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Contenu rédigé par Philiplo
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Commentaires écrits par
Philiplo (France)
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Montreux'77
Montreux'77
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 19,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Ray brillant, 1 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Montreux'77 (CD)
Le pianiste Ray Bryant (1931-2011) est présent sur un paquet d’albums, surtout entre 1955 et le début des années 60. Regardez dans votre discothèque vous en avez certainement plusieurs où il joue. Il est avec Sonny Rollins, Max Roach, Lee Morgan, Benny Golson, Dizzy Gillepsie, Coleman Hawkins, Jo Jones, etc. Il a accompagné Carmen McRae. Il est moins renommé que les Oscar Peterson , Ahmad Jamal, ou encore Hank Jones ou Tommy Flanagan et ses nombreux disques sous son nom sont moins connus. Pianiste venu du bebop, le gospel et le blues sont présents dans son jeu.
Bien servi par une main gauche énergique qui donne maintient le tempo, Ray brille en solo. A part deux compositions du pianiste que des airs très connus mitonnés par le pianiste. Une bonne prise de son pour cet excellent concert donné à Montreux le 13 juillet 1977.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 1, 2014 11:24 PM MEST


The Fabulous Sidney Bechet
The Fabulous Sidney Bechet
Prix : EUR 9,29

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Tout est dans le titre, 30 septembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Fabulous Sidney Bechet (CD)
Comment traduire "Fabulous"? Formidable, sensationnel? C'est vrai que ces qualificatifs s'appliquent tout à fait à ce disque. Le mot convient bien aussi pour caractériser le musicien. Doublement fabuleux Sidney Bechet, musicien de légende et extraordinaire instrumentiste. C'est un extraterrestre qui joue, son soprano est aérien, virevoltant, insaisissable, léger comme la plume, vif comme la truite, étincelant. Dès qu'il joue, il éclipse ses partenaires qui ne sont pourtant pas manchots.
Deux sessions new-yorkaises, l'une de 1951, l'autre de 1953. La première avec le trompettiste Sidney DeParis, le tromboniste Jimmy Archey, le pianiste Don Kirkpatrick, le contrebassiste Pops Foster et Manzie Johnson à la batterie. La seconde avec l'excellent Jonah Jones à la trompette, Jimmy Archey au trombone, Buddy Weed au piano, Walter Page à la basse et le batteur Johnny Blowers.
Laissez vous porter par Sidney, toutes vos idées noires s'envolent, vous voilà remis sur pied. Une prescription efficace contre la neurasthénie et, par ricochet, un moyen de combler le déficit de la Sécu.
Avant de me dire que cela a vieilli, écoutez donc!
Vous n'aurez qu'un seul regret, pourquoi avant tant tardé à écouter Sidney Bechet?
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 1, 2014 6:31 PM MEST


Quincy Jones - The Jazz Recordings
Quincy Jones - The Jazz Recordings
Proposé par Music-Shop
Prix : EUR 14,88

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Quincy et sa bande, 28 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Quincy Jones - The Jazz Recordings (CD)
Vous n’avez pu acquérir le magnifique coffret Mosaic «The Quincy Jones ABC/Mercury Big Band Jazz Sessions» , voilà un lot de consolation, comme me l'a soufflé un ami de longue date. Bon l’emballage est réduit au minimum, pas de photos, l’ordre des enregistrements pas toujours respecté, pas de notes et aucune information concernant le nom des solistes ou la date des enregistrements, on doit juste se contenter de la composition des orchestres pour chacun des albums proposés. Mais la musique est là, c’est en tout 14 albums rassemblés sur 10 CDs à la prise de son correcte. On trouve les principaux enregistrements en studio sur la période 1956 à 1960, d’autres albums où il est arrangeur et surtout une série de concerts européens.
Le CD1 restitue l’album "Go West, Man!" qui comme son nom l'indique, mobilise des musiciens "West Coast" comme les frères Candoli, Art Pepper, Jack Nimitz, Bill Perkins, Herb Geller, ou encore Charlie Mariano ainsi que Benny Carter. Cet album, enregistré 25 février 1957 à Los Angeles n'est pas aussi enthousiasment que celui qui ouvre le CD suivant.
L’album "This Is How I Feel About Jazz" qui marque les débuts de Quincy Jones comme arrangeur et chef d’orchestre ; il ouvre le CD2 #1-6. Il a été enregistré les 14, 19 et 29 septembre 1956 à New York. Il rassemble des musiciens de talent: Art Farmer à la trompette, Lucky Thompson au ténor, Phil Woods à l'alto, une courte apparition remarquable de Zoot Sims, etc. Selon les plages on trouve Hank Jones ou Billy Taylor au piano ; Charles Mingus ou Paul Chambers à la contrebasse. Ces 6 morceaux sont un véritable délice, précurseurs des sonorités du big-band majeur de 1959-60. (On retrouve ces 2 albums, en ordre inverse sur cette édition)
La suite du CD2 #7-14 est un album du pianiste Billy Taylor pour l’orchestre duquel Quincy arrange un album tiré de la B.O. du film, intitulé My Fair Lady Loves Jazz. Une musique très écrite, du cousu main pour Taylor, créatif au piano et qui prend de nombreux solos. Enregistré en 1957, avec entre autres Ernie Royal (tp), Jimmy Cleveland (tb) ou encore Anthony Ortega(as).
Le CD 3 commence avec l’album “Great Wide World Of Quincy Jones”(plages 1-10) enregistré à New York en novembre 1959, avant que Quincy et son orchestre ne partent en Europe. Là encore de grands solistes comme Lee Morgan, Art Farmer (qui ne seront pas de la tournée européenne). Parmi les musiciens présents Jimmy Cleveland(tb), Julius Watkins(fhr), Phil Woods, Porter Kilbert(as), Jerome Richardson(fl, ts, pic), Budd Johnson(ts), Sahib Shihab(bs), Patti Bown(p), Les Spann(g, fl), Buddy Catlet(b) seront du voyage. Un très bon album qui n’atteint pas toutefois les sommets du «Birth of the Band» enregistré quelques mois plutôt. À partir de la plage 11, on assiste à un concert enregistré en mars 1961 à Zurich avec un orchestre en partie renouvelé: Phil Woods voisine avec Oliver Nelson ; Benny Bailey avec Freddie Hubbard, Curtis Fuller avec Melba Liston. Une très belle version de «Stolen Moments» avec de magnifiques solos (Freddie Hubbard? Sax ? ) (Les 2 albums du CD3 se retrouvent sur ce disque).
Le CD 4 comporte deux enregistrements réalisés à Paris. L’un en début février 1960 lors de la tournée européenne I Dig Dancers; il est gravé par l’orchestre au grand complet (avec quelques amis de plus sur certaines plages enregistrées au retour aux USA, en octobre 1960) et un autre, bien antérieur, datant de 1957, avec l’orchestre d’Eddie Barclay où Kenny Clarke est à la batterie et Grappelli au violon, intitulé Et voilà!. Le premier album (#1 à 10) présente bien plus d’intérêt que le second (#11 à 24). L’album «I dig Dancers» ne comprend pas les bonus, seulement 10 plages dont sept compositions originales de Quincy; également un superbe «Moonglow» avec un solo de Clark Terry; d’étincelantes envolées de Phil Woods sur «Midnight sun will never set». Intéressant, mais je préfère ce qui vient dans le CD suivant.
Le CD 5 débute avec l’album culte de l’orchestre The Birth of a Band! enregistré en février, mai et juin 1959 (#1-10). C’est comme si tout le gratin du jazz new-yorkais voulait être membre de la bande: Terry, Edison, Newman aux trompettes; Woods, Wess, Golson, Sims, Richardson, etc. aux saxes. La pianiste Patti Bown, originaire de Seattle et amie d’enfance de Q., est un des piliers de l’orchestre. Quincy n’a que 26 ans (bien plus jeune que la plupart des musiciens face à lui) et il a déjà un solide bagage (à 18 ans il était dans l’orchestre de Lionel Hampton en 1951), renforcé par son apprentissage parisien auprès de Nadia Boulanger, professeur de composition parmi les plus influents du XXe siècle. Quincy est adoubé dans le milieu par des personnalités comme Clark Terry, qui lors d’un séjour en 1947 à Seattle a accepté de lui donner des cours de trompette alors qu’il était adolescent. Depuis cette date une amitié est née entre les deux hommes. Autre garant, Count Basie qui signe les notes originales de pochette de cet album. Il vante les qualités du musicien et compositeur et son aptitude à manager son orchestre. Une de ses grandes qualités: Quincy est aimé des musiciens. L’album « The Birth of a band !» (titre qui n’est pas sans rappeler celui de Miles de 1949) comporte des morceaux phares des Jazz Messengers comme «Moanin’» ou «Whisper not» et quelques autres standards; une seule composition, flamboyante, de Quincy, qui a donné son titre à l’album et marque la signature de l’orchestre. Je trouve le volume 2 (#11-24), enregistré plus ou moins à la même période, moins intéressant. On retrouve ces deux albums ici
Un des principaux intérêts du coffret est d’offrir la possibilité d’écouter cinq des concerts de la longue tournée européenne (qui existe aussi dans cette édition European Concerts) (CD 6 à 9) avec des représentations à Paris, en Belgique et à Gothenburg en février 1960 et deux concerts en mai à Lausanne.
L’orchestre part en Europe fin 1959 pour une série de représentations d’une comédie musicale intitulée «Free and easy » de Harold Arlen et Johnny Mercer, le spectacle une fois rôdé en Europe devait être monté à Broadway. Quincy est enthousiaste pour ce projet où les musiciens s’insèrent dans le spectacle. Son enthousiasme est partagé par des musiciens comme Clark Terry ou Quentin Jackson qui quittent l’orchestre de Duke Ellington pour participer à l’aventure. La troupe comprend 70 personnes (chanteurs, danseurs, musiciens, etc.). Une vidéo de l’INA donne une idée de cette comédie musicale le soir de la première à l’Alhambra le 15 janvier 1960. Pour diverses raisons (dont les conséquences de la crise algérienne) le spectacle ne marche pas. Le producteur décide de faire rentrer toute la troupe aux États-Unis. Quincy n’arrive pas à se résoudre d’arrêter cet orchestre de rêve et décide de rester avec l’assentiment des musiciens. Ils ne repartent pas avec le reste de la troupe. Sans producteur, Quincy va se démener pour trouver des contrats afin de payer, loger, nourrir sa petite bande (musiciens et famille de certains d’entre eux). Ils vont parcourir l’Europe au gré des opportunités et y rester plusieurs mois. Malgré certaines galères l’orchestre reste soudé. Au bout de quelques mois, Quincy Jones est trop endetté, il doit se résoudre à rentrer et il emprunte encore pour rapatrier son orchestre. La belle aventure prend fin, même si Quincy essaie de maintenir l’orchestre de retour à New York et en 1961 donne une série de concerts en Suisse (voir CD 3) et se produit à Newport.

L’orchestre de la tournée était composé de : Quincy Jones , cond ; Budd Johnson, ts, Jerome Richardson, ts; Phil Woods, Porter Kilbert, as; Sahib Shihab bs; Jimmy Cleveland, Melba Liston, Quentin Jackson, Ake Persson tb; Bennie Bailey, Clark Terry, Floyd Standifer, Leonard Johnson tp ; Julius Watkins french horn ; Les Spann, g, fl ; Patti Bown p ; Buddy Catlett , b; Joe Harris dr; Pour les concerts en Suisse, Roger Guérin remplace Clark Terry.
Des moments intéressants comme le solo de basse de Buddy Catlett sur «Walkin’» (concert parisien) que Clark Terry vient perturber de manière désopilante. D’un concert à l’autre certains titres reviennent, mais les interprétations diffèrent. Sur le plan de la qualité de l’enregistrement des concerts, ce sont les helvètes qui sont les meilleurs.
Le CD 10 rassemble deux albums plus rares qui figurent dans le CD The Music of Quincy Jones. Le premier orchestre (#1-8) avec Arne Domnérus (as), Benny Bailey (tp) et d’autres musiciens suédois jouent des compositions de Quincy (1959). L’autre (#9-18) avec Nat Adderley (ct), Lucky Thompson (ss), Coleman Hawkins (ts), Benny Bailey (tp), Toots Thielemans (ha) interprètent des arrangements de Quincy (1960).
Dans l’ensemble un coffret très satisfaisant vu son prix (environ 10 euros). De grands albums (en particulier le CD 2; les 10 premières plages essentielles du CD5, les 4 CD en public de 1960), d’autres moins intéressants comme la fin du CD4 ou celle du CD10). Le reflet d’une période importante dans le parcours musical de Quincy Jones. L’occasion d’écouter un grand moment dans l’histoire des big bands. Une sonorité d’ensemble et une beauté d’écriture pour les parties collectives alliée à des solistes de talent particulièrement inspirés. Quincy a su fédérer de brillantes individualités en un collectif irrésistible.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (19) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 2, 2014 9:21 AM MEST


Chet Baker sings and olays with Bud Shank, Russ Freeman and Strings
Chet Baker sings and olays with Bud Shank, Russ Freeman and Strings
Prix : EUR 13,53

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Des cordes? Un peu seulement, 28 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chet Baker sings and olays with Bud Shank, Russ Freeman and Strings (CD)
Poussé par des amazonautes férus de "jazz de cordes" , j'ai ressorti cet album de Chet Baker où le trompettiste cède, sur quelques morceaux seulement, à la tentation des cordes. Chet Baker débute sa carrière en 1952, joue avec Gerry Mulligan atteint assez rapidement une certaine notoriété. Sa belle gueule, un James Dean du jazz, contribue à son succès. S'ajoute sa voix de crooner, un peu minet, quand il commence à chanter en 1953. Les disques s'enchainent. Il tombe dans les cordes une première fois Chet Baker & Strings (séances en décembre 1953 et février 1954 ); il joue de la trompette mais ne chante pas; comme il est en compagnie de Zoot Sims et Shelly Manne il est pardonné! Les enregistrements -la plupart comme trompettiste uniquement- s'enchainent tout au long de l'année 1954.
Vu le succès des disques précédents, le 28 février 1955, on lui propose de chanter avec cordes. Il enregistre 4 plages 'with strings'. Il est entouré de Bud Shank à la flute, Russ Freeman au piano, Red Mitchell à la contrebasse et Bob Neel à la batterie. Il est soutenu par 4 violoncelles (Ray Kramer, Ed Lustgarten, Kurt Reher, Eleanor Slatkin) ainsi que Corky Hale à la harpe . Les arrangements sont Johnny Mandel, Marty Paich, Frank Campo.
Cinq autres plages, enregistré le 7 mars, en quartet (avec Russ et Bob déjà cité ainsi que Carson Smith à la basse) complètent l'album. Album intimiste, voix chaude et un peu trainante de Chet qui contraste avec son attaque plus vive à la trompette. On se laisse emporter par les deux versions de "Let's get lost" où, en arrière plan, Russ Freeman habille le morceau. Heureusement, les morceaux en quartet alternent avec ceux avec cordes que je trouve, malgré tous mes efforts, un peu mielleux. Les plages en quartet sont plus toniques comme "Long ago and far away" ou "Just Friends". Un grand moment d'émotion, de prise aux tripes avec la version presque susurrée et pleine de sensualité de "You don't know what love is". J'avoue le "Grey december" soutenu par les cordes n'est pas mal non plus; un côté Julie London au masculin.
Au cours de sa carrière Chet aura d'autres occasions d'enregistrer avec des cordes, dont d'autres parleront peut-être.
Puis il prendra son envol définitif!


Sings and Plays With Bud Shank, Russ Freeman and Strings
Sings and Plays With Bud Shank, Russ Freeman and Strings
Prix : EUR 23,59

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Des cordes ! un peu seulement, 27 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sings and Plays With Bud Shank, Russ Freeman and Strings (Album vinyle)
Poussé par des amazonautes férus de "jazz de cordes" , j'ai ressorti cet album de Chet Baker où le trompettiste cède, sur quelques morceaux seulement, à la tentation des cordes. Chet Baker débute sa carrière en 1952, joue avec Gerry Mulligan atteint assez rapidement une certaine notoriété. Sa belle gueule, un James Dean du jazz, contribue à son succès. S'ajoute sa voix de crooner, un peu minet, quand il commence à chanter en 1953. Les disques s'enchainent. Il tombe dans les cordes une première fois Chet Baker & Strings (séances en décembre 1953 et février 1954 ); il joue de la trompette mais ne chante pas; comme il est en compagnie de Zoot Sims et Shelly Manne il est pardonné! Les enregistrements -la plupart comme trompettiste uniquement- s'enchainent tout au long de l'année 1954.
Vu le succès des disques précédents, le 28 février 1955, on lui propose de chanter avec cordes. Il enregistre 4 plages 'with strings'. Il est entouré de Bud Shank à la flute, Russ Freeman au piano, Red Mitchell à la contrebasse et Bob Neel à la batterie. Il est soutenu par 4 violoncelles (Ray Kramer, Ed Lustgarten, Kurt Reher, Eleanor Slatkin) ainsi que Corky Hale à la harpe . Les arrangements sont de Johnny Mandel, Marty Paich, Frank Campo.
Cinq autres plages, enregistré le 7 mars, en quartet (avec Russ et Bob déjà cité ainsi que Carson Smith à la basse) complètent l'album. Album intimiste, voix chaude et un peu trainante de Chet qui contraste avec son attaque plus vive à la trompette. On se laisse emporter par les deux versions de "Let's get lost" où, en arrière plan, Russ Freeman habille le morceau. Heureusement, les morceaux en quartet alternent avec ceux avec cordes que je trouve, malgré tous mes efforts, un peu mielleux. Les plages en quartet sont plus toniques comme "Long ago and far away" ou "Just Friends". Un grand moment d'émotion, de prise aux tripes avec la version presque susurrée et pleine de sensualité de "You don't know what love is". J'avoue le "Grey december" soutenu par les cordes n'est pas mal non plus; un côté Julie London au masculin.
Au cours de sa carrière Chet aura d'autres occasions d'enregistrer avec des cordes, dont d'autres parleront peut-être.
Puis il prendra son envol définitif!
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La version CD est
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 2, 2014 12:34 AM MEST


In Orbit
In Orbit
Prix : EUR 12,17

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Ça tourne toujours, 23 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : In Orbit (CD)
En mai 1958, Clark Terry (né en 1920) enregistre avec Thelonious Monk (1917-1982) au piano. Pourtant depuis quelques années déjà Monk n’intervient plus comme sideman. À ce titre, ce disque est un peu particulier, car c’est la dernière fois que Monk apparaît en studio comme pianiste auprès d’un autre leader. En 1958, Thelonious Monk n’est plus en marge de la profession, DownBeat le classe premier à son palmarès des pianistes (ainsi que les années suivantes). Autre intérêt du disque pour la première fois Clark Terry utilise un bugle au son plus feutré et plus doux qu’une trompette qui donne un climat plus intimiste.
Dans les notes de pochette, le producteur Orrin Keepnews laisse entendre que c’est par amitié que Monk est intervenu. Clark Terry interviewé par le journaliste Marc Myers en octobre 2010 (sur son blog JazzWax) revient sur la rencontre. Après avoir rappelé qu’il avait joué un morceau «Bemsha swing» en décembre 1956 sur l’album de Monk Brilliant Corners, Clark Terry raconte:
«Monk avait sa propre voie, soit vous aimez soit vous n’aimez pas; pas de demi-mesure. Moi, j'ai toujours aimé les gens hors du commun qui étaient différents. Monk savait ce qu'il voulait et savait ce qu'il faisait. Il était respectueux, mais nous n'avions pas grand-chose à nous dire. J'avais besoin d'un pianiste pour ce disque et le producteur Orrin Keepnews m'a demandé si je voulais travailler avec Monk. J’ai dit: ‘Super’. Orrin lui a donc proposé et il est venu.
A la fin de la séance, alors que nous avions enregistré plusieurs morceaux, nous n'avions toujours rien joué de lui et je lui ai proposé :‘Monk, je pense qu’il est grand temps d’enregistrer un de tes morceaux’. Il n'a pas répondu, alors je suis parti. Il a alors grommelé : ‘Reviens ici. Bien. Jouons cela’. Il a commencé à jouer les premières notes de «Let's Cool One». Il m’a dit: ‘Tu l'écoutes, et puis nous allons l'enregistrer. Juste l’écouter’. Alors j'ai écouté, et puis nous l’avons mis en boîte. Je n'avais jamais entendu ce titre auparavant, et ce n'était pas n'importe quelle musique ! Nous l’avons juste fait». Et Clark éclate de rire.
Sam Jones (1924-1981) à la contrebasse et Philly Joe Jones (1923-1985) à la batterie participent à la séance. Ces quatre musiciens n’ont quasiment jamais joué ensemble (si ce n’est Philly avec Clark sur son précédent album)
À cette époque, Clark Terry est particulièrement occupé. Membre de l’orchestre de Duke Ellington depuis 1951, il enregistre début avril 1958 avec Ellington, Cosmic Scene et le 3 juillet à Newport puis avec Rollins le 11 juillet, And The Big Brass. Suivent ensuite plusieurs enregistrements avec Ellington et d’autres ensembles, dont une séance, début février 59, avec l’orchestre de Quincy Jones pour les premières prises de The Birth Of The Band. Il est de retour en studio comme leader les 24 et 26 février 1959 avec Top & Bottom Brass. Quant à Monk il vient de jouer fin 1957 avec Coltrane au Carnegie Hall et, en juillet 58, il joue pour la postérité avec Johnny Griffin au Five Spot (Thelonious In Action et Misterioso).
Par la suite Clark et Thelonious se retrouveront au moins à deux reprises; d’une part lors d’une tournée d’un all-stars (avec Charlie Rouse, Johnny Griffin et Phil Woods) en Europe en 1967 (Paris Concert) et d’autre part à Monterey en 1972 avec Art Blakey.
Deux personnages aux personnalités opposées, le convivial, exubérant et farceur Clark Terry et le refermé, replié et mutique Thelonious Monk (qui souffrait d’une forme d’autisme) sont en communion le temps d’un disque, d’un grand disque. Monk, parait-il, était plus détendu qu’à son habitude. Une certaine simplicité et dépouillement du jeu les unit comme sur «Trust in me». Par contre, la fluidité du jeu de Clark et son sens de la mélodie s’opposent au toucher plus heurté de Monk et à certaines dissonances.

Le titre de l’album est-il une référence (ironique?) à la première mise en orbite -enfin réussie après maints déboires- d’un satellite US, le Vanguard 1, le 17 mars 1958 (il tourne encore)? En tout cas la composition de C. Terry, qui a donné son titre à l’album, tourne bien. Outre la composition de Monk, l'album comprend 9 autres plages dont six compositions originales de Clark Terry . Mention particulière pour la superbe composition de Sara Cassey destinée à cet album, "Very Near Blue", pleine de gravité. Mais je vous laisse apprécier cet album!
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 24, 2014 11:48 PM MEST


In My Time
In My Time
Prix : EUR 19,69

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Gerald Wilson, arrangeur de classe, 21 septembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : In My Time (CD)
J’étais passé à côté de l’information ; le 8 septembre dernier, Gerald Wilson est décédé à l’âge de 96 ans. Ce compositeur, arrangeur, chef d'orchestre et initialement trompettiste a débuté sa carrière à la fin des années 30. Il collabore aux orchestres de Jimmy Lunceford, Benny Carter puis Dizzy Gillespie et Count Basie. À partir des années 60 il monte des orchestres avec la fine fleur des jazzmen west coast. Il fait partie de ses grands arrangeurs comme Gil Evans ou Oliver Nelson. Plus de 60 ans de carrière où outre ses propres orchestres, il collabore avec de nombreux artistes. Également enseignant à l’université. En 2011 sortait son dernier album, Legacy
Je fais tourner sur ma platine ce ‘In my Time’, enregistré en 2005. Huit compositions de Gerald Wilson et deux standards. Le chef s’appuie sur une section rythmique de classe : Renée Rosnes au piano, Russell Malone à la guitare, Peter Washington à la contrebasse et Lewis Nash à la batterie. Avec un tel moteur, le big-band peut mettre les gaz. Quel départ sur les chapeaux de roue ! Un « chase » de saxes avec à la bataille les ténors Ran Blake et Kamasi Washington, Steve Wilson et Dustin Cicero à l’alto, le baryton Gary Smulyan. Seul Jerry Dodgion reste sagement aux pupitres.
Le pupitre des trompettes a aussi belle allure Jon Faddis, Jimmy Owens, Jeremy Pelt, Eddie Henderson, Sean Jones entre autres suivant les séances. Parmi les trombones Benny Powell et Dennis Wilson. Quel orchestre !

Apres «Sax chase» Gerald Wilson propose une suite intitulée «The diminished triangle» en trois mouvements où s’illustre particulièrement Renée Rosnes, soliste et relanceuse. Le trompettiste Sean Jones est également impressionnant dans ses solos. La section rythmique est d’une redoutable efficacité. Beau travail sur les masses sonores. Une alternance de puissance et de mélancolie où excelle encore la pianiste. Des compositions parfois un peu complexes, demandant de l’attention. Gerald Wilson aime bien nous glisser une composition à influence mexicaine et c’est le cas avec Lomelin » où s’illustre Jon Faddis. Renée Rosnes lance un «A.E.N» très carré. Le guitariste Russell Malone est mis en valeur avec la belle ballade «Musette» : guitare sur tapis de cuivres. Terrain plus connu avec « So what » et une succession de solos percutants en particulier celui du contrebassiste Peter Washington. Puis «Love for sale» et une courte composition «Jeri» pour finir.
Avec tous les musiciens qu’il va retrouver au paradis, il va conduire un sacré big-band!
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Friends Old & New
Friends Old & New

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Avant disparition, 20 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Friends Old & New (CD)
Voilà une excellente session en train de disparaitre des catalogues. Pour cette séance du 14 janvier 1992, produite par Bob Thiele, le pianiste John Hicks (1941-2006) réunit quelques amis. Le contrebassiste Ron Carter (né en 1937), le batteur Grady Tate (1932), le jeune saxophoniste ténor Joshua Redman (né en 1969) qui n’avait pas encore à l’époque enregistré comme leader; deux trompettistes, le vétéran Clark Terry (1920) et l’un de ses élèves, Greg Gisbert (1966) et enfin le tromboniste Al Grey (1925-2000) qui est mis en vedette sur «Makin’ whoopee». Une ambiance décontractée, style jam session pour beaucoup de morceaux enlevés et enjoués. On joue du Ellington, du Earl Hines, du Monk, du Hicks, etc. Le jeunot et novice du groupe, Joshua, a l’air très à l’aise et rivalise largement avec ses ainés. On peut penser qu’il va faire carrière. Les deux trompettistes se livrent à quelques beaux duels. Ah le son de Clark Terry! John Hicks, volubile au piano, se taille la part du lion (après tout le disque est à son nom). Les fans de Ron Carter apprécieront son solo sur «Nutty».
Plus "old" que "new", un disque fort agréable mais qui risque bientôt d'être introuvable.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 20, 2014 7:20 PM MEST


Scores!
Scores!
Proposé par JAPANSTAR
Prix : EUR 11,30

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Nostalgie, 18 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Scores! (CD)
Tiens une réédition japonaise d’un album que j’aime beaucoup.
Ce disque m’évoque plein de souvenirs. Dans les années 70, je vivais très très loin de Paris. Avec l’ami F. nous avions découvert, là où nous étions, à notre grand étonnement, une boutique vendant des LP importés des USA. J’ai acheté, entre autres, ce disque (malgré la « grosse tâche » plus vraie que nature ornant la pochette) surtout pour le bassiste Ray Brown (1926-2002), et j’ai vite apprécié les trois autres musiciens que j’ai véritablement découverts avec cet album live. Quatre musiciens très complices, qui se croisent, depuis les années 50 entre les studios de Hollywood et les clubs de Los Angeles. Le saxophoniste et flutiste Bud Shank (1926-2009) et le guitariste brésilien Laurindo Almeida (1917-1995) sont, en 1955, les précurseurs de la bossa-nova avec leur album Brazilliance (ici Vol.1 & 2 en 1 CD). Shelly Manne (1920-1984) est un des maîtres de la batterie et un des pères du jazz dit "West Coast"! On compte plus les albums où Shelly Manne et Ray Brown sont associés comme sur Poll Winners Ride Again ou encore Way Out West.
Près de quarante après, c’est toujours le même plaisir à l’écoute de cet album enregistré en public au Concord Summer Festival, en juillet 1974. Huit morceaux, dont quatre compositions de Laurindo Almeida qui insuffle une atmosphère brésilienne. On démarre sur la batterie de Shelly Manne qui sert de rampe de lancement à la flûte dansante et virevoltante de Bud Shank sur «Sundancers». Puis on part à Rio avec Shelly Manne, tambourinaire de batucada, en intro de «Carioca Hills». La guitare classique se mue peu à peu en guitare brésilienne dans «Allemande and the Fox». D’autres temps forts parsèment le disque, comme celui où Shelly Manne nous initie au berimbau (sorte d’arc musical avec une petite calebasse comme caisse de résonance), ou quand Laurindo et Brown enchainent un prélude de Chopin et un air de Jobim; etc. Les rires et les plaisanteries échangées entre les morceaux témoignent de leur joie de jouer. Pour finir un magnifique «Manha de Carnaval» où Bud Shank est inspiré, poussé par Shelly Manne, puis suit un magnifique solo de Laurindo et celui de Ray Brown.
Un excellent groupe, quatre musiciens accomplis pour un album très bien enregistré par Phil Edwards.
Cinq étoiles nostalgiques.
L’année suivante, les quatres partenaires du The L.A. Four enregistraient le superbe et plus abouti Concierto de Aranjuez.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 19, 2014 1:08 PM MEST


The Marty Paich Quartet Feat. Art Pepper
The Marty Paich Quartet Feat. Art Pepper
Prix : EUR 19,18

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4.0 étoiles sur 5 L'éternel retour, 17 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Marty Paich Quartet Feat. Art Pepper (CD)
Les notes originales de cet album, enregistré en aout 1956, le présentent comme le premier album d’Art Pepper depuis 1954. Art Pepper avait donc encore dû faire des «bêtises» avec certaines substances interdites. Peu importe, il réapparait et il est revenu pour jouer.
Quand on évoque le pianiste Marty Paich et le saxophoniste Art Pepper on pense immédiatement à l’excellent + Eleven enregistré en 1959, disque marquant. L’album de 1956 ne possède pas la même aura, ni la même forme musicale. Ce quartet présente toutefois un intérêt pour les amateurs et fans de Pepper et/ou Paich: il garde la trace de leur première collaboration. Ce disque d’Art Pepper est contemporain de ses enregistrements avec Chet Baker en juillet et octobre 1956, ainsi que des albums Aladdin dont The Return Of Art Pepper. Signalons aussi la mise en boîte, quelques mois plus tard, le 23 novembre de The Art Pepper Quartet et le 26 de With Warne Marsh. Je vous épargne d’autres séances de la même année. Art Pepper disparait parfois, mais quand il revient il est particulièrement prolixe. Le Phénix du saxophone est de nouveau au zénith!
Pour en revenir à l’album avec Marty Paich, une ambiance joyeuse et détendue s’en dégage. Neuf pièces courtes (autour des 3 mn chacune), un son aérien et acéré d’Art Pepper au discours toujours intéressant. Marty Paich, plus connu comme arrangeur, est aussi un pianiste délicat et inspiré. Buddy Clark à la contrebasse et Frank Capp à la batterie sont des habitués des sessions West-Coast. J’aime particulièrement la sobriété de « Over the rainbow ». Un alerte « Marty’s blues » vient conclure l’affaire.


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