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Commentaires écrits par
Philiplo (France)
(TOP 500 COMMENTATEURS)   

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Intimate Ella Fitzgerald
Intimate Ella Fitzgerald
Prix : EUR 13,58

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Ella et le piano de Paul: un grand moment, 13 mai 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Intimate Ella Fitzgerald (CD)
Le pianiste Paul Smith a accompagné pendant de longues années Ella Fitzgerald. L’enregistrement à Berlin, où il tient le piano est certainement le plus connu avec l’inoubliable version de "Mack the knife". Sur ce disque en concert, Ella est une pile atomique, et fait démonstration brillante de son sens du swing. Deux mois plus tard, en avril 1960, l’album «Intimate Ella» offre un contraste saisissant; Ella est bouleversante d’émotions avec pour ton accompagnement le piano de Paul. Ella enregistre 13 titres qui font partie de la bande originale du film «Let No Man Write My Epitaph» (avec Shelley Winters et Jean Seberg). Dans ce drame, Ella tient un petit rôle, celui de Flora, une chanteuse/pianiste et toxicomane (rôle de composition pour elle). Le film n’a pas laissé un souvenir impérissable dans l’histoire du 7e art. Le disque issu de la B.O. n’est pas non plus parmi les plus connu dans l’abondante discographie d’Ella. Il mériterait pourtant une place d’honneur pour le talent d’interprète dont elle fait preuve; elle tire toute la substance émotionnelle de treize ballades. Elle nous fait fondre comme sur «I Cried for You». Tout son talent s’exprime avec I Can’t Give You Anything But Love qu’elle prend sur un tempo inhabituel, très très lent, alors qu’on a en tête sa version à Rome. Elle pose aussi une version définitive de «Misty». Treize petits bijoux. Un disque d’une grande beauté, empreint de sensibilité et de sensualité. Ella s’impose définitivement comme l’une des très grandes interprètes de la chanson.
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Version audiophile: Let No Man Write My Epitaph
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : May 26, 2015 3:49 AM MEST


Plays Bird
Plays Bird
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 63,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Cinq qui ne font qu'un, 11 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Plays Bird (CD)
Une idée pas banale, cinq saxes jouent ensemble les solos de Charlie Parker. Les cinq saxes, 2 altos, 2 ténors, 1 baryton, à l'unisson produisent un son original. Au pupitre Med Flory (co-leader) et Joe Lopes, au saxophone alto; Warne Marsh et Jay Migliori sont au sax ténor ; Jack Nimitz au saxophone baryton. Les improvisations sont laissées au trompettiste Conte Candoli, qui a l'air de se régaler. À écouter à plein volume si l'absence de voisinage le permet. Ca déménage sévère, on en prend plein les oreilles, mais j'avoue, s'écoute avec modération : un peu c'est bien, trop on fatigue. Les tubes parkeriens s'enchaînent. La rythmique n'est pas en reste pour maintenir la cadence. On y retrouve Ronnell Brightau piano, Buddy Clark (co-leader) à la contrebasse et Jake Hanna à la batterie. Enregistré en 1973. On retrouve presque la même formation en concert au Japon en 1975


World Music
World Music

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le pianiste Geoff Keezer livre son message, 6 mai 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : World Music (CD)
Ceux à qui le titre «World Music»* ferait craindre un mélange insipide n’ont pas à s’inquiéter, on est dans du solide hard bop contemporain. Comme beaucoup de musiciens (il cite Ellington), Geoff Keezer récuse le terme de jazz et considère que la musique qu’il joue (le jazz pour faire court) puise dans de multiples sources,il l’appelle World Music, c’est son droit, mais cela n’éclaircit pas pour autant le débat. Laissons là la question sémantique. Posons lui plutôt la question "Dis moi avec qui tu joues?" A la lecture de la liste de ses partenaires, on voit bien son style de musique: les Jazz Messengers dont il fut le dernier a tenir le clavier; puis la fréquentation du trompettiste Art Farmer. Également Ray Brown, qui sur la pochette de ce disque, le présente avec d’autres pianistes et non des moindres. Avec aussi un autre «Messenger» de légende Benny Golson. Il a beaucoup tourné également avec Christian McBride. Avec tous ces repères, vous avez une idée d'où vous allez mettre les oreilles. Ces références me conviennent.
Cet album est parmi ses premiers disques en leader. Un trio, enregistré en 1992, à l’âge de 22 ans. Une tête d’adolescent fragile, mais il ne faut pas se fier aux apparences. A l’écoute, on sent un artiste très mature. Le piano a intérêt à être solide, car il est loin de le caresser. Pas de piano évanescent, mais une lutte au corps à corps, le piano instrument de percussion prend tout son sens avec lui. Il alterne les moments de calme, les montées progressives en intensité, s’exprimant avec de plus en plus de force, sans toutefois se laisser emporter. Une colère rentrée sous contrôle. Tension et relâchement se succèdent, laissant l’auditeur en alerte. Quelque soit le moment le piano sonne toujours bien, une sonorité claire, cristalline, bien rendue par l’enregistrement. Comme le soulignait un commentaire de R. François sur cet autre album de Geoff, le pianiste ne laisse pas indifférent
Les deux autres membres du trio sont James Genus (26 ans), entendu entre autres auprès de Dave Douglas et le batteur, originaire de Memphis, Tony Reedus (33 ans) qui, à l’époque de l’enregistrement, jouait avec Benny Golson ou James Willliams ou encore Mulgrew Miller. Ce n’est donc pas un trio de pacotille.
Dix titres, dont 3 compositions du jeune homme, de l’Ellington, du Thad Jones, du James Williams, etc. Un très bon album du label japonais DIW. Entre 4 et 5 étoiles
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* ou l’inverse ceux qui cherchent de la « World Music » passent leur chemin.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 9, 2015 1:15 PM MEST


Eastwood After Hours
Eastwood After Hours
Proposé par sellerfellafr
Prix : EUR 26,85

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Clint Eastwood au piano, 5 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Eastwood After Hours (CD)
La conversation allait bon train.
-Je te dis que j'ai un disque avec Clint Eastwood au piano
- Non c'est pas vrai !
- Tu ne me crois pas. Attends je t'apporte la preuve
Et voilà pourquoi j'ai ressorti ce double CD.

Clint Eastwood aime le jazz, il le dit à la fin du disque. Et il nous invite à célébrer le jazz, le jazz dans ses films, en organisant cette soirée de gala au Carnegie Hall 17 octobre 1996. Participent à la soirée certains des plus célèbres musiciens de jazz du moment. Un déroulement du programme agréable où les prestations de bon niveau s'enchainent. Cela démarre fort avec Barry Harris et Kenny Barron qui nous mystifient. Puis Jimmy Scott interprétant un troublant"The First Time Ever I Saw Your Face ". Et ainsi de suite. Voilà le programme
Disque 1:
1. "Misty" par Kenny Barron, Barry Harris. Excellent
2. "First Time Ever I Saw Your Face" par le troublant Jimmy Scott,
3. "This Time the Dream's on Me" par le quartet du fiston Kyle Eastwood avec un solo du saxophoniste Doug Webb
4. "Hootie's Blues" est interprété par le blueman Jay McShann,
5. "San Antonio Rose" joué au violon par Claude Williams qui retient moins mon attention
6. ""Satin Doll" arrangé par Frank Foster et chanté par Kevin Mahogany.
Puis arrangé par Lennie Niehaus qui conduit aussi l'orchestre, c'est le 'Eastwood: After Hours Suite', succession de morceaux évoquant la filmographie de Clint.
7. "Doe Eyes/Jitterbug Waltz" mettant en vedette la pianiste Renee Rosnes
8. "Take Five" par l'orchestre
9 "Claudia theme" avec Dennis Wilson au trombone
10 "Tightrope" par James Rivers, un saxophoniste que je ne connaissais pas et dont le solo au soprano, m'a bien plus
11 "The good, the bad and the ugly"
12 "Misty" version orchestrale avec le trompettiste Jon Faddis
13 "Straight, No Chaser/ Now's the time" avec les « rivaux » de l'époque les saxophonistes Joshua Redman et James Carter, ce dernier ne nous évitant ses «claquements» de bec.
C'est l'entracte, on peut mettre le second CD. Calons-nous à nouveau dans le fauteuil, la salle s'éteint peu à peu
Disque deux:
1. "Straight, No Chaser" où les deux pianistes Kenny Barron, Barry Harris sont de retour soutenus par Christian McBride et le fiston Monk à la batterie. Trop court !
2. "'Round Midnight" chanté par Gary LeMel (connais pas)
3. "I See Your Face Before Me" par Kevin Mahogany. C'est d'un autre niveau que son prédécesseur. Mais il est tard et on commence à s'endormir. Pas pour longtemps car un saxe rugit.
4. "Cherokee" interprétation de feu de Charles McPherson. Un grand moment.
5. "Laura" qui évoque la célèbre version avec cordes et harpe de Charlie Parker. James Carter au saxophone sait rester relativement sobre.
6." I Didn't Know What Time It Was". Un tapis de cordes puis Barry Harris toujours aussi distingué.
7. "Parker's Mood" Le saxophoniste James Moody avec arrière-fond de cordes
8. "These Foolish Things". Cordes encore puis Joshua Redman dans une interprétation émouvante.
Les cordes cessent, applaudissement, une sacrée line up s'installe pour une très courte jam-session
9. "Lester Leaps In" avec Joshua Redman, James Rivers, James Moody, James Carter, Roy Hargrove, Flip Philips, Charles McPherson.
Puis Clint Eastwood s'avance pour les remerciements et il attaque au piano
10. "After Hours/C.E. Blues" rejoint par Jay McShann, Joshua Redman, James Rivers, James Moody, James Carter, Roy Hargrove, Flip Philips, Charles McPherson, Lennie Nichaus.
Clint Eastwood au piano un moment d'anthologie !

La section rythmique comprend, suivant les morceaux
Kenny Barron, Barry Harris, Jay McShann ou encore Renee Rosnes-piano ;
Christian McBride ou Peter Washington - contrebasse ;
Kenny Washington, Kay Kendall ou T.S. Monk Jr. - batterie.

Du très beau monde réunit sur scène; un concert dont les spectateurs se souviendront. Avec de tels musiciens beaucoup de très bonnes choses.
Mais aussi une impression de patchwork, trop de musiciens se succèdent, on commence à apprécier qu'on passe à autre chose. Cela dit je l'ai quand même écouté trois fois ce soir (zappant quelquefois un morceau avant sa fin).
Pour ceux à qui cela plait, le DVD existe aussi.


like someone in love LP
like someone in love LP

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Buddy et sa clarinette, 3 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : like someone in love LP (Album vinyle)
Il y a quelques semaines on apprenait le décès en Floride de Buddy DeFranco à un âge honorable (91 ans). C'était un excellent clarinettiste oscillant du mainstream au bop avec un beau son boisé.
Il joue sur cet album avec un quintet très bien en place comprenant l'excellent Tal Farlow à la guitare, le contrebassiste George Duvivier (combien d'albums au compteur ? Plus de 1000 ?), le pianiste anglais installé aux USA, Derek Smith et Ronnie Bedford à la batterie. Quelques standards comme le splendide « Like someone in Love » qui ouvre fort bien l'album.
Trois compositions de Buddy au programme : le très mélancolique « Melancholy Stockholm », qui porte fort bien son nom ; Lle chaloupé « Playa del Sol » nous entraine peut-être en Floride et le dernier morceau.
Deux pièces de G. et I. Gershwin dont « I"love you, Porgy°» romantique à souhait. On se met à rêver, mais un « Swinging the indian » à plein galop nous tire de notre torpeur. J'ai une légère préférence pour leur interprétation des ballades (plus nombreuses sur l'album) à celle des morceaux plus enlevés, quoique la fin n'est pas mal du tout.
Dans l'ensemble un moment fort agréable, avec un clarinettiste de talent. Enregistré en mars 1989, à New York, sur un petit label louisianais.
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Le CD est là
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Vol. 1-Scobey's Story
Vol. 1-Scobey's Story
Proposé par RAREWAVES USA
Prix : EUR 15,91

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Du West Coast oui, mais du Revival, 2 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vol. 1-Scobey's Story (Album vinyle)
La musique de la nouvelle Orléans du début du XXe siècle a essaimé dans le temps et l'espace nord américain. On connait bien l'implantation des musiciens de la Nouvelle Orléans à Chicago dans les années 20. Un autre pôle a vu le jour dans les années 30, sur la côte ouest, particulièrement à San Francisco. Un « west Coast Revival » y a pris naissance, animé entre autres par Lu Watters et son Yerba Buena Jazz Band.
Le trompettiste Bob Scobey (1916-1963)(né à Tucumcari au bord de l'ancienne et célèbre Route 66 qui donne envie de filer à l'Ouest) a fait ses gammes avec le groupe Lu Watters et pris ensuite, à la fin des années 40, son autonomie, fondant sa propre formation. Le dynamisme des orchestres dixieland de l'Ouest permit à des musiciens New-Orléans qui avaient raccroché leur instrument, débordés et ringardisés par le succès des orchestres swing, de faire un comeback fin 40-début 50.
C'est le cas sur cet album, où l'on retrouve deux clarinettistes vétérans qui reprennent le collier. Darnell Howard (1895-1966) pour 3 morceaux enregistrés en avril 1950; Albert Nicholas (1900-1973) jouent sur 4 plages en février 1951. Pour les 4 autres morceaux restants (novembre 1951) c'est un partenaire de Scobey, le jeune George Probert qui est à la clarinette. D'une séance à l'autre, Jack Buck est au trombone, Burt Bales ou Wally Rose au piano. Le banjoïste (et aussi guitariste) Clancy Hayes (1908-1972) assure les parties vocales.
Un disque vivifiant qui n'engendre pas la mélancolie. On se shoote au son de «Chicago» ou de «St Louis Blues». Laissez vous porter et n'essayez pas de retenir le battement de vos pieds.
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french concert LP
french concert LP

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Newport dans le 78, 1 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : french concert LP (Album vinyle)
Le 11 novembre 1977, j'ai loupé ce concert enregistré lors du Newport Festival à Saint-Quentin-en-Yvelines. Enfin pas vraiment raté, car à cette époque je ne connaissais pas le nom de Shelly Manne. Je ne portais attention quasiment qu'aux batteurs se prénommant Art ou s'appelant Jones. Quel dommage qu'un batteur ne se soit pas appelé Art JONES, j'aurais acheté tous ces disques !
Le batteur Shelly Manne est ici avec son trio habituel de la fin des années 70, c'est-à-dire le pianiste Mike Wofford et le contrebassiste Chuck Domanico. Mike Wofford ne laisse pas indifférent sur la plupart des enregistrements où il intervient. Pour débuter, le trio nous distille, tout en douceur et finesse, deux admirables pièces ("Softly, As in a Morning Sunrise" puis "Body and Soul"). Il est temps d'accueillir Lee Konitz et son saxe alto. Il y a plus de vingt ans, Shelly Manne avait déjà joué avec Lee Konitz. Quatre standards s'enchaînent "What Is This Thing Called Love" ;" What's New?" ; "Stella by Starlight" et "Take the Coltrane"). Sobre, modeste, inventif et brillant ! Il s'agit d'un excellent album, rempli de beaux instants musicaux. Mais pourquoi cette période de la carrière de Shelly Manne, pourtant très intéressante, est-elle si mal diffusée?
Déjà fini, c'est bien trop court ! On en redemande.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : May 3, 2015 7:12 PM MEST


It Was A Very Good Night (Strasbourg 1990)
It Was A Very Good Night (Strasbourg 1990)
Prix : EUR 11,17

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 De Lens à Strasbourg, 30 avril 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : It Was A Very Good Night (Strasbourg 1990) (CD)
Né à Harlem, le jeune Mickey fréquente l'église du quartier où dès l'âge de 6 ans il tient l'orgue. Il rencontre McCoy Tyner qui le prend comme élève.....
N'importe quoi! Reprenons.
Michel Graillier est né à Lens. Bon c'est vrai, cela fait moins rêver! Le Pas-de-Calais n'est pas la Louisiane. Les harmonies municipales défilent encore dans les rues lensoises, mais ce ne sont pas les brass bands de la Nouvelle-Orléans. Dans les années 60 quittant les mines pour les caves enfumées de Lille, Michel découvre le jazz en jouant avec des copains étudiants.
Puis, en 1968, il vient à Paris, multiplie les expériences musicales et les rencontres marquantes. Ponty, Barney Wilem, Magma, et surtout, à partir de 1978, Chet Baker à qui son nom est souvent associé.
Le pianiste Alain Jean Marie souligne « la grande concentration avec laquelle il jouait et qui permettait à sa musique d'être si intense : toujours grave, jamais légère ou superflue. C'était un musicien totalement investi dans son art, sans concession ni complaisance, très exigeant et ne tolérant pas l'approximation : un musicien intègre. Cette intensité, cette véhémence s'alliaient à une sensibilité à fleur de peau, mélange incroyable de fragilité poétique et de puissance d'expression ». On ressent bien tout cela à l'écoute de ce disque, enregistré en concert et rare témoignage sonore d'un trio qui a beaucoup tourné (leur autre album semble indisponible) . Michel Graillier (1946-2003) est avec Alby Cullaz (1941-1998) à la contrebasse et Simon Goubert à la batterie. Le trio se lance pour tirer l'essence de standards intemporels. Dès le premier morceau, «How Deep is the ocean» le pianiste nous fait chavirer. Bien qu'il laisse une belle part à ses deux compagnons, c'est surtout son jeu au piano qui retient l'attention et nous transporte. Aérien dans «A child is Born» dont il livre une version magnifiée ; en sustentation sur «My foolish heart».
Ce soir du 31 mars 1990, à Strasbourg, c'était bien à «A Very Good Night».
______________________________
Un petit bémol à mon goût, le bien trop long solo de batterie de Simon Goubert dans le dernier morceau. Ce qui peut passer en concert, rend moins bien au coin de la platine.
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Long Box 5 CD : Hollywood All-Stars Sessions
Long Box 5 CD : Hollywood All-Stars Sessions

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 The return of Atlas Sessions, 28 avril 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Long Box 5 CD : Hollywood All-Stars Sessions (CD)
Les fans d'Art Pepper le savent, entre 1979 et 1982, le saxophoniste, a gravé sept albums pour la firme japonaise Atlas. Pour contourner son contrat avec le label Galaxy il n'est pas leader, mais « simple » sideman. Initialement, ces enregistrements sont exclusivement destinés au marché japonais. Dans l'idée des producteurs, il s'agissait de réenregistrer des musiciens West Coast et de retrouver l'ambiance des années 50. Art Pepper ne partage pas ce point de vue et on jouera le son du moment, mais on gardera toutefois essentiellement des standards. Bien sûr des gloires « West Coast » sont de la partie, mais pas seulement, Lee Konitz ou Sonny Stitt viennent d'autres univers musicaux. Si pour chacune des séances un leader virtuel différent est mis en avant (successivement Bill Watrous (tb), Jack Sheldon (tp), Pete Jolly (p), Sonny Stitt (as) lors de 2 séances distinctes, Shelly Manne (d) et enfin Lee Konitz (as)), en réalité Art Pepper va choisir la plupart des musiciens participant aux séances et coopère aux choix artistiques. Dans l'ensemble lors de ces 7 sessions, Art Pepper était tout de même plus détendu et relax qu'à l'accoutumée. Il est très content de retrouver des vieux copains (ce n'est pas un hasard si le titre Just Friends revient deux fois) de ses années chez Kenton à la fin des années 40 comme Bob Cooper ou Shelly Manne ou bien des partenaires des années 50 comme le pianiste Russ Freeman ou le trompettiste Jack Sheldon (tous deux présents, entre autres, sur l'indispensable "+ Eleven") ; également les pianistes Lou Levy et Pete Jolly ou encore le contrebassiste Monty Budwig sont d'anciens partenaires.
Art Pepper me semble particulièrement bon lors des retrouvailles avec le trompettiste, lui-même en grande forme, Jack Sheldon, un autre « bad-boy » à sa façon. Art s'envole sur "Softly as in a morning sunrise" et développe un superbe solo. La session avec Pete Jolly est intéressante tout comme la première avec Bill Watrous.
Selon Laurie Pepper (son récit dans les notes du livret), la première session avec Sonny Stitt ne se passe pas bien. Art appréhende, il garde le souvenir de « battle » avec Sonny en club et il se met beaucoup de pression. En plus, un « dealer » se faisant passer pour un fan vient au studio apporter à Art Pepper de la drogue et de l'alcool. À l'écoute l'impression est plus brouillonne, une démonstration de « muscles » dans les échanges (au sens tennistique) comme sur "Bernie's Tune"" où les saxophonistes et le pianiste sont volubiles sur des tempos d'enfer. La seconde session est meilleure, elle n'est plus purement bebop et la présence de Russ Freeman rassure Art. Les saxophonistes sont plus posés et improvisent d'entrée sur un blues de leur crû, "Atlas blues", mais ils ne résistent pas longtemps à se livrer à nouveau à une « chase ». Quatre longs morceaux composent cette séance dont deux ballades apaisées: "My funny Valentine" et un beau Imagination. Les deux dernières sessions sont plus sereines, surtout celle avec Shelly Manne. Le batteur qui aime beaucoup Art, prend les choses en main, organise la session, distribue les solos, etc. Les morceaux semblent plus arrangés dans certaines parties, avec de belles combinaisons des 2 saxes et du trombone;on est plus dans un esprit West Coast. Bob Cooper, au ténor, rebondit, alerte et fluide, sur le tempo donné par Shelly Manne. Un petit bijou: "These foolish things" avec un beau solo de Bob Cooper sur des balais de Shelly ; également un "Lover, come back to me" qui n'engendre pas la mélancolie. Quand à la dernière séance, en janvier 1982, c'est la rencontre avec Lee Konitz. C'est ce dernier qui choisit majoritairement les morceaux. Art Pepper l'admire beaucoup, mais ils ne se connaissent pas et ils n'ont pas, loin de là, le même parcours. Plus que par les mots l'échange se fera par les notes de musique : le dialogue s'installe dès le premier morceau "S'Wonderful". Et question feeling, cela passe entre eux comme sur la belle composition de Lee, "A minor blues in F". On appréciera, après l'intro à l'alto de Lee, la partie de clarinette d'Art Pepper sur "The Shadow Of Your Smile".
Sur toutes les plages Art Pepper est à l'alto (sauf un morceau au ténor avec Stitt et un à la clarinette avec Konitz. Je donne avant chacune des sessions Atlas *A*, la séance précédente « officielle » (@) enregistrée par Art Pepper en leader afin d'avoir une idée de l'enchainement des albums.

@ 23 février 1979 New York Album
*A* 26 & 27 mars 1979 Funk 'N Fun * Bill Watrous and His West Coast Friends: Bill Watrous(tb), Russ Freeman(p), Bob Magnusson(b), Carl Burnett(dr).

@ 21 septembre 1979, Straight Life
*A* 21 & 22 février 1980, Angel Wings * Jack Sheldon and His West Coast Friends: Jack Sheldon(tp), Milcho Leviev(p), Tony Dumas(b), Carl Burnett(dr).
suivi de
*A* 26 & 27 février 1980, Strike Up the Band * Pete Jolly and His West Coast Friends: Pete Jolly(p), Bob Magnusson(b), Roy McCurdy(dr).

Art Pepper part ensuite en tournée avec la même section rythmique que sur l'album de Sheldon (Leviev-Dumas-Burnett). Ils enregistrent au "Ronnie Scott's Club" à Londres les 28 & 29 juin 1980. (la première édition sortira sous le nom du pianiste).

*A* 28 & 29 juillet 1980, Groovin' High * Sonny Stitt and His West Coast Friends: Sonny Stitt(as), Lou Levy(p), Chuck Domanico(b), Carl Burnett(dr).

*A* 30 & 31 juillet 1980, Atlas Blues, Blow! And Ballads * Sonny Stitt and His West Coast Friends: Sonny Stitt, Russ Freeman(p), John Heard(b), Carl Burnett(dr).

@ 5 septembre 1980, One Septembre Afternoon
*A* 4 mai 1981, Hollywood Jam * Shelly Manne and His Hollywood All-Stars: Bill Watrous(tb), Bob Cooper(ts), Pete Jolly(p), Monty Budwig(b), Shelly Manne(dr).

@ 27 septembre 1981, avec Zoot Sims Art 'N' Zoot
*A* 18 & 19 janvier 1982, High Jingo * Lee Konitz and His West Coast Friends: Lee Konitz(as), Michael Lang(p), Bob Magnusson(b), John Dentz(dr).

L'édition en 2001 de «The Sessions All-Star de Hollywood», produit par Laurie Pepper et édité par le label Galaxy (qui récupère ainsi des enregistrements de son artiste majeur) représente un apport significatif à la discographie d'Art Pepper, sans avoir tout de fois le même feu que « The Complete Village Vanguard Sessions ».
Avec ces instrumentistes accomplis, on se régale. Plein de beaux moments ! De plus, pour ajouter au plaisir des oreilles, la prise de son est d'une très grande qualité. Un beau livret de 38 pages rédigé par Laurie Pepper, avec photos couleurs des séances. Pour la joie des fans et inconditionnels d'Art Pepper. D'accord il est devenu bien cher, mais quel plaisir si on a la chance de le trouver à un prix raisonnable !
Une sélection, un peu frustrante, de 9 titres existe.
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Art Standards
Art Standards
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 17,85

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Les sessions Atlas, le résumé, 28 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Art Standards (CD)
Les sessions Atlas comprenaient 7 séances. Pour chacune des séances, un leader virtuel différent est mis en avant. En réalité Art Pepper va choisir la plupart des musiciens participant aux séances et coopère aux choix artistiques. Elles ont été publiées de nouveau en 2001 dans un coffret de 5 CDs Hollywood All-Stars Sessions (commenté plus longuement).
Vous n'avez pu acquérir le coffret, la compilation vous consolera peut-être ? Pas sûr ! La sélection se limite à neuf titres (sur les 52 du coffret) et fait la part trop belle aux séances avec Sonny Stitt qui ne sont pas les meilleures du coffret. On pourra donc écouter :
- Begin The Beguine (leader Bill Watrous (tb));
- You'd Be So Nice To Come Home To (Jack Sheldon (tp)),
- Night And Day (Pete Jolly (p));
- Bernie's Tune et How High The Moon lors de la première séance avec Sonny Stitt (as) ;
- My Funny Valentine et Imagination provenant de la seconde séance Sonny Stitt ;
- malheureusement aucun titre retenu de la séance de Shelly Manne (d) alors que c'est l'une de mes préférées du coffret;
- et, enfin, pour clore en beauté, S'Wonderful et The Shadow Of Your Smile avec Lee Konitz (as). Sur ce dernier beau morceau, Art Pepper est à la clarinette

Au bout du compte une bien maigre consolation qui est loin de restituer la qualité et l'esprit du coffret originel. À vous de voir.
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