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Contenu rédigé par Valentin Vega
Classement des meilleurs critiques: 15.396
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Commentaires écrits par
Valentin Vega (France)

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Le Hobbit : La bataille des cinq armées [DVD]
Le Hobbit : La bataille des cinq armées [DVD]
DVD ~ Ian McKellen
Prix : EUR 8,97

2 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 La triste fin d'une trilogie qui n'aurait pas du être, 21 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Hobbit : La bataille des cinq armées [DVD] (DVD)
Bon alors oui, forcement, c'est de la m****, difficile de faire plus mauvais. Je crois que le nain en or du précédent permet au 3e de finir 2e de la nullité d'une courte tête, mais ça se joue à rien.
Que dire, que dire. Déjà, soyons-en certains, tout comme le deuxième, il n'y a strictement rien-à-sau-ver. L'adaptation, les acteurs, les dialogues, la musique, les décors, l'ambiance, les effets spéciaux, les costumes, les plans, tout y passe. Si bien qu'à coté, Transformers 3 peut sans aucun doute oser la comparaison avec Citizen Kane. Si je devais énumérer tout ce qui n'allait pas pour moi dans ce film je ne serai pas couché avant 7h, et mon ambition est toute autre, donc je vais me contenter de morceaux choisis, parmi les plus frappants ou les plus scandaleux, c'est selon.
Bon, l'adaptation, je remet pas le couvert, y'a bien longtemps que le bouquin a été foutu aux orties, je reviens pas la dessus, Tolkien s'est tellement retourné dans sa tombe son cimetière passerait pour un champ de blé fraichement labouré que ça ne m'étonnerait pas. Mais baste, l'heure est au cinéma pour débiles, où on est désormais persuadé que le grand public est incapable d'apprécier une adaptation si elle n'est pas broyée au motoculteur cliché hollywoodien.
J'avais déjà fait part concernant les précédents efforts (globalement je peux pas faire plus positif comme appellation, le terme 'film' frôlant l'hyperbole ultraméliorative) du gros problème d'appréciation des distances de la Terre du Milieu, les orques franchissant allegrement les monts brûmeux avec autant de vitesse et de facilité que s'ils traversaient un parterre de pissenlits. Et ben dame ça s'arrange pas, à priori Erebor-Gundabad ça se plie en un quart d'heure, et à pied Michel, ohlala, qu'on fatigue pas les ch'vaux! Mieux, Sauron veut Erebor parce que juste derrière ya Gundabad et que encore derrière -Tadaaa!- c'est Angmar. Pour les non connaisseurs, c'est comme si Poutine briguait l'île de Ré parce que c'est -mais bien entendu- la clef de voute de la Pologne. Qu'on prenne des libertés, je veux bien, mais y'a un moment où ça colle plus. Au passage ceux qui n'ont pas lu Tolkien ne savent absolument pas ce que c'est que ce pays et d'ailleurs si tu te poses la question c'est surement pas papa Jackson qui va te le dire à la fin du film, faut pas déconner non plus, ton info histoire-géo tu peux te la carrer dans l'oignon. Dans la même idée, la montagne solitaire se trouve en fait à coté d'un glacier, au pied des montagnes, à l'aise. La montagne, solitaire, donc. Glacier qu'on n'a strictement jamais vu ni même aperçu dans les films précédents. Fi, nous dit Jacky, c'est pour le show. Très bien, la suite.
Je passe sur les ralentis degueu, Legolas qui vole, Dain le niais, Thranduil le débile, Tauriel qui pue, pour noter que les orques sont en fait des demi-géants, vilains cousins d'Hagrid sans doute, que Azog n'est pas une exception et qu'en fait ils font tous la taille... du troll des cavernes de la moria dans la première trilogie. Alors du coup on peut facilement supposer qu'ils ont tous souffert d'une dégénérescence aiguë, et qu'arrivés au Seigneur des Anneaux ils sont devenus normaux voire petits, et heureusement parce que sinon Minas Tirith c'était pris en un quart d'heure hein, et encore, avec la pause biscotte.
Les trois quarts des défauts étant les mêmes que pour le précédent, je n'insiste pas sur ceux-là. En revanche, nouveauté, on fait même plus l'effort de nous montrer des belles images, on recycle à tour de bras les décors du précédent, on rajoute de la neige et de la brûme comme ça on voit pas trop loin (des fois que Gundabad serait juste derrière, on sait pas, -Gundabad que dis-je, le Mordor, la Comté!!), on te fout un contre-jour dès que quelqu'un meurt, c'est de bon goût, et puis après tout dans un film de plus de deux heures hein, pas besoin de meubler!
J'ai déjà fait long et puis de toute façon vous avez compris l'idée générale je pense, donc je conclus.
Si je persistais dans mon cynisme grinçant, je dirais que sur l'épopée Tolkien, Jackounet nous a au final gratifié de 2 très bons films, d'un relativement bon, d'un relativement mauvais et de deux saloperies, dans l'ordre s'il vous plait, ce qui nous fait pile la moyenne, félicitations, tu as ton brevet du cinéaste plus-que-moyen, maintenant casse-toi et va faire des clips pour les Black Eyed Peas, j'ai entendu dire qu'ils voulaient de l'épique.
Si je me faisais plus subtil, je m'efforcerais de souligner la brave tentative de faire une autre trilogie à partir d'une œuvre extraordinaire. Nous apprenons aujourd'hui que les sous, les acteurs et la Nouvelle-Zélande ne font pas tout, et que même quand on a un caviar à sa disposition, certains sont capable de le tartiner dans un Big Mac, et ce sans aucun scrupule.


Beast Is G-Unit,the
Beast Is G-Unit,the
Prix : EUR 7,00

4.0 étoiles sur 5 G-Unit persiste et signe, 6 avril 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beast Is G-Unit,the (CD)
Après un premier EP en octobre 2014, G-Unit remet le couvert moins de 6 mois plus tard. 2e EP depuis la reformation, The Beast se devait de confirmer le retour prometteur de The Beauty Of Independance, pour montrer que ce n'était pas juste "l'effet come back". C'est chose faite.

Tout simplement un excellent EP, dont certains titres mériteraient de se trouver sur un album. I'm Grown et son potentiel de single en puissance, Bring My Bottles de Young Buck qui rappelle ses plus grandes gloires, la tuerie lyricale de Banks sur l'énorme Doper Than My Last One... Aucune limite de style, de production, on fait ce qu'on veut faire sur ce qu'on veut. Du coup, même sur 6 morceaux, l'EP est hyper diversifié. On pourra seulement regretter l'autotune sur la voix de Fif sur Ballin ou le refrain paresseux de Boy Boy, vite rattrapés par les couplets des 5 rappeurs, qui n'ont toujours pas dit leur dernier mot! Le final Choose One ne peut que mettre tout le monde d'accord.

50 cent, Lloyd Banks, Tony Yayo, Young Buck et Kidd Kidd montrent qu'ils sont prêts pour un album en bonne et due forme, qui risque fort de prendre tout le monde à contrepied. The Unit is definitely back.


Mcbusted [Deluxe]
Mcbusted [Deluxe]
Proposé par DiscountMediaStoreFR
Prix : EUR 12,55

1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 La poursuite de la chimère, 4 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mcbusted [Deluxe] (CD)
McBusted s'est formé suite à la tournée organisée pour les 10 ans de McFly, où James Bourne, ex-Busted et grand ami du groupe précité, faisait la première partie. Il y joua notamment Year 3000, plus grand succès de Busted, et tout ce petit monde s'aperçu que plus de 10 ans plus tard, le public connaissait toujours par cœur les paroles. Les membres de McFly et de Busted (moins Charlie, qui préfère ne pas revenir et continuer sa carrière solo), à la suite d'une tournée commune qui connait un très grand succès, décident d'accoucher d'un album. C'est le projet McBusted.

Si les deux groupes ont toujours été proches, la fin de Busted coïncide quasiment avec l'envol de McFly, qui eux ne se sont jamais séparés. Tom, leader des seconds, avait auditionné pour Busted, mais ce fut finalement Charlie Simpson qui fut choisi; ironie de l'histoire, ce dernier allait causer la perte du groupe, autant que son succès.
10 ans sont passés, Matt Willis a connu des hauts et des bas, tout comme James Bourne, mais aucun des deux n'est revenu sur le devant de la scène musicale depuis 2005. Quant à McFly, ils s'essoufflent tranquillement, préférant les apparitions dans des jeux télévisés aux tournées, la pop-house au punk-rock, sortant un best of tous les 4 ans. En bref, cette collaboration semble toute indiquée, permettant à tous un nouveau départ.

SEULEMENT VOILA. Le pop-rock qui avait propulsé Busted et McFly au sommet des charts britanniques est mort depuis longtemps. Les héritiers du genre sont les One Direction et les Australiens 5 Seconds of Summer. Or, peut-on sortir à presque 30 ans un album basé sur des succès des années 2000 visant un public de moins de 20 ans? Ou faudrait-il sortir des sentiers battus et sortir quelque chose de complètement nouveau? McBusted n'a semble-t-il pas choisi, ce qui nous donne un album... Très mitigé.

La première écoute de l'album est désastreuse. Du déjà-vu à foison, aucune originalité, des couplets bateaux, des sons électroniques désagréables au possible... Il faut s'entêter pour comprendre l'intérêt de l'album.
Il se trouve principalement dans les titres "Busted Like", comme What Happened To Your Band, I Hate Your Guts ou l'excellent I See Red. Ces titres semblent tout droit sortis de 2003, où le genre était roi, avec une influence Punk-Rock importante et des refrains bien écrits.
Il y a ensuite les morceaux drôles, plus ou moins réussis musicalement, comme Sensitive Guy ou Before You Knew Me. L'humour marche toujours, et Matt Willis porte à merveille ce genre de titres.
Ensuite nous avons les titres un peu plus expérimentaux, plus d'influence McFly, comme Gone, Getting It Out ou 23:59, tous trois d'assez bonne facture.
Les deux singles Air Guitar et Get Over It sont assez inintéressants, surtout le second.
Et enfin viennent les catastrophes. La soupe abominable de James sur Beautiful Girls Are The Loneliest, l'horrible expérimentation électronique de Riding On My Bike, le très fatiguant Back In Time... Tout cela nous fait regretter d'avoir rêvé un retour des jours glorieux.

En résumé, un "retour" très mitigé. La presse est du même avis, les uns acclamant le retour gagnant de la formule Fletcher-Bourne, les autres fustigeant un album pré-ado concocté par des presque-trentenaires ayant oublié de grandir. Pour ma part, je me situe un peu entre les deux. Oui, cet album n'est pas celui espéré, ne fait clairement pas très adulte, et contient certaines immondices. Mais il contient aussi certaines perles qui pourraient renouveler le genre si elles étaient exploitées, et certains titres rappellent agréablement la belle époque (I See Red en tête).
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 3, 2016 2:51 PM CET


Black Veil Brides
Black Veil Brides
Prix : EUR 10,00

1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Premier faux pas, 26 novembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Black Veil Brides (CD)
Le premier album était correct, le deuxième était bon, le troisième était excellent. Difficile de poursuivre sur une telle dynamique.

Il y avait pourtant des signes avant-coureurs : Andy, compositeur principal et chanteur, s'est lancé dans un projet solo depuis le dernier album. Aucune tension interne pour autant, mais peut-être a t'il désormais l'esprit ailleurs... De même, le nom de l'album : Black Veil Brides! Sérieusement? Vous êtes à ce point là à court d'idées? Quant aux singles, Heart Of Fire et Goodbye Agony, balancés à une semaine d'intervalle (très mauvais signe en général), dont les clips sont globalement identiques et sans intérêt, ils n'ont absolument pas rencontré l'engouement de In The End ou de Perfect Weapon.

C'est exactement l'impression qui ressort de cet album. "Les gars on a plus d'idées, on va vous pondre un album mais franchement on n'y croit plus." Les titres ne sont pas franchement mauvais, mais on s'ennuie sec. World Of Sacrifice, Drag Me To The Grave, Devil In The Mirror, Last Rites... Ca se suit et ça se ressemble. Aucun véritable intérêt. Sur onze titres, on retiendra Heart Of Fire, single très correct sans être transcendant, assez entrainant ; Walk Away, la seule véritable surprise de cet album, à la sonorité très différente de tout ce que nous a fait écouter BVB jusqu'ici, avec des chœurs sur la fin, très intéressante ; The Shattered God, avec une instru très métal, une bonne ambiance avec guitares et un refrain qui tient plus la route que les trois quarts de l'album.

Alors certes, les gars ne se renient absolument pas, c'est du pur Black Veil Brides au niveau son. Malheureusement, ça sonne très déjà vu, voire ennuyeux. L'opus précédent est supérieur à tous les niveaux. Chacun jugera, mais pour ce qui est de l'imagination on a indéniablement fait un grand pas en arrière.

Espérons qu'il ne s'agit là que d'une passade, et que Black Veil Brides reviendra plus fort.


Rotten Apple
Rotten Apple
Prix : EUR 11,42

3.0 étoiles sur 5 Rotten Album?, 2 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rotten Apple (CD)
Rétrospectivement il est facile de dater le début de la longue et douloureuse chute de G-Unit : le départ de The Game. Le sursaut de Get Rich Or Die Tryin Soundtrack - qui en fait surfait encore sur la vague de la 'G-Unit mania' - fin 2005 vient compenser les ventes très décevantes du premier album de Tony Yayo, sorti juste avant. Mais l'album très attendu de Mobb Deep, Blood Money, sorti le 2 mai 2006 fait un four retentissant. Et pourtant, on ne tire pas encore la sonnette d'alarme ; après tout, Yayo n'a pas le talent de ses camarades Lloyd Banks et Young Buck, et Mobb Deep sont depuis longtemps sur le déclin... Pas de quoi s'affoler croit-on sur le moment. Mais cette fois-ci, G-Unit ressort l'artillerie lourde. Dès ce mois de mai, l'album de Banks est annoncé pour l'été. Puis, à l'été, repoussé à septembre. On apprend en août que Banks s'est fait volé la maquette de son album par une de ses compagnes d'un soir, maquette qui se retrouve sur internet en un rien de temps. Ca commence à sentir le roussi... D'autant qu'aucun single fort n'annonce de grosses ventes. Rotten Apple sort finalement le 10 octobre 2006.

Les critiques ont globalement été négatives et les ventes catastrophiques, en tout cas pour le mastodonte G-Unit, surtout après l'excellent Hunger For More. Qu'en est-il objectivement.

Un album honnête, ni plus, ni moins. Le point fort de Banks n'étant pas dans les lyrics, globalement centrés sur l'egotrip, les filles et l'argent, on cherche quelques punchlines bien senties... Mais c'est relativement rare. Les productions sont très inégales, à l'image du flow du rappeur. Rotten Apple, Hands Up, Gilmore's, Get Clapped et The Cake sont de bons titres, mais aucun n'a de véritable potentiel de single, et aucun ne respire la fraicheur : c'est du déjà vu. Hands Up est la copie conforme du hit de l'album précédent, On Fire, que ce soit dans la production (elle aussi signée Eminem), dans l'invité (encore 50 cent) ou dans les paroles (on fait la fête). Le featuring de Rakim est une arnaque, c'est un sample. A coté de ça on a même des mauvais titres, aux productions pauvres, au flow raté ou aux paroles nazes, voire les 3, comme Playboy 2 ou NY NY, le second pourtant produit par Eminem. Le reste est très écoutable, mais en aucun cas du génie.

En bref, un album tout à fait dispensable, à part pour les fans... mais tout à fait correct. Si l'artiste était un rookie, l'album serait même bon. Les attentes étaient peut-être trop hautes, et la G-Unit mania a fait son temps. A écouter tout de même avant de le passer à la trappe.

Après ce 3e echec et la réussite de Game de l'autre coté des USA, il devient clair que G-Unit quelles qu'en soient les raisons est un navire sur le point de sombrer. Les échecs de Young Buck puis de l'album de G-Unit, les ventes décevantes de 50 cent, le départ de Buck et de MOP puis de Mobb Deep confirmeront que l'époque dorée de la toute puissance est révolue. Rotten Apple reste l'un des symboles du déclin de G-Unit, même s'il contient des choses intéressantes.


Nine Lives
Nine Lives
Proposé par Expédition Express
Prix : EUR 22,06

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Correct, avec un très gros "mais"., 27 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nine Lives (CD)
Si vous êtes sur cet article, vous savez probablement déjà que Deuce était jusqu'en 2010 le chanteur principal, le producteur et cofondateur du groupe de rapcore Hollywood Undead. Ces derniers l'ont viré du groupe pour des raisons diverses, mais le moins que l'on puisse dire c'est que désormais -et depuis maintenant 4 ans- règne un climat d'hostilité ouverte entre HU et Deuce.

Ce dernier s'est donc lancé dans une carrière solo. Ayant produit l'écrasante majorité des morceaux de l'excellent Swan Songs, le premier album de Hollywood Undead, on pouvait s'attendre à du lourd. Et bien... C'est très mitigé.

Ne nous leurrons pas, la force de Swan Songs n'était certainement pas dans les paroles. En bons Californiens, Deuce et ses ex-acolytes parlaient essentiellement de fêtes, d' 'egotrips' et de femmes, pas toujours avec finesse, thèmes contrebalancés par quelques chansons sérieuses. Malheureusement, il s'avère que Deuce était probablement contributeur essentiel des paroles les moins fines. Nine Lives est dramatique au niveau des paroles : rimes pauvres, couplets qui sonnent baclés... Les femmes sont littéralement des bouts de viande, pour ne pas dire des prostituées (le mot 'bitch' ponctue une phrase sur deux). Pas que je sois prude, mais là on atteint un niveau de vulgarité franchement gênant. Alors le fait est, Deuce est un imbécile. Il suffit d'écouter ses textes et ses interviews, l'homme est une loque qui ne pense qu'au sexe, et pas de façon très distinguée. En étant parfaitement objectif, soit il lui manque une case soit il est constamment drogué. Quoi qu'il en soit, cela se ressent dans les paroles : les deux titres avec Jeffree Star, à savoir Let's Get It Crackin, et Freaky Now sont désespérants. Même au niveau musical, ça casse pas des briques.

En revanche, et c'est là le gros point fort de l'album, certains titres sortent du lot - les singles principalement. Help Me et I Came To Party sont incontestablement des titres entraînants, et même si les couplets ont encore une fois des paroles au ras des pâquerettes, la formule marche. Plus intéressants lyricalement, The One et America sont aussi de très bons titres, rappelant le meilleur de Swan Songs. Nobody Likes Me est sympa, avec un très bon featuring de Ronnie Radke. Passés ces quelques titres, il n'y a plus grand chose à tirer de Nine Lives.

En conclusion, quelques formules simples mais gagnantes dans les singles, qui auraient pu porter un album plus qu'honnête... Mais force est de constater que sans Charlie Scene, Johnny 3 Tears et consorts, les couplets sonnent presque tous creux. Hollywood Undead de leur coté ont sorti depuis 2 albums tout à fait honorables, prouvant que s'il était effectivement l'artisan principal de Swan Songs sur le papier, Deuce n'était clairement pas seul, et que désormais, son seul talent était peut-être un peu faible pour porter tout un album. Cela dit, avec le melon qu'il a, il n'est pas prêt de changer sa formule...


Midnight Memories' - Edition Deluxe
Midnight Memories' - Edition Deluxe

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Bonne évolution, 4 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Midnight Memories' - Edition Deluxe (CD)
Les One Direction avaient déjà prouvé avec leur précédent album qu'ils pouvaient non seulement rééditer un succès comme celui du premier, et même faire mieux musicalement parlant. Il ne s'agit donc plus de confirmer mais de prouver qu'ils peuvent faire autre chose. Pari a moitié réussi.

Midnight Memories -edition deluxe- nous propose 18 titres. C'est une nouveauté pour One Direction de faire un album si long et c'est à souligner car rares sont les groupes de pop ou de rock qui alignent une vingtaine de titres d'un coup. Mais du coup, on est en droit d'exiger de la cohérence et de la diversité. Honnêtement, pas grand chose à redire la dessus. C'est un album franchement varié qui s'écoute d'une traite, titres bonus inclus.

Best Song Ever, pas franchement à présenter, single typique des One D, rien de très original, moins prenant que What Makes You Beautiful et Live While We're Young, il aurait plutôt été digne de figurer en 3e extrait de l'album précédent. Mais c'est une des rares exceptions avec Little White Lies qui s'avère assez fatigante et Does He Know qui n'apporte strictement rien. Passé ces quelques titres, on peut diviser l'album entre chansons dansantes et calmes, en ajoutant peut-être une catégorie "entre deux".

La première catégorie est toujours aussi entraînante que dans les précédents albums, avec un début de maturité qui commence à se faire sentir (pas au niveau lyrical, mais soyons franc ce n'est surement pas pour les paroles qu'on écoute One Direction), avec des accroches parfois bien plus rock que ce qu'on avait coutume d'entendre. Diana, Midnight Memories, Little Black Dress et Better Than Words sont parmi les meilleurs titres que nous aient sorti les 5 garçons.

La deuxième catégorie s'avère la plus intéressante. Story Of My Life, Half a Heart et Right Now sonnent très différemment des balades convenues des 2 premiers albums. Très bon travail de composition, les chanteurs se partagent parfaitement les morceaux.

Enfin, l' "entre deux" malheureusement plombe parfois la cohérence et l'intensité de l'album, mais il y a du bon et du moins bon. McFly nous refait l'instru de The Heart Never Lies sur l'épuisant Dont Forget Where You Belong, à l'image de ce que l'autre grand groupe de pop rock anglais nous fait en ce moment. A coté de ça on trouve Through The Dark tout à fait sympathique et assez intense. Un bon tiers de l'album est ainsi constitué de titres parfois à la limite du très bon mais ne dépassant que rarement le style convenu qui est celui de One Direction depuis le premier album.

En résumé, une évolution légère mais notable, et sans aucun doute l'album le plus diversifié qu'aient sorti les One Direction. Mais ils trainent encore certains boulets, le plus gros étant leur maison de disque, qui exige probablement un certain nombre de titres de tel ou tel type, empêchant le groupe de nous sortir un véritable album mature et conceptuel. Peut-être pour le prochain, car Midnight Memories est tout de même assez encourageant.


The Marshall Mathers Lp2
The Marshall Mathers Lp2
Prix : EUR 7,00

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Pas le meilleur, pas le moins bon... Mais plus que correct., 3 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Marshall Mathers Lp2 (CD)
Comme beaucoup, je suis un fan. Comme beaucoup, j'ai grandi en écoutant Eminem et comme beaucoup, je considère qu'il n'a jamais fait mieux que The Slim Shady LP, The Marshall Mathers LP ou même The Eminem Show. Mais contrairement à beaucoup je ne déteste pas tout ce qu'il a fait depuis, et à l'inverse je ne fais pas non plus l'apologie de tout ce que sort le rappeur de Détroit. Je pense qu'il faut avoir du recul et donc ne pas crier au génie à chaque couplet mais ne pas non plus toujours en revenir au fameux "c'était mieux avant". The Marshall Mathers LP 2 ne se prête ni à l'un ni à l'autre.

Je suis assez d'accord avec l'avis général, à savoir qu'il ne s'apprécie pas dès la première écoute. La faute aux première productions de l'album : Bad Guy et Rhyme Or Reason n'ont pas le calibre d'un My Name Is, d'un Kill You ou d'un White America pour faire simple. Evil Twin qui clôt l'album et Brainless sont du même accabit. Mais les écoutes suivantes font apparaitre un flow de ouf et des paroles étonnantes. Très sérieux sur ces titres, ce sont les plus "Marshall Mathersesques" de l'album : on retrouve une sincérité qu'on avait retrouvée dans Recovery, en beaucoup moins superficiel et techniquement les rimes sont à un niveau au dessus de l'opus précité. De bonnes surprises donc, encore qu'on aurait aimé que les productions suivent. Notons à ce sujet que Dr Dre est complètement absent de la production de cet album.

Deuxième type de titre : Les So Much Better, Berzerk, So Far... et Love Game. Mes préférés de l'album. Majoritairement produites par Rick Rubin, ces prods rafraichissent Eminem à un point qu'on imaginait pas. Et grande surprise, il est de nouveau drôle! Je me suis tapé des barres en écoutant Eminem pour la première fois depuis bien longtemps. Kendrick est tout aussi excellent et se met largement au niveau du rap god. Mes meilleures surprises sur cet album.

Et enfin, 3e type de titre : les commerciaux. Je n'aime pas ce terme mais il faut avouer que là, difficile de trouver autre chose. "Faciles" peut-être. Survival, Legacy, ***hole, The Monster et Headlights passent partout. On retrouve un peu le genre de musique de Recovery. Alors il y a de tout : Legacy et ***hole sont vraiment sympa, sans forcement casser des briques. C'est relativement convenu, déjà vu, mais pas désagréable. The Monster pareil, sur une autre échelle. Moi j'aime bien Rihanna, j'ai bien aimé la chanson, mais c'est vrai que coté innovation c'est zéro. Et puis Headlights, avec le chanteur de Fun, là, j'avoue je peux pas. C'est pour sa mère, bon, les textes sont pas mal, mais vraiment ça dégouline de niaiserie au niveau refrain et production, ça ne correspond pas à Eminem. Après ça c'est purement une question de goût.

Conclusion, un album mitigé? Ben oui et non. Même le mitige est mitigé. Parce que oui, ça aurait pu être mieux. En faisant une suite à son album mythique, Eminem savait qu'il faudrait répondre aux attentes et sur plusieurs points il ne déçoit pas : il y a du très haut niveau de rime, de la nouveauté et en même temps beaucoup de clins d'oeils et de réponses à The Marshall Mathers LP. Mais cet effort a quand même des points faibles. Productions convenues sinon en dessous du niveau du rappeur, un certain manque de cohérence générale et certains morceaux vraiment en dessous du lot. Après bon sang ça reste un album d'Eminem, même Relapse et Encore qui sont ses moins bons efforts sont loin au dessus de tout ce que font les rappeurs américains depuis 15 ans... Et ce Marshall Mathers LP 2 est d'un autre calibre. Un très bon album à n'en pas douter à l'échelle du rap en général, un effort encourageant pour Eminem qui n'a décidemment pas encore tout dit.


Fashionably Late
Fashionably Late
Prix : EUR 19,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Surprenant mais décevant, 5 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fashionably Late (CD)
Il est plus que temps de dire adieu à Escape The Fate, première formation. Falling In Reverse ne nous donnera pas un Dying Is Your Latest Fashion 2, même si le premier album en gardait encore des sonorités et que le titre de celui-ci semble un joli clin d'œil au mythique opus.

Cette fois-ci Ronnie enterre son ancien style. La réception de Fashionably Late tant par les fans que par la presse a été très mitigée, et pour cause : le premier single, "Alone", avait de quoi laisser pantois. Instru lourde inspirée des productions hip hop les plus fatigantes, dépourvue de guitares sur 50% du morceau, couplets rappés, sonorités électroniques ajoutées à la voix de Ronnie... Déconcertant.
L'album est du même acabit : les morceaux se suivent et ne se ressemblent pas, mais parfois jusqu'au comique. Pop à deux balles, post-hardcore, hip hop, screamo, dubstep... On en passe par tous les stades. Au niveau strictement musical l'album n'est donc pas très cohérent. On dirait presque une compile de faces B!
Alors attention. Il y a du très bon. "Champion", "Fashionably Late", "It's Over When It's Over", "Self Destruct Personnality", "Where Have You Been" sont des sortes d'hybrides d'hardcore et hip hop, parfois avec un peu de dubstep, dans l'ensemble parfaitement réussis, jusqu'au terrible "Rolling Stone", pour moi meilleur titre de l'album.
Mais il y a aussi du moins bon, voire du très mauvais. "Bad Girls Club" (à laquelle je décerne la palme de la chanson la plus merdique de l'année), "Keep Holding On" et "Game Over" sont franchement nulles. Ca passerait parfaitement bien dans un album de Simple Plan ou d'Avril Lavigne, voire de Blood On The Dancefloor, mais pas chez Ronnie Radke. Par comparaison, "Good Girls Bad Guys" sur le précédent album passerait pour du métal à coté de ça. Mais si encore c'était de la pop réussie! Non non, c'est parfaitement gerbant.
Au sujet du précédent opus, j'avais émis l'envie de voir les autres membres du groupe s'affirmer un peu plus, mais non. Le groupe assume pleinement le "Ronnie-centrisme", les autres n'ayant tout simplement pas la moitié du charisme du chanteur. Le problème c'est que ça se ressent dans les morceaux. Les solos de Jacky ou même la batterie de Ryan sont bien moins présents que sur "The Drug In Me Is You". Plus que jamais, on a l'impression d'écouter un album solo de Ronnie Radke. Ce n'est pas forcement un mal mais il faut juste s'y faire, on est décidemment très très loin de Dying Is Your Latest Fashion.

En résumé, un album indéniablement varié et surprenant, mais bien trop bordelique et parsemé d'approximations voire de saletés. Bon dans l'ensemble, mais peut faire mieux.


Further
Further
Proposé par nagiry
Prix : EUR 3,87

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Chef d'Œuvre d'Electro, 27 juin 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Further (CD)
Vus les commentaires très divers que suscite cet album, je me sens obligé de donner mon opinion, car il me semble bien souvent sous-estimé.

Autant le dire tout de suite, je suis un néophyte : j'ai découvert les Chemical Brothers avec cet album. Je pense que cela me donne un recul suffisant par rapport à l'ensemble de leur carrière et donc m'épargne l'impression bien connue du "c'était mieux avant". D'un autre coté, cela me donne peut-être une vision excessivement bonne de cet opus. A vous de juger.

Pour moi Further est d'abord un album extrêmement bien construit. Les morceaux s'enchainent parfaitement dans une continuité qu'on aurait du mal à ne pas saisir. 8 morceaux, c'est court, mais c'est un fleuve. Une sorte d'opéra synthétique en 8 actes, avec chacun son identité. Les titres ne sont pas tous écoutables individuellement, je pense à Snow ou Horse Power, mais s'inscrivent dans un ensemble très cohérent.

Ensuite il est remarquablement produit. Chaque titre est développé au maximum, ne nous laissant guère de chances de nous ennuyer, et rassasiant nos attentes auditives. Dissolve et Escape Velocity en sont de parfaits exemples.

L'album s'achève en apothéose, avec l'extraordinaire Swoon (à mon sens la meilleure chanson jamais écrite par les Chemicals), l'étonnant K+D+B et le planant final de Wonders Of The Deep.

Je suis d'accord pour dire que les Chemical ont changé avec cet album, mais pour moi ils sont arrivés à la quintessence de leur art, et j'apprécie cet album un peu plus à chaque écoute, chaque titre également et pourtant de façon différente, bien plus qu'un Surrender ou qu'un Come With Us.


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