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Contenu rédigé par Philiplo
Classement des meilleurs critiques: 397
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Commentaires écrits par
Philiplo (France)
(TOP 500 COMMENTATEURS)   

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Barny Wilen Quintet
Barny Wilen Quintet
Proposé par Japan-Select
Prix : EUR 37,61

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Des débuts prometteurs, 3 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Barny Wilen Quintet (CD)
En 1957, Barney Wilen (1937-96) enregistre ses premiers albums en tant que leader, l'un pour Vogue en janvier intitulé Tilt et le second, plus confidentiel, pour le label Guilde du Jazz / Jazztone. Il vient d'être couronné meilleur saxophoniste ténor par la revue Jazz Hot et complimenté par maints musiciens américains comme John Lewis, Roy Haynes ou Miles Davis qui le retiendra pour participer à la bande sonore d'Ascenseur pour l'échafaud.
Ses premières prestations remontent à 1953, gros succès à San Remo en 1956.
Sur cet album, le tout jeune Barney est en compagnie du "vétéran" Hubert Fol (1925-95) au saxe alto, Hubert a délaissé le jazz traditionnel pour jouer un jazz plus moderne et parkerien avec Kenny Clarke. Au piano, le néerlandais Nico Buninck (1936-2001) qui assure. Le canadien Lloyd Thompson (né en 1934) est un jeune bassiste qui a joué avec Lester Young, Dizzy Gillespie et Kenny Clarke. A la batterie, l'américain Al Levitt (1932-1994), a déjà joué avec Charles Mingus, Stan Getz ou Lee Konitz.
Un quintet de jeunes gens qui jouent avec enthousiasme un hard bop endiablé. Pas de standards mais onze compositions de Barney. Il fait preuve d'une grande maturité, un son puissant tendance Sonny Rollins dans les morceaux rapides. Mais fait preuve aussi (et déjà) d'un sens aigu de la ballade avec un son plus chaud et velouté comme sur "Brainstorm" donnant beaucoup d'émotions dans le phrasé. Un disque que j'avais un peu oublié, à tort. Un quintet pêchu où un Barney virevoltant et volubile nous enchante ; ses partenaires sont à la hauteur en particulier Hubert Fol à l'alto a du répondant
Ce disque a été réédité un temps par le label Fresh Sound et depuis épuisé.
Les débuts prometteurs en leader d'une légende du jazz. 4 étoiles pour le document.
______________________________
Trois titres sont repris dans le coffret Premier Chapitre qui vient de paraitre.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 12, 2015 6:00 PM CET


Live At The Jazz Workshop - Complete Edition
Live At The Jazz Workshop - Complete Edition
Prix : EUR 17,53

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Anniversaire, 3 novembre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live At The Jazz Workshop - Complete Edition (CD)
Voilà 51 ans, le 3 novembre 1964, Thelonious Monk s'asseyait au piano du Jazz Workshop, un des clubs de San Francisco. Cette année-là, le renom de Monk est au plus haut, et dépasse largement le cercle des amateurs de jazz, le 28 février 1964 il a fait la couverture du magazine Time. Il a quasiment déjà produit toute son œuvre. Son label, Columbia et le producteur Teo Macero, décident de l'enregistrer "in situ", en club, là où il exerce au mieux son talent. Deux clubs sont choisis sur la Côte Ouest, un à Los Angeles l'autre à San Francisco. La formation comprend le fidèle Charlie Rouse au saxophone ténor, Larry Gales à la contrebasse (il a rejoint le groupe un mois plus tôt) et Ben Riley à la batterie. Les 31 octobre et 1er novembre ils jouent au The It Club à L. A. et deux jours plus tard, deux soirs de suite, à Frisco, soirées qui donnent la matière de cet album. Le soir en club et la journée au studio où le pianiste enregistre Solo Monk (31/10 et 2/11). Columbia engrange « du son », tant que Monk a la capacité de jouer. La firme ne sortira qu'une partie de cette captation qu'en 1982, peu après la mort de Monk.
Ici c'est la nouvelle édition effectuée en 2001, remastérisée et restituant les morceaux dans leur intégralité. Deux CD, un par soirée, certains morceaux joués (6) chacun des soirs. Les thèmes de Monk, avec le phrasé et la syncope si particulière du pianiste. On se projette, on est attablé près du piano, Monk est là, à 3 mètres, coiffé de sa toque, les yeux ailleurs, les gestes saccadés, les doigts parfois s'arrêtent de jouer, Monk est ailleurs, puis il revient, jouant des notes à l'équilibre, juste avant la dissonance. Voilà ce que nous offre cet album, un retour vers le passé. La magie opère, Monk est là !
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My Funny Valentine [Papersleev
My Funny Valentine [Papersleev
Proposé par Japan-Select
Prix : EUR 20,06

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Hommage à Helen Merrill, 1 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : My Funny Valentine [Papersleev (CD)
Le label Venus propose au pianiste Ted Rosenthal de rendre hommage à la chanteuse Helen Merrill, qui parait-il, à de nombreux fans au Japon (j'en connais aussi en France). Le répertoire puise dans l'American songbook, des standards qu'on ne se lasse pas d'entendre
à commencer par le titre éponyme de l'album. Ce pianiste est un des premiers lauréats, en 1988, du concours de piano Thelonious Monk. Je ne connais de lui, à part cet album, que sa présence sur le très bon album de Ken Peplovski When You Wish Upon a Star.
De superbes ballades romantiques, une interprétation mélodieuse. Par contraste, une version surprenante à allure de TGV de "Autumn leaves".
Deux géants sont présents et ils ne sont pas pour rien à la qualité de l'album: une paire gagnante bien rodée à l'exercice du trio et ayant joué souvent ensemble, le contrebassiste George Mraz et le batteur Al Foster. La finesse et l'éloquence de Ted Rosenthal, le profond lyrisme de George Mraz, et les ponctuations subtiles de Al Foster, s'allient pour donner une nouvelle vie à des classiques intemporels comme "Summertime". Encore un album de qualité!
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 2, 2015 12:53 PM CET


Summerwind
Summerwind
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 28,39

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Quand ça balance....., 31 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Summerwind (CD)
Fans de Ray Brown, du pianiste Monty Alexander, de Johnny Griffin, réjouissez-vous, ils sont là tous les trois en très très grande forme. Soutenus et propulsés par le batteur Martin Drew, ils jouent dans la joie. Voilà la réédition d'un album méconnu enregistré en 1980. La prise de son réalisée aux Studios Bauer à Ludwigsburg en Allemagne est excellente. Les quatre instruments sont bien restitués; quelle sonorité cette basse profonde et ample. Douze titres (plus 3 alternates), plusieurs compositions de Monty Alexander. Excellente version de la composition de John Lewis, "Delaunay's Dilemna". On se régale en écoutant le duo Ray Brown - Johnny Griffin sur « Put your little foot right out ». Piste 10, Monty Alexander se prend pour Ray Charles sur « Hard Times » où Johnny Griffin, entre 2 couplets, nous balance un solo très soul. Définitivement Monty Alexander est bien meilleur pianiste que chanteur! Il l'illustre magnifiquement sur le morceau suivant "Woogie Boogie" en duo avec Johnny Griffin. Monty Alexander joue dans une multitude de registre et son exubérance emporte l'enthousiasme. On a l’impression que c’est lui qui donne l’impulsion et entraine le groupe. Un jazz très carré, pas de prise de tête, quand ça balance comme cela on se laisse porter par les musiciens. L'amateur comme le néophyte devraient apprécier.


Aucun titre disponible

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Moore le Maudit, 30 octobre 2015
Le saxophoniste ténor Milton Aubrey Moore Jr. (1924-1973) dit Brew Moore est un "disciple" de Lester Young. C'est un musicien oublié du jazz et de la West Coast.
Originaire du Mississipi, il débute dans différents orchestres de Memphis et de La Nouvelle-Orléans, puis il intègre l'orchestre de Claude Thornhill en 1948 où il se retrouve en compagnie de Gerry Mulligan, Lee Konitz, ou Gil Evans (on peut trouver pire comme collègues de bureau). Les auteurs du "Penguin Guide to Jazz" écrivent le concernant «Moore était un terrible joueur de ténor mais maudit, au niveau des meilleurs comme Stan Getz et Zoot Sims, mais jamais en mesure d'avoir une carrière équivalente». Il joue d'ailleurs en leur compagnie, en 1949, sur l'album The Brothers. En 1953, il participe à une jam session avec Charlie Parker.
En 1954, il change d'horizon et file à San Francisco où il fréquente la beat génération. Jack Kerouac l'apprécie, ainsi que son grand copain et grand buveur comme lui, le trompettiste Tony Fruscella(1927-69), autre musicien maudit oublié. Puis cap sur l'Euope en 1961. Brew s'installe à Copenhague et joue aussi souvent en Suede. En 1962 il a enregistré un album en compagnie de Lars Gullin et du, encore tout jeune, contrebassiste NHO Pedersen. Une brève tentative de comeback new-yorkais à la fin des années 60 se solde par un échec. Le Tivoli lui sera fatal, il décède en 1973 des suites d'une chute dans l'escalier du club.
Ce disque reprend surtout l'intégralité des 9 plages de The Brew Moore Quintet enregistrées en février 1956 au Marines Memorial Hall de San Francisco. Brew Moore en compagnie de musiciens qui me sont quasiment inconnus et relativement discrets tous de San Francisco ou des environs (le novice Dickie Mills à la trompette (compositeur d'un morceau) ; le pianiste John Marabuto (auteur de 3 titres) qui fait quelques bons solos; Max Harstein à la contrebasse; Gus Gustofson, un ex-marine, à la batterie). Un rebondissant et syncopé « Them there eyes » pour ouvrir le bal. La musique de Brew Moore s'inscrit dans le plus pur style "cool" où l'influence lesterienne est très nette comme sur sa version de "Tea for two". Il alterne de superbes ballades comme "Fools rush in" et des morceaux swinguant comme "Five planets in Leo".
Sur les plages 10 à 14, enregistrées en 1957 il est toujours avec John Marabuto au piano, et ses nouveaux partenaires sont Harold Wylie au ténor ; John Mosher à la basse et le batteur John Markham. Pour finir un titre interprété avec des musiciens plus connus Cal Tjader et Vince Guaraldi.
Brew Moore est un saxophoniste au son très chaud, la musique très agréable à écouter. C'est un bon improvisateur, aux solos bien construits avec une sonorité qui reste très lesterienne. Un disque marginal, pas du tout essentiel, plutôt un témoignage d'un certain jazz cool West Coast de cette époque.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 30, 2015 5:47 PM CET


Summer Night [Papersleeve]
Summer Night [Papersleeve]
Proposé par musicjapan
Prix : EUR 13,20

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 L'été sera chaud, 28 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Summer Night [Papersleeve] (CD)
Quand ils rentrent dans le studio le 4 septembre 2007, le pianiste Richie Beirach (né en 1947 à New York), le contrebassiste George Mraz et le batteur Billy Hart se retrouvent avec plaisirs, voilà plus de vingt ans qu'ils collaborent de temps à autre. Et c'est la quatrième fois qu'ils enregistrent en trio pour le label Venus. Ils le savent, côté technique la qualité du son sera au rendez-vous. Cette fois ci, c'est Miles Davis qui est à l'honneur dans l'album, avec 4 célèbres compositions du trompettiste Davis (Solar ; All Blues ; Milestones et So What). Sont également au programme quatre standards, à découvrir, ainsi que deux morceaux issus du répertoire classique. Une composition du musicien catalan Frederic Mompou i Dencausse (1893 '1987), intitulée «Impresiones intimas n°1» (composée vers 1911) et une autre «Sicilienne (BWV 1031)» d'un compositeur qu'on ne présente plus, Johann Sebastian (1685-1750). Ce n'est pas un hasard si Bach est au programme, Richie Beirach depuis 2000 est professeur de piano jazz au conservatoire de...Leipzig où il doit sentir planer l'esprit du Cantor. De Bach à B[eir]ach, il n'y a que trois lettres en plus !
Pour compléter cette chronique culturelle et répondre à cette interrogation concernant le tableau reproduit sur la pochette, c'est une œuvre du peintre anglais Edward Robert Hughes (1851 - 1914) intitulée Midsummer Eve.
Un fabuleux trio qui est très en verve. La joie exubérante des trois musiciens se fait sentir tout au long de l'album et se transmet à l'auditeur. Un disque flamboyant, plein de verve, de flammes, chaud comme une nuit d'été.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 1, 2015 11:34 AM CET


My Foolish Heart
My Foolish Heart

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 George Basse, 28 octobre 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : My Foolish Heart (CD)
Quel amateur de jazz n’a pas au moins un album où George Mraz est à la contrebasse ? Depuis son arrivée aux USA en 1968-69 il n’a cessé de jouer avec tout le bottin jazzistique de New York. Quand on commence auprès de Dizzy Gillespie ou Oscar Peterson, on se fait vite un nom.
Billy Hart lui a commencé au milieu des années 60 aux côtés de Jimmy Smith et depuis lui aussi toujours derrière les futs sur des centaines d’album. Richie Beirach est apparu un peu plus tardivement au début des années 70 aux côtés de Dave Liebman et depuis une quarantaine disques en leader. Nos trois compères ont souvent joué ensemble (dont un excellent album chez Venus . On les retrouve aussi avec Dave Liebman parmi les membres du groupe Quest. Trois musiciens expérimentés et qui se connaissent bien, entrent donc en studio le 11 juin 1995 pour nous offrir 10 titres.
La dénomination de l’album évoque évidemment Bill Evans, My foolish Heart joué un soir de juin 1961 au Village Vanguard avec Scott LaFaro et Paul Motian. La version de 1995 est plus « virile », l’émotion est plus contenue mais transparait; la contrebasse est au premier plan, puissante, puis le piano vient dialoguer avec la basse. Trois autres titres font révérence aux interprétations de Bill Evans : "Alice in Wonderland", "Haunted Heat" (où la basse"chante") et "Blue in Green". Là aussi la version est légèrement plus enlevée que celle de Bill Evans, mais avec autant d’émotions. Alors que Scott tournoyait autour du thème, la contrebasse de George est plus présente. Monk est aussi à l’honneur avec «Ask me now» mais sans le pianiste un très beau duo contrebasse-batterie (excellent Billy Hart).
George déploie ses talents à l’archet sur une belle version de « Passion Flower ». Richie Beirach est un pianiste très inventif dans ses solos. Trois compositions de George et une de Richie, toutes quatre pleine d’intérêt, complètent ce très bon album consacré surtout à des ballades.
Dans les très brèves notes de pochette Ron Carter dit tout le bien qu’il pense de George Mraz. On peut en dire tout autant des deux autres musiciens présents
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 1, 2015 11:58 AM CET


This Is Billy Mitchell by Mitchell, Billy
This Is Billy Mitchell by Mitchell, Billy
Proposé par M&E Store-UK
Prix : EUR 72,92

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 C'est qui?, 16 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : This Is Billy Mitchell by Mitchell, Billy (CD)
Willie Mitchell Melvin, né à Kansas City, est (mé)connu comme saxophoniste ténor sous le nom de Billy Mitchell (1926-2001). Sa famille s'installe à Détroit quand il est encore enfant. Il fait donc partie de la bande des jazzmen de Motor City ; il est présent sur certains albums de Thad Jones. Billy Mitchell a joué avec le big-band de Dizzy Gillespie en 1956 et 1957 (il était aussi le directeur musical de la formation). A deux reprises il est membre de l'orchestre de Count Basie : de 1957 à 1961 et ensuite au milieu des années 1960. Il a également dirigé un sextet avec Al Grey.
C'est surtout son agréable sonorité qui me plait, un son mêlant des influences de Lester Young et Coleman Hawkins. Sur cet album on apprécie son attaque velouté sur le premier morceau, J&B, composition de son cru. Démarrant comme une gentillette ballade, le morceau s'enflamme au bout de 1mn30 et devient de plus en plus incandescent.
Sur cet album enregistré fin octobre 1962, la section rythmique est composée de Herman Wright à la contrebasse, Otis Finch à la batterie, et, suivant les titres, de Clarence 'Sleepy' Anderson (qui a joué avec Gene Ammons) à l'orgue ou Billy Wallace au piano. On le voit, ce ne sont pas des têtes d'affiche! Sur la moitié des pistes, le trompettiste Dave Burns (qui a joué avec Dizzy Gillespie ou James Moody) est présent. Il est, lui aussi, peu connu, nettement moins que son homonyme, le documentariste Ken. On appréciera pourtant son style sur «Tamra», une composition du pianiste.
Également présent sur l'album, le vibraphoniste Bobby Hutcherson, le seul devenu un «grand» du jazz; mais encore débutant, il est un peu en retrait, ne prenant que de rares et courts solos.
Billy Mitchell passe du son de velours doucereux dans les ballades (« Just Waiting ») à un jeu puissant et alerte dans les tempos rapides comme sur « Automation », une composition de Dave Burns. Belle version de «Sophisticated Lady» où Billy M est soutenu par un beau contrechant à la contrebasse et des ornementations à l''orgue et dans une moindre mesure au vibraphone. Un beau thème aux allures latines «Passionva».
Billy Mitchell est l'un des remarquables saxophonistes ténor du tournant des années 50-60. Cependant, pour des raisons qui échappent, il restera relativement dans l'ombre. Cet album confirme qu'il n'a pas eu la carrière qu'il méritait.
____________________________
PS / Un peu moins cher ici.


This Is Billy Mitchell
This Is Billy Mitchell
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 19,98

4.0 étoiles sur 5 C'est qui Billy Mitchell?, 16 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : This Is Billy Mitchell (CD)
Willie Mitchell Melvin à Kansas City est (mé)connu saxophoniste ténor sous le nom de Billy Mitchell (1926-2001). Sa famille s'installe à Détroit quand il est encore enfant. Il fait donc partie de la bande des jazzmen de Détroit ou certains albums de Thad Jones. Billy Mitchell a joué avec le big band de Dizzy Gillespie en 1956 et 1957 (il était aussi le directeur musical de l'orchestre). Il a aussi joué dans l'orchestre de Count Basie à deux reprises ; de 1957 à 1961 et ensuite au milieu des années 1960. Il a également dirigé un sextet avec Al Grey.
C'est surtout son agréable sonorité qui m'a bien plu, un son mêlant des influences de Lester Young et Coleman Hawkins. Sur cet album j''adore son attaque velouté sur le premier morceau, J&B, composition de son cru. Démarrant comme une gentillette ballade, le morceau s'enflamme au bout de 1mn30 et devient de plus en plus incandescent.
Sur cet album enregistré fin octobre 1962, la section rythmique est composée de Herman Wright à la contrebasse, Otis Finch à la batterie, et. suivant les titres, de Clarence 'Sleepy' Anderson (qui a joué avec Gene Ammons) à l'orgue ou Billy Wallace au piano. On le voit ce ne sont pas des têtes d'affiche! Sur la moitié des pistes, le trompettiste Dave Burns (qui a joué avec Dizzy Gillespie ou James Moody) est présent. Il est, lui aussi, peu connu, nettement moins que son homonyme, le documentariste Ken. On appréciera pourtant son style sur «Tamra» une composition du pianiste.
Egalement présent sur l'album, le vibraphoniste Bobby Hutcherson, le seul devenu un «grand» du jazz; mais encore débutant, il est un peu en retrait, ne prenant que de rares courts solos..
Billy Mitchell passe du son de velours doucereux dans les ballades (« Just Waiting ») à un jeu puissant et alerte dans les tempos rapides comme sur « Automation », une composition de Dave Burns. Belle version de « Sophisticated Lady » où Billy M est soutenu par un beau contrechant à la contrebasse et des ornementations à l'orgue et dans une moindre mesure au vibraphone. Un beau thème aux allures latines «Passionva».
Billy Mitchell est l'un des remarquables saxophonistes ténor du tournant des années 50-60. Cependant, pour des raisons qui m'échappent, il restera relativement dans l'ombre. Cet album confirme à mon avis qu'il n'a pas eu la carrière qu'il méritait.
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Wahoo [Ltd.Edition]
Wahoo [Ltd.Edition]
Prix : EUR 27,32

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Waouh !, 13 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wahoo [Ltd.Edition] (CD)
Le pianiste Columbus Calvin Pearson Jr. dit "Duke" Pearson (1932-1980) doit son surnom à l’un de ses oncles, admirateur inconditionnel d’un grand musicien de jazz (vous devinez de qui il s’agit). Duke Pearson est un musicien accompli qui connait bien les musiciens puisqu’il a exercé également, pendant plusieurs années, la fonction de directeur artistique du label Blue Note et a participé à de nombreux albums dont, entre autre, le magnifique Idle Moments
Sur cet album, enregistré en 1964, il retrouve le trompettiste Donald Byrd avec qui il a maintes fois collaboré (dont un an plus tôt le fameux A New Perspective) James Spaulding à l’alto et à la flûte, Joe Henderson au ténor, Bob Cranshaw à la contrebasse et Mickey Roker à la batterie.
Le titre de l’album «Wahoo» fait peut-être référence, je suppose, à l’arbuste 'Euonymus atropurpureus' dont le nom commun aux USA est wahoo-wahoo, et qui est utilisée comme plante médicinale par les Amérindiens (à ce sujet je renvoie à la lecture édifiante de l’ouvrage majeur de J.I. Lighthall The Indian Household Medicine Guide.
Pour en revenir à l’album, selon les notes de pochette de Leonard Feather, avec ce titre Duke Pearson voulait suggérer une atmosphère évoquant les Amérindiens et aussi l’Afrique, désirant rapprocher ainsi les deux cultures. Même si j’ai du mal à percevoir ces influences, la pièce est très belle à écouter comme l’ensemble de l’album. Par contre, l’influence orientale revendiquée pour «Bedouin» est davantage perceptible. Cinq compositions originales de Duke Pearson et la dernière de Donald Byrd. Une ambiance intello-funky-hardbopisante entrecoupée d’une courte petite valse en trio à mi-album. La tension monte en intensité au cours de morceaux fort bien structurés et swinguants. Sur l’album l’enchaînement des titres semble judicieusement conçu, donnant une certaine harmonie à l’ensemble. De très bons solos, en particulier de Donald Byrd et Joe Henderson.
Encore un excellent disque du Duke…Jr.
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