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Contenu rédigé par Philiplo
Classement des meilleurs critiques: 379
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Commentaires écrits par
Philiplo (France)
(TOP 500 COMMENTATEURS)   

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Jazz Recordings
Jazz Recordings
Prix : EUR 15,17

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Previn addict, 21 mai 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jazz Recordings (CD)
Un ami, grand fan de Previn, m’a recommandé à bon escient ce coffret de 10 CD au prix très doux (pour l’instant). L’objet est sobre, chaque CD à la même pochette distingué pas son numéro. Au recto figurent juste le titre de l’album (pour la plupart des Contemporary), le titre des morceaux et leur minutage (avec parfois des erreurs d'inversion). Pas de noms des musiciens, pas de livret, pas de reproductions de pochette. À l’écoute je lui trouve la même qualité sonore que certains originaux que je possède. Un minutage généreux permet de mettre 16 albums en 10 Cd.
On est gâté. Si j'essaye de hierarchiser ce qu'on y trouve
- Quelques petits bijoux
CD 4/5 King Size (1958) avec le contrebassiste Red Mitchell et le batteur Frankie Capp
CD 9 : L’excellent trio du batteur Shelly Manne reprenant les thèmes du film My fair Lady (1956) avec Leroy Vinnegar à la contrebasse.
CD 9/10 Les pianistes André Previn et Russ Freeman en compagnie de Shelly Manne Double Play! en 1957

- Un trésor, les trois disques en piano solo
CD 7 Plays Songs By Harold Arlen (1960)
CD 3 Plays Songs By Vernon Duke (1958)
CD 4 Plays Songs By Jerome Kern (1960)

- De très bonnes choses
CD2 Pal Joey (1957) avec Red Mitchell et Shelly Manne (même si je préfère la version qu’en donne à la même époque le trio du pianiste Kenny Drew).
CD 2/3 Les thèmes de la comédie musicale Gigi (1958) avec les mêmes complices
CD 5 Les grands succès de West Side Story (1959) avec toujours Red Mitchell et Shelly Manne.
CD 6 Like Previn! (1960) avec Red Mitchell et Frankie Capp
CD1 Une compilation de titres (plus ou moins intéressants) enregistrés entre 1945 et 1955 avec divers partenaires (à trouver !)

J’accroche un peu moins avec le CD 10 Dinah Sings, Previn Plays (1959), seul ou en trio (avec Red et Frankie), il accompagne la chanteuse Dinah Shore sur une série de ballades trop doucereuses et apprêtées.
Moins intéressant à mon goût, le CD 7 Concert in F de Gershwin (1960) dont on peut trouver de meilleures versions. La bande originale du film Elmer Gantry (1960) sur le CD 6 n’a pas vraiment retenu mon attention. Enfin, je trouve sans aucun intérêt le CD 8 avec les albums «Secret Songs For Young Lovers» et «Like Blue» avec l’orchestre sirupeux de David Rose.

On le voit le bilan est globalement et largement positif. Pour les fans du pianiste un moyen de combler avantageusement certains « trous » dans sa discothèque et pour ceux qui veulent découvrir le talent de André Prévin, une acquisition sans grand risque.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : May 22, 2014 10:37 AM MEST


Live At Donte'S 68
Live At Donte'S 68
Prix : EUR 25,64

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une oasis dans la traversée du désert, 20 mai 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live At Donte'S 68 (CD)
Tout à fait d’accord avec la chronique du jardinier concernant cet album qui s'inscrit dans une période sombre.
J’en profite pour situer ce disque dans la discographie de Art Pepper. Il appartient à la période sombre de sa carrière qu’on peut découper en quatre grandes périodes dans sa vie tourmentée.
À partir de 1943 les grandes formations en particulier Stan Kenton et les orchestres des copains de la West Coast comme Shorty Rogers ou Shelly Manne.
Puis commence à partir de 1952 la carrière en leader sans délaisser pour autant de nombreuses séances en sideman. Durant cette période une pléthore d’enregistrements, marquée par des disques majeurs. Dernier disque en leader en studio en novembre 1960 Intensity; une ultime apparition en janvier 1961 sur l’album Love Moods de la chanteuse Helyne Stewart (Tu connais Nic ?). Arrêté pour detention de drogue il est emprisonné en mars 1961; commencent alors les années de galère et la traversée du désert jusqu’en 1975.
Troisième période : 15 ans d’éloignement des studios. Période de sa vie où il alterne prison et centre de désintoxication (lire son autobiographie "Straight life" et la vie des jazzmen à la prison de San Quentin). Malgré tout, quelques rares enregistrements parsèment ce long éloignement des studios. Seulement 2 concerts édités sous son nom durant ces 15 années (et certainement publiés plus tard). Celui de 1964 à San Francisco, où son style est influencé par Coltrane, avec déjà Frank Strazzeri au piano ainsi que Hersh Hamel (basse) et Bill Goodwin (batterie). Avec cet orchestre ou bien d'autres partenaires (comme Tommy Flanagan) il reçoit un accueil enthousiaste dans les clubs californiens où il joue. Le succès est éphémère selon les notes de Jordi Pujol (dans le livret accompagnant ce double CD). En 1968 il remplace Ernie Watts dans l'orchestre de Buddy Rich et participe en juillet à un album du batteur cité plus haut par Nic. En novembre 1968, on lui offre l'occasion de jouer au Donte's avec le sax tenor Joe Romano, le pianiste Frank Strazzeri, le contrebassiste Chuck Berghofer et le batteur Nick Ceroli. Beau et solide quintet. Je renvoie à la chronique rédigée par Nicolas. Autre apparition ponctuelle, en 1964/65 il participe à l’album Swingin Touch de Frankie Randall (connais pas!) accompagné par l’orchestre de Marty Paich. Et en 1973 à l’album "Evil Eyes" au sein du big-band de Mike Vax, rareté que je ne connais pas non plus.
On le voit bien peu d'enregistrements ou de prestations scéniques au cours de ces 15 années où le jazz évolue énormément.
Puis en 1975, s’ouvre la quatrième et dernière période de sa vie. Année du retour en studio le 9 aout avec Living Legend avec Hampton Hawes au piano, Charlie Haden à la contrebasse et Shelly Manne à la batterie; cet album avait été précédé d'un enregistrement en concert au "Foothill College" à Los Angeles, le 14 février I'Ll Remember April. Durant l’été 1975, il enregistre aussi avec son ami, le bassiste Hersh Hamel Song Book un album très soul/funky, une curiosité pepperienne.
Après quelques autres enregistrements, le grand retour à mon sens, c’est en juillet 1977 avec les 4 excellents albums au village Vanguard dont Thursday Night ouvre la série.
Dernier concert enregistré le 30 mai 1982 et diffusé sur le label de sa veuve Widow's Taste Last Concert, avec Roger Kellaway (piano), David Williams (basse) et Carl Burnett (batterie). Il décède 2 jours plus tard, le 1er juin.
Sur le site de sa veuve, Laurie Pepper, pas mal de possibilités d’écoute d’inédits et de vidéos.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : May 27, 2014 3:25 PM MEST


Bill Harris And Friends
Bill Harris And Friends
Prix : EUR 9,37

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Les amis de Bill, 11 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bill Harris And Friends (CD)
Le tromboniste Bill Harris (1916-1973) a eu longue carrière dans divers orchestres comme ceux de Benny Goodman et surtout Woody Herman. Une longue carrière mais guère d'albums en leader et il reste relativement méconnu. Ses amis présents lors de cet enregistrement de 1957 sont plus connus. C'est certainement chez Woody que Bill Harris a croisé le pianiste Jimmy Rowles et le contrebassiste Red Mitchell (par ailleurs souvent complices dans maints enregistrements). Le batteur Stan Levey est comme lui natif de Philadelphie et installé sur la côte Ouest où ils ont eu l'occasion de jouer ensemble. Bill Harris portait une grande admiration envers Ben Webster, invité d'honneur de l'album et qui est au meilleur de sa forme comme sur "Where are you?". Les cinq musiciens nous régalent. Cela commence en quatuor où l'on peut apprécier le jeu sobre de Bill Harris dans un riche solo. Un disque au climat plutôt mélancolique où l'on apprécie chacun tour à tour comme Red Mitchell dans "Crazy rythm". La tonalité un peu grave et feutré de Bill se marie fort bien à celle veloutée de Ben. Une petite surprise avec "Just one more chance". Un beau final ellingtonien avec "In a mellow tone" où Ben Webster est excellent. On n'a pas vu le temps passer; allez on le remet dans le lecteur.

PS on retrouve Ben Webster avec Jimmy Rowles et Red Mitchell en 1960 At The Renaissance
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 12, 2014 8:47 PM CET


Byrd in Paris (Coll. Jazz in Paris)
Byrd in Paris (Coll. Jazz in Paris)
Prix : EUR 8,08

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Donald Byrd et Bobby Jaspar à l'Olympia en 1958, 7 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Byrd in Paris (Coll. Jazz in Paris) (CD)
En 1958, le trompettiste Donald Byrd et son groupe tournent en Europe et séjournent à Paris au "Chat qui pêche". Frank Tenot et Daniel Filippachi les invitent à participer à l'un des concerts, le 22 octobre, qu'ils organisent à l'Olympia et qui sont diffusés dans le cadre de leur célèbre émission "Pour ceux qui aiment le jazz". François Postif obtient les bandes de ce concert et les édite chez Polydor, firme où il travaillait. Quand j'ai acquis ce CD vers 1991 ou 1992, j'ai tout de suite été emballé.
Je connaissais mal à l'époque les cinq musiciens mais leur style me plaisait bien : un côté Jazz Messengers. Je n'étais pas loin car Donald Byrd et le contrebassiste Doug Watkins étaient déjà passés par ce groupe et le pianiste Walter Davis Jr. allait le rejoindre un peu plus tard. J'ai surtout été conquis à l'écoute du disque par le saxophoniste et flutiste Bobby Jaspar. Il nous régale par exemple avec son "flute blues". Bobby Jaspar est de passage à Paris qu'il a quitté en 1956 pour mener une carrière aux Etats-Unis.
Cinquième homme du groupe, et non des moindres, Art Taylor tient la batterie.
Quarante cinq minutes d'un excellent concert. Chacun est bien mis en valeur tour à tour.
On peut écouter la suite du concert sur l'album Parisian Thoroughfare ou bien là
L'album original comporte une photo de Donald Byrd lecteur attentionné du Figaro du 5 novembre 1958 faisant le compte rendu du couronnement du pape Jean XXIII.
Le 29 octobre une autre captation est réalisée Au Chat Qui Pêche mais l'enregistrement est de bien moins bonne qualité qu'à l'Olympia*.
Signalons un autre excellent concert de Donald Byrd en 1960 : At The Half Note Café. On en reparlera plus tard.
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A part 10 secondes au début de "Dear Old Stockholm" où Donald Byrd est presque inaudible


Easy to Love
Easy to Love
Prix : EUR 23,86

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un des premiers Roland Hanna en leader, 7 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Easy to Love (CD)
Quelques exemplaires de cet album en import japonais sont disponibles à moins de 10 euros.
Un enregistrement du 25 septembre 1959. Cette année 59 grand cru pour le jazz (regardez dans votre discothèque ce qui a été enregistré cette année-là! ) et aussi pour Roland Hanna qui après avoir accompagné Benny Goodman dans sa tournée européenne In Brussels est auprès de Charles Mingus pour un l'album Mingus Dynasty. Il enregistre aussi sous son propre nom cette année là, deux albums : Destry Rides Again et celui objet de cette chronique auquel va ma préférence. On retrouve le Roland Hanna puissant sur le clavier, maître des relances et des changements de rythme. Il est aussi à l'aise dans les morceaux enlevés "Night in Tunisia" que dans les ballades romantiques "It never enteredy mind". Ben Tucker est à la contrebasse et le méconnu Roy Burnes à la batterie. 9 Titres à savourer.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 8, 2014 12:05 AM CET


Byrd in Paris
Byrd in Paris
Prix : EUR 13,53

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Byrd et Jaspar à l'Olympia en 1958, 6 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Byrd in Paris (CD)
En 1958, le trompettiste Donald Byrd et son groupe tournent en Europe et séjournent à Paris, au "Chat qui pêche". Frank Tenot et Daniel Filippachi les invitent à participer à l'un des concerts, le 22 octobre, qu'ils organisent à l'Olympia et qui sont diffusés dans le cadre de leur célèbre émission "Pour ceux qui aiment le jazz". François Postif obtient les bandes de ce concert et il les édite chez Polydor, firme où il travaillait. Quand j'ai acquis ce CD vers 1991 ou 1992, j'ai tout de suite été conquis. En plus la photo me plaisait bien: Donald Byrd lecteur attentionné du Figaro du 5 novembre 1958 faisant le compte rendu du couronnement du pape Jean XXIII.
Je connaissais mal à l'époque les cinq musiciens mais leur style me plaisait bien : un côté Jazz Messengers. J'étais pas loin car Donald Byrd et le contrebassiste Doug Watkins étaient passés par ce groupe et le pianiste Walter Davis Jr. allait le rejoindre plus tard. J'ai surtout été séduit à l'écoute du disque par le saxophoniste et flutiste Bobby Jaspar. Il nous régale par exemple avec son "Flute blues". Bobby Jaspar est de passage à Paris qu'il a quitté en 1956 pour faire carrière aux Etats-Unis.
Cinquième homme du groupe, et non des moindres, Art Taylor tient la batterie.
Quarante cinq minutes d'un excellent concert. Chacun est bien mis en valeur tour à tour.
On peut écouter la suite du concert sur l'album Parisian Thoroughfare
Ces deux albums existent aussi dans la collection "Jazz in Paris" à des prix raisonnables: Byrd in Paris et Parisian Thoroughfare.
Le 29 octobre une autre captation est réalisée Au Chat Qui Pêche mais l'enregistrement est de bien moins bonne qualité qu'à l'Olympia*

Signalons un autre excellent concert de Donald Byrd en 1960 : At The Half Note Café. On en reparlera plus tard.
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A part 10 secondes au début de "Dear Old Stockholm" où Donald Byrd est presque inaudible.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (9) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 8, 2014 6:30 PM CET


We Got It Good And That Ain't Bad
We Got It Good And That Ain't Bad
Proposé par L'ours polaire
Prix : EUR 4,19

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Jazz Grammophon, 3 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : We Got It Good And That Ain't Bad (CD)
Pour marquer le 100e anniversaire de la naissance de Duke Ellington (1899-1974), le maestro et pianiste André Prévin propose à son célébrissime label, Deutsche Grammophon, un disque d'hommage au musicien nord américain. Il souhaite honorer un grand compositeur du XXe siècle et dont le nom peut voisiner avec Stravinsky ou Ravel. La formule du duo est retenue. Pianiste accompli, André Prévin n'est pas un novice dans le domaine du jazz où ses compagnons de jeu dans les années 50-60, s'appellaient Ray Brown, Shelly Manne, Shorty Rogers, etc. Peu à peu, il a donné priorité à sa carrière classique. Mais de temps à autre il fait un petit coucou aux amateurs de jazz comme ici. Un beau duo avec le contrebassiste David Finck qui lui aussi a multiplié les collaborations jazzistiques (Steve Kuhn, Eddie Daniels, John Fedchock), mais aussi classiques ou plus pop.
Un an plus tôt ces 2 musiciens avaient enregistré We got rhythm, un hommage à Gershwin.

Dans l'album Ellington, pendant 72 minutes où on se laisse porter par la beauté des thèmes ellingtoniens. Treize titres de "Take the A train" à "It don't mean a thing". Pour fan de Andre Previn, d'Ellington mais aussi pour les habitués du label prestigieux (et plus que centenaire) au beau logo jaune qui pourront glisser cet album d'Edward Kennedy Ellington entre ceux d'Edward Elgar et de Péter Eötvös.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 4, 2014 1:54 AM CET


Unreleased Vol.VIII Live at the Winery 1976
Unreleased Vol.VIII Live at the Winery 1976
Proposé par Founders Factory JPN4FR
Prix : EUR 36,37

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Art Pepper renait, 18 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Unreleased Vol.VIII Live at the Winery 1976 (CD)
Depuis ses derniers enregistrements en 1960, Art Pepper n’a connu, entre la prison de San Quentin et les cures de désintoxication à Synanon, que de rares moments de liberté. Il vivote et trouve l’occasion de jouer ça ou . En 1975, année de sa résurrection, voilà 15 ans qu’il est quasiment absent de la scène et des studios. En effet l'année 1975 marque son grand retour avec l'album studio Living Legend. Il y a aussi cette année là les enregistrements méconnus en concert en Californie comme I'Ll Remember April ou Renascence .
L’album « Live at the Winery » s’inscrit dans cette lignée de concerts de la renaissance. Entouré de musiciens californiens, le pianiste Smith Dobson, le contrebassiste Jim Nichols et le batteur Brad Bilhorn, tous très efficaces, Art Pepper joue très détendu. L’enregistrement a lieu le troisième et dernier soir de leur série de concerts, le 6 septembre 1976 après midi. Il est heureux de jouer et cela s'entend. Après des années de silence, il a plein de choses à raconter. Les doigts courent sur le saxophone. Et il est prolixe, 6 morceaux pour près d’une heure de concert. Cela démarre à plein régime avec "Caravan" plus latino qu’oriental. Il reprend trois morceaux de son album « Living Legend » comme ses deux compositions "Ophelia" ou "What Lauries like" ou encore la belle ballade "Here’s that Rainy day". Il joue également son hymne fétiche "Straight life" (également titre de son autobiographie). Art Pepper renaît, goute la vie et nous en met plein les oreilles. Il finit par un bon blues de sa composition.
Laurie Pepper sur son label Widow’s taste exhume de petits trésors (ainsi que sur son site). C’est déjà le numéro 8 de cette série d’inédits. Un travail soigné de remastérisation de ces enregistrements de concert. Ce bel album s’adresse en priorité aux fans d’Art Pepper.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (18) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 23, 2014 10:38 PM CET


Winchester Special / Another Opus
Winchester Special / Another Opus
Prix : EUR 18,89

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Les lames de Lem, 15 février 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Winchester Special / Another Opus (CD)
Le label barcelonais Fresh Sound a l’art de ressortir des petits bijoux oubliés du jazz et de faire un travail soigné de remastérisation. C’est en consultant la discographie de Benny Golson que je suis tombé sur sa participation à un album du vibraphoniste Lem Winchester (1928-1961). Deux albums de ce musicien sur le même CD. Les 6 premières pistes proviennent de Winchester Special album enregistré pour Prestige en septembre 1959 avec Benny Golson au saxophone ténor, Tommy Flanagan au piano, Wendell Marshall à la contrebasse et Art Taylor à la batterie. Cela sent bon le hard-bop. Benny Golson est en grande forme, Tommy Flanagan aussi. Lem Winchester a une frappe sèche et efficace. Les pistes 7 à 11 reproduisent l’album Another Opus enregistré en juin 1960. Sur cet album 3 compositions originales du vibraphoniste, une de Oliver Nelson avec qui il a collaboré et un standard (superbe "Like someone in love"). Participent à cette session, Frank Wess à la flûte et au saxe ténor, Hank Jones au piano, Eddie Jones à la basse et Gus Johnson à la batterie. Un album encore plus abouti que le précédent où Hank Jones est terriblement efficace. Le dernier morceau "Both Barrels" est magistral.
Winchester conciliait sa vie de musicien dans les petits clubs avec ses fonctions d’officier de police à Wilmington (DE). Une apparition remarquée au Festival de Newport en juillet 1958 lui ouvre les portes des studios. Courte carrière qui s’arrête le 12 janvier 1961 d’un coup de revolver fatal.
Cet agréable album (avec un petit livret de 12 p.) est un bon moyen de découvrir ce musicien oublié.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (14) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 17, 2014 12:19 PM CET


Blues for Two
Blues for Two
Prix : EUR 15,62

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une paire d'as, 14 février 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blues for Two (CD)
Le producteur Norman Granz a encore une bonne idée. Il propose au saxophoniste Zoot Sims et au guitariste Joe Pass d'enregistrer en duo. Bonne pioche; il en résulte un disque où le saxophone de Zoot est mis pleinement en valeur. Un son chaud et envoutant. Disque minimaliste qui procure le maximun de plaisir. Tiens c'est la Saint Valentin, parfaite musique pour une soirée en amoureux, Zoot et Joe nous susurrent de belles ballades comme "Poor Butterfly" ou "Remember". Joe Pass avait déjà enregistré en 1975 avec Zoot Sims et Oscar Peterson sur l'indispensable The Gershwin Brothers. De belles retrouvailles en 1982 où Joe Pass souligne en bleu pastel les phrases de Zoot.
Un des derniers enregistrements du saxophoniste. Superbe.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (9) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 15, 2014 7:20 PM CET


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