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Contenu rédigé par Ripley
Classement des meilleurs critiques: 1.170
Votes utiles : 519
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Commentaires écrits par Ripley
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Red Hook
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par Reggie Nadelson Edition : Poche |
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1.0 étoiles sur 5
New York, New York (façon agent immobilier), 13 mai 2013
Trop descriptif, trop de circonvolutions (l'intrigue est complètement diluée dans la présentation des quartiers pittoresques de New York), des dialogues qui manquent de punch, le tout englué dans une ambiance post "11 septembre" un peu lourdingue. J'ai jeté l'éponge. "Racines russes" du même auteur est plus convaincant.
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4.0 étoiles sur 5
Complainte d'une mal-aimée, 12 mai 2013
Dolorès Prize n'a pas une vie facile, entre un père qui l'abandonne, une grand-mère bigote, une mère à moitié folle, un voisin pervers. Rendue obèse par les épreuves, elle ne parvient pas à s'adapter au monde qui l'entoure. Le regard lucide (souvent cynique) qu'elle pose sur la société écorche le lecteur. En dépit de quelques longueurs, "Le chant de Dolorès" sonne toujours très juste et s'impose comme une leçon de vie, subtile, touchante.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5
"Là où y'a de la gêne, y'a pas de plaisir", 2 mai 2013
Et de la gêne, y'avait que ça au point d'abandonner la lecture en cours de route. Entre se cultiver et se faire plaisir, il faut ici choisir. C'est en tout cas le message que semble véhiculer ce prix Fémina 2012. L'écriture (des phrases sans sujet ou sans verbe, une ponctuation aléatoire, un style pédantesque) a eu raison de ma patience et a étouffé dans l'oeuf mon intérêt naissant pour le personnage principal, un médecin-chercheur injustement méconnu. J'ai lu des articles encyclopédiques plus accrocheurs. Heureusement, d'autres auteurs savent combiner, dans leurs oeuvres, apport scientifique et distraction intellectuelle. Pour ceux qui souhaiteraient en savoir davantage sur le héros du livre sans en subir la lecture: [...]
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4.0 étoiles sur 5
A "mourir" de rire, 30 avril 2013
Arto Paasilinna ose et a raison: son court roman, pied de nez à la mort, fait du bien au moral. Un groupe d'individus, déçus par la vie, décident d'organiser un suicide collectif. A priori, pas de quoi se fendre la poire mais c'est sans compter l'inépuisable ironie avec laquelle l'auteur traite son sujet. Au cours d'un road-trip rocambolesque, les suicidaires vont découvrir qu'il n'est pas si facile de se donner la mort, surtout lorsque la vie tente de faire valoir ses droits. Si on peut regretter le rôle mineur accordé aux femmes et la propension du roman à tourner un peu en rond, on savourera, comme on savoure un bonbon acidulé, cette fable grinçante.
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13 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
Gnangnan style, 25 avril 2013
573 pages de vide (80% des phrases ont une fonction de remplissage, à l'instar des 4 pages sur le jogging de Marc et Lylie), d'écriture déplorable (Marc est un "joli grand blond mélancolique", p.311; "il plongea dans les vagues bleues des lettres, des mots, des lignes, comme on plonge en apnée dans un océan de doutes", p.43: oui, je sais, j'en ai encore la nausée), de dialogues affligeants entre des personnages stéréotypés (les riches sans scrupules, les pauvres travailleurs et communistes, sans oublier l'ersatz de Lisbeth Salander incarné par le personnage ridicule de Malvina), d'humour à 2 balles (que la couverture du format poche laissait présager, il est vrai), d'intrigue sans intérêt (on devine la fin à la moitié du roman mais on s'en fout déjà de savoir si Lylie, dite "Libellule", est la petite fille de ou la petite fille de), de morale d'un autre temps (devinez l'âge auquel la superbe Lylie a perdu sa virginité). Un navet dont Katherine Pancol ou Guillaume Musso aurait pu être responsable.
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Disgrâce
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par John Maxwell Coetzee Edition : Poche |
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5
Pas touchée, 18 avril 2013
Auteur récompensé par le Prix Nobel de littérature, roman gratifié du Booker Prize, succès littéraire (et bonne adaptation cinématographique) et pourtant... J'ai presque honte d'avouer que je m'y suis ennuyée: les personnages sont trop antipathiques (la lâcheté du père n'a d'égale que la mollesse de la fille), pour qu'on s'y attache un tant soit peu. Leur soumission aux conséquences du drame qui leur est arrivé ne me paraît pas crédible tant elle est grande. Certains chapitres se traînent (la réunion de la commission disciplinaire, la description de la vie du poète Byron). Certes, l'auteur a voulu marquer son oeuvre par des parallélismes subtils (l'affection grandissante du père pour les chiens jusqu'à vouloir en inclure un dans l'opéra qu'il compose), destinés à rendre compte intelligemment de la complexité et des mutations de la société sud-africaine actuelle. Mais il le fait de manière trop pompeuse (certains diront philosophique : je n'ai jamais su bien faire la distinction entre les 2). S'il a eu raison de choisir le présent de narration pour faire entrer plus facilement le lecteur dans la vie disgracieuse de ses personnages, il aurait pu éviter les tirades emphatiques sans que celui nuise à l'atmosphère pesante du roman.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
Les limites de ma miséricorde, 15 avril 2013
Ca se laisse lire même si ce n'est sûrement pas le polar de l'année (quoi qu'il se serait hissé au rang du meilleur polar scandinave). La mise en scène est plutôt bien faite, l'alternance entre l'histoire de la femme séquestrée et l'avancée de l'enquête entretenant une forme de suspens. Quelques touches d'originalité - malheureusement sous-exploitées - empêchent le roman de sombrer dans la complète banalité (la femme folle du flic, le coéquipier syrien). Toutefois, les clichés abondent (le flic traumatisé par une mission ratée, la politicienne au lourd passé familial, les journalistes véreux prêts à tout pour obtenir le scoop, la cuisine épicée du Moyen-Orient...). Certains passages créent même le malaise: la description physique d'un homosexuel standard (p. 252 format poche), les penchants misogynes du héros (de l'auteur?). Autre point négatif: on devine très rapidement l'identité du coupable dont le plan machiavélique manque singulièrement de réalisme. Toute mon indulgence ne suffit pas à accorder au roman plus de 2 étoiles.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
D'un sérieux ennuyeux, 10 avril 2013
Encore une mauvaise pioche mais il est vrai que je n'avais pas aimé "L'aliéniste" de Caleb Carr (même approche des investigations policières sur fond historique). L'énigme des Blancs Manteaux ne m'a pas passionnée. Le personnage principal est aussi lisse qu'un galet poli par la mer. Les conversations ne sonnent pas toujours juste (surtout quand elles ont pour unique fonction de situer les faits ou de poser le contexte). Enfin, le ton didactique qu'emprunte souvent le roman (par ex. sur les balbutiements de la médecine légale), trop appuyé à mon goût, m'a gênée. Les oeuvres guindées, sans humour ni second degré, ne sont pas ma tasse de thé.
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Les Savants
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par Manu Joseph Edition : Broché |
| Prix : EUR 19,95 |
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Questions pour un "dalit", 3 avril 2013
J'ai aimé ce David Lodge à la sauce indienne. Manu Joseph, qui signe là son premier roman, propose un portrait sans fard du microcosme scientifique de Bombay, en total décalage avec la pauvreté de la population et le système arbitraire des castes. Pendant que les pontes pontifient, les "dalits" (ou anciens "intouchables") tentent de survivre en rêvant à une vie meilleure. L'un d'entre eux, plus malin, plus lucide, plus ambitieux, tente le pari fou de mettre en avant le génie de son fils de 10 ans. Entre pathétisme et ironie cruelle, le récit oscille sans jamais perdre de sa vigueur. On lui pardonnera même ses quelques extravagances.
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5.0 étoiles sur 5
Le choc, 27 mars 2013
Si je n'avais pas pu terminer "Une exécution ordinaire", "Avenue des géants" est une révélation. Le héros n'en est pas un. Incarcéré, il se confie à son interlocutrice depuis le parloir, avec une grande objectivité, sans auto-apitoiement ni once de culpabilité. Doté d'un QI supérieur à la moyenne, inadapté à son milieu social, mal-aimé, Al Kenner était-il pour autant prédisposé à devenir un serial-killer? Lui-même se pose la question. Avec un réalisme stupéfiant, l'auteur parvient à dresser le portrait d'un être marginal, tant par le physique hors-norme que par l'esprit dérangé. La froideur avec laquelle le psychopathe retrace son parcours atypique glace le lecteur dont le malaise grandit au fur et à mesure des chapitres. La relation ambigüe avec la mère égoïste est très bien décrite. On vit presque les difficultés de Kenner à réprimer ses pulsions, sa fatigue lancinante, son extrême solitude. La plume de Dugain est aussi incisive que l'histoire qu'elle raconte. La noirceur du dénouement, pourtant pressentie, laisse sans voix.
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