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Contenu rédigé par Philiplo
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Commentaires écrits par
Philiplo (France)
(TOP 500 COMMENTATEURS)   

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Here's Phineas
Here's Phineas

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Carré d'as pour Phineas, 20 juin 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Here's Phineas (CD)
J'aime beaucoup le pianiste Phineas Newborn Jr. (1931-1989). Il y a longtemps, j'ai eu parmi mes disques références, l'excellent We three avec Roy Haynes et Paul Chambers, album qui m'a fait découvrir le pianiste. Phineas a produit d'autres très bons disques entre mi-50 et mi-60. Et puis il y a ce petit bijou que j'écoute avec joie. Nous sommes en 1956, le pianiste va avoir 25 ans, il joue avec fluidité et allégresse, les notes s’égrènent et s’envolent, une sonorité particulière et agréable, un puissant scintillement de notes, un phrasé percussif. Deux légendes du bop sont auprès de lui, le batteur Kenny Clarke et le contrebassiste Oscar Pettiford. Plus en retrait, à la guitare, le petit frère Calvin. Cerise sur le gâteau, ce très grand disque est ici et en ce moment (juin 2016), à prix très doux. Huit titres pour trente six minutes de bonheur!
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 24, 2016 5:47 PM MEST


Here Is Phineas
Here Is Phineas
Prix : EUR 6,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 On ne se lasse de Phineas, 20 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Here Is Phineas (CD)
J'aime beaucoup le pianiste Phineas Newborn Jr. (1931-1989). Il y a longtemps, j'ai eu parmi mes disques références, l'excellent We three avec Roy Haynes et Paul Chambers, album qui m'a fait découvrir le pianiste. Phineas a produit d'autres très bons disques entre mi-50 et mi-60. Et puis il y a ce petit bijou que j'écoute avec joie. Nous sommes en 1956, le pianiste va avoir 25 ans, il joue avec fluidité et allégresse, les notes s’égrènent et s’envolent, une sonorité particulière et agréable, un puissant scintillement de notes, un phrasé percussif. Deux légendes du bop sont auprès de lui, le batteur Kenny Clarke et le contrebassiste Oscar Pettiford. Plus en retrait, à la guitare, le petit frère Calvin. Cerise sur le gâteau, ce très grand disque est ,en ce moment (juin 2016), à prix très doux. Huit titres pour trente six minutes de bonheur!


Exclusively for My Friends
Exclusively for My Friends
Prix : EUR 89,90

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une boite noire contenant la magie de soirées magnifiques, 16 mai 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Exclusively for My Friends (CD)
Une élégante boite noire contenant 8 CDs (chacun avec sa belle pochette) du grand Oscar Peterson, magnifiquement enregistré, et accompagné d'un livret de 60 pages remplis d'informations. Cette dernière édition (2015) du coffret «Exclusivement For My Friends» est un véritable régal. Les enregistrements ont été réalisés entre 1963 et 1971, lors de séances privées dans la maison du producteur et propriétaire du label MPS, Hans Georg Brunner-Schwer, ami d'Oscar, en présence de rares invités. Seule exception, l'album n ° 4, en solo, sans aucun public. Les CDs 1 à 6, ainsi que le CD 7 (The Lost Tapes 1), ont déjà été diffusés sous différentes formes. Seul le CD 8 (The Lost Tapes 2) est inédit.
La majorité des interprétations, des standards, sont en trio avec le contrebassiste Sam Jones et le batteur Bobby Durham. Les pistes les plus anciennes sont en compagnie de Ray Brown et Ed Thigpen. Chaque CD mérite une écoute approfondie et comporte de très bonnes choses, des pépites et bien des surprises. La qualité sonore est également au rendez-vous : le piano d'Oscar, un Steinway, sonne magistralement. Il est là, tout près de nous. Oscar joue pour son plaisir et celui de ses quelques auditeurs, sans souci commercial ni retenue ; sur chaque morceau il développe son discours sans contrainte de temps. Retenons en priorité les interprétations en solo sur le volume 4 « My Favorite Instrument » sont superbes. La puissance d'Oscar étonne et bouleverse.
The Lost Tapes 2 est le seul CD contenant du matériel inédit, sélectionné par Brunner-Schwer Oscar livre une belle interprétation de sa composition "Hymn To Freedom", une belle mélodie, un spiritual dont il donne une version supérieure à celle de son album "night Train". Hommage jouissif à Count Basie avec un très beau « Li'l Darlin' ». Petite surprise "All Of Me" avec Milt Jackson qui passait par là. Plus anecdotique, le dernier morceau chanté par Oscar dont le titre est un clin d'œil à ces magnifiques soirées « A lovely way to spend an evening ».
Magistral et splendide, un coffret majeur dans l'œuvre d'Oscar Peterson.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 17, 2016 7:38 PM MEST


Big Band Specials
Big Band Specials
Prix : EUR 14,09

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Enthousiasmant, 24 avril 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Big Band Specials (CD)
J’aime le jazz west coast, j’aime les big-bands, j’aime moins en général la présence de chanteuse, mais dans certains cas je me laisse emporter. Et là j’ai été conquis ! Comment ne pas l’être par le swing, le phrasé et la syncope de June Christy, entourée ici par le gratin des musiciens West coast. Excusez du peu, sont présents, entre autres, Conte Candoli, Al Porcino, à la trompette, Dick Nash, Frank Rosolino, au trombone, et surtout Bud Shank, Bob Cooper, Bill Perkins, Jack Nimitz aux saxophones. Ajoutons une section rythmique parfaite avec Jimmy Rowles au piano, Joe Mondragon à la contrebasse et à la batterie un incandescent Mel Lewis qui s’y connait pour lancer le tempo d’un big-band. Quant aux arrangements ils sont ciselés par Bill Hollman, Shorty Rogers et Bob Cooper ; offrant un bel écrin à la chanteuse. Cette dernière connait bien les musiciens qui sont pour la plupart, comme elle, des anciens de l’orchestre de Kenton.
Après des débuts à Chicago, June Christy (1925-1990) est choisie, en 1945, par Anita O’Day pour la remplacer dans l’orchestre de Stan Kenton. L’année suivante sa carrière est lancé avec le célèbre tube Tampico gravé par l’orchestre de Stan Kenton. Au premier rang des pupitres, un saxophoniste tombe sous le charme, Bob Cooper (1925-1993), qui épouse June en 1946 ; ils resteront mariés jusqu’au décès de la chanteuse.
Cet album enregistré en 1962, est déjà un des derniers disques de la chanteuse qui arrêtera assez tôt sa carrière pour des raisons de santé. Ici elle est encore au sommet de sa forme. Douze titres associés à des orchestres d’Ellington, Jimmy Dorsey, Artie Shaw, Ray McKinley, Goodman, Dizzy, Harry James et Charlie Barnet, la plupart très connus. Parmi les titres une version de Frenesi, chanson créée par la chanteuse mexicaine Lupita Palomera dont Artie Shaw fera un tube en 1940. Ce thème sera repris ensuite par de nombreux jazzmen. Cherchez bien dans votre discothèque, vous allez en trouver certainement différentes versions* à commencer par celles de Gerry Mulligan/Chet Baker ou Benny Carter.

La plupart des titres de cet album sont joués sur un tempo rapide à l’exception d’un émouvant "Goodbye". D’excellents solos. La qualité de l’enregistrement est excellente. Un seul défaut : l’album est bien trop court, à peine 33 minutes ! Allez, on le remet.
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* Sans oublier la version française (paroles de...Francis Blanche) interprétée par Victoria Marino !


Jam Session One - Apple Jam
Jam Session One - Apple Jam
Prix : EUR 14,71

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Super Jam session, 3 mars 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Jam Session One - Apple Jam (CD)
Norman Granz a le secret des séances réussies. Il invite des musiciens à des jam sessions en studio. Il a l'art de constituer des Dream Teams d'un jour. Les musiciens se mettent d'accord sur le titre, se distribuent les solos. Le rouge est mis, et le magnéto tourne, sans aucune contrainte de temps. Tout est bouclé en une seule séance. Celle de cette journée du 3 aout 1953 au Radio Recorders à Hollywod n'est pas mal du tout. Elle rassemble Count Basie au piano (1, 2) et à l'orgue (3); Benny Carter et Willie Smith au saxophone alto; Buddy DeFranco à la clarinette; Harry "Sweets" Edison, à la trompette; Stan Getz et Wardell Gray au saxophone ténor; Freddie Green à la guitare; Buddy Rich à la batterie; Arnold Ross au piano (3 et 4); John Simmons à la contrebasse. Les vétérans de cet équipage sont Basie (49 ans) et Carter (46 ans) ans et Getz le plus jeune (26 ans). Un condensé de l'histoire du jazz. Les solos s'enchainent sans qu'aucun des musiciens ne tire la couverture à lui. Une très légère petite préférence de mon côté pour Buddy DeFranco et Benny Carter. L'ensemble des séances de jam sessions enregistrées entre 1952 et 1954 est rassemblé dans un coffret de 5 cds, devenu rare à trouver. Le label espagnol OCIUM a réédité certaines séances dont celles-ci la 3 et la 4 ainsi que ce CD qui fait suite à celui commenté
Si vous aimez cette formule de jam session ce CD est fait pour vous.
Liste des pistes: Apple Jam (11:41) Oh, Lady, Be Good (19:42) Blues for the Count (15:35); Ballad Medley: Indian Summer / Willow Weep for Me / If I Had You / etc... (13:07)
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PS: CD est multimedia. On peut voir 11 photos de différentes Jam Sessions. Une courte discographie est aussi jointe


The Last Session
The Last Session
Prix : EUR 14,94

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un bon cru, 1 mars 2016
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Ce commentaire fait référence à cette édition : The Last Session (CD)
Resté dans les caves du label Black & Blue, cet album du trompettiste Charlie Shavers (1917-1971) (le dernier en studio), enregistré à Bordeaux en février 1970 a bien vieilli. Selon certains œnologues les Bordeaux de 1970 sont d'une qualité exceptionnelle, avec arômes riches, équilibrés et complexes. Qualités qu’on retrouve dans cet album mêlant deux musiciens du cru, le pianiste André Persiani (1927-2004) et son partenaire de club, le bassiste Roland Lobligeois (1926-2004) et trois habitués de la grosse pomme, outre le trompettiste, le saxophoniste Budd Johnson (1910-1984) et le batteur Oliver Jackson (1933-1994). Un quintet accompli enregistré au cours d’une tournée européenne.
Un album mêlant swing, blues et surtout ballades. Mon moment préféré est la très belle et délicate version de « Nature boy » en duo piano-trompette, avec en prime une prise alternative à la fin de l’album. Les solos de Budd Johnson au ténor ou au saxe soprano ne laissent pas indifférent. André Persiani est à la hauteur de ses partenaires. Un disque à savourer à température ambiante.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 6, 2016 4:17 PM MEST


Mike Cuozzo With Costa Burke T
Mike Cuozzo With Costa Burke T
Prix : EUR 25,44

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Qu'est devenu Mike Cuozzo?, 26 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mike Cuozzo With Costa Burke T (CD)
Tout le monde, ou presque, se pose la question : « qu'est devenu Mike Cuezzo ?». Après cet album mémorable, enregistré à New York en 1956 sur le label Jubilee, le saxophoniste Mike Cuezzo quitte la scène du jazz. Un bel album à l'ambiance feutrée, un son doux de saxophone qui fait penser un peu à Lester Young, un peu à Paul Desmond. Un trio solide derrière lui, celui du pianiste Eddie Costa (disparu tragiquement en 1962) avec Vinnie Burke à la contrebasse et Nick Stabulas à la batterie C'est seulement son second disque en leader. Ce sera le dernier. Et puis hop ! Parti ! Disparu ! La descente aux enfers?
Il n'en est rien, la lecture d'un article sur le site de Marc Meyers nous révèle la suite. Venant de fonder une famille, Mike Cuezzo trouvait que la vie en tournée n'était plus compatible avec sa nouvelle existence. Il avait le sens des affaires et est devenu promoteur immobilier dans le New Jersey puis plus tard propriétaire d'une grande concession Toyota. Parfois, le week-end il lui arrivait de jouer dans des petits clubs. L'american way of life en quelque sorte, loin des incertitudes d'une vie de jazzman.
Côté jazz il nous reste cet agréable album où toute sa joie de jouer est perceptible comme dans la chanson de Cole Porter « Easy to love ».


Perfectly Frank
Perfectly Frank
Prix : EUR 17,53

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un Frank méconnu, 23 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Perfectly Frank (CD)
Le mois dernier, le 26 janvier, le pianiste Frank Taglieri, plus connu, si j’ose dire, sous le nom de Frank Collett, décédait à l’âge de 74 ans. Pianiste de talent, né dans une famille de musiciens, il commence le piano classique très tôt et complète sa formation à la « Juilliard School of Music ». Dans les années 50, il décide de se consacrer au jazz. Au cours de sa carrière il a accompagné de nombreuses chanteuses comme Carmen McRae, Ernestine Anderson, Helen Merrill ou encore Sarah Vaughan. Debut 60 quand il arrive à New York, il forme un trio avec deux inconnus comme lui, Eddie Gomez et Marty Morell, lesquels, quelques années plus tard, se retrouveront aux côtés de Bill Evans, un des pianistes qui avec Wynton Kelly l’ont particulièrement influencé.
Il a été le dernier pianiste du trio de Shelly Manne, et par exemple on peut les entendre jouer avec Zoot Sims en 1983 au Keystone Korner; Frank se montre largement à la hauteur de ses partenaires.
Le label Fresh Sound à la fin des années 90 lui a offert l'opportunité de graver plusieurs albums, dont celui-ci enregistré à Hollywood en novembre 1997. Il est accompagné par Bob Magnusson à la contrebasse et le batteur bien connu Joe LaBarbera, complice de Bill Evans de 1978 à 80. Un répertoire puisé auprès des meilleurs auteurs: Tadd Dameron, Benny Golson, Clifford Brown, Joe Zawinul, etc. Un hommage à Ellington et Strayhorn, Bill Evans, Randy Weston, et bien sût T. Monk. Un piano qui a du coffre, comme sur la belle ouverture de Lush Life. Un piano délicat, grave, sensible, aérien, qui swingue en finesse comme sur Hi-fly. Pour finir il nous offre au piano solo, un medley de 3 compositions de Thelonious Monk, auxquelles il donne sa touche personnelle.
Un pianiste à connaitre et écouter
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A Little Bit of Ella
A Little Bit of Ella
Prix : EUR 16,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le scat de Michele, 13 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Little Bit of Ella (CD)
Une amie, grande admiratrice d'Ella Fitzgerald (et des chanteuses de jazz), me signale, depuis ses lointains tropiques, la parution de cet album de Michele Hendricks. Enthousiasmée, elle m'a fortement incité à l'écouter. J'avoue que j'ignorais que Jon Hendricks avait une fille, elle-même chanteuse. Cette dame a donc de qui tenir. Née d'un père virtuose du "scat" et du style "vocalise" qui la mit encore enfant sur scène, et a commencé une carrière de chanteuse, sur le label Muse. Cet album marque son retour. Elle a toute légitimité à rendre cet hommage à Ella, d'autant qu'elle a été adoubée par Tommy Flanagan (l'un des derniers collaborateurs principaux de la grande Ella). Michele est la seule chanteuse qu'il ait accepté d'accompagner, refusant de participer aux autres « tributes » proposés par diverses vocalistes. Tommy Flanagan disparaitra à son tour en 2001, l'album en devient d'autant plus émouvant, mettant ainsi l'hommage au carré.
Dans cet album Michele H. se pose en héritière affranchie d'Ella Fitzgerald. Ce disque empreint d'une certaine joie de vivre, est un remède à la morosité ambiante. Un choix judicieux des standards nous restitue tout un pan de l'histoire du jazz vocal. L'album commence par une réjouissante version funky-louisianaise-scattée et parfois slamée de «Sweet Georgia Brown». «Love for sale» est un petit bijou avec un écrin étincelant de Tommy. Sur «How High The Moon», le papa rejoint sa fille. La version de "Things Ain't What They Used To Be" évoque le célèbre trio du papa L-H & R.
N'ayant pas perdu son scat, la mère Michele varie les styles et refuse la facilité, ainsi sur «Oh ! Lady Be Good » (démarré sur un tempo original et étonnant) ou sur «Air Mail Special», elle scate admirablement. Une composition originale de Michele évoque la carrière d'Ella «A Little Bit Of Ella» donnant son titre au disque.
Pour finir on se lève tous, on tape des mains et on danse sur une version longue de «Sweet Georgia Brown».
Les musiciens sont tous excellents, les arrangements au cordeau. Outre le pianiste, Peter Washington est à la contrebasse ; Lewis Nash à la batterie ; ainsi que le trompettiste Brian Lynch, le tromboniste Robin Eubanks, et en invité, lui aussi disparu, le saxophoniste David 'Fathead' Newman (clin d'œil à Ray Charles ?).
Un mystère demeure. Pourquoi ce disque, enregistré en 1998, à New York, ne parait seulement que maintenant (janvier 2016) ?
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Clarinet Is King
Clarinet Is King
Prix : EUR 14,94

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 C'est dans les vieux pots......, 11 février 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Clarinet Is King (CD)
Sur la pochette Dave Bennett, l'air poupin, est vêtu très élégamment comme dans les années 50, les doigts déjà bien en place sur la clarinette, jetant un œil attendri en arrière. Rien qu'à voir la pochette, on se doute que ce n'est pas un disque avant-gardiste. Cela commence par une version « pépère » de «Begin the Beguine», où l'on apprécie le son très chaud de sa clarinette. Puis il enchaine, une rengaine d'Acker Bilk, «Stranger on the shore» qui plaira aux ex-teenagers anglaises du début des sixties. J'allais m'assoupir quand démarre sur un rythme de folie, «Dizzy Spell» digne du célèbre concert de Goodman en 1938. Le disque devient plus intéressant à écouter. Enchaine un «St James Infirmary» sombre et prenant, puis sans crier gare, on est projeté en pleine Nouvelle Orléans avec le morceau suivant où l'on apprécie les belles envolées légère du clarinettiste. Moment de recueillement ensuite, avec un spiritual bien connu. Et la fête rythmique repart dans un agréable duo clarinette-batterie sur «Wire brush stomp». Après une belle ballade, une ambiance dixieland s'installe avec un China boy virevoltant, suivi d'un hommage à Barney Bigard avec « Mood Indigo » de toute beauté. Après un dansant «Lady be good» l'album se conclut avec le meilleur morceau du disque, le plus élaboré et le plus réussi, une version saisissante de la composition d'Artie Shaw «Nightmare» ; j'en tremble encore.
Les notes de pochette rédigées par Scott Yanow sont fort élogieuses. Des musiciens comme Pete Fountain ou Bucky Pizzarelli sont impressionnés par le jeu de ce jeune homme. Pour ce disque hommage aux glorieux anciens de la clarinette, Dave Bennett est accompagné par un trio avec Paul Keller à la contrebasse, Peter Siers à la batterie et surtout l'expérimenté pianiste tout-terrain Tad Weed. Un enregistrement de qualité, réalisé en 2010, par la firme Arbors Records, garant d'un jazz traditionnel de qualité.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 11, 2016 5:16 PM CET


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