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Contenu rédigé par Philiplo
Classement des meilleurs critiques: 414
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Commentaires écrits par
Philiplo (France)
(TOP 500 COMMENTATEURS)   

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Scores
Scores
Proposé par Japan-Select
Prix : EUR 39,08

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Nostalgie, 18 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Scores (CD)
Tiens une réédition japonaise d’un album que j’aime beaucoup.
Ce disque m’évoque plein de souvenirs. Dans les années 70, je vivais très très loin de Paris. Avec l’ami F. nous avions découvert, là où nous étions, à notre grand étonnement, une boutique vendant des LP importés des USA. J’ai acheté, entre autres, ce disque (malgré la « grosse tâche » plus vraie que nature ornant la pochette) surtout pour le bassiste Ray Brown (1926-2002), et j’ai vite apprécié les trois autres musiciens que j’ai véritablement découverts avec cet album live. Quatre musiciens très complices, qui se croisent, depuis les années 50 entre les studios de Hollywood et les clubs de Los Angeles. Le saxophoniste et flutiste Bud Shank (1926-2009) et le guitariste brésilien Laurindo Almeida (1917-1995) sont, en 1955, les précurseurs de la bossa-nova avec leur album Brazilliance (ici Vol.1 & 2 en 1 CD). Shelly Manne (1920-1984) est un des maîtres de la batterie et un des pères du jazz dit "West Coast"! On compte plus les albums où Shelly Manne et Ray Brown sont associés comme sur Poll Winners Ride Again ou encore Way Out West.
Près de quarante après, c’est toujours le même plaisir à l’écoute de cet album enregistré en public au Concord Summer Festival, en juillet 1974. Huit morceaux, dont quatre compositions de Laurindo Almeida qui insuffle une atmosphère brésilienne. On démarre sur la batterie de Shelly Manne qui sert de rampe de lancement à la flûte dansante et virevoltante de Bud Shank sur «Sundancers». Puis on part à Rio avec Shelly Manne, tambourinaire de batucada, en intro de «Carioca Hills». La guitare classique se mue peu à peu en guitare brésilienne dans «Allemande and the Fox». D’autres temps forts parsèment le disque, comme celui où Shelly Manne nous initie au berimbau (sorte d’arc musical avec une petite calebasse comme caisse de résonance), ou quand Laurindo et Brown enchainent un prélude de Chopin et un air de Jobim; etc. Les rires et les plaisanteries échangées entre les morceaux témoignent de leur joie de jouer. Pour finir un magnifique «Manha de Carnaval» où Bud Shank est inspiré, poussé par Shelly Manne, puis suit un magnifique solo de Laurindo et celui de Ray Brown.
Un excellent groupe, quatre musiciens accomplis pour un album très bien enregistré par Phil Edwards.
Cinq étoiles nostalgiques.
L’année suivante, les quatres partenaires du The L.A. Four enregistraient le superbe et plus abouti Concierto de Aranjuez.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 19, 2014 1:08 PM MEST


The Marty Paich Quartet Feat. Art Pepper
The Marty Paich Quartet Feat. Art Pepper
Prix : EUR 7,41

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 L'éternel retour, 17 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Marty Paich Quartet Feat. Art Pepper (CD)
Les notes originales de cet album, enregistré en aout 1956, le présentent comme le premier album d’Art Pepper depuis 1954. Art Pepper avait donc encore dû faire des «bêtises» avec certaines substances interdites. Peu importe, il réapparait et il est revenu pour jouer.
Quand on évoque le pianiste Marty Paich et le saxophoniste Art Pepper on pense immédiatement à l’excellent + Eleven enregistré en 1959, disque marquant. L’album de 1956 ne possède pas la même aura, ni la même forme musicale. Ce quartet présente toutefois un intérêt pour les amateurs et fans de Pepper et/ou Paich: il garde la trace de leur première collaboration. Ce disque d’Art Pepper est contemporain de ses enregistrements avec Chet Baker en juillet et octobre 1956, ainsi que des albums Aladdin dont The Return Of Art Pepper. Signalons aussi la mise en boîte, quelques mois plus tard, le 23 novembre de The Art Pepper Quartet et le 26 de With Warne Marsh. Je vous épargne d’autres séances de la même année. Art Pepper disparait parfois, mais quand il revient il est particulièrement prolixe. Le Phénix du saxophone est de nouveau au zénith!
Pour en revenir à l’album avec Marty Paich, une ambiance joyeuse et détendue s’en dégage. Neuf pièces courtes (autour des 3 mn chacune), un son aérien et acéré d’Art Pepper au discours toujours intéressant. Marty Paich, plus connu comme arrangeur, est aussi un pianiste délicat et inspiré. Buddy Clark à la contrebasse et Frank Capp à la batterie sont des habitués des sessions West-Coast. J’aime particulièrement la sobriété de « Over the rainbow ». Un alerte « Marty’s blues » vient conclure l’affaire.


Right on Time
Right on Time
Prix : EUR 18,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Harold en verve, 16 septembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Right on Time (CD)
Il est 19h au club Smoke, à Broadway, ce 22 mars 2013. Les conversations cessent de bruisser, un géant placide arrive rapidement au piano, un petit salut et il attaque. Oui c’est bien de cela qu’il s’agit, il passe à l’attaque. Un jeu puissant percussif, tout en pulsions, chacune des mains joue sa partie. On a l’impression qu’il pousse le batteur sur ce premier morceau. Pas étonnant car il nous apprend sur les notes de pochette qu’il a commencé par jouer de la batterie avant le piano. Le pianiste Harold Mabern (né en 1936) n’est pas près d’aller en maison de retraite! Quelle belle ouverture du set avec ce «Dance with me», hit disco sacrément revisité. À peine le temps de reprendre mon souffle, il enchaine avec un rapide «Seven Steps to heaven». Puis une ballade d’Ellington où le contrebassiste nous régale. Moment intense avec «My favorite things», plein de force et puissance, Harold ne joue pas pour les midinettes. Suit un hommage à deux trompettistes avec une composition mélancolique de Thad Jones «To you» suivi d'une composition de Harold intitulée «Edward Lee» dédié à Lee Morgan. Les morceaux s’enchainent avec vivacité (voir les titres sur la pochette). On approche de la fin, et là, tout en finesse, délicatesse, tendresse et douceur il égrène les notes d’un superbe «The nearness of you», blues remplit de citations. On ne peut se quitter comme cela! Donne-nous la pêche Harold! Il nous a entendus. Les tambours nous mettent sur le sentier de la guerre et arrivent au grand galop les nobles Indiens «Cherokee» entrainant tout sur leur passage.
Pour cette session le pianiste est entouré de deux fidèles complices avec qui il aime tant jouer: le contrebassiste John Webber et le batteur Joe Farnsworth (beau solo, entre autres, sur Cherokee). Une belle réussite.
____________________________________________________________
1PS : côté prise de son, au début de l'album la batterie semble un peu loin, mais cela s’arrange ensuite
2PS Le dernier Christian McBride, enregistré également en 2013, contient aussi des versions intéressantes et bien différentes de «My favorite thing» et de «Cherokee».
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 15, 2014 8:01 PM MEST


His TV Jazz Stars
His TV Jazz Stars
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 18,36

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Du show à l’émotion, 14 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : His TV Jazz Stars (CD)
Comme moi, entre 1962-1992 vous n’avez pas dû regarder le Tonight Show de Johnny Carson sur NBC. Vous ne devez donc pas connaitre non plus le saxophoniste Tommy Newson (1929-2007) qui participait à l’ambiance avec son orchestre. Un orchestre où l’on retrouve des pointures habitués des studios mais qui ont pour la plupart un sacré CV comme les trompettistes Conte Candoli (un des pionnniers du jazz West Coast) et Snooky Young (souvent aux pupitres de Count Basie Orchestra). Le pianiste Ross Tompkins et le batteur Ed Shaughnessy ont aussi de la musique au compteur. Ils ont tous collaboré à l’émission. Je ne connais pas le bassiste David Stone. Le disque démarre avec un "Cottontail" enlevé comme il se doit; je me dis ils vont faire le show et nous balancer des standards très dansants. Erreur ! Enchaine une belle ballade de Cole Porter où l’on se laisse porter par le son très chaud du ténor de Tommy Newson. J’aime moins l’interprétation chantée par Snooky Young (d’autres aimeront !) de «It don’t mean a thing..», les solos qui suivent sont plaisants. Puis vient le temps fort de l’album, on change d’ambiance et de niveau : un émouvant "Three Shades of Blue" (composition du leader), belle interprétation au soprano de Tommy sur un très bel arrangement. Retour au ténor pour un hommage à Zoot Sims avec "Red Door". Enchaîne un velouté « Georgia on my mind ». Plus convenu les deux morceaux suivants «So Danco Samba» et «Tickle Toe». Snooky Young se régale et nous aussi sur un «Boys meets horn» et Conte Candoli sur le «Con Alma» de Dizzy. Final woodyhermanien avec «Northwest Passage». Du travail propre et sans bavures, enregistré en 1990 par des pros tout studio et un peu caméléon. Cela se laisse écouter.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 15, 2014 10:42 PM MEST


The Scene Is Clean
The Scene Is Clean

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Quel est ce trio?, 6 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Scene Is Clean (CD)
Dès les premières mesures cela sonne comme un grand trio américain. Deux notes de piano, une attaque aux balais, une belle basse en arrière plan sonore. Quel feeling! Quel son! Un thème superbe d'Oliver Nelson qu'on en a tous en tête (l'ouverture de l'album The Blues And The Abstract Truth, l'interprétation du pianiste du trio n'a rien à envier à celle du pianiste du groupe d'Oliver, Bill Evans.
Ce trio sonne "trop" bien. Mais quel est ce groupe qui titille mes oreilles; certainement des américains? Pourquoi chercher si loin! Achetons français! Label Bleu a rassemblé un trio de choc pour un grand disque de standards du jazz moderne. Pas les tubes des grandes comédies de Broadway, mais les compositions novatrices de grands jazzmen, révolutionnaires plus ou moins tranquilles des années 50-60. Sous la houlette du contrebassiste Henri Texier, le pianiste Alain Jean-Marie et le batteur Aldo Romano nous offrent un véritable petit bijou. Dix belles compositions de Benny Golson à Mal Waldron pour finir en beauté avec le "Lament" de J. J. Johnson. Un très bel enregistrement de trois musiciens sensibles, en communion, qui "s'approprient" fort bien ces 10 superbes thèmes devenus intemporels. Coup de chapeau au Label Bleu pour cet enregistrement magnifique de janvier 1991. Beau texte d'Alain Gerber accompagnant l'album.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 6, 2014 6:59 PM MEST


Plays Alto Sax & Flute & Soprano Sax & Clarinet [UK Import]
Plays Alto Sax & Flute & Soprano Sax & Clarinet [UK Import]
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 16,37

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le chouchou d'Artie Shaw, 20 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Plays Alto Sax & Flute & Soprano Sax & Clarinet [UK Import] (CD)
Je suis tombé par hasard sur cet album, je ne connaissais pas du tout Dick Johnson (1925-2010). Quelques clics sur internet m’en apprennent plus. Son décès aussi. La presse ou tout au moins le journal « local » commence à s’intéresser à un musicien quand il est mort. Ici, un long article du Boston Globe en janvier 2010 retrace sa vie et sa carrière. Après avoir joué dans un orchestre de la Navy durant la Seconde Guerre mondiale, il tourne avec différents orchestres ; puis fonde un sextet avec le trompettiste Lou Colombo et s’installe à Brockton, sa ville natale, au sud de Boston. Un album Fresh Sound donne idée de son travail dans les années 50: Music For Swinging Moderns. Au début des années 1980, Artie Shaw (1910-2004) le choisit pour prendre sa place dans l’orchestre qui a été reformé sous son nom.(“Artie Shaw called him the greatest clarinetist he ever heard. I’ll really miss him. He was the best.’’ Avec un tel compliment, le musicien ne peut être mauvais). Il continuera de se produire avec cet orchestre jusqu’en 2006. (Star Dust & Beyond:a Tribute to Artie Shaw
Pour cet album enregistré en 1979, Dick Johnson fait appel à une solide section rythmique avec Dave McKenna (1930-2008) au piano, Bob Maize (1945-2004) à la basse et Jake Hanna (1931-2010) à la batterie pour nous servir un jazz mainstream mâtiné de bop. Il commence par un medley sur des thèmes de Jerome Kern avec un beau son d’alto. Il enchaine avec à la clarinette dur "Donna Lee" ; aérien. Retour à l’alto sur "The star crosed lovers". II joue de la flûte sur Kelly Green. Très belle intro au piano de Dave sur «When the World Was Young» et où Dick attaque ensuite à la flute ; très rythmé puis plus relaxe. Au soprano sur «Who cares» soutenu par un bon timing à la basse de Bob Maize. Retour à la flute sur "Kelly Blue". Un petit coup de soprano sur "In a sentimental Mood". De nouveau à l’alto sur «Everything I love». Il finit à la clarinette de belles manières sur «Get out of town». A la première écoute je lui ai trouvé un petit côté étalage de talent, genre «je sais jouer de tout» (et très bien), la pochette annonce d'ailleurs la couleur (Il est loin d’être le seul à sortir la panoplie d’anches, dans le genre James Carter n’est pas mal non plus) . Évidemment moi qui ne joue de rien, je suis un brin jaloux à l’écoute de ce polyinstrumentiste virtuose ; cela semble tellement facile avec lui (derrière du travail, car il paraît qu’il travaillait ses instruments plusieurs heures chaque jour). Un disque fort plaisant qui se laisse réécouter, alternant ballades et morceaux plus rythmés, mais l'émotion manque.
_______________________________________
PS : Dans les années 20, un autre clarinettiste, new orleans, porte le même nom.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (13) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 25, 2014 4:36 PM MEST


Trio Vol.1
Trio Vol.1
Prix : EUR 18,46

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un grand trio, 17 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trio Vol.1 (CD)
Cedar Walton (1934-2013) a beaucoup joué avec deux complices: le contrebassiste David Williams et le fabuleux Billy Higgins (1936-2001) à la batterie. On les retrouve ici en concert à Bologne en 1985. Ils enchainent standards et compositions du pianiste comme "Holly land". Au cours de cet excellent concert deux autres albums en plus de celui ci ont été enregistrés par le label indépendant milanais "Red" (les Trio Vol.2 et le volume 3). La rareté de ces 3 albums est relative, car on les trouve sur le site du label. On retrouve ce trio accompagnant Jackie McLean dans son dernier album, en 1999, Nature Boy.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 21, 2014 8:25 PM MEST


Sea Changes
Sea Changes
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 33,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Tommy prend le large, 13 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sea Changes (CD)
A mon tour de me réjouir de posséder ce petit bijou. Un Tommy Flanagan au sommet de son art. Il réexplore certains standards et certaines de ses compositions déjà présents dans un de ces premiers albums, le remarquable Overseas (1957). Il appareille ici dans un disque "maritime" où de nombreux titres font référence à la mer. Une invitation à plonger dans ce grand bain de musique. Le vent souffle, Tommy tient fièrement la barre et Peter Washington (contrebasse) et Lewis Nash (batterie) sont à la manœuvre. Avec un tel équipage aux écoutes, les voiles sont bien bordées. À bord de ce trimaran que de sensations !
L’interprétation de CC Rider (faut-il entendre Sea Sea Rider?) nous renvoie au blues de la composition originale. On hisse le grand pavois pour un hommage à Charlie Parker. Tommy Flanagan termine la croisière en solitaire pour retrouver Stockholm.
Quelle belle ballade en mer qui nous est offerte ici.
Quelques jours après l’enregistrement de cet album, les trois compères accostaient au Village Vanguard pour fêter les 67 ans du pianiste (voir la chronique de Fred, depuis le port de Bordeaux, à ce sujet).
La qualité de la prise de son ajoute à notre plaisir.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 22, 2014 2:07 PM MEST


Osaka Concert
Osaka Concert
Prix : EUR 12,18

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 La pêche au Barney, 3 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Osaka Concert (CD)
Fans de Barney vous avez déjà dû connaitre ces moments délicieux où l’on met la main sur un Wilen devenu rare (ce qui est le cas de la plupart de ses albums). On rentre chez un petit disquaire et derrière les rayonnages electro et pop, on remarque quelques casiers étiquetés jazz. Parmi les CDs mal classés, certains albums retiennent l’attention; on est peut-être à une bonne adresse possédant quelques perles à dénicher. On fouille, on se met à 4 pattes pour fouiner dans les rayonnages inférieurs. Et là, tout en bas, on attrape par la tranche un CD où l’on découvre en couverture, une tête familière. On en tient un, il faut veiller à ne pas le relâcher sous le coup de l’émotion; le « Barney Wilen » se pêche à main nue, un jour de chance. Une fois qu’on le tient, on maîtrise sa joie, au cas où le disquaire se raviserait et reverrait le prix à la hausse.
J’ai attrapé il y a peu ce Barney, un concert privé, organisé par l’Ambassade de France et Hermès à Osaka en octobre 1994. J'imagine une assistance BCBG, très sage. Barney Wilen est entouré de Laurent de Wilde au piano, Gilles Naturel à la contrebasse et Peter Gritz à la batterie.
Le début du concert met en avant la chanson française (4 morceaux), en particulier Charles Trenet, compositeur très cher à Barney. On pense évidemment à l’album French Ballads. Chaque morceau est présenté par Barney d’une belle voix grave. Puis vient une superbe version de "Talisman" (inspiré d'une mélodie japonaise et tiré du magnifique album éponyme) où Laurent de Wilde fait des merveilles. Lui succède un «No Problem» de feu, lancé tambour battant par Peter Gritz. Revient à l’oreille l’album Les Liaisons Dangereuses 1960 où 34 ans plus tôt Barney était au ténor avec Art Blakey. On reste dans la même veine avec, en rappel, un Night in Tunisia qui clôt l’album.
Ce n’est pas mon Barney préféré (par exemple Dreamtime est un ton au dessus), mais aucun de ses albums ne laisse indifférent.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 6, 2014 1:17 AM MEST


This Is Buck Hill
This Is Buck Hill
Prix : EUR 21,72

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un facteur nommé Buck, 1 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : This Is Buck Hill (CD)
Curieuse histoire que celle du saxophoniste Roger "Buck" Hill. Il est né en 1927 à Washington et joue du saxophone dès l'âge de 13 ans. Il devient musicien professionnel en 1943. Dans les années 50, il joue avec Charlie Byrd. À la fin des années 50, contraint de faire vivre sa petite famille, il reprend son boulot de postier. Il fait une croix sur sa carrière de saxophoniste professionnel, mais continue de jouer à l'occasion dans les clubs de Washington accompagnant aussi des musiciens de passage. Buck donne encore quelques cours à des petits jeunes du quartier et c'est l'un de ses anciens élèves, le batteur Billy Hart, qui lui remet le pied à l'étrier. Il convainc le patron de Steeple Chase de l’enregistrer. La séance du 20 mars 1978 rassemble du beau monde déjà expérimenté : Kenny Barron au piano, Buster Williams à la contrebasse et bien sûr Billy Hart à la batterie. Un trio de choc. Cela commence par une très belle composition enlevée de Buter Williams «Tokuddo». Suivent deux standards «Yesterdays» de J. Kern et «Oléo» de Rollins où Buck Hill enchaine des chorus d’enfer. Trois compositions de Buck Hill terminent l’album. Un envoutant «I’m Aquarius» , très, très belle composition. Puis «S.M.Y» dont une alternate take clôt le disque. Autre composition intéressante «Two chord Molly» qui monte en intensité. Un saxophoniste à la très belle sonorité puissante qui a des choses à dire, des morceaux très diversifiés dans le style ou les arrangements. Il va sans dire que les solos de Kenny Barron sont un réel plaisir d’écoute et que Buster Williams nous propose aussi de belles choses. Un très bon disque où les 4 musiciens nous régalent. L'année suivante la même équipe se retrouve pour enregistrer Scope
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 2, 2014 12:39 PM MEST


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