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Contenu rédigé par Philiplo
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Commentaires écrits par
Philiplo (France)
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Vol. 1-Scobey's Story
Vol. 1-Scobey's Story
Proposé par marvelio-france
Prix : EUR 17,08

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Du West Coast oui, mais du Revival, 2 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vol. 1-Scobey's Story (Album vinyle)
La musique de la nouvelle Orléans du début du XXe siècle a essaimé dans le temps et l'espace nord américain. On connait bien l'implantation des musiciens de la Nouvelle Orléans à Chicago dans les années 20. Un autre pôle a vu le jour dans les années 30, sur la côte ouest, particulièrement à San Francisco. Un « west Coast Revival » y a pris naissance, animé entre autres par Lu Watters et son Yerba Buena Jazz Band.
Le trompettiste Bob Scobey (1916-1963)(né à Tucumcari au bord de l'ancienne et célèbre Route 66 qui donne envie de filer à l'Ouest) a fait ses gammes avec le groupe Lu Watters et pris ensuite, à la fin des années 40, son autonomie, fondant sa propre formation. Le dynamisme des orchestres dixieland de l'Ouest permit à des musiciens New-Orléans qui avaient raccroché leur instrument, débordés et ringardisés par le succès des orchestres swing, de faire un comeback fin 40-début 50.
C'est le cas sur cet album, où l'on retrouve deux clarinettistes vétérans qui reprennent le collier. Darnell Howard (1895-1966) pour 3 morceaux enregistrés en avril 1950; Albert Nicholas (1900-1973) jouent sur 4 plages en février 1951. Pour les 4 autres morceaux restants (novembre 1951) c'est un partenaire de Scobey, le jeune George Probert qui est à la clarinette. D'une séance à l'autre, Jack Buck est au trombone, Burt Bales ou Wally Rose au piano. Le banjoïste (et aussi guitariste) Clancy Hayes (1908-1972) assure les parties vocales.
Un disque vivifiant qui n'engendre pas la mélancolie. On se shoote au son de «Chicago» ou de «St Louis Blues». Laissez vous porter et n'essayez pas de retenir le battement de vos pieds.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : May 6, 2015 5:27 PM MEST


french concert LP
french concert LP

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Newport dans le 78, 1 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : french concert LP (Album vinyle)
Le 11 novembre 1977, j'ai loupé ce concert enregistré lors du Newport Festival à Saint-Quentin-en-Yvelines. Enfin pas vraiment raté, car à cette époque je ne connaissais pas le nom de Shelly Manne. Je ne portais attention quasiment qu'aux batteurs se prénommant Art ou s'appelant Jones. Quel dommage qu'un batteur ne se soit pas appelé Art JONES, j'aurais acheté tous ces disques !
Le batteur Shelly Manne est ici avec son trio habituel de la fin des années 70, c'est-à-dire le pianiste Mike Wofford et le contrebassiste Chuck Domanico. Mike Wofford ne laisse pas indifférent sur la plupart des enregistrements où il intervient. Pour débuter, le trio nous distille, tout en douceur et finesse, deux admirables pièces ("Softly, As in a Morning Sunrise" puis "Body and Soul"). Il est temps d'accueillir Lee Konitz et son saxe alto. Il y a plus de vingt ans, Shelly Manne avait déjà joué avec Lee Konitz. Quatre standards s'enchaînent "What Is This Thing Called Love" ;" What's New?" ; "Stella by Starlight" et "Take the Coltrane"). Sobre, modeste, inventif et brillant ! Il s'agit d'un excellent album, rempli de beaux instants musicaux. Mais pourquoi cette période de la carrière de Shelly Manne, pourtant très intéressante, est-elle si mal diffusée?
Déjà fini, c'est bien trop court ! On en redemande.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : May 3, 2015 7:12 PM MEST


It Was A Very Good Night (Strasbourg 1990)
It Was A Very Good Night (Strasbourg 1990)
Prix : EUR 14,42

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 De Lens à Strasbourg, 30 avril 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : It Was A Very Good Night (Strasbourg 1990) (CD)
Né à Harlem, le jeune Mickey fréquente l'église du quartier où dès l'âge de 6 ans il tient l'orgue. Il rencontre McCoy Tyner qui le prend comme élève.....
N'importe quoi! Reprenons.
Michel Graillier est né à Lens. Bon c'est vrai, cela fait moins rêver! Le Pas-de-Calais n'est pas la Louisiane. Les harmonies municipales défilent encore dans les rues lensoises, mais ce ne sont pas les brass bands de la Nouvelle-Orléans. Dans les années 60 quittant les mines pour les caves enfumées de Lille, Michel découvre le jazz en jouant avec des copains étudiants.
Puis, en 1968, il vient à Paris, multiplie les expériences musicales et les rencontres marquantes. Ponty, Barney Wilem, Magma, et surtout, à partir de 1978, Chet Baker à qui son nom est souvent associé.
Le pianiste Alain Jean Marie souligne « la grande concentration avec laquelle il jouait et qui permettait à sa musique d'être si intense : toujours grave, jamais légère ou superflue. C'était un musicien totalement investi dans son art, sans concession ni complaisance, très exigeant et ne tolérant pas l'approximation : un musicien intègre. Cette intensité, cette véhémence s'alliaient à une sensibilité à fleur de peau, mélange incroyable de fragilité poétique et de puissance d'expression ». On ressent bien tout cela à l'écoute de ce disque, enregistré en concert et rare témoignage sonore d'un trio qui a beaucoup tourné (leur autre album semble indisponible) . Michel Graillier (1946-2003) est avec Alby Cullaz (1941-1998) à la contrebasse et Simon Goubert à la batterie. Le trio se lance pour tirer l'essence de standards intemporels. Dès le premier morceau, «How Deep is the ocean» le pianiste nous fait chavirer. Bien qu'il laisse une belle part à ses deux compagnons, c'est surtout son jeu au piano qui retient l'attention et nous transporte. Aérien dans «A child is Born» dont il livre une version magnifiée ; en sustentation sur «My foolish heart».
Ce soir du 31 mars 1990, à Strasbourg, c'était bien à «A Very Good Night».
______________________________
Un petit bémol à mon goût, le bien trop long solo de batterie de Simon Goubert dans le dernier morceau. Ce qui peut passer en concert, rend moins bien au coin de la platine.
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Long Box 5 CD : Hollywood All-Stars Sessions
Long Box 5 CD : Hollywood All-Stars Sessions

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 The return of Atlas Sessions, 28 avril 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Long Box 5 CD : Hollywood All-Stars Sessions (CD)
Les fans d'Art Pepper le savent, entre 1979 et 1982, le saxophoniste, a gravé sept albums pour la firme japonaise Atlas. Pour contourner son contrat avec le label Galaxy il n'est pas leader, mais « simple » sideman. Initialement, ces enregistrements sont exclusivement destinés au marché japonais. Dans l'idée des producteurs, il s'agissait de réenregistrer des musiciens West Coast et de retrouver l'ambiance des années 50. Art Pepper ne partage pas ce point de vue et on jouera le son du moment, mais on gardera toutefois essentiellement des standards. Bien sûr des gloires « West Coast » sont de la partie, mais pas seulement, Lee Konitz ou Sonny Stitt viennent d'autres univers musicaux. Si pour chacune des séances un leader virtuel différent est mis en avant (successivement Bill Watrous (tb), Jack Sheldon (tp), Pete Jolly (p), Sonny Stitt (as) lors de 2 séances distinctes, Shelly Manne (d) et enfin Lee Konitz (as)), en réalité Art Pepper va choisir la plupart des musiciens participant aux séances et coopère aux choix artistiques. Dans l'ensemble lors de ces 7 sessions, Art Pepper était tout de même plus détendu et relax qu'à l'accoutumée. Il est très content de retrouver des vieux copains (ce n'est pas un hasard si le titre Just Friends revient deux fois) de ses années chez Kenton à la fin des années 40 comme Bob Cooper ou Shelly Manne ou bien des partenaires des années 50 comme le pianiste Russ Freeman ou le trompettiste Jack Sheldon (tous deux présents, entre autres, sur l'indispensable "+ Eleven") ; également les pianistes Lou Levy et Pete Jolly ou encore le contrebassiste Monty Budwig sont d'anciens partenaires.
Art Pepper me semble particulièrement bon lors des retrouvailles avec le trompettiste, lui-même en grande forme, Jack Sheldon, un autre « bad-boy » à sa façon. Art s'envole sur "Softly as in a morning sunrise" et développe un superbe solo. La session avec Pete Jolly est intéressante tout comme la première avec Bill Watrous.
Selon Laurie Pepper (son récit dans les notes du livret), la première session avec Sonny Stitt ne se passe pas bien. Art appréhende, il garde le souvenir de « battle » avec Sonny en club et il se met beaucoup de pression. En plus, un « dealer » se faisant passer pour un fan vient au studio apporter à Art Pepper de la drogue et de l'alcool. À l'écoute l'impression est plus brouillonne, une démonstration de « muscles » dans les échanges (au sens tennistique) comme sur "Bernie's Tune"" où les saxophonistes et le pianiste sont volubiles sur des tempos d'enfer. La seconde session est meilleure, elle n'est plus purement bebop et la présence de Russ Freeman rassure Art. Les saxophonistes sont plus posés et improvisent d'entrée sur un blues de leur crû, "Atlas blues", mais ils ne résistent pas longtemps à se livrer à nouveau à une « chase ». Quatre longs morceaux composent cette séance dont deux ballades apaisées: "My funny Valentine" et un beau Imagination. Les deux dernières sessions sont plus sereines, surtout celle avec Shelly Manne. Le batteur qui aime beaucoup Art, prend les choses en main, organise la session, distribue les solos, etc. Les morceaux semblent plus arrangés dans certaines parties, avec de belles combinaisons des 2 saxes et du trombone;on est plus dans un esprit West Coast. Bob Cooper, au ténor, rebondit, alerte et fluide, sur le tempo donné par Shelly Manne. Un petit bijou: "These foolish things" avec un beau solo de Bob Cooper sur des balais de Shelly ; également un "Lover, come back to me" qui n'engendre pas la mélancolie. Quand à la dernière séance, en janvier 1982, c'est la rencontre avec Lee Konitz. C'est ce dernier qui choisit majoritairement les morceaux. Art Pepper l'admire beaucoup, mais ils ne se connaissent pas et ils n'ont pas, loin de là, le même parcours. Plus que par les mots l'échange se fera par les notes de musique : le dialogue s'installe dès le premier morceau "S'Wonderful". Et question feeling, cela passe entre eux comme sur la belle composition de Lee, "A minor blues in F". On appréciera, après l'intro à l'alto de Lee, la partie de clarinette d'Art Pepper sur "The Shadow Of Your Smile".
Sur toutes les plages Art Pepper est à l'alto (sauf un morceau au ténor avec Stitt et un à la clarinette avec Konitz. Je donne avant chacune des sessions Atlas *A*, la séance précédente « officielle » (@) enregistrée par Art Pepper en leader afin d'avoir une idée de l'enchainement des albums.

@ 23 février 1979 New York Album
*A* 26 & 27 mars 1979 Funk 'N Fun * Bill Watrous and His West Coast Friends: Bill Watrous(tb), Russ Freeman(p), Bob Magnusson(b), Carl Burnett(dr).

@ 21 septembre 1979, Straight Life
*A* 21 & 22 février 1980, Angel Wings * Jack Sheldon and His West Coast Friends: Jack Sheldon(tp), Milcho Leviev(p), Tony Dumas(b), Carl Burnett(dr).
suivi de
*A* 26 & 27 février 1980, Strike Up the Band * Pete Jolly and His West Coast Friends: Pete Jolly(p), Bob Magnusson(b), Roy McCurdy(dr).

Art Pepper part ensuite en tournée avec la même section rythmique que sur l'album de Sheldon (Leviev-Dumas-Burnett). Ils enregistrent au "Ronnie Scott's Club" à Londres les 28 & 29 juin 1980. (la première édition sortira sous le nom du pianiste).

*A* 28 & 29 juillet 1980, Groovin' High * Sonny Stitt and His West Coast Friends: Sonny Stitt(as), Lou Levy(p), Chuck Domanico(b), Carl Burnett(dr).

*A* 30 & 31 juillet 1980, Atlas Blues, Blow! And Ballads * Sonny Stitt and His West Coast Friends: Sonny Stitt, Russ Freeman(p), John Heard(b), Carl Burnett(dr).

@ 5 septembre 1980, One Septembre Afternoon
*A* 4 mai 1981, Hollywood Jam * Shelly Manne and His Hollywood All-Stars: Bill Watrous(tb), Bob Cooper(ts), Pete Jolly(p), Monty Budwig(b), Shelly Manne(dr).

@ 27 septembre 1981, avec Zoot Sims Art 'N' Zoot
*A* 18 & 19 janvier 1982, High Jingo * Lee Konitz and His West Coast Friends: Lee Konitz(as), Michael Lang(p), Bob Magnusson(b), John Dentz(dr).

L'édition en 2001 de «The Sessions All-Star de Hollywood», produit par Laurie Pepper et édité par le label Galaxy (qui récupère ainsi des enregistrements de son artiste majeur) représente un apport significatif à la discographie d'Art Pepper, sans avoir tout de fois le même feu que « The Complete Village Vanguard Sessions ».
Avec ces instrumentistes accomplis, on se régale. Plein de beaux moments ! De plus, pour ajouter au plaisir des oreilles, la prise de son est d'une très grande qualité. Un beau livret de 38 pages rédigé par Laurie Pepper, avec photos couleurs des séances. Pour la joie des fans et inconditionnels d'Art Pepper. D'accord il est devenu bien cher, mais quel plaisir si on a la chance de le trouver à un prix raisonnable !
Une sélection, un peu frustrante, de 9 titres existe.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 9, 2015 1:55 PM MEST


Art Standards
Art Standards
Proposé par HURRICANE RECORDS BERLIN
Prix : EUR 13,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Les sessions Atlas, le résumé, 28 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Art Standards (CD)
Les sessions Atlas comprenaient 7 séances. Pour chacune des séances, un leader virtuel différent est mis en avant. En réalité Art Pepper va choisir la plupart des musiciens participant aux séances et coopère aux choix artistiques. Elles ont été publiées de nouveau en 2001 dans un coffret de 5 CDs Hollywood All-Stars Sessions (commenté plus longuement).
Vous n'avez pu acquérir le coffret, la compilation vous consolera peut-être ? Pas sûr ! La sélection se limite à neuf titres (sur les 52 du coffret) et fait la part trop belle aux séances avec Sonny Stitt qui ne sont pas les meilleures du coffret. On pourra donc écouter :
- Begin The Beguine (leader Bill Watrous (tb));
- You'd Be So Nice To Come Home To (Jack Sheldon (tp)),
- Night And Day (Pete Jolly (p));
- Bernie's Tune et How High The Moon lors de la première séance avec Sonny Stitt (as) ;
- My Funny Valentine et Imagination provenant de la seconde séance Sonny Stitt ;
- malheureusement aucun titre retenu de la séance de Shelly Manne (d) alors que c'est l'une de mes préférées du coffret;
- et, enfin, pour clore en beauté, S'Wonderful et The Shadow Of Your Smile avec Lee Konitz (as). Sur ce dernier beau morceau, Art Pepper est à la clarinette

Au bout du compte une bien maigre consolation qui est loin de restituer la qualité et l'esprit du coffret originel. À vous de voir.
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Straight No Chaser [UK Import]
Straight No Chaser [UK Import]

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Médaillés de cuivre, 28 avril 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Straight No Chaser [UK Import] (CD)
Les deux leaders viennent d'horizons différents. Terry Clark (1920-2015) a commencé sa carrière dans les orchestres de Count Basie et Charlie Barnet. Dans les années 1950, il travailla avec Duke Ellington. Lorsqu'il quitta Ellington il devint employé de la chaîne NBC, et mène une carrière solo. Bob Brookmeyer (1929-2011), joue du trombone à pistons dans les années 1950 dans le quartet de Gerry Mulligan, où il succède à Chet Baker. Bob joue pas mal avec Stan Getz, Zoot Sims ou encore l'orchestre de Manny Albam.
Le Clark Terry-Bob Brookmeyer Quintet a été fondé en 1961, à la demande du propriétaire du club The Half Note. Ils ont beaucoup joué dans ce club pendant des années, sans réellement faire de disques. L'album Straight No Chaser (intitulé aussi Tonight)) est un enregistrement datant de 1964. Le quintet a connu plusieurs membres à la rythmique. Celle présente sur ce CD comprend Dave Bailey à la batterie, un partenaire de longue date de Bob, Bill Crow est à la contrebasse et surtout le pianiste Roger Kellaway, en très grande forme. Une section rythmique percutante et stimulante. Dans les notes de l'album, son auteur souligne le brillant travail du pianiste Roger Kellaway et trouve que le batteur Dave Bailey à un goût impeccable des nuances. J'ai apprécié son jeu de cymbales. En ajoutant la belle basse Bill Crow aux lignes claires, on obtient une brillante rythmique sur laquelle peuvent rebondir les leaders. Le son du bugle de Clark Terry se marie très bien avec le velouté du trombone à Bob. Leurs solos respectifs sont toujours pertinents. Dix plages, souvent courtes, 3 à 4 minutes, mais denses et intenses. Pas de discours inutile. Un choix diversifié de morceaux. Une surprise avec le premier morceau de l'album, « Tete A Tete », un solo réussi de piano stride par Roger Kellaway. D'autres grands titres comme « Blindman Blindman », une composition typique de Herbie Hancock (à la Watermelon Man ) ; la composition de Thelonious Monk « Straight No Chaser ». Une composition originale de Bob « Blue China ». Une merveilleuse ballade « Sometime ago », avec toute une nuance de sonorités. On finit par un festival de rythmes sur « Hyhm » mené bon train. Ces deux musiciens avaient en commun d’évidentes convergences esthétiques, des affinités humaines et un certain sens de l'humour. Un disque à découvrir et à écouter sans modération. Pourquoi n'est-il pas plus connu ? Il ne semble plus disponible qu'en occasion. Il vaut pourtant vraiment le coup (surtout si on profite de celui en vente à 2 euros à la date du commentaire).

Les dix morceaux sont aussi dans cette édition de Lonehilljazz Complete Studio Recordings (apparemment elle aussi épuisée). Il existe aussi, chez Fresh Sound, cet enregistrement (que je ne connais pas) de divers extraits de concerts dont un à Londres en 1965 et 4 plages de la formation initiale en 1962 Complete Live Recordings 1962-1965 (2 CD).
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (10) | Permalien | Remarque la plus récente : May 18, 2015 2:37 PM MEST


Brahms Lullabye
Brahms Lullabye

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Douceur de cuivre, 26 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Brahms Lullabye (CD)
Ce CD reprend en premier les six morceaux de l’album «Out Of Nowhere» (chroniqué ici) , sorti en vinyl, et trois autres titres supplémentaires (probablement la même séance du 20 juillet 1978) pour le petit label français Bingow Records. Clark Terry est en compagnie du pianiste Horace Parlan et du contrebassiste Red Mitchell.


Out Of Nowhere
Out Of Nowhere

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Douceur de cuivre, 26 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Out Of Nowhere (Album vinyle)
Parfois je ressors mes vinyles. C'est tendance en ce moment ! Un petit Clark Terry cela vous dit ? Un disque intimiste (surtout sur la face 2) comme il sait bien le faire avec son beau son de bugle. Quel nom curieux pour un cuivre au son si doux (le nom anglais est bien plus joli, flugelhorn, qui vient de l'allemand, reflète mieux cette sensation de légèreté, d'envol). Il est en compagnie du pianiste Horace Parlan et de son vieux complice, le contrebassiste Red Mitchell. J'avais du acheter ce disque, à l'époque, dans la continuité de la rencontre Archie Shepp ' Horace Parlan "Goin'Home".
Six morceaux délicats sur cet album dont deux originaux de Clark. Deux faces d'environ 18 minutes chacune. Un trio tout en délicatesse,même dans les morceaux rapides. Très agréable, de beaux échanges entre les trois compères. Ce disque est l'une des traces phonographiques des collaborations Clark Terry ' Red Mitchell, tout comme "To Duke And Basie" qui est ressorti récemment en édition japonaise.
Le disque a été enregistré le 20 juillet 1978 pour le petit label français "Bingow Records", celui où Michel Petrucciani a réalisé son premier album en 1980, "Flash". Le label a cessé depuis les années 80 ses activités. Le disque avait été enregistré au Miraval Studio à Correns dans le Var. Fondé en 1977 par Jacques Loussier et l'ingénieur du son Patrice Quef, ce studio est connu pour l'enregistrement 'The Wall' en 1979 par les «Pink Floyd» et aussi pour être devenu la propriété d'un célèbre couple hollywoodien.
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On retrouve ces 6 morceaux (plus 3 autres) sur le CD Brahms Lullabye


To Bird With Love
To Bird With Love

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Les belles envolées d'Eddie Daniels et Fred Hersch, 20 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : To Bird With Love (CD)
Le plaisir de l'écoute du duo du pianiste Fred Hersch et du clarinettiste Nico Gori sur l'excellent Da Vinci m'a fait ressortir ce disque, plus ancien, de 1987 où le pianiste est avec le clarinettiste Eddie Daniels. Une plus grande variété de climat que sur les duos de 2012. Notons "Why do I love you", duo émouvant piano-clarinette aux allures de pièce classique, est certainement le morceau qui se rapprocherait le plus du climat de l'album précité mais c'est une des 2 seules fois sur l'album où le piano est tenu par Roger Kellaway, qui assure aussi sa clôture. Mais on peut apprécier Fred sur d'autres très belles ballades, comme "Old Folks", un vrai régal. "Little Suede Shoes" est aussi prétexte à de très belles envolées d'Eddie et Fred. Font aussi partie de l'aventure, le contrebassiste John Patitucci et le batteur Al Foster, qui ne sont pas en reste. "Bird Medley", plus enlevé, est un régal qui permet à chacun des protagonistes de déployer ses talents de soliste, en particulier John. Autre morceau qui pète le feu "Passport".
Un disque de haute tenue par deux musiciens au jeu subtil et raffiné. On les retrouve sur French Collection sous titré "Jazz Impressions of Debussy, Faure, Ravel, Poulenc, & Satie".
Signalons aussi que Eddie Daniels et Roger Kellaway ont enregistré récemment le très beau Duke at the Roadhouse: Live in Santa Fe. A vos clarinettes!
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On trouvera quelques autres exemplaires plus abordables, pour l'instant, de l'album commenté ici [début mai c'était fini!]
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This Bud's for You
This Bud's for You

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 4 - 32 - 33 - 84 ., 16 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : This Bud's for You (CD)
Oublions le Bud Shank des années 50, le pilier du style West Coast, le flutiste avec Bob Cooper, oublions aussi le co-leader du LA Four et ses musiques mêlant jazz, Brésil et classique. Ici se dresse droit devant nous, un pur bopper de la meilleure eau. Entouré par trois garçons qu'on ne présente plus, le pianiste Kenny Barron, le contrebassiste Ron Carter et le batteur Al Foster, Bud Shank (1926-2009) nous envoute au son du saxophone alto. Un quartet de titans. Ils démarrent en trombe avec un «I'll be seing you». Ils alternent ensuite déchirement (« Never never land ») et déchainement comme sur «Space Maker». Ma préférence va à leur interprétation de « Nica's dream ». En tout sept morceaux pour une durée un peu trop courte (33 mn). Rien de nouveau mais du tout bon.
Le label 32 Jazz réédite en 1999 cet album Muse, enregistré en 1984; malheureusement ce disque ne semble plus disponible qu'en occasion, comme beaucoup d'autres, disparus des catalogues lors des restructurations de l'industrie phonographique. Le label Muse a été créé en 1972, par un ancien de Prestige. En 1996, à sa fermeture, le catalogue est racheté par le tout nouveau label 32 Jazz, qui, déjà, ne rééditera pas tout. A son tour, 32 Jazz doit mettre la clé sous la porte en 2001. En 2003, Savoy acquiert les droits, mais laisse dormir quelques trésors de ce catalogue comme par exemple Houston Person et Ron Carter ou encore Cedar Walton ainsi que Hank Jones et bien d'autres.
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