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Ripley

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Code 93
Code 93
par Olivier NOREK
Edition : Poche
Prix : EUR 7,30

1.0 étoiles sur 5 Codifié, 16 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Code 93 (Poche)
Rien de très neuf à la PJ de Paris : une équipe de flics enquête sur une série de meurtres « savamment » mis en scène. Tous les ingrédients pour plaire aux aficionados du genre sont jetés pêle-mêle dans le bol du succès commercial :
- des clichés en veux-tu en voilà (les hommes de pouvoir aiment le sexe débridé car ils ont passé leurs années d’étude le nez dans les bouquins ; le capitaine de police panse de vieilles blessures de cœur qui attestent de sa grande sensibilité ; le flic informaticien est allergique au sang ; la vie est dure dans les « ghettos » du 93…),
- des références assumées aux séries télé en vogue,
- un humour bien lourdingue,
- quelques vulgarités destinées à rendre les dialogues plus authentiques.
Mais le plus gros défaut de ce polar est son ambition à aborder le maximum de thème susceptibles de toucher le plus grand nombre (corruption, légendes urbaines, serial killer, scandale sexuel, histoire d’amour naissante) sans en approfondir un seul. Résultat : c’est confus, invraisemblable (un corps humain de 2m semble être facilement transportable), superficiel et ennuyeux.


L'amour sans le faire
L'amour sans le faire
par Serge Joncour
Edition : Poche
Prix : EUR 7,30

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1.0 étoiles sur 5 L’ennui est dans le pré, 12 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'amour sans le faire (Poche)
Franck retourne quelques jours à la ferme familiale après de longues années d’absence. Il y découvre un petit garçon qui porte le même prénom que son défunt frère (ce roman n’étant pas un thriller - oh non -, l’identité du petit garçon est vite révélée). De son côté, Louise est malheureuse depuis qu’elle a perdu son compagnon. Elle décide alors de faire un break à la campagne. Tout ce beau monde sera amené à se rencontrer et à s’apprivoiser.
A ceux qui aiment les banalités à répétition (« l’ennui se déjoue plus facilement dès lors qu’on s’y met à plusieurs », confie ainsi l’auteur à la page 125 de l’édition brochée…), les soliloques oiseux, les histoires qui n’avancent pas, les décors champêtres plantés sur des pages et des pages, les métaphores non moins bucoliques sur la Nature, la Terre nourricière, la pluie et tout ce qu’elle peut faire en tombant, les feuilles bruissant sur tous les tons au rythme du vent d’ouest, les phrases sans fin (on ne coupe pas la parole à la Nature qui se la raconte) ; à ceux pour qui les lourdeurs et les lenteurs littéraires constituent un challenge intellectuel, précipitez-vous : ce livre est fait pour vous.


La fille
La fille
par Tupelo HASSMAN
Edition : Poche
Prix : EUR 7,80

3.0 étoiles sur 5 Little miss sunshine, 28 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : La fille (Poche)
Après un début confus où l’on ne comprend pas bien de quoi et de qui il est question, le roman, telle une locomotive lancée sur ses rails, trouve sa vitesse de croisière. Les mystères se dissipent tandis que le lecteur s’accoutume aux chapitres très brefs et à la façon de penser de la jeune narratrice. Habitant une caravane avec sa mère, Rory est une fillette américaine pauvre mais d’une intelligence peu commune. Dotée de la sensibilité qui caractérise les enfants précoces, elle apprend la vie, ses quelques hauts, ses très bas surtout. Le regard lucide et poétique qu’elle porte sur le monde lui permet à la fois de le comprendre et de le supporter. Car pour grandir au milieu de nulle part, parmi des générations condamnées à subir plutôt qu’à choisir, Rory devra puiser dans toutes ses ressources.
Si le roman brosse un touchant portrait de survivantes paumées, se débattant dans un monde d’hommes, animées par la seule ambition de voir leurs enfants faire mieux, il s’impose véritablement lorsqu’il suggère l’amour inconditionnel d’une petite fille pour sa mère imparfaite.
Trois étoiles et demi sur cinq.


Des noeuds d'acier
Des noeuds d'acier
par Sandrine Collette
Edition : Poche
Prix : EUR 6,90

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3.0 étoiles sur 5 Liens fraternels, 20 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Des noeuds d'acier (Poche)
Théo n’a vraiment pas de chance : à peine sorti de prison, il est séquestré par deux vieillards qui font de lui leur Cosette montagnarde. Entre rage et désespoir, il lui faudra survivre aux travaux forcés, aux sévices, à la torture mentale. La captivité donnera l’occasion à Théo de comparer la relation entre les kidnappeurs et les propres liens qui l’unissaient à son tyran de frère. Si l’intrigue est plutôt bien menée, la crédibilité de l’histoire et des personnages laisse sceptique : trop de dépravation, de méchanceté gratuite, de folie sanguinaire. Quand les souffrances, toujours plus grandes, toujours plus nombreuses, ne provoquent plus la compassion mais l’agacement, la saturation est proche. Le nombre restreint de pages permet heureusement d’y échapper.
Petit condensé d’inhumanité et de déshumanisation, « Nœuds d’acier » est cependant loin d’égaler le diabolique « Misery » de Stephen King.


Une seconde après
Une seconde après
par William R. Forstchen
Edition : Broché
Prix : EUR 7,60

1.0 étoiles sur 5 Retour à l'âge de pierre, 17 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Une seconde après (Broché)
John, Jim et Oncle Bob sont coupés du monde suite à une impulsion magnétique de grande ampleur. Oncle Bob tombe à l'eau; qui reste-t-il? Ah non, c'est pas ça… mais presque. "Une seconde après" est au roman ce que les "Feux de l'amour" est aux séries télé: de la daube certes, mais de la daube maligne qui parvient - contre toute attente - à trouver son public. Rien à sauver ici: c'est aussi mauvais sur le fond que dans la forme. Sans rancune pour autant car « une seconde après » avoir posé le livre, tout est déjà oublié.


Fortune de France, tome 3 : Paris, ma bonne ville
Fortune de France, tome 3 : Paris, ma bonne ville
par Robert Merle
Edition : Poche
Prix : EUR 7,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 A cœur vaillant, rien d’impossible, 15 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fortune de France, tome 3 : Paris, ma bonne ville (Poche)
Rien d’impossible, pas même de terminer le troisième opus de Fortune de France. Seule une grande ténacité m’a permis d’en venir à bout tant l’écriture rend la lecture ardue. Pour ne rien arranger, l’entrée en matière est lente : il faut attendre que Pierre arrive à Paris pour que l’intérêt s’éveille. Riche de ses rencontres avec les hommes qui ont marqué leur époque (Ambroise Paré, Montaigne…) et les femmes qui n’auront marqué que lui, notre campagnard de héros découvre la vie mondaine à la capitale, laquelle se prépare à vivre la sanglante Saint Barthélémy. Moins d’humour que dans le tome précédent, plus de longueurs, de personnages et de descriptions, ces aventures-là ne m’ont pas emballée.
Mais rendons justice à l’auteur : sa plume, aussi alambiquée soit-elle, sied tellement bien à l’époque que c’est à se demander si, dans une vie antérieure, Robert Merle n’y aurait pas vécu. Et puis, en dépit des siècles qui séparent les Siorac de leurs lecteurs, le roman est d’une grande modernité. On en veut pour preuve cet extrait : « N’est-ce pas pourtant une tant grave chose que l’existence d’un être que ses frères ne la devraient jouer à pile ou face sur une image ? » (p. 530). Finalement, Merle est aussi Charlie.


Rue du Pacifique
Rue du Pacifique
par Thomas SAVAGE
Edition : Poche
Prix : EUR 7,50

3.0 étoiles sur 5 Circulation dense dans la Rue du Pacifique, 12 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rue du Pacifique (Poche)
A la charnière des XIX et XXe siècles, dans une bourgade du Montana, une famille tente tant bien que mal de prospérer. Pour ce faire, elle doit composer avec les mutations de la société, dont la Grande guerre sera l’apothéose. « Rue du pacifique » recouvre une multitude de thématiques : la disparition des tribus indiennes dans l’indifférence générale, les relations hommes-femmes marquées par une misogynie tenace, la révolution industrielle accompagnant l’essor du capitalisme... Arrimé à l’Histoire, le roman réussit plutôt bien à extraire l’ambiance générale et les mentalités dominantes d’une époque. Sur un plan plus intime, l’amour que porte un père à son fils donne lieu à un portrait touchant, tout en finesse.
Mais « qui trop embrasse mal étreint ». L’auteur s’éparpille dans des digressions systématiques quand on aurait préféré qu’il se concentre davantage sur ses personnages principaux. Son œuvre, surchargée d’informations, en ressort fatalement alourdie. Sur un sujet similaire, « Avant l’orage » de Jim Thompson était plus convaincant.


Fleur de tonnerre de TEULE, Jean (2014) Broché
Fleur de tonnerre de TEULE, Jean (2014) Broché

1.0 étoiles sur 5 Tonnerre de Brest, 7 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fleur de tonnerre de TEULE, Jean (2014) Broché (Broché)
Une fois n'est pas coutume mais ce Jean Teulé-ci m'est tombé des mains. Si l'auteur excelle d'habitude à faire rimer folie, cruauté et poésie, dans ce fait divers « historique », tout n'est que prétexte à décrire le folklore breton et ses superstitions moyenâgeuses. Le recours intempestif au patois de la région, la (trop) grande prise de distance avec l'héroïne meurtrière dont les motivations demeurent aussi sibyllines que le mode de narration, m'ont convaincue que, de la Bretagne, je préfère les crêpes.


L'enfant perdu
L'enfant perdu
par John Hart
Edition : Poche
Prix : EUR 7,60

2.0 étoiles sur 5 Un pétard mouillé, 4 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'enfant perdu (Poche)
601 pages brodées autour de la disparition d’une fillette activement recherchée par son frère jumeau de 13 ans. On comprend bien que l’auteur se fonde sur cette idée de départ pour y greffer le thème plus général de l’enfance meurtrie. L’intention n’est pas mauvaise, tout comme la volonté de faire du jeune Johnny le véritable héros du roman. Mais c’est précisément là que sont concentrées les faiblesses narratives : les multiples invraisemblances ôtent à l’histoire tout semblant de crédibilité (comment croire, par exemple, que 2 gamins chétifs traînent un corps de 150 kg ?) ; les dialogues sont trop présents pour se prétendre véritablement cyniques ; les personnages manquent de profondeur (les gentils affrontent les méchants, allant jusqu’à évoquer les aventures du « Club des Cinq » quand ce sont les Sherlock Holmes en herbe qui résolvent les énigmes). Même les questions complexes (le passage de l’adolescence à l’âge adulte, les relations familiales, l’absence de l’être aimé) sont abordées de façon superficielle et vaguement mystique.
Bref, un polar très convenu qui ne s’est pas donné les moyens de ses ambitions.


Les Adieux à la reine
Les Adieux à la reine
par Chantal Thomas
Edition : Broché

2.0 étoiles sur 5 Echec à la reine, 29 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Adieux à la reine (Broché)
La lecture de l'ouvrage donne l'impression que l'auteure, souhaitant toucher le plus grand nombre dans son entreprise de littérature historique, a décidé (malgré elle ?) de recourir à la forme du roman. Pour témoin de l'agonie de la monarchie absolue, elle choisit de prêter sa voix à Agathe, lectrice attitrée de Marie-Antoinette. Mais l'ignorance quasi-totale de la vie de la narratrice et des sentiments qui l'animent empêche le lecteur de se prendre d'affection pour elle et, par ricochet, de s'intéresser réellement à ses souvenirs. Pour ne rien arranger, la jeune demoiselle ayant régulièrement tendance à se pâmer devant la reine (qu'elle porte aux nues sans que l'on sache très bien pourquoi) ou les insurgés (qu'elle abhorre puisqu'ils renversent l'ordre établi), une page sur trois contient des passages peu cohérents. Certaines anecdotes amusent - notamment celle du « fan » transi de l'Autrichienne - mais ne parviennent pas à sauver cet essai déguisé de l'ennui général qu'il provoque.


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