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Contenu rédigé par jacqueslefataliste
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Commentaires écrits par
jacqueslefataliste (Albi, France)
(TOP 50 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   

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Wagner : Les Maîtres chanteurs de Nuremberg
Wagner : Les Maîtres chanteurs de Nuremberg
Prix : EUR 19,99

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Réédition d'une belle version, 25 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wagner : Les Maîtres chanteurs de Nuremberg (CD)
Comparée aux autres grandes versions de cet opéra (notamment Kempe, Kubelik, Jochum, Solti/Vienne/1975 et Solti/Chicago/1995), celle-ci s'avère très bonne sans être pour autant la "meilleure" (pour autant qu'une telle hiérarchisation ait un sens).

L'ensemble est dirigé de main de maître (fluidité, dynamisme) par Sawallisch et la distribution contient quelques merveilles: l'Eva de Studer, que seule surclasse celle de Janowitz chez Kubelik, le Pogner de Moll, qui est absolument souverain, le David de von der Walt et le veilleur de Pape.

Mais, malheureusement, le Sachs de Weikl n'égale selon moi ni celui de Fischer-Dieskau (Jochum), ni celui de Bailey (Solti/1975) ou de Stewart (Kubelik), ni même celui, très personnel, de van Dam (Solti/1995): quoique bien chanté, il manque vraiment de personnalité.

Quant au Walther de Ben Heppner, il est parfaitement lyrique, mais je trouve qu'il n'égale pas celui de Sandor Konya (Kubelik), ni celui, éperdu malgré son allemand peu idiomatique, de Palcido Domingo (Jochum).

Il manque de plus à cette version l'exceptionnelle vitalité qu'on trouve au plus haut point chez Kubelik. Bref, cette version mérite vraiment d'être écoutée, mais elle se range selon moi derrière celles de Kubelik et Jochum, aux côtés des versions gravées par Solti.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 8, 2013 7:56 AM MEST


Hommage To Carla
Hommage To Carla

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Sommet méditatif et rayonnant, 6 février 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hommage To Carla (CD)
Pourquoi ce disque est-il si beau? Parce que Paul Bley va puiser au fond du silence et de la solitude une méditation complètement envoûtante, des résonances aux prolongements infinis. Parce que les composions de Carla Bley sont à la fois rayonnantes et douloureuses. Parce que bien peu de récitals pour piano solo atteignent ce degré d'intériorité libre et de musicalité poignante. Paul Bley lui-même n'a, à mon avis, jamais fait mieux.

Ce disque est un sommet qui, depuis sa sortie en 1992, ne me quitte pas.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 9, 2013 4:31 PM CET


Easy To Read
Easy To Read
Prix : EUR 13,48

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un album impérissable, 5 février 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Easy To Read (CD)
Cet album me suit depuis sa sortie, en 1985. Tour à tour sauvage et profondément lyrique, le trio formé par Joachim Kühn (piano), Jean-François Jenny-Clark (contrebasse) et Daniel Humair (batterie) rayonne ici d'énergie créatrice, de liberté et de poésie. Chaque voix, magistrale dans son ordre propre (chacun est un fascinant virtuose de son instrument), est à la fois libre de tout carcan et profondément solidaire du tout. Jazz, free jazz, musique romantique, mais aussi contemporaine: toutes ces influences se mêlent et se pénètrent en une musique neuve, tourmentée mais lumineuse, puissante et belle, dont je ne connais personnellement pas d'équivalent.

Ce trio a enregistré d'autres disques magnifiques (notamment Usual Confusion, Die Dreigroschenoper et Triple Entente), mais aucun, me semble-t-il, ne produit tout à fait le même éblouissement.

Magico : Carta De Amor
Magico : Carta De Amor
Prix : EUR 26,98

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Magnifiques captations de concert, 12 janvier 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Magico : Carta De Amor (CD)
Le trio formé par Jan Garbarek (saxophones), Egberto Gismonti (guitares et piano) et Charlie Haden (contrebasse) n'avait gravé que deux albums, en studio l'un et l'autre: Magico (juin 1979) et Folk Songs (novembre 1979). Très beaux, ces deux disques au style très dépouillé (rêveur et contemplatif, mais aussi assez expérimental) étaient néanmoins plutôt courts et sans doute un tout petit peu trop figés, le studio invitant parfois à rechercher la perfection plutôt que l'élan.

Les captations proposées aujourd'hui, toujours par ECM, sont issues de concerts donnés à Munich en avril 1981. Le style est toujours le même: introverti (souvent proche su silence), aventureux et à la recherche d'un lyrisme mystérieux (à mi-chemin entre mélodies un peu planantes, ritournelles naïves et acidulées, et cris d'une sensibilité à fleur de peau). Mais la liberté et l'intensité du concert, qui sont palpables, empêchent que l'ensemble ne devienne esthétisant ou aseptisé. Ici, tout est au contraire bien vivant et intensément vibrant. On suit donc pas à pas l'inventivité de ces trois musiciens en quête d'idéal, l'âme et le souffle tendus vers quelque azur inaccessible, et on sort réjoui de ces moments de liberté créatrice!

PS: sur les 11 thèmes joués en concert en 1981, 4 sont communs avec ceux joués en studio en 1979: Folk song et Cego Aderaldo (dans Folk songs); Spor et Palhaço (dans Magico).

Dresden
Dresden
Prix : EUR 25,64

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un intense concert, 12 janvier 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dresden (CD)
Le style souvent planant et un peu new age de Jan Garbarek (mêlé à l'esthétique très propre d'ECM) me laisse parfois sceptique. Mais cet album est remarquable d'énergie rythmique, de vie et de beauté mélodiques. Il s'agit d'un concert du 20 octobre 2007 et cela change beaucoup de choses: ici le raffinement n'est pas une fin en soi et l'engagement est, lui, total. Chaque musicien donne le meilleur de lui-même et participe à la réussite du tout en servant le lyrisme de chaque thème et la dynamique de chaque instant. Même si Jan Garbarek (saxophones et flûte), Rainer Brüninghaus (claviers) et Yuri Daniel (basse électrique) sont excellents, j'accorderais volontiers une mention spéciale à Manu Katché (batterie), dont la pulsation ravageuse est pour beaucoup dans le feu qui s'empare de l'auditeur.

Un concert exceptionnel par sa force et son intensité. Excellente prise de son.

PS: seule petite réserve: j'aime un peu moins deux morceaux joués vers la fin du concert: Maracuja (dans lequel je n'adore pas le synthétiseur) et Nu Bein' (dans lequel je n'adore pas la flûte "selje").

Beethoven : les Sonates pour violon et piano (3 CD)
Beethoven : les Sonates pour violon et piano (3 CD)
Prix : EUR 14,40

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une version majeure de ces sonates, 31 décembre 2012
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : les Sonates pour violon et piano (3 CD) (CD)
Comme beaucoup, j'ai d'abord découvert ces sonates dans l'interprétation légendaire d'Arthur Grumiaux et Clara Haskil. Voulant ensuite compléter ma connaissance de ces œuvres, je me suis tourné vers Petr Messiereur et Stanislav Bogunia (très beau, mais manquant tout de même un peu de présence, de charisme), puis vers Anne-Sophie Mutter et Lambert Orkis (beaucoup plus intéressant que ce qu'on prétend, mais aussi très/trop personnel et manquant de naturel).

L'idéal, ou du moins ce qui s'en approche et suffit à me donner le sentiment de l'avoir atteint, je l'ai trouvé dans cette version: Renaud Capuçon et Franck Braley y sont vraiment souverains de beauté sonore, de conduite de la ligne, d'énergie et de lyrisme. Tout chante avec naturel, rien n'est surjoué, mais rien non plus n'est sous-joué: l'émotion est bien là et, quand il le faut, les abîmes se creusent devant nous.

La prise de son est excellente et, le prix étant très intéressant, on tient vraiment là une version majeure de ces sonates.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 20, 2013 4:20 PM CET


Songs Without Words
Songs Without Words
Prix : EUR 11,48

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un récital envoûtant, 30 décembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Songs Without Words (CD)
La sensibilité pudique et pourtant fervente de Murray Perahia est idéalement accordée aux si beaux "Lieder ohne Worte" de Mendelssohn.

Ici, plutôt que de jouer plusieurs cahiers dans leur intégralité (Mendelssohn a composé 8 cahiers contenant chacun 6 pièces), Perahia a construit un très beau programme autour de l'idée de chant sans paroles - chant dont on a retiré les paroles (Bach et Schubert), mais aussi chant d'emblée conçu sans paroles (Mendelssohn):

- d'abord, 4 chorals de Bach transcrits pour le piano par Busoni;

- ensuite, une sélection de 15 Lieder ohne Worte de Mendelssohn, choisis parmi les différents cahiers;

- enfin, 4 lieder de Schubert transcrits pour le piano par Liszt.

Tout au long de ce programme magnifique, le piano chante éperdument et nous transporte et nous émeut constamment.

Un récital discret, peu médiatisé, mais d'une beauté envoûtante.

Mendelssohn : Romances sans paroles ("Lieder ohne Worte") (Coffret 2 CD)
Mendelssohn : Romances sans paroles ("Lieder ohne Worte") (Coffret 2 CD)
Prix : EUR 17,53

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une magnifique gravure de la totalité des "Lieder ohne Worte", 30 décembre 2012
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mendelssohn : Romances sans paroles ("Lieder ohne Worte") (Coffret 2 CD) (CD)
Mendelssohn a composé huit cahiers contenant chacun 6 "Lieder ohne Worte". Assez peu joués, ces petits lieder sans paroles, dans lesquels seul le piano chante, sont pourtant magnifiques et envoûtants.

Certes, l'art de Mendelssohn n'est pas ostentatoire: pudique, secret, sobre, il ne se livre pas toujours immédiatement. Mais il n'en est pas moins grand et profondément touchant: l'ardeur, la fièvre intérieure, l'élan et la prière du cœur sont bien là, pour qui prend le temps de tendre l'oreille et d'écouter encore et encore.

Daniel Barenboim est l'interprète idéal de ces pièces, qu'il joue avec autant d'aristocratique retenue que de sincère épanchement.

Les enregistrements datent de 1973. Le son est très bon. En plus des huit cahiers (op. 19, 30, 38, 53, 62, 67, 85 et 102), ce double album contient les Kinderstücke op. 72, l'Albumblatt op. 117 et trois autres petites pièces.

La Belle Meunière (Die Schone Mullerin)
La Belle Meunière (Die Schone Mullerin)
Prix : EUR 9,42

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'une des meilleures Belle Meunière, 28 décembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Belle Meunière (Die Schone Mullerin) (CD)
Des trois cycles de Schubert, c'est la Belle Meunière qui me semble le plus difficile à réussir: il faut en effet avoir non seulement la juvénilité et les rythmes bondissants, mais aussi les abîmes de la détresse et de la mélancolie. Trop souvent, les chanteurs ont l'un, mais pas ou moins l'autre; ils ont l'un plus ou moins aux dépens de l'autre.

La raison pour laquelle cette version me semble depuis longtemps l'une des meilleures, si ce n'est la meilleure (pour autant qu'une telle hiérarchisation ait un sens), c'est qu'elle réunit à merveille ces deux aspects contradictoires. La vigueur juvénile de Prégardien est remarquable (même s'il a "déjà" 35 ans à l'époque de l'enregistrement) et sa tessiture claire de ténor est magnifiquement soutenue par les arêtes un peu vertes du pianoforte. Mais, au fur et à mesure de la progression du cycle, les abîmes se creusent et le chant se fait vraiment déchirant.

Pour moi, cet enregistrement est une référence majeure dont on aurait bien tort de se priver au prix économique où il est désormais réédité. J'ai beau posséder plusieurs autres versions, elles aussi passionnantes à leur manière (barytons: Fischer-Dieskau/Moore/EMI, Fischer-Dieskau/Moore/DG, Goerne/Schneider, Goerne/Eschenbach; ténors: Haefliger/Dähler, Bostridge/Johnson, Güra/schultz), celle-ci me semble être celle qui parvient le mieux à tenir ensemble les différents aspects de l'oeuvre.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 17, 2013 5:55 AM CET


Chopin: Opp 33-36 38
Chopin: Opp 33-36 38
Prix : EUR 12,87

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Pour le programme plus que pour l'interprétation, 6 décembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chopin: Opp 33-36 38 (CD)
J'admire beaucoup le Chopin de Pollini et je place ses enregistrements des Préludes et des Nocturnes au sommet de la discographie.

Mais ce nouvel enregistrement me semble plus intéressant par son programme que par son interprétation: réunir en un même récital des pièces de genre différent (ballade, mazurkas, valses, impromptu et sonate) mais composées pour la plupart entre 1837 et 1839 et publiées sous des numéros d'opus proches (op. 33, 34, 35, 36 et 38) est une excellente idée. Cela permet en effet de mesurer à la fois la riche diversité et l'unité profonde de l'inspiration de Chopin; cela permet aussi d'échapper à la monotonie plus ou moins inévitable des enregistrements intégraux (écouter toutes les mazurkas ou toutes les valses à la suite peut, par exemple, devenir un peu lassant).

Excellent programme, donc, riche et varié, mais dans une interprétation un peu terne selon moi, quoique toujours de haut niveau: dans les Mazurkas op. 33 et dans les Valses op. 34, Pollini ne trouve pas tout à fait la vitalité indispensable: il joue droit et évite les effets de manche, ce qui est bien, mais il n'atteint pas complètement la secrète poésie; dans la 2e Ballade, il ne fait pas mieux que dans son enregistrement de 1999 et il reste dans l'un comme dans l'autre un peu en-deçà de la profondeur d'un Arrau; enfin sa nouvelle interprétation de la 2e Sonate est moins tranchante et ascétique que celle de 1985, ce dont certains, qui aiment les angles plus arrondis, se réjouiront sans doute, mais que, pour ma part, je regrette.

Ainsi, bien qu'il ait été largement salué par la critique et bien qu'il ait de réelles qualités, ce disque me semble un peu moins prenant que ce que l'on pouvait espérer de la part de cet immense pianiste.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 16, 2013 1:48 PM CET


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