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Contenu rédigé par Martis
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Commentaires écrits par
Martis "Mélomane 75" (France)
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Animals (Discovery Edition)
Animals (Discovery Edition)
Prix : EUR 9,99

16 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Animaux amicaux, 29 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Animals (Discovery Edition) (CD)
C'est le premier album du Floyd que j'ai pu acheter le jour de sa sortie en 1977 (j'avais 13 ans), après avoir découvert seulement Wish You Were Here et Meddle. A l'époque, le concept et la signification des textes m'échappaient totalement ! Je ne l'ai écouté que pour la musique, sans doute des centaines de fois... Ce disque est un ami d'enfance, qui m'est cher, et que j'aime inviter souvent ; quand il me vient l'envie d'écouter un vieux Floyd, c'est celui qui vient le plus naturellement et pourtant ce n'est pas mon préféré. Paradoxal sans doute ; mais les monuments tels que Dark Side (ou Sergent Pepper des Beatles ou Pet Sounds des Beach Boys,etc...) ne s'abordent qu'épisodiquement, avec un profond respect et un état d'esprit particulier. On ne grimpe pas l'Everest chaque jour, mais quand on se trouve en haut, on apprécie la pureté et la splendeur des sommets.
Animals est sans doute un cran en dessous du tout meilleur Floyd, il peut ennuyer par quelques longueurs ou déconcerter par sa violence latente, mais les accords d'ouverture de Pigs on the Wing invitent toujours sans coup férir depuis 35 ans, dans un beau voyage musical au feeling doux-amer unique et, écoute après écoute, le plaisir ne faiblit pas.
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Ghost In The Machine
Ghost In The Machine
Prix : EUR 10,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Le Trio des Esprits, 29 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ghost In The Machine (CD)
En 1981, Police est au faîte de sa gloire. Après 3 albums aux titres imaginaires et improbables, dont les contenus musicaux sont assez similaires, le groupe décide de surprendre et de casser son image. Sur la pochette de leur 4ème opus (Ghost in the Machine), les portraits des trois compères sont remplacés par trois figures énigmatiques, composées à partir de « segments LED » - ces petites barres qui servent à dessiner des chiffres dans les calculettes. Comme si la caisse enregistreuse, à force de compter les ventes phénoménales et d'encaisser les millions, s'était déréglée : il y a bien, c'est vrai, un « fantôme dans la machine ». Et le spectre plane tout au long de cet album, bien souvent sombre et inquiétant.

Spirits in the Material World est la chanson magistrale qui ouvre ce disque. Le groupe Police n'était pas connu jusque là pour s'occuper des affaires du monde et des gens. Même si des sujets sérieux étaient parfois abordés (la prostitution dans Roxanne, la schizophrénie dans Shadows in the Rain), il faut bien admettre que la tendance était plutôt aux gentilles bluettes ; et sans complexe Sting allait même jusqu'à babiller et bêtifier au second degré, prétendant que tout langage articulé n'est que mensonge et instrument de soumission ! (De Do Do Do, De Da Da Da)

Trente ans après, Spirits' sonne étrangement actuel. Nous cherchons désespérément des issues à nos affres politiques, économiques, sociaux, environnementaux : selon le pessimiste Sting, il n'y aurait aucune solution. Et la raison en est tellement évidente : nous sommes des « Esprits dans le monde matériel ». En ce cas, comment nous réconcilier avec cette machine devenue folle que nous avons créée ? Une machine qui ne s'embarrasse pas de nos pauvres états d'âme d'esprits déboussolés' Et, finalement, est-ce le fantôme qui a déréglé la machine ou bien la machine qui s'est emparée de notre âme ?

Musicalement, Spirits' utilise encore des rythmes jamaïcains, proches du reggae, qui ont signé l'originalité et le succès de nombreux titres du groupe (So Lonely, Walking on the Moon, Don't Stand so Close to Me,'). Mais la nouveauté est dans l'utilisation proéminente des synthés ; de fait, la guitare est quasiment absente. Le couplet s'obstine sur cette rythmique simple et froide. Dans le refrain, l'esprit tente de s'envoler et y parvient presque dans le pont assez court. Mais il retombe finalement, laissant en souvenir quelques notes tristounettes par-dessus les accords du couplet. L'esprit échouera finalement dans un dernier refrain qui tourne en rond et se termine en un fade-out sans résolution.

Le reste de l'album est souvent passionnant, même si l'intensité varie sensiblement, entre des réussites majeures (Invisible Sun, Secret Journey) et des moments intéressants, mais un peu faibles (Rehumanize Yourself, Omegaman). Un seul morceau me semble raté (Hungry for You), un « french joke » qui tombe à plat. Au final, le groupe s'extrait avec bonheur du carcan stylistique où il commençait à s'enfermer avec Zenyatta Mondatta, son précédent album. Et s'engage déjà sur la route qui conduira au suivant (Synchronicity), où Sting n'hésitera plus à aborder rien moins que la pensée jungienne dans ses chansons !


Sell Out
Sell Out
Prix : EUR 15,26

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Bien avant Tommy, les Who déjà à leur apogée, 17 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sell Out (CD)
Depuis quelques temps, la mode est aux "rééditions comparées" mono/stéréo. Nous avons donc eu droit aux versions mono (assez chères) de la plupart des albums des Beatles, des premiers de Dylan, du tout premier de Pink Floyd, etc... Au premier abord, cela ressemble à une opération marketing plutôt futée, mais il se trouve que ces éditions mono, très respectueuses de l'intention originelle des artistes, sont tout à fait intéressantes, parfois passionnantes. C'est le cas ici : un CD de Sell Out en stéréo, le second en mono, et deux façons totalement complémentaires d'écouter cet album fascinant, avec toutes ces chansons enchaînées et entrecoupées de fantaisies et gadgets sonores drôles et inventifs. Les très nombreux bonus qui viennent compléter (de manière très pertinente) cette collection de chansons magiques sont également différents sur les deux CD (prises et mix variés).
Un seul regret : sur la précédente édition "remasterisée et augmentée" de Sell Out, en simple CD, sortie il y a quelques années, il y avait le somptueux Melancholia dans les bonus. Pourquoi ne retrouve-t-on cette chanson indispensable sur aucun des deux CDs de la présente édition ??


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