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Contenu rédigé par Philiplo
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Commentaires écrits par
Philiplo (France)
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This Bud's for You
This Bud's for You

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 4 - 32 - 33 - 84 ., 16 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : This Bud's for You (CD)
Oublions le Bud Shank des années 50, le pilier du style West Coast, le flutiste avec Bob Cooper, oublions aussi le co-leader du LA Four et ses musiques mêlant jazz, Brésil et classique. Ici se dresse droit devant nous, un pur bopper de la meilleure eau. Entouré par trois garçons qu'on ne présente plus, le pianiste Kenny Barron, le contrebassiste Ron Carter et le batteur Al Foster, Bud Shank (1926-2009) nous envoute au son du saxophone alto. Un quartet de titans. Ils démarrent en trombe avec un «I'll be seing you». Ils alternent ensuite déchirement (« Never never land ») et déchainement comme sur «Space Maker». Ma préférence va à leur interprétation de « Nica's dream ». En tout sept morceaux pour une durée un peu trop courte (33 mn). Rien de nouveau mais du tout bon.
Le label 32 Jazz réédite en 1999 cet album Muse, enregistré en 1984; malheureusement ce disque ne semble plus disponible qu'en occasion, comme beaucoup d'autres, disparus des catalogues lors des restructurations de l'industrie phonographique. Le label Muse a été créé en 1972, par un ancien de Prestige. En 1996, à sa fermeture, le catalogue est racheté par le tout nouveau label 32 Jazz, qui, déjà, ne rééditera pas tout. A son tour, 32 Jazz doit mettre la clé sous la porte en 2001. En 2003, Savoy acquiert les droits, mais laisse dormir quelques trésors de ce catalogue comme par exemple Houston Person et Ron Carter ou encore Cedar Walton ainsi que Hank Jones et bien d'autres.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 18, 2015 6:40 PM MEST


Time Flies
Time Flies
Prix : EUR 16,15

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 L'air du Canada, 16 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Time Flies (CD)
C'est sur Air Canada que j'ai entendu cet excellent saxophoniste (il passait Old Friends). Voilà une compagnie qui assure la promotion des artistes nationaux! Né en 1941, fils de saxophoniste, dès l'âge de 14 ans, P.J. (Paul John) Perry accompagne son père en tournée dans l'Ouest canadien . Il se produira par la suite avec Pepper Adams, Kenny Wheeler, Tom Harrell, Woody Shaw et bien d'autres comme Red Rodney ou Dizzy Gillespie.
Réalisé en septembre 2005, ce très bon album permet de l'entendre auprès du pianiste de Vancouver Ross Taggart (1967-2013), du bassiste de l'île de Vancouver Neil Swainson et du batteur bien connu Joe LaBarbera, né près de la frontière canadienne ainsi que du trompettiste Bobby Shew (originaire d'Albuquerque, bien loin du Canada),. De l'Horace Silver, du Bud Powell, du Gigi Gryce, etc, sont au programme et quelques originaux. De la sensualité sur Tenderly, de l'énergie sur Spiral Stairway. Je ne sais s'il a été tenté par une carrière US, toujours est-il que son terrain de jeu est immense, de Montréal à Vancouver en passant par Toronto et les plaines de son Alberta natal. Un très bon son d'alto, un son personnel, montrant que l'air du Canada est propice à la création!


Trio Duo Solo
Trio Duo Solo
Proposé par music-by-mail-fr
Prix : EUR 22,69

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 3 2 1 , surprise! c'est Steve, 13 avril 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trio Duo Solo (CD)
Je ne connaissais pas du tout le pianiste Steve Melling et l’écoute de son album constitue une bonne surprise. Steve Melling est né en 1959 à Accrington, petite ville du nord de l’Angleterre qui n’a pas marqué l’histoire du jazz. Steve étudie très tôt le piano classique et son intérêt pour le jazz démarrera au collège par l’écoute de disques. En 1978, il rejoint le National Youth Jazz Orchestra, puis, en 1982, part un an à New York et essaie de se frotter aux musiciens du cru. De retour en Angleterre il accompagne de nombreux musiciens de passage et joue régulièrement avec le batteur Clark Tracey ou le saxophoniste Peter King et joue au Ronnie Scott’s.
L’album a été enregistré lors de trois séances : en janvier 1996 où il joue en solo et en duo avec le contrebassiste Simon Woolf ; en octobre 1996 en trio (et en studio) avec Arnie Somogyl à la contrebasse et Dave Ohm à la batterie. Les trois compères sont également saisis « live » en avril 1995 au célèbre club londonien.
L’ouverture en solo sur un thème à peine esquissé de Cole Porter retient l’attention dès l’intro. Puis il enchaine en duo sur un langoureux «Prelude to a kiss». Après une intro en solo, le trio attaque un « Night and Day » tout en légèreté où les cymbales font merveille en écho aux notes détachées du piano, puis peu à peu les choses s’accélèrent. Suivent deux compositions originales du pianiste, la première influencée par McCoy Tyner ; la seconde légère comme un enfant. Puis suivent trois compositions de pianistes. Une de Don Pulen assez percussive, une autre de Monk, "Eronel", où l’on appréciera le jeu de balais du batteur. Enfin, dernier pianiste cité, Bud Powell, avec «Un Poco Loco» (dont certains sites donnent le titre à cet album), où l’interprétation est dynamique et enlevée, la machine tourne à plein. Sans transition, une composition plus « dramatique de Coltrane «Wise One», un des titres du merveilleux «Crescent». Pour finir une belle mélodie de Leonard Bernstein, "Some other time", extraite de la comédie musicale «On the town».
Un disque bien agréable par la variété des climats proposés et la qualité des musiciens. Plus récemment, Steve Melling a sorti un album solo "Keys to the upper story"


For Dewey
For Dewey
Prix : EUR 20,36

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 A quand le retour de Peter ?, 12 avril 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : For Dewey (CD)
Peter Delano, né à New York en 1976, a commencé le piano très tôt. À la fin de son adolescence, il enregistre en leader pour Verve avec entre autres Gary Bartz et Michael Brecker. Puis il complète sa formation musicale à l’Université Columbia, et se produit parfois en concert. En 2004 une grave blessure au dos, le contraint à suspendre sa carrière. En 2008 sort son troisième disque. Le grand retour ? En fait, l’album « For Dewey » a été enregistré en 1996, mais sa parution reportée. Les notes de pochette d’Ira Gitler sont dithyrambiques. Huit morceaux, dont cinq originaux de Delano. Il est en trio avec le bassiste Doug Weiss (excellent solo sur la dernière plage) et le batteur Anders Hentze. Le bénéficiaire de l'hommage, le saxophoniste Dewey Redman (1931-2006) se joint au trio sur trois morceaux composés par Peter. Ma préférence va de loin à ces interprétations en quartet où l’on appréciera l’intensité du jeu du saxophoniste, en particulier l’émouvant « Too long to wait ».
Peter Delano est parfois débordant de trop d’énergie et de pléthores de notes comme sur « Inner Limits ». Plus en retenue, il offre une très belle version romantique de la ballade de Cole Porter « Every time we say goodbye ».
Sur les notes de pochette, on nous apprend que ses problèmes de santé sont du passé et qu’il joue de nouveau. On veut bien le croire, mais, en dehors de cette édition tardive, aucune trace discographique depuis 15 ans de ce pianiste prometteur !


It Had to Be You
It Had to Be You

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Emouvant passage de relais, 5 février 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : It Had to Be You (CD)
Disque émouvant à plus d'un titre : le dernier enregistrement de Zoot Sims, la seule ( ?) trace discographique de Scott et Zoot jouant ensemble. C'est en Suède que Zoot grava ses toutes premières plages en leader le 23 avril1950 (pour le label Gazell avec entre autre Toots Thielemans et Jimmy Woode) et aussi ses dernières, le 24 novembre 1984, bouclant la boucle d''une longue carrière, sans avoir toujours eu la reconnaissance qu'il mérite.
Enregistré quatre mois avant sa mort et trois jours après ce qu'on pensait avoir été le dernier enregistrement de Zoot («In A Sentimental Mood», enregistré près de Stockholm le 21 novembre), le présent CD, méconnu, ressuscite un concert donné dans la ville universitaire de Borlänge, le 24/11. C'est à Scott Hamilton que revient l'idée de cette rencontre impromptue en terre suédoise. Il est en tournée dans le pays avec une section rythmique «locale». Ce sont loin d'être des amateurs : au piano Claes Crona qui joue depuis les années 60. En Suède et à New York (dans les années 70) il a joué avec le gratin du jazz. En 1984 le pianiste obtenait un «grammy» pour «the best jazz album in Sweden». Ses deux comparses, Arne Wilhelmsson à la contrebasse et Per Hultén à la batterie, ont aussi accompagné maints jazzmen de passage en Suède.
Quand Scott apprend que Zoot est aussi dans le pays, il le convie à le rejoindre. Z. Sims est une des idoles de Scott Hamilton et il est tout heureux que Zoot accepte (comme on peut le voir sur une photo sur le livret, béat d'admiration regardant Zoot en pleine impro) . Ce dernier se sait malade, mais le plaisir de jouer lui fait oublier le mal qui le ronge.
Les deux ténors dialoguent, Zoot à droite, Scott à gauche, sur de longues versions de 7 standards comme le titre éponyme de l'album, puis « Gone With the Wind », « Indiana » ou encore « Just You, Just me ». Une rencontre historique qui ravira les fans de Zoot et accessoirement de Scott. Zoot Sims a toujours cet art d'un swing nonchalant et chaloupé. De beaux adieux avec un disque à l'ambiance joyeuse !
On peut voir dans ce disque au titre évocateur (It had to be you), un passage de relais entre Zoot Sims (1925-1985) et son cadet Scott Hamilton (né en 1954). Le présent album a été publié en 2000, avec l'accord de sa veuve Louise, par le label norvégien Gemini. Cinq étoiles pour le souvenir, l'histoire et l'émotion.
Peut-être aurez-vous la chance d'en trouver un exemplaire à un prix raisonnable ?
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As Long As There's Music
As Long As There's Music
Prix : EUR 37,74

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Denny Zeitlin en rendez vous chez Venus, 7 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : As Long As There's Music (CD)
Denny Zeitlin est pianiste à la scène et psychiatre à la ville. Je n'ai rien lu sur sa carrière de psy (mais on peut), j'en ai lu davantage sur le musicien, en particulier sur son site très bien fait. Il a débutté le piano très jeune et a reçu une solide formation musicale à Chicago puis à New York. Vers les années 60 après ses études à Baltimore, il s'installe à San Francisco et joue, entre autre, avec Charlie Haden. Il il s'intéresse ensuite pendant un temps aux expérimentations musicales électroniques, pour revenir ensuite à l'acoustique. Une discographie peu nombreuse mais de qualité depuis son premier album Cathexis en 1964.
Revenons à l'album enregistré chez le label Venus dont j'apprécie particulièrement le soin apporté à l'enregistrement des trios et la très haute qualité de restitution sonore. L' enregistrement sert très bien les interprètes. Ici Denny Zeitlin, enregistré en en 1997, est fort bien accompagné par le batteur Al Foster et le contrebassiste Buster Williams avec qui il a également beaucoup joué. Cela commence fort bien par le titre éponyme de l'album, une pièce sur un tempo médium, un toucher délicat des cymbales par Al Foster, une basse en retrait puis chacun se lance un peu plus, le pianiste développe peu à peu son discours. Deux compositions de Gershwin (dont un subtil "The Man I love"), deux de Denny Zeitlin dont un superbe "Canyon", romantique à souhait. Très innovant sur le "Cousin Mary" de Coltrane. Une très belle interprétation de "Triste" de Jobim. Un très bon trio, un excellent moment à l'écoute de ce disque où la présence des musiciens est fort bien rendue.
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A Class Act
A Class Act
Prix : EUR 21,47

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un petit quartier, deux grands pianistes, 30 octobre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Class Act (CD)
Dès 1887, le petit quartier de la Petite-Bourgogne (environ 1km2 ) à l'ouest de Montréal est celui de la communauté noire anglophone. Ce quartier, près des gares principales, accueille de nombreux travailleurs du chemin de fer dont des Caribéens britanniques. Cette communauté est à l’époque peu nombreuse. Ce quartier, durant la prohibition aux États-Unis, accueille de nombreuses boîtes de nuit. Deux grands pianistes, Oscar Peterson (1925-2007) et Oliver Jones (né en 1934), sont nés dans cette communauté (la famille Jones vient de la Barbade). Oliver Jones bien connu au Canada (et aux USA), l’est beaucoup moins en France. Dès l’âge de 5 ans, il joue du piano pour son église l'Union United Church. Il étudie le piano classique (jusqu'en 1949) avec tout d’abord Mme Bonner puis avec une voisine, quelques rues plus loin, Mme Daisy Peterson Sweeney, la sœur d’Oscar.
Dans une interview en 2004 au magazine "La scena musicale" Oliver Jones raconte la suite:
«Quand j'avais 16 ou 17 ans, j'ai commencé à jouer régulièrement dans les clubs. À partir de là, je me suis dit que je pourrais devenir professionnel. À l'époque, il était possible de jouer du jazz, mais essentiellement en accompagnant des chanteurs ou des danseurs. Nous avions du succès et l'argent rentrait, mais c'était surtout un excellent apprentissage et j'ai beaucoup aimé cette période de "formation". ... En 1963, un ami m'a présenté à un chanteur de calypso, Kenny Hamilton, et je suis devenu son directeur musical pendant 19 ans. J'ai fait des tournées avec lui, surtout dans les Caraïbes, mais aussi partout aux États-Unis. J'ai pu travailler avec beaucoup de chanteurs et même composer un peu. Je rencontrais beaucoup de musiciens et je jouais du jazz lorsque j'étais à New York, à Las Vegas ou à Chicago. On donnait d'abord notre spectacle, pour l'essentiel les grands succès du jour, puis quand nous avions fini, nous allions dans les clubs de jazz, nous écoutions les autres musiciens et je rêvais d'être un jour à leur place... J'ai probablement passé les 35 premières années de ma vie à jouer de la musique commerciale, mais j'ai toujours écouté ces musiciens avec lesquels j'aurais un jour la chance de travailler, ce qui est pour moi une grande source de fierté. En réalité, je ne pensais jamais que j'aurais un jour cette possibilité».
Il revient à Montréal en 1980 où le contrebassiste Charles Biddle (1926-2003) le convainc de s'associer avec lui et de se produire ensemble. Jones devient le pianiste attitré du club de jazz montréalais «Biddle‘s» de 1981 à 1986. Il se produit dès la deuxième édition du Festival international de jazz de Montréal (en 1981) et il y joue quasiment chaque année. Il était encore sur la scène du Festival en 2014 pour le concert de clôture. Il aura l'occasion d'enregistrer avec son homonyme Hank Jones et de jouer avec son ex-voisin Oscar Peterson.
En parlant d’Oscar Peterson : «Nous avons grandi ensemble dans le même quartier, nous avons tous deux commencé en jouant du boogie-woogie et nos styles ont évolué plus ou moins dans le même sens, même si Oscar jouait toujours tout mieux que n'importe qui. Il a très certainement été ma plus grande source d'inspiration et je suis très heureux de voir qu'un voisin, qui vivait à quelques pas de chez nous, a réussi avec autant de succès.»
Son grand regret n’être pas devenu un pianiste classique : «J'écoute habituellement de la musique classique. Bach, évidemment, et les valses de Chopin. La musique classique a été très importante dans ma formation, elle m'a donné une bonne partie de ma technique. Quand je me prépare pour un concert de jazz, je me retrouve à jouer des choses surtout classiques pour me mettre en forme. Je me suis souvent demandé ce qui serait arrivé si j'avais continué le classique. Mon professeur a toujours pensé que j'aurais pu devenir un pianiste classique. Je pense que j'ai raté ma chance, parce que dans les années 1940 ou 50, comme jeune musicien noir... j'en ai connu deux ou trois autres qui avaient le même potentiel, mais à l'époque il n'y avait pas d'ouverture.»
Cette vocation contrariée ne l’a pas empêché de réaliser de bons disques de jazz dont l'un avec une grande formation From Lush to Lively qui est de loin son préféré (il y est un peu comme un concertiste). Ou bien celui-ci, enregistré en 1991, en compagnie du batteur Ed Thigpen (longtemps compagnon de route d’Oscar) et du contrebassiste de Toronto, Steve Wallace. Un disque personnel aux somptueuses modulations et aux attaques percutantes. Oliver Jones s’avère être aussi un maître de la ballade où son toucher très fin fait merveille comme sur une superbe composition de Kenny Wheeler ou sur Very Early de Bill Evans ou encore sa délicate composition «Peaceful Time» marquant la fin de la (première) guerre du golfe. Ses 3 autres compositions sont dans l’ensemble très enjouées, avec, entre autre, un calypso intitulé «Stan Pat» où Ed Thigpen se régale et nous aussi pour l’occasion. Pour finir un clin d'oeil à Oscar Peterson et à la musique gospel avec «Hymn to freedom», version majestueuse dans l’intro et plus dynamique ensuite qui me conduit à la préférer à celle de l’auteur. Un artiste attachant et d'une grande élégance.
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Cathexis: Limited Edition
Cathexis: Limited Edition
Prix : EUR 18,42

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La double vie du Dr Zeitlin, 26 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cathexis: Limited Edition (CD)
Denny Zeitlin a commencé le piano à 2 ans. Il étudie la musique classique puis à la fin de ses études secondaires prend goût au jazz. Il commence à jouer dans les clubs de sa ville natale, Chicago. En 1960, à 22 ans, il est admis à l’Université John Hopkins, à Baltimore, pour continuer ses études de médecine. Il continue à jouer le soir, en particulier avec un jeune du cru, le saxophoniste débutant Gary Bartz et un autre novice, originaire de Washington, le batteur Billy Hart. En 1963, il obtient une bourse en psychiatrie à l'Université Columbia à New York. Il fréquente alors George Russell et se perfectionne avec lui en théorie et écriture musicales. Il reçoit aussi les encouragements de Bill Evans. Son ami, le saxophoniste Paul Winter, lui fait rencontrer le légendaire producteur John Hammond chez Columbia Records. Ce dernier lui propose un contrat et lui donne carte blanche pour trois albums.

Début 1964, Denny Zeitlin enregistre son premier album en tant que leader avec Cecil McBee à la contrebasse et le tout jeune Freddie Waits à la batterie qui jouaient à l’époque avec Paul Winter. Un disque très original (dont c'est ici la réédition japonaise) avec de nombreuses compositions du leader (7) et quelques standards comme Nica’s Tempo, fort bien revisité, ou ‘Round Midnight aux accents ténébreux. Une variété de tempos, une musique vivifiante, stimulante. "Cathexis", comme son nom le laisse présager, est tout en pulsion. Sa belle composition, «Blue Phoenix», est une exploration du mythe égyptien qui pousse au début à la rêverie et part ensuite dans une course effrénée.

Par la suite, il continuera de mener de pair avec réussite sa carrière de psychiatre à San Francisco et de musicien de jazz (dont j’ai bien apprécié son album As Long As There's Music).
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (9) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 28, 2014 11:40 AM CET


Brother In Swing
Brother In Swing
Prix : EUR 9,80

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 La force tranquille; premières prises, 20 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Brother In Swing (CD)
En 1950, lors d’une tournée européenne avec le groupe de Benny Goodman, Zoot Sims va réaliser ses premiers enregistrements en leader. Tout d’abord à Stockholm, les 23 et 24 avril 1950; puis quelques semaines plus tard pour les disques Vogue.
Après avoir participé le 9 juin à un enregistrement de Roy Eldridge chez Vogue, le label très dynamique à l’époque dans le domaine du jazz lui propose d’enregistrer son propre disque. Zoot Sims, 25 ans est déjà connu comme l’un des Brothers de l’orchestre de Woody Herman (1947-48), mais il n’a pas encore d’album sous son nom. Quand il rentre en studio le 16 juin il est en compagnie du pianiste Gerald Wiggins, 28 ans (qui accompagnait Lena Horne de passage à Paris), du contrebassiste Pierre Michelot, 22 ans et déjà l’un des piliers du Club St Germain avec le batteur Kenny Clarke 36 ans a la déjà une longue carrière, l’un des pères de la batterie moderne, qui est installé provisoirement à Paris (il reviendra définitivement en 1956).
Zoot Sims possède déjà ce son unique, cette décontraction, cette apparente facilité, ce phrasé très swinguant, cette douce puissance, le «croisement» de Lester Young et de Ben Webster. Les prises alternatives montrent son inspiration et son talent d’improvisateur. Des débuts en leader prometteurs.
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Pour les amateurs il existe aussi cette édition japonaise Goes to Town (vol14). On retrouve également cet album aussi ici avec en plus 6 morceaux enregistrés en 1953 à Paris avec Frank Rosolino.
Les séances suédoise et française de 1950 sont regroupées sur un vinyle Prestige "First Recordings!" (voir site US)
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Open Changes
Open Changes

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une réédition bienvenue, 18 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Open Changes (CD)
Voilà une réédition bienvenue d'un très bon disque de Laurent de Wilde plein de sensualité. Il est admirablement soutenu par ses compagnons de route, le contrebassiste Ira Coleman et le batteur Billy Drummond. Deux thèmes de Monk, un d'Ellington. Une superbe interprétation de la composition de Harold Land "Rapture" ainsi qu'une très belle version de "Born to be blue". Onze titres en tout qui raviront les amateurs. Cet enregistrement réalise à New York en décembre 1992 est de très bonne qualité. On goûte en particulier le superbe jeu aérien de Billy Drummond. Un an plus tard la même équipe gravait avec Barney Wilen le superbe Talisman. Entre 4 et 5 étoiles suivant le moment.


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