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Contenu rédigé par La Voyelle
Classement des meilleurs critiques: 3.435
Votes utiles : 131
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Commentaires écrits par La Voyelle
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4.0 étoiles sur 5
An interesting reading, which helps to use economists concepts in the healthcare world..., 14 mai 2013
The books briefly describes how concepts developped by economists can be put in practice and implemented in the healthcare world. Altough it is not an easy reading for non economists, the book provides the reader, with tools and ideas to be better understood by non economists in the healthcare sector.
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4.0 étoiles sur 5
La thèse qu'il faut lire pour comprendre la "rationalité économique" des politiques du 3ème Reich, 3 avril 2013
Pour comprendre, ou se faire une idée contemporaine de la phase la plus sombre du XXIème siècle, je recommande au lectuer averti la lecture de trois thèses essentielles: 1) La destruction des juifs d'Europe de Hillberg analyse l'histoire sous l'angle de l'holocauste 2) Hittler de Ian Kershaw, cette biographie des plus fouillées, illustre l'importance sans doute caricaturée de la personnalité d'Hittler et est un essai sur le charisme politique 3) Le salaire de la destruction de Tooze, que je viens de terminer Peut-être que Tooze caricature trop l'importance de l'économie dans la guerre. Pour lui, la guerre menée aussi rapidement, alors que l'Allemagne n'est pas encore à la hauteur des autres puissances européennes est un coup de bluff qui grâce à la stratégie des généraux allemands, et à la maladresse des français (en réalité bien plus puissants que les allemands) a permis au Reich de s'emparer facilement de l'Europe Occidentale. D'un point de vue économique, l'Allemagne est ensuite condamnée, à cause de l'entrée en guerre de l'Amérique, de lancer une offensive en Russie. Dans cette offensive, similaire à celle menée en France, l'effet de surprise ne joue plus et la géographie est défavorable aux allemands. La suite de la guerre combine l'extermination à un effort hors du commun en terme d'efficacité pour tenir encore tête jusqu'en 1945. Cela dit, l'ouvrage est remarquable dans son analyse, mais n'est pas des plus simples. La première partie, très intéressante également sur la période précédent la guerre requiert des bonnes connaissances d'économie monétaire et montre également les limites d'une économie de marché planifiée, structure qui sera celle de l'Allemagne Nazie de la prise de pouvoir de Hittler à la capitulation du Reich le 8 mai 1945.
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4.0 étoiles sur 5
Lecture amusante, probablement un des textes les moins vulgaires de la "beat generation"..., 4 février 2013
Fante est l'auteur culte des égarements de la génération qui m'a précédée, de fantasmes d'égarements puisque cette génération ne s'égarait pas et se projetait dans ses égarés... Mon chien stupide est plein de problèmes d'adolescents et de jeunes adultes dans un monde tellement facile, où il était encore possible de relativiser d'une manière quasi-délirante: Je comprenais son problème, car moi aussi, j‟avais du mal à m‟habituer à la vie civile. Au réveil, ma première pensée a été pour le chien et je suis sorti du lit d‟un pas chancelant. L‟herbe élargit la confiance des cerveaux ratatinés, tu en as besoin parce que tu es un crétin. L‟herbe fait des trous dans le cerveau, par lesquels tous les mots fuient. Pour écrire, il faut aimer, et pour aimer, il faut comprendre. Pénétrer dans un bureau de recrutement équivalait à ouvrir un roman de Dostoievsky. L‟aspect glacé de la bureaucratie figeait votre moëlle. La machine du pouvoir officiel commençait aussitôt à vous dévorer.
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Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
La machine est juste évoquée, citée..., 4 février 2013
Cela dit, l'ouvrage de Christian Salmon n'en est pas moins une lecture initiatique, surtout dans les pays francophones qui ont une guerre de retard dans le déploiement, et aussi dans le dévoilement du storytelling. Le storytelling constitue-t-il une nouvelle technique de communication, de formatage de l'esprit humain; je ne crois pas, cela dit, la sociologie de ces techniques déployée par l'auteur, permet de comprendre que la mise en oeuvre du concept fabrique des opinions et des destins. Le storytelling, n'est-ce pas l'art de la biographie? De la bonne biographie... Le storytelling consiste ainsi à envelopper la réalité d'un filtre narratif qui filtre les perceptions et stimule les émotions utiles. Le storytelling met en place des engrenages narratifs, suivant lesquels les individus sont conduits à s‟identifier à des modèles et à se confirmer à des protocoles. La fascination qu‟inspire une bonne histoire nous pousse à la répéter. Voilà la boucle des "stoytellers"... L‟apothéose de l‟idéologie du marketing, qui transfère la pensée promotionnelle du niveau de l‟entreprise à celui de l‟individu, force les relations les plus intimes à entrer dans un schéma formaté par le monde des affaires. Le marketing narratif synchronise les visions du monde qui peuvent être antagoniques en termes politiques ou religieux, mais qui se réconcilient sur la grande scène du marché mondial. Les affaires financières actuelles démontrent que les spécialistes ne peuvent ou ne veulent distinguer la réalité de la fiction. L'auteur suggère quelques autres lectures pour comprendre ce mouvement : - Fiction of business, robert brawler - Big money, John Dos Passos - Typhoon, Joseph Conrad - Yannis Gabriel, mythes, histoires et organisations - Boltanski, le nouvel esprit du capitalisme - Don dellilo, joueur Le storytelling exerce une influence, voire une emprise sur le management, et vice et versa? Le management développe des pratiques visant à faire d‟eux-mêmes, et comme sous l‟effet d‟une décision volontaire et autonome, ce qu‟on désire leur voir faire, empruntant les figures typiques de l‟authenticité : celles des relations spontanées et amicales, de la confiance, de la demande d‟aide ou de conseils, de l‟attention au malaise et à la souffrance, voire de l‟amour. Le stroytelling permet de mettre en oeuvre "La nouvelle rhétorique managériale" qui se caractérise par les éléments suivants: - Injonction constante au changement - Le management des émotions, inscrit dans un processus général de manipulation et de marchandisation qui accompagne la constitution d‟un nouveau sujet du capitalisme (consommateur, salarié, manager) en tant qu‟égo émotionnel - Le langage et les histoires servent à gérer l‟égo émotionnel Cela permet de voir la restructuration permanente d‟une entreprise comme une marque de dynamisme. Et ainsi, sur le marché boursier, le changement institutionnel a une valeur en soi. Dès lors: "Le récit est une matière première à élaguer et codifier." "Le récit est une des grandes catégories de la connaissance qui nous permet de comprendre et d‟ordonner le monde." (Roland Barthes). L‟information en continu, trivialise l‟idée même de la réalité. La politique c‟est écrire une histoire partagée par ceux qui la font, et ceux à laquelle elle est destinée. On ne transforme pas un pays sans être capable d‟écrire et de raconter une histoire.
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Pays de neige
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par Yasunari Kawabata Edition : Poche |
| Prix : EUR 5,32 |
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4.0 étoiles sur 5
Le pays de Neige est le pays où visiter les geishas..., 13 décembre 2012
D'une matière introspective, à travers Shimamura le rentier, Kawabata fait visiter au lecteur l'univers des geishas traditionnelles. Le rendu du livre en français est agréablement lent, la langue de Kawabata, est pleine de sous-entendus, jamais vulgaire. Retrouve-t-on dans les mots l'érotisme sophistiqué des japonais? Autrement, le roman est sans histoire, même s'il s'anime lorsqu'il se termine, et plaira à ceux qu'une belle et lente monotonie fascine.
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Kyôto
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par Yasunari Kawabata Edition : Poche |
| Prix : EUR 5,32 |
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4.0 étoiles sur 5
Variations japonisantes sur le thème de la géméllité, dans une traduction magistrale..., 13 décembre 2012
Une chose est certaine, les traducteurs de Kyôto ont réussi à restituer une atmosphère de lecture aux accents poétiques. Tout est dit dans l'introduction sur l'histoire de deux soeurs jumelles, sur la nostalgie du Japon de Kyôto; l'auteur n'est pas pris que d'une nostalgie sur le Japon d'avant-guerre, mais aussi sur une nostalgie du Japon éternel qui précède l'ère Mejji ou siècle des lumières japonais. La lecture de ce petit livre est lente, les descriptions ou les pensées du personnage happent littéralement le lecteur qui sans s'en rendre compte, fait du surplace avec les mots et les événements.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Ouverture sur le zen, préservée de toute certitude, une lecture initiatique et introspective..., 13 décembre 2012
Au final, il faut retenir de ne pas laisser traîner le moindre grain de poussière dans sa cuisine où l'entièreté des aliments sont recyclés, aussi compris la pelure, voilà le genre de réflections d'après lecture; autant dire que Watts n'explique rien sur le zen, n'appréhende rien, mais ouvre simplement une porte que le lecteur peut franchir... ou pas... L'intérêt du livre est qu'il a été écrit des décennies avant l'engouement pour les pratiques du zen en Europe et que son introduction au zen est à la fois intellectuelle et épurée... "Si donc ils t'interrogent, offre-leur le silence, le silence et un doigt indiquant la voie..."
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Une chritique radicale du christianisme dans une langue qui aujourd'hui encore produit tous ses effets, 5 décembre 2012
L'antéchrist pourfend à coup d'aphorismes le christianisme, certes il n'arrive pas à venir à bout d'une certaine forme de "christianité de la société" toujours présente dans la société contemporaine. Dans l'époque où nous vivons la culpabilité reste un deuxième terme récurent de notre société, même laïcisée, ces traces de christianité, ce fond anthropologique de l'occident, qui pourra en venir à bout? Dans le même ouvrage, il y a aussi de "belles" réflections sur le féminisme; à l'appréciation de l'auteur... Qu‟est-ce qui est plus nuisible que tous les vices ? La compassion active pour les ratés et les faibles. Le pur esprit est pur mensonge. La foi : fermer une fois pour toutes les yeux pour ne pas se voir, pour ne pas souffrir au spectacle d‟une incurable fausseté. On avait fait un monde inventé de toute pièce, celui de l‟Etre une réalité. Il faut replacer l‟homme au rang des animaux, il est le plus fort, parce que le plus rusé. Ils... Ont fait de Dieu le Néant divinisé, la volonté de néant sanctifiée. De la vérité, le sang est le plus mauvais témoin ; le sang infecte la plus pure doctrine pour en faire une haine des coeurs, Le film la Passion du Christ, les attentats martyres, révèlent que le sang est un atroce témoin, il ne faut en aucun cas diviniser les sacrifices. L‟injustice n‟est jamais dans l‟inégalité des droits, elle est dans la prétention à des droits égaux. Les émancipées sont les anarchistes du monde de l‟Eternel féminin, les laissées pour compte, dont l‟instinct de base est celui de la vengeance...
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3.0 étoiles sur 5
Une apologie de l'expérience extrême à la limite de la littérature..., 5 décembre 2012
Si la façon d'aborder le roman dégoutte, en même temps elle fascine. Ce roman est à apprécier plus sous forme d'oeuvre d'art que de littérature. Une oeuvre d'art qui réussit certainement à produire ses effets: à faire émerger le monde des obsessions de l'auteur: "A d‟autres, l'Univers paraît honnête. Il semble honnête aux honnêtes gens parce qu‟ils ont des yeux châtrés. C‟est pourquoi ils craignent l‟obscénité."
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4.0 étoiles sur 5
Une trilogie des plus humoristiques, aux personnages au cynisme déroutant..., 30 novembre 2012
Je vous laisse apprécier les traits d'humour des protagonistes, Patrick et David Melrose: « les morts sont morts. En vérité, on ne pense plus aux gens dès qu‟ils cessent de venir dîner à la maison. A quelques exceptions près : ceux qu‟on oublie pendant le dîner. » « Pourquoi les gens passent-ils leurs soirées avec ceux dont ils ont dit du mal toute la journée ? Pour pouvoir en dire du mal le lendemain. » « Toute séparation est une petite mort. » « Qui pouvait savoir quelles tortures raffinées restaient en réserve dans les camps de vacances de l‟éternité ? De quoi, presque se réjouir d‟être en vie. » S‟excuser et mentir comme il le faisait ou projetait de le faire après tout contact avec n‟importe quel être humain. »
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