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Contenu rédigé par Ripley
Classement des meilleurs critiques: 1.158
Votes utiles : 520
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Commentaires écrits par Ripley
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Monster
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par Patrick Bauwen Edition : Poche |
| Prix : EUR 7,22 |
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5
Creux, 15 août 2012
"Monster" aurait pu inspirer l'un de ces médiocres téléfilms américains qui passent sur les chaînes nationales en début d'après-midi. On est loin des grandes oeuvres qui marquent l'histoire de la littérature policière (étrangère ou française). Personnages stéréotypés à l'extrême, écriture plate, humour lourdingue,tout concourt à décourager le lecteur exigeant qui, comme moi, le refermera bien avant la fin.
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Aucun internaute (sur 2) n'a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5
La route 5 étoiles / Le feu de Dieu 0 étoile, 14 août 2012
Mal écrit, invraisemblable, "Le feu de Dieu" se révèle être un bon canular. L'auteur aligne les archétypes de la fin du monde et les transpose dans notre bonne vieille France (l'errance du héros sur les routes dévastées, le huis clos des survivants, les bandes organisées de pilleurs...) sans finesse ni originalité. Les personnages sont des caricatures ambulantes qui n'ont rien à envier au manichéisme traditionnel des Américains : le héros courageux, le méchant pourri jusqu'à la moelle, la mère protectrice, les enfants intrépides. Quand le roman n'ennuie pas (les passages du journal intime de la gamine sont complètement niais, en total décalage avec l'ambiance oppressante censée régner dans l'abri), il dérange, notamment dans son aspect misogyne (les femmes y sont exemptes de vertu, de pudeur et d'honneur). Alors que certaines réflexions du protagoniste stupéfient (ne pas tuer son semblable ne serait, selon lui, qu'une ancestrale croyance judéo-chrétienne!), d'autres scènes sombrent dans le ridicule (qui pourrait croire aux séances d'automutilation de la mère et de sa fille?). J'ai abandonné la lecture avant de découvrir les dons surnaturels du fiston et me dis, avec soulagement, que j'aurais au moins échappé à ça. Dans la catégorie "histoires post-apocalyptiques", "La route" de Cormac McCarthy est indétrônable.
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Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5
L' (ennuyeuse) crise de la cinquantaine, 4 août 2012
Amis lecteurs, si le sujet ne vous touche pas directement, passez votre chemin. Le roman n'est fait que d'états d'âmes de la narratrice qui s'interroge pendant 445 pages sur la solitude, la vieillesse, le rapport entre les deux sexes, l'amour maternel... Quand ce n'est pas déprimant (elle contemple les tâches brunes naissantes sur ses mains, compte ses cheveux blancs, affronte seule un long hiver dans un coin paumé de l'Irlande), c'est niais (oh, comme elle aime la petite chienne qu'elle a recueillie ainsi que tous les animaux de sa cour!), émaillé de points de vue douteux (aux USA, "il y a du travail pour tous ceux qui en veulent") et de vérités moralisatrices éculées ("l'amour est central"). La plume n'est pas plus légère: le récit se perd dans d'intempestifs aller-retour entre présent et passé, croule sous les mièvres descriptions des paysages irlandais. Quant au ton de certains passages (sur les histoires sentimentales des personnages, notamment), il n'est guère plus élevé que celui de la plus basique chick-lit. Alors même que l'auteur s'emploie à dénoncer, via les projets littéraires de son héroïne, la futilité des livres dits "de développement personnel", son roman se révèle n'être qu'un long et ennuyeux mode d'emploi sur la gestion féminine du passage à l'"âge mûr".
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Vertige
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par Franck Thilliez Edition : Broché |
| Prix : EUR 19,86 |
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Aucun internaute (sur 3) n'a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5
Copieur!, 30 juillet 2012
Férue de "survival" et autres huis-clos sous tension qui poussent les personnages jusqu'à leurs derniers retranchements, j'avais décidé de laisser à "Vertige" sa chance...bien que je ne sois pas une grande fan de Thilliez dont je trouve les polars très communs. La quatrième de couverture m'intriguait car elle invoque clairement les films à succès "Saw". Je me demandais alors si M. Thilliez aurait su renouveler le genre, voire le transcender. Et bien, non. Les emprunts à la littérature et au cinéma du "survival" sont évidents. Les seules originalités que s'est permis l'auteur sont capillotractées (en outre, l'idée du narrateur de donner des petits noms aux différents éléments du gouffre génère des passages ridiculement pathétiques). La fin laisse sur sa faim (mais il paraît que c'est fait exprès). Quant à l'écriture, plutôt médiocre, elle ne parvient même pas à vernir l'ensemble.
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1 internaute sur 5 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5
Illisible, 30 juillet 2012
La narration est complètement décousue, sans doute parce que deux narratrices sur trois n'ont plus toute leur tête. Conséquence: des phrases sans sujet ou incomplètes. Les allers-retours dans le passé, le fait qu'on ne sait pas toujours qui parle rendent la lecture particulièrement désagréable. Quant au fond, rien d'exceptionnel à relever d'autant que la fin de ce drame familial se laisse deviner plusieurs pages plus tôt.
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4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
Pfff, 25 juillet 2012
J'ai vaillamment lutté pour terminer le premier opus. Mais le second aura eu raison de mon courage. Vraiment, je ne comprends pas les compliments qui ont pu être faits à cette saga norvégienne. Il faut supporter des pages et des pages relatives à des préparations culinaires ou à des dressages canins. Les conversations entre les protagonistes sont aussi plates que celle de la (mauvaise) chick-lit. L'écriture est ridiculement simpliste, donnant l'impression que l'auteur s'adresse à des enfants ou à des déficients mentaux : par exemple, il n'est pas rare de trouver des phrases exclamatives du genre "Comme il aimait son travail! Comme il aimait sa vie!". Les personnages qui auraient pu se démarquer (tel le croque-mort Margido) sont noyés dans une histoire d'une fadeur désespérante. Il n'y a même pas de sentiment de dépaysement (qu'une oeuvre exotique aurait pourtant pu offrir) dans la mesure où tous les éléments ou presque de la trame romanesque sont transposables à n'importe quel pays. Je renonce donc à la seconde moitié du roman ainsi qu'au tome 3.
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4 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
Consternant, 23 juillet 2012
Page 149: " Elle [la narratrice] détestait tout ce qui était clichés et sentait qu'elle voulait écrire quelque chose d'authentique". Ben, c'est apparemment pas le cas de l'auteur qui aurait mieux fait de s'inspirer de ses propres idées plutôt que tenter d'éviter à son héroïne "de se payer une cystite [parce que] c'était bien la dernière chose dont elle avait besoin en ce moment" (page 109). C'est lourd, bourré de lieux communs, de personnages standardisés, de dialogues ineptes avec, en filigrane, une vague réflexion non aboutie sur l'émancipation des femmes. Résultat: abandon page 151.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
God save America, 21 juillet 2012
Encore un sacré bon bouquin de R. Russo (après la belle découverte il y a quelques mois de "Quatre saisons à Mohawk") qui, avec une lucidité admirable, raconte la décrépitude d'une ville industrielle des Etats-Unis. Les 633 pages du format poche s'avalent sans indigestion car le talent de l'auteur est grand. Talent d'écrivain d'abord: les mots sonnent juste, les phrases sont à la fois belles et efficaces. Talent de conteur ensuite: on s'immerge sans peine dans la médiocrité de la vie des habitants d'Empire Falls dont on suit avec délectation les relations - souvent pathétiques - et dont on partage avec émotion les états d'âmes. Talent de "dépeceur d'âme" enfin tant l'analyse psychologique des personnages est fine: Miles, Tick, Max, Charlene, Bea, Janine et les autres sont suffisamment denses et complexes pour qu'on les visualise encore avec nostalgie après avoir tourné la dernière page.
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Le grand Coeur
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par Jean-Christophe Rufin Edition : Broché |
| Prix : EUR 21,37 |
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21 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
Un essai déguisé en roman, 13 juillet 2012
Mon avis risque de détoner dans le concert de louanges mais je ne partage pas les critiques dithyrambiques qui ont été faites à propos de ce roman. Bien que j'en sois venue à bout, je m'y suis ennuyée ferme. Certes, la vie de Jacques Coeur mérite d'être mieux connue, mais ses états d'âmes - constamment mis en avant - lassent. Que de circonvolutions ! Certaines pages peuvent être lues en diagonale, voire ne pas être lues du tout, sans que cela nuise à la compréhension de l'histoire. Malgré un récit raconté à la première personne, l'essai historique (sans doute richement documenté) prend le pas sur le genre romanesque (ce qu'avait su éviter avec brio F. Chandernagor dans "L'allée du roi", autre roman historique empruntant la forme du journal intime). L'oeuvre de J-C. Rufin est froide, austère, parfois même pompeuse, jamais palpitante. Il lui manque le souffle épique de l'"Abyssin" ou de "Rouge Brésil" qui faisait s'envoler le lecteur.
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Les visages
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par Jesse Kellerman Edition : Poche |
| Prix : EUR 7,50 |
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1.0 étoiles sur 5
Amour, gloire et beauté dans le monde de l'art, 7 juillet 2012
Il ne s'agit pas du tout d'un thriller comme le laisse entendre la quatrième de couverture (et la promotion qui en a été faite par les éditeurs) mais d'une pesante description du monde superficiel de l'art conjuguée au récit tout aussi ennuyeux d'une famille huppée de New York dont les secrets dérangeants rappellent les grandes heures des soap-opéras. Résultat: des digressions par paquets, des conversations insipides entre les personnages stéréotypés, un ton faussement cynique adopté par le narrateur, une trame sans surprise une fois dissipé le sentiment d'escroquerie qui découle de l'ensemble. En résumé, j'ai tenté, j'ai lutté mais j'ai renoncé à la moitié du roman... sans regrets.
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