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Commentaires écrits par
jacqueslefataliste (Albi, France)
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Franz Schubert: 23 Ausgewählte Lieder
Franz Schubert: 23 Ausgewählte Lieder
Prix : EUR 17,72

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Miracle de chant mélancolique, 22 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Franz Schubert: 23 Ausgewählte Lieder (CD)
Ce disque est depuis 20 ans l'un des plus chers à mon cœur. À 67 ans, Ernst Haefliger, qui fut un fidèle de Ferenc Fricsay et le meilleur évangéliste de sa génération, revient à Schubert accompagné au pianoforte par Jörg Ewald Dähler. La voix est légèrement voilée, usée par les ans. Elle n'en est que plus belle et déchirante. D'un dépouillement total, d'une intériorité envoûtante, ce récital composé de 23 Lieder touche en profondeur, immédiatement. Il suffit d'écouter les premiers mots du premier Lied (Die Götter Griechenlands): "Schöne Welt, wo bist du?": "Beau monde, où es-tu?" Et l'infini du désir nostalgique s'empare de l'auditeur. Ce récital ne ressemble à aucun autre. Il est de ceux dont on ne se remet pas.

NB: à la même époque, Haefliger et Dähler ont aussi enregistré les 3 grands cycles: Die schöne Müllerin, Winterreise, Schwanengesang.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 3, 2015 6:46 AM MEST


Franz Schubert: Winterreise
Franz Schubert: Winterreise
Prix : EUR 14,39

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un hiver vraiment palpable, 22 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Franz Schubert: Winterreise (CD)
D'emblée, ce Winterreise a fait date. Pour la 1ère fois, un ténor (et quel!) interprétait ce cycle accompagné par un pianoforte. En septembre 1980, Haefliger a 61 ans. Sa voix est légèrement voilée: elle porte l'usure des ans. Mais le chant n'en est que plus beau et poignant. L'hiver devient palpable comme jamais et l'on tient là un Winterreise qui ne ressemble à aucun autre et qui marque profondément.

En 1991, Diapason écrivait dans son dictionnaire des disques: "Haefliger - ténor comme l'était Schubert lui-même - nous laisse découvrir un jeune homme encore, errant, le visage hagard, déjà habité par la fièvre, parfois au bord du délire: halluciné, ce voyageur ne craint pas, à certains moments, de hacher les mots comme s'ils lui montaient nécessairement à l'esprit, malgré lui, comme si leur effrayante réalité le dépassait, rendant l'auditeur incapable de préciser si le ténor chante encore ou parle désormais. Jörg Ewald Dähler peint ce désarroi avec la même intensité, et le hammerflügel répond parfaitement aux intentions du chanteur."

NB: à la même époque, Haefliger et Dähler ont aussi gravé les deux autres grands cycles et un magnifique récital: Die schöne Müllerin, Schwanengesang, Lieder.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 3, 2015 6:50 PM CET


Franz Schubert/ Schwanengesang
Franz Schubert/ Schwanengesang
Prix : EUR 14,39

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un poignant Schwanengesang, 22 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Franz Schubert/ Schwanengesang (CD)
Avril 1985: Ernst Haefliger a 65 ans et il revient à Schubert accompagné au pianoforte par Jörg Ewald Dähler. Usée, voilée par les ans, sa voix n'est pas moins belle: elle est seulement plus nue, plus dépouillée. Et tout ici va directement au cœur des choses: l'émotion, la douleur mélancolique et nostalgique. C'est déchirant et on tient là l'un des plus beaux Schwanengesang qui soient. Inutile de jouer au jeu des comparaisons: je connais Hotter, Dieskau, Goerne, Güra, etc., mais celui-ci ne ressemble à aucun autre.

NB: à la même époque, Haefliger et Dähler ont aussi gravé les deux autres grands cycles et un magnifique récital: Die schöne Müllerin, Winterreise, Lieder.


Franz Schubert/Die Schöne Müllerin
Franz Schubert/Die Schöne Müllerin
Prix : EUR 14,39

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Une Belle Meunière qui manque de fraîcheur, 22 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Franz Schubert/Die Schöne Müllerin (CD)
Dans les années 80, à plus de 60 ans, Ernst Haefliger a gravé quatre albums Schubert: celui-ci, Winterreise, Schwanengesang et Lieder. Or, tandis que les trois autres sont des réussites profondément marquantes, celui-ci est un peu moins convaincant. C'est que la voix de Haefliger, désormais voilée, usée par les ans, convient moins bien à l'atmosphère nettement juvénile de la Belle Meunière. Bien sûr, la mélancolie désespérée de la fin du cycle est admirablement rendue, mais le début est moins heureux et l'ensemble moins homogène. Malgré son caractère historique (il s'agit de la 1ère version accompagnée par un pianoforte) et ses incontestables moments de beauté, cette Belle Meunière ne s'impose donc pas comme une priorité.

En 1991, Diapason écrivait dans son dictionnaire des disques: "Haefliger est sans doute moins convaincant ici que dans les autres cycles: la voix accuse un manque de jeunesse, est parfois instable ou détimbrée dans l'aigu et paraît désormais inapte à traduire les émois d'un jeune amoureux. Dähler est par contre passionné et ardent, parfois même heurté, d'une vivacité incessante qui accentue l'effet de contraste avec les difficultés que rencontre Haefliger."


Wagner : Tristan und Isolde
Wagner : Tristan und Isolde
Proposé par RAREWAVES USA
Prix : EUR 19,09

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Contre toute attente: une version plus raffinée que spectaculaire, 17 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wagner : Tristan und Isolde (CD)
On associe souvent Solti à un jeu spectaculaire, démonstratif et plutôt extérieur. Eh bien, c'est au contraire une version d'une grande finesse qu'il nous propose ici!

Certes, on a bien les splendeurs du Philharmonique de Vienne que John Culshaw (le producteur) et les ingénieurs du son s'efforcent de magnifier comme dans les captations de la Tétralogie (on est en 1960 et, à cette époque, seul L'or du Rhin a été enregistré). Mais on a rarement entendu un Tristan et une Isolde aussi nuancés: Fritz Uhl et Birgit Nilsson, en studio, peuvent se permettre des demi teintes qui ne sont pas toujours possibles en live. Du coup, Tristan est ici plus humain et émouvant qu'héroïque. Quant à Nilsson, dont je n'adore pas toujours la voix un peu dure, elle est ici beaucoup plus féminine et touchante que d'habitude.

Le reste de la distribution (la Brangäne de Resnik, le Kurwenal de Krause et le Marke de van Mill) est très bon et s'inscrit dans cette perspective de finesse plutôt que de puissance.

Reste donc, pour finir, à se demander comment se situe ce Tristan dans la discographie. Pour moi, les versions live (Karajan 1952 et Böhm 1966) restent prioritaires parce qu'elles proposent un engagement dramatique qui n'a pas d'équivalent. Mais, parmi les versions de studio que je connais (Furtwängler, Karajan 1972, Kleiber, Barenboim et Pappano), celle-ci me semble avoir pleinement sa place. Les autres proposent parfois des incarnations plus charismatiques, mais celle-ci se distingue, comme je l'ai dit plus haut, par la finesse de son approche.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 19, 2014 11:46 PM CET


Rachmaninov : Symphonies, Concertos pour piano
Rachmaninov : Symphonies, Concertos pour piano
Prix : EUR 11,70

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un coffret de haut niveau, mais pas ma référence absolue, 19 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rachmaninov : Symphonies, Concertos pour piano (CD)
Ce coffret dedié à la musique symphonique et concertante de Rachmaninov est de très haut niveau. Il réunit non seulement les 3 Symphonies, les Danses symphoniques, L'île des morts, le Scherzo et la Vocalise, mais aussi les 4 Concertos pour piano et la Rhapsodie sur un thème de Paganini (NB: contrairement à l'édition précédente en 6 CDs, cette nouvelle édition en 5 CDs ne contient pas, en supplément du reste, le Concerto pour piano n° 1 de Tchaikovsky).

À la tête du Philharmonique de Saint-Petersbourg, Mariss Jansons dirige avec force et finalement de manière assez russe, c'est-à-dire sans chercher à gommer les aspérités de la musique. Au piano, Mikhail Rudy, conscient qu'un excès de démonstration virtuose dessert ces œuvres, adopte un jeu fait de maîtrise et de sobriété.

Néanmoins, j'ai beau aimer et admirer ces disques, ils ne constituent pas pour moi la référence absolue. Pour la musique symphonique, je retourne plus volontiers à l'ivresse sonore inégalée du Concertgebouw d'Amsterdam sous la baguette d'Ashkenazy. Pour les concertos, c'est la version d'Howard Shelley, si limpide et vivante, qui a ma préférence.

Je suis heureux de posséder ce précieux coffret, mais il n'est pas parvenu à s'imposer à la toute première place dans ma hiérarchie personnelle.


Charlie Haden - Jim Hall
Charlie Haden - Jim Hall
Prix : EUR 20,59

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un feu secret sous une eau calme, 5 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Charlie Haden - Jim Hall (CD)
Comme l'écrit Ethan Iverson dans le livret: « On the surface, it is a quiet set - both loved to play very soft - but for those that can really hear, it is vibrant and intoxicating » (En surface, c'est un concert calme - tous deux aimaient jouer très en douceur - mais pour ceux qui savent vraiment entendre, ce concert est vibrant et enivrant).

J'ai ainsi d'abord été surpris (et un peu déçu) par l'extraordinaire dépouillement de ce concert enregistré au Montreal International Jazz Festival le 2 juillet 1990: pas le moindre effet facile et une constante intériorisation, même dans un blues, pourtant volontairement appuyé, comme "Big Blues".

Mais à chaque nouvelle écoute quelque chose se passe: on découvre des finesses, un groove secret, des beautés effectivement « intoxicantes ». Ces huit morceaux relativement longs (presque une dizaine de minutes chacun) sont autant d'explorations aventureuses qui sollicitent l'oreille, bien au-delà du thème initial.

Décidément, avec Charlie Haden, « less is more » (moins, c'est plus) et quand le compagnon est quelqu'un d'aussi stellaire que Jim Hall, la rencontre, quoique discrète, va en profondeur.

NB: la prise de son est vraiment excellente et restitue les sonorités des deux instruments de manière magnifique.


Charlie Haden - Jim Hall
Charlie Haden - Jim Hall
Prix : EUR 13,75

16 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un feu secret sous une eau calme, 4 octobre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Charlie Haden - Jim Hall (CD)
Comme l'écrit Ethan Iverson dans le livret: « On the surface, it is a quiet set - both loved to play very soft - but for those that can really hear, it is vibrant and intoxicating » (En surface, c'est un concert calme - tous deux aimaient jouer très en douceur - mais pour ceux qui savent vraiment entendre, ce concert est vibrant et enivrant).

J'ai ainsi d'abord été surpris (et un peu déçu) par l'extraordinaire dépouillement de ce concert enregistré au Montreal International Jazz Festival le 2 juillet 1990: pas le moindre effet facile et une constante intériorisation, même dans un blues, pourtant volontairement appuyé, comme "Big Blues".

Mais à chaque nouvelle écoute quelque chose se passe: on découvre des finesses, un groove secret, des beautés effectivement « intoxicantes ». Ces huit morceaux relativement longs (presque une dizaine de minutes chacun) sont autant d'explorations aventureuses qui sollicitent l'oreille, bien au-delà du thème initial.

Décidément, avec Charlie Haden, « less is more » (moins, c'est plus) et quand le compagnon est quelqu'un d'aussi stellaire que Jim Hall, la rencontre, quoique discrète, va en profondeur.

NB: la prise de son est vraiment excellente et restitue les sonorités des deux instruments de manière magnifique.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 17, 2014 10:36 AM MEST


Haden : In the moment - Live at Bollene
Haden : In the moment - Live at Bollene

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un grand moment de musique, 25 septembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Haden : In the moment - Live at Bollene (CD)
Pour moi, ce concert enregistré à Bollène le 2 août 1989 constitue une sorte d'idéal. Un format élémentaire: piano et contrebasse. Une musicalité absolue, qui va du lyrisme le plus poignant (Mon amour retrouvé, The golden number) au blues le plus profondément enraciné (Di ba di ba bah, Mistral blues). Un vrai sens de l'aventure, de la recherche, de l'écoute et du partage. Simplicité, intériorité, joie de jouer: ce "In the moment" est un grand moment de musique, qui mériterait vraiment d'être réédité.


Last Dance
Last Dance
Prix : EUR 13,99

9 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Less is more, 10 juillet 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Last Dance (CD)
J'aime beaucoup Charlie Haden et je possède presque tous ses albums enregistrés en duo, formation intimiste dans laquelle il excelle et qu'il pratique beaucoup (avec Hampton Hawes, Ornette Coleman, Hank Jones, Mike Melvoin, John Taylor, Laurence Hobgood, Kenny Barron, Carlos Paredes, Antonio Forcione, Egberto Gismonti, Pat Metheny, etc.).

J'aime bien aussi Keith Jarrett, à qui je dois quelques grands moments, que ce soit en concert (en trio avec Gary Peacock et Jack DeJohnette, à Strasbourg notamment) ou sur disque (cf. le My Funny Valentine de Still Live). Mais je ne suis pas toujours convaincu par son jeu, qui cède parfois au maniérisme ou à la facilité (cf. Sun Prayer ou U Dance sur Tribute).

Le duo ("Ellen David") gravé par Haden et Jarrett en 1976 sur Closeness Duets était une vraie splendeur.

Mais Jasmine, issu d'une session de 2007, m'avait déçu: terne, trop terne.

Les morceaux contenus sur ce nouvel album sont issus de la même session que Jasmine et obéissent au même art de la litote: "less is more", aller au plus profond par la plus grande retenue et la plus grande économie de moyens.

Pourtant le résultat me semble supérieur: retenu, oui, mais pas terne; minimaliste, mais pas vide. Ecoutez par exemple le dernier morceau, "Goodbye": je trouve cela magnifique; décanté, simple et sans effet, mais splendide. Comparez ensuite cette version de "Goodbye" avec celle retenue sur Jasmine et vous verrez, je pense, la différence.

Un album absolument majeur? Peut-être pas. Mais un très bel album, que je réécoute avec beaucoup de plaisir (alors que j'avais assez rapidement laissé Jasmine de côté).


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