement, irrépressiblement à tel point que la réalité extérieure s'efface sous ses pieds. Michèle occupe toute sa tête; il se sent revivre même s'il pressent une vague menace.

Sternberg, emporté par son exaltation coutumière, décrit l'évolution de cette relation luxurieuse ainsi que les sensations, doutes et états d'âme du narrateur que cette femme fascinante et énigmatique intimide et désarçonne.

Contrairement à certaines de ses oeuvres, Sternberg n'inclut dans ce récit aucun second degré, ne l'illumine d'aucun délire surréaliste comme dans "L'employé" et met en sourdine sa veine pamphlétaire qui irrigue ses essais, ses mémoires ou ses chroniques.
Il n'y déverse qu'un lyrisme échevelé, propice aux explosions de volupté, musical et poétique sur certaines séquences, légèrement artificiel sur d'autres, suscitant à l'occasion une tiède nausée.
Les dialogues sont ultra brefs, réduits au minimum.
A certains égards, cette histoire axée sur le magnétisme sensuel d'une femme subjuguant un homme et se dérobant à son emprise rappelle le roman de Pierre Louÿs "La femme et le pantin", lequel a inspiré à Luis Bunuel le film "Cet obscur objet du désir".

Répugnant à élaguer et à polir ses premiers jets, Sternberg laisse filtrer ici et là quelques platitudes, quelques fanfaronnades érotiques, quelques trivialités fantasmatiques, quelques préciosités, mauvaises herbes de sa littérature instinctive.
Malgré ces quelques imperfections, Sternberg nous gratifie d'un superbe portrait de femme, résolument singulier et enlevé.
Comme à son habitude, il n'a pas manqué d'affubler l'héroïne de certains traits de sa propre personnalité. Ainsi, Michèle se révèle allergique au conformisme, rétive aux règles de la sociabilité et de la bienséance, imperméable au culte du travail et de la productivité.

Cette femme, originelle d'une certaine façon, est ressentie avant d'être pensée, rêvée avant d'être inventée. Elle se contente d'être, exempte de l'écorce sociale, professionnelle et culturelle qui recouvre l'individu lambda.
Aux yeux du narrateur, elle s'érige comme la seule consolation possible en ce bas monde, le seul horizon admissible mais également comme un funeste péril, une impasse.


Jacques Sternberg ou l'oeil sauvage
Jacques Sternberg ou l'oeil sauvage
par Lionel Marek
Edition : Broché

5.0 étoiles sur 5 Jacques Sternberg, vu par son fils, 19 février 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Jacques Sternberg ou l'oeil sauvage (Broché)
A ma connaissance, "Jacques Sternberg ou l'oeil sauvage" est la seule biographie consacrée à l'iconoclaste écrivain belge. Elle est écrite par son fils, sous son pseudonyme habituel d'écrivain, Lionel Marek.

Né en 1923 à Anvers, survivant juif sous l'occupation allemande, Sternberg s'établit après guerre en France avec sa femme et son fils. Il enchaîne les petits boulots (emballeur, dactylo...) pour assurer la survie de sa famille et s'adonne, en parallèle, à sa passion, l'écriture.
Doté d'une inspiration prolifique, il essuie pendant 7 années d'affilée les refus systématiques des grands éditeurs parisiens quoique son style interpelle et déroute.
En 1953, un petit éditeur, Eric Losfeld reconnaît son talent et lui donne sa chance en publiant "La géométrie dans l'impossible". A force de persévérance, il finit par percer dans le milieu littéraire: Denoël, Julliard, Robert Laffont, Albin Michel... publient ses romans, ses contes, ses essais, ses nouvelles, ses pièces de théâtre. Toutefois, les ventes ne décollent pas, hormis pour son roman "Sophie, la mer et la nuit", prisonnier qu'est Sternberg de son image d'écrivain de science-fiction, d'étrange et d'érotisme.
Or, la verve de Sternberg résonne d'accents céliniens. Sa misanthropie radicale et son esprit réfractaire évoquent un autre anti-moderne, Cioran. Son imaginaire débridé, sa veine absurde, son univers étrange et ses inventions insolites rappellent épisodiquement Ionesco, Kafka ou Beckett.
Certes, il répugnait à travailler ses manuscrits, à sculpter son écriture automatique et torrentielle, ce qui lestait certains de se textes de platitudes, trivialités et autres scories. Il en était pleinement conscient.
Libre penseur, observateur lucide voire visionnaire, Sternberg fut un contempteur acharné de la société de consommation, du spectacle et du divertissement, de l'automobile et de la pollution citadine, du culte de la performance et du travail. Il ne s'est pas privé de cracher son dégoût de l'homme et de distiller ses saillies satiriques dans ses chroniques (Le Magazine Littéraire, France Soir), ses pamphlets ou ses fictions.

Malgré le lien de filiation avec Sternberg, Lionel Marek réalise une biographie impeccable, structurée, objective, sans complaisance. Il ne s'interdit jamais de pointer les faiblesses de son père, qu'elles soient littéraires ou morales.
Il enrichit son portrait par des citations éloquentes de Sternberg ou par des extraits de ses ouvrages.
Il décrit précisément le périple de son père durant la seconde guerre mondiale, sa fuite, sa traque, sa détention et finalement sa survie.
Le dernier chapitre est particulièrement émouvant et édifiant en tant qu'il éclaire la nature ambivalente de la relation qui unit (ou désunit) Sternberg à son fils.
Seul bémol, après 1945, Marek analyse exhaustivement l'oeuvre de l'écrivain au léger détriment de sa vie personnelle et intime.


Futurs sans avenir
Futurs sans avenir
par Jacques Sternberg
Edition : Poche

4.0 étoiles sur 5 Nouvelles science-fictives, 4 février 2016
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Le titre, ô combien insolite, audacieux et paradoxal, de ce recueil de nouvelles reflète exactement la vision du futur que Sternberg propose au lecteur en 1970. Sternberg s'appuie sur le modèle de l'époque, déjà malade selon lui, pour construire des histoires qu'il saupoudre d'extravagance, de fantastique et de désenchantement.
Les neufs nouvelles, de taille inégale (12 à 150 pages), s'inscrivent la plupart du temps dans un avenir proche (autour de l'année 2000) dans lequel l'homme maîtrise parfaitement les voyages dans l'espace.

La plus longue des nouvelles "Fin de siècle" retrace la vie d'un homme en 1999 au sein dune société à la Orwell truffée de directoires, de brigades, de bureaux qui limitent strictement les libertés individuelles. Tout est minutieusement organisé, contrôlé et planifié par l'Etat, jusqu'à la gestion du temps !

Dans "Si loin du monde", un extraterrestre est dépêché sur Terre pour étudier les humains. Il peine à s'adapter à leur mode de vie et à leur environnement saturé de bruit, de grisaille, d'agitation. Employé en tant que relieur, il découvre la quintessence de la médiocrité humaine, entre ennui, absurdité et monotonie. Tiendra-t-il jusqu'au terme de sa mission ?

Dans "Les éphémères", un homme et une femme échouent sur une planète réputée dangereuse.
"Nous deux" met derechef en scène un homme et une femme, missionnés pour un voyage de 8 mois dans l'espace.
"La persévérance vient à bout de tout" relate l'investissement pharaonique d'une firme qui s'escrime à exploiter un minerai sur Mars.
"Bien à vous" est l'objet d'une correspondance entre un employé d'une entreprise d'abonnements littéraires et un de ses abonnés... pour le moins spécial.
"Echappement libre" fait état d'une lente et radicale révolution des moeurs au cours des années 80. Le paradigme civilisationnel axé sur le travail, la production et la consommation a du plomb dans l'aile.

En résumé, Sternberg déploie dans ses textes une imagination singulière et débordante grâce à laquelle il barbouille un réel qui lui déplaît prodigieusement et conçoit un avenir pas nécessairement moins sombre.


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