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Contenu rédigé par DelAlba
Classement des meilleurs critiques: 12.840
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DelAlba "DelAlba"

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Kindle Paperwhite, 6", affichage haute résolution avec éclairage intégré nouvelle génération, Wi-Fi
Kindle Paperwhite, 6", affichage haute résolution avec éclairage intégré nouvelle génération, Wi-Fi

8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Bien mais encore largement perfectible..., 10 juin 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Beaucoup de choses ont déjà été écrites au sujet de ce Kindle Paperwhite. Au risque de faire dans la redondance, je vous livre néanmoins mon retour d'expérience après un mois d'utilisation.

1) Un gain de confort et une lecture facilitée : troquant le Kindle Touch contre cette nouvelle mouture, je constate une prise en main améliorée grâce à un poids allégé (l'étui dédié est également un poil moins lourd), jointe à une diminution de la fatigue visuelle. Ce qui est particulièrement appréciable lors de longues séances de lecture, le soir au lit. Les yeux piquent moins (j'avais le modèle de lampe intégrée à l'étui dans le précédent Kindle), et le temps passe plus vite. Cela provient d'un éclairage plus homogène que dans les modèles antérieurs, et d'options de luminosité de contraste et de taille de police plus faciles à moduler en fonction de l'environnement lumineux. L'écran n'est plus brillant et lisse, mais mat et légèrement "granuleux" au toucher. Résultat : on peut lire sans gêne et sans subir de reflet, en toute circonstance : obscurité totale, lumière artificielle, naturelle, halo de soleil...

2) Quelques améliorations dans le design et les fonctionnalités : le bouton "accueil" a été avantageusement remplacé par un pictogramme équivalent dans le menu tactile, et l'accès aux différentes fonctionnalités est globalement plus simple et plus intuitif. L'option qui permet de marquer des pages et de retrouver ses multiples marque-pages est très pratique. Rien de bien neuf cependant, on retrouve les mêmes possibilités que sur les autres Kindle. Notons toutefois que la recherche d'éléments et le téléchargement d'ouvrages ont progressé en vitesse.

3) Un nouvel écran tactile relativement réactif. Relativement car je n'ai pas constaté de réel progrès par rapport au Kindle Touch. Et je dirais même qu'il lui arrive parfois d'être moins précis et nerveux. Le toucher lisse du Touch était parfois trop sensible, mais là c'est l'inverse. Il m'arrive de devoir m'y reprendre à plusieurs fois pour tourner une page, surligner ou accéder au menu.

4) La quantité de mémoire est deux fois plus faible que sur ma précédente liseuse Kindle. Je me sers donc de celle-ci pour stocker, archiver, un peu comme sur un disque dur externe, et de celle-là pour lire les ouvrages qui sont prioritaires pour moi. La réduction s'explique par un recentrage du Kindle sur les strictes fonctions de liseuses, tandis que le Touch nous autorisait à lire des fichiers plus gros de type audio, une volonté de délestage, et peut-être aussi par une raison commerciale : une étagère virtuelle plus petite, nécessite l'acquisition d'autres étagères, c'est-à-dire ici d'autres Kindle. Personnellement, je ne compte pas multiplier les Kindle Paperwhite, car l'intérêt est justement d'en avoir un seul pour éviter d'encombrer ses mains, sa table de chevet ou son sac. J'espère en tout cas que le prochain Kindle bénéficiera d'une mémoire plus généreuse, car avec le boom des œuvres complètes, on manque très tôt d'espace.

5) L'affichage des pages internet reste "expérimental" : des lenteurs, des images qui ne s'affichent pas, des difficultés à redimensionner le texte. La vocation de cet appareil spécialisé n'est certes pas de surfer mais de lire des ouvrages téléchargés, mais quitte à autoriser la navigation autant que cela soit fait correctement. Donc peut mieux faire.

6) Une autonomie sans plus. Je n'ai pas noté d'améliorations sensibles sur ce point. En revanche, le chargement, que ce soit par le chargeur idoine ou par le câble USB, est plus rapide.

Au total, je conseillerai l'acquisition de ce Kindle Paperwhite. Le rapport qualité-prix est bon, à fortiori pour une lecture quotidienne et intensive. On est toujours ravi d'avoir notre bibliothèque de cœur sous la main, mais, puisque qui aime bien châtie bien, on est tenté d'exhorter le fabricant à améliorer ce qui peut encore l'être ; la perfection n'est peut-être pas si loin. Encore un petit effort...


Jessie
Jessie
Prix : EUR 8,49

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Attachée mais pas forcément attachante..., 1 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jessie (Format Kindle)
Je l'ai lu non en répondant à une immense affinité avec la littérature de suspens ou d'horreur (ce qui expliquera probablement certains de mes ressentis), mais parce que j'écrivais alors un ouvrage aux thèmes connexes. J'ai été à la fois agréablement surpris sur le plan des développements psychologiques et de la peinture de mœurs, sombre et cynique, d'une certaine petite bourgeoisie américaine, et en même temps un peu déçu sur le plan de l'intrigue et des effets stylistiques.

Beaucoup de commentateurs sur amazon ont ressenti une impression de sur-place. En même temps, on se doute, on devine, que la narration va tourner essentiellement autour et dans le personnage éponyme et menotté de Jessie. Ecrire un huis clos entier sur ce principe est une gageure que King a relevée avec une certaine maestria, même si d'aucuns peuvent trouver que l'exercice souffre des défauts de ses qualités : la partition schizophrène des voix intérieures, destinée à décentrer la narration, lui donner une dimension polyphonique afin de compenser l'absence d'interlocuteurs et le nombre minimal de protagonistes, et à étayer le drame psychologique, cette partition disé-je, si habile soit-elle, peut en effet s'avérer parfois poussive, répétitive, dès lors qu'on s'est habitué à l'artifice. Car alors le lecteur, à fortiori celui avide de retournements et de suspens haletant, s'interroge : "Où va-t-on ? Où va le personnage ? Quel intérêt à tout cela ? Quelle est la morale de l'histoire ?"

Paradoxalement (mais cela participe aussi du talent de l'écrivain !), malicieusement, ces longueurs nous donnent envie d'aller au bout du roman, pour savoir s'il va enfin se passer quelque chose de décisif, et si l'héroïne va se sortir de sa mauvaise passe, et comment elle va y parvenir. Paraphrases psychanalytiques d'un environnement immédiat oppressant, ses discussions intimes, permanentes, simultanément pollutions et conseillères de Jessie, servent de prétexte pour dessiner son portrait biographique, son caractère, ses traumas infantiles. Des failles auxquelles le dénouement, à mon sens, ne répond pas, alors qu'on attendait une forme de résolution lénifiante aux troubles de Jessie. A ce titre, la fin m'a laissé sur ma faim.

Comme d'autres l'ont dit avant moi, certains passages (le livre entier quand on y songe) sont si pervers et amoraux qu'ils peuvent choquer. On les supportera ou non, mais on ne pourra pas enlever à l'auteur son mérite littéraire de les avoir explorés en profondeur (sans mauvais jeu de mot en la circonstance...)

Sur le plan formel, l'utilisation fréquente (voire systématique dans certains paragraphes) des comparaisons humoristiques et autres métaphores prosaïquement choisies à contre-pied, peut finir par lasser. En outre, elle s'est avérée plus pertinente et parcimonieuse dans d'autres textes de King, ceux précisément où l'intrigue était suffisamment angoissante pour accueillir comme une surprise salutaire ces respirations et contrastes stylistiques.

En résumé, un roman que je conseille pour la structure narrative, l'originalité de l'exercice et le foisonnement psychologique, mais pas forcément pour le suspens pur ou l'horreur.


DURAGADGET Housse Etui Noir en Cuir Véritable pour Kindle 4 : liseuse sans fil, Wi-Fi intégré, écran 6 pouces (15cm), affichage encre électronique E-Ink (dernière / nouvelle génération, septembre 2011) - format livre + Chargeur Secteur Bonus
DURAGADGET Housse Etui Noir en Cuir Véritable pour Kindle 4 : liseuse sans fil, Wi-Fi intégré, écran 6 pouces (15cm), affichage encre électronique E-Ink (dernière / nouvelle génération, septembre 2011) - format livre + Chargeur Secteur Bonus
Proposé par DISCOUNT ACCESSOIRES
Prix : EUR 26,99

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Housse Kindle, 13 décembre 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Très bon article et service diligent. Le cuir est agréable au toucher, au regard, et le tout est confortable. A recommander.


Since We Read No Further
Since We Read No Further
Prix : EUR 1,38

5.0 étoiles sur 5 Joli travail et musique originale. J'aime bien le clair-obscur de la pochette aussi., 6 septembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Since We Read No Further (Téléchargement MP3)
Joli travail et musique originale. J'aime bien le clair-obscur de la pochette aussi. Au plaisir d'en entendre d'autres. Merci à vous.


Bach: Cello Suites
Bach: Cello Suites
Prix : EUR 13,99

24 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un souffle de liberté et de spiritualité, 13 mai 2008
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach: Cello Suites (CD)
Un homme seul, un violoncelle, la nature sauvage et l'éternité ... La pochette résume bien à elle seule le contenu et la forme de l'interprétation particulièrement bien sentie de Truls Mork. Rien d'exubérant, tout en simplicité, et une grande force pour rivaliser avec les meilleurs versions : le relief. Les lectures contemporaines de ces pièces de Bach, et plus généralement du répertoire pour instrument seul, font ressortir ce que l'académisme oublie trop souvent, une leçon que les archets reçoivent des vents et des voix humaines, à savoir l'importance de la respiration. Et le placement de notre camarade norvégien n'est pas parfaitement conventionnel, il est approprié ... Ce qui est mieux.

Maîtrise du souffle et du staccato (bourrées, menuets de la 2e suite ...), certes, mais on pourrait en dire autant des enregistrements de Queyras, et avant lui de Fournier et de Tortelier. En revanche, là où l'homme se distingue c'est par la grande pertinence dans ses choix de rubato. Tout cela semble "juste", pas seulement d'un point de vue harmonique, mais d'un point de vue psychologique, comme s'il pénétrait directement dans l'âme de la musique pour nous la mieux dévoiler en ressortant. J'appelle cela la marque des grands, et à ce titre, cette version apporte non seulement un réel "plus" à l'interprétation des suites pour violoncelle du Cantor, mais pourrait également être citée comme un exemple de la plus belle voie empruntée par la modernité : non celle de la performance mais celle de l'intelligence humble et éclairée par le coeur.


Othello
Othello
DVD ~ Anthony Hopkins
Proposé par ABCINE
Prix : EUR 9,99

7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Iago !, 6 mai 2008
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Othello (DVD)
Adaptation relativement fidèle de la tragédie "Othello" de William Shakespeare par Jonathan Miller (1981). L'authenticité se paie par 3h26 de visionnage, il faut bien cela quand on prend le parti de renoncer aux coupes, néanmoins on n'a pas le temps de s'ennuyer. Agrément supplémentaire : une belle photographie d'intérieurs bourgeois qui se permet, comme souvent dans cette collection de la BBC, des références aux grands peintres des scènes de genre du 17e siècle (De La Tour, le Caravage, Vermeer ...) La pierre d'achoppement : la distribution des rôles principaux. Et là bilan en demi-teinte à mon goût : Anthony Hopkins qui relève le défi de jouer le Maure de Venise interprète un Othello qui ne lui sied pas en dépit de quelques passages intenses (sa première crise de jalousie notamment). Son entrée sonne faux, trop distante, timide et scolaire. La protestation d'amour pour Desdémone, censée convaincre avec passion les magistrats de Venise (et à travers eux, les spectateurs), semble à peine le convaincre lui-même. Dommage. Penelope Wilton qui interprète sa bien-aimée semble plus habitée par son personnage, mais on peut se demander si choisir une actrice de vingt ans plus âgée que ce que le texte suggère, n'est pas préjudiciable à la crédibilité de l'ensemble. Desdémone a un aplomb et une force intérieure, une foi, qui conviennent certes à un personnage plus mûr que Juliette, mais Othello se définit lui-même comme "beaucoup plus âgé" que sa dulcinée. Alors un juste milieu aurait probablement été préférable. Le reste du casting est bon, mais pour tout dire, deux acteurs lui volent la vedette. D'abord, une Rosemary Leach en état de grâce, qui porte, par son énergie et par son acuité psychologique, le personnage d'Emilia vers des sommets de vérité. Gardons le meilleur pour la fin. Bob Hoskins, dans l'une de ses plus grandes performances, est confondant de naturel dans la personnification du "monstre aux yeux verts". Fluidité de la diction pour une parfaite compréhension d'un Iago tout en contrastes : bonhommie extérieure et perfidie absolue à l'intérieur. L'incarnation de l'envie et du mal. Difficile de faire plus vrai. L'homme se régale à l'interpréter et cela se voit : il détourne l'écueil d'un jeu shakespearien qui pècherait par excès de véhémence et donne corps à cette prosodie si particulière que requiert les soliloques, un signifiant en forme de compromis phonétique, quelque part entre le non-dit, le murmure imperceptible, et le langage parlé et entendu, comme une sorte de pensée délicatement distillée dans l'esprit du public, tel le "son" que l'on prête à notre propre conscience. Choix d'autant plus pertinent que la pensée en question figure un poison, ce poison qui pénètre insidieusement, progressivement, dans les veines de celui qui le produit et de celui qui le reçoit ...

A conseiller, malgré les quelques réserves susmentionnées. Cependant, si votre préférence va à la pure esthétique visuelle et au grandiose, passez votre chemin. Les décors, bien que travaillés, appartiennent à l'expression de l'intime et non du spectaculaire. Pour un rendu plus élaboré, la version d'Orson Welles (1952) est insurpassable. Si, en revanche, vous privilégiez le respect du texte, cet achat ne vous décevra pas.

Pas de bonus significatifs sur le DVD, mais la durée et la bonne qualité globale de la réalisation suffiront à satisfaire les amateurs d'art dramatiques et ceux qui voudraient découvrir cette oeuvre par le médium cinématographique.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 3, 2013 9:10 AM MEST


Le roi Lear 1
Le roi Lear 1
DVD ~ Youri Yarvet
Proposé par Neobang
Prix : EUR 19,99

14 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Puissante adaptation de la dernière tragédie du "Barde", 5 mai 2008
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le roi Lear 1 (DVD)
En choisissant comme support littéraire l'ultime oeuvre tragique de Shakespeare, le russe Grigori Kozintsev réalisa en 1971, pour son chant du cygne cinématographique, un véritable coup de maître. Pas sa première mise en scène du Roi Lear (il avait déjà monté cette pièce au théâtre de Leningrad durant la seconde guerre mondiale), pas non plus sa première adaptation shakespearienne (Hamlet, 1964), non, juste un adieu en forme de bouquet final, pétri de qualités artistiques aussi diverses qu'attrayantes.

Atmosphère crépusculaire parfaitement restituée, pour un 7e art au service du respect du texte : tensions filiales perceptibles, paysages, décors et reconstitutions grandioses, tant le cadre de landes ou le château, que l'épisode de la tempête qui oscille entre rêve et réalité, à tel point qu'on se demande si les nuages, le ciel, n'ont pas été engagés par Kozintsev pour donner directement la réplique à un casting déjà excellent. Principalement russe, dominé par un Lear - Yuri Jarvet - émouvant dans le rôle-titre et dans un style très différent de Sir Laurence Olivier, il présente un cortège de personnages qu'on aurait toutefois du mal à qualifier de secondaires. Car, au-delà de l'intrication et de la superposition des strates narratives, chacun d'eux est en soi le héros de son propre drame tout en participant à l'unité thématique. La condition nécessaire pour solidariser les lignes de force de ce réquisitoire contre la non-solidarité, était que les acteurs tiennent la route. Mission accomplie : un irrésistible bouffon, les héritiers du comté de Gloucester, Edmond /Regimantas Adomaitis, qui fera ensuite une belle carrière internationale, et Edgar / Leonhard Merzin dans une belle composition de "faux fou, plus fou que le fou, mais moins que le roi du fou", et au sein de cette galerie de caractères forts, une superbe Cordélia qu'on rêverait de voir en Desdemone, en la personne de Valentina Shendrikova dont ce fût ici la première apparition au film, et qui passe de la fière ingratitude et de la beauté gracieuse d'une Hélène, à l'abnégation filiale et patriotique d'une Iphigénie, résignée et miséricordieuse à la fois, fille de roi plus magnanime que le roi.

Pour compléter la valeur du film et du dvd, on doit souligner la justesse d'un environnement sonore sombre et cynique. La bande-originale de Shostakovich, en plus d'éloges, mérite de figurer en bonne place dans toute cd-thèque de mélomane. Enfin, quelques bonus frugaux mais non sans intérêt. En particulier une présentation de la filmographie de Kozintsev et un commentaire afférant à la fois à la collection des films russes sortis chez Bach Films, et à la réhabilitation contemporaine de la musique de Shostakovitch.

Précision importante : le film étant en deux tomes, n'oubliez-pas de vous procurer les deux dvds "Le Roi Lear I" et "Le Roi Lear II". Pas d'hésitation à avoir, le prix unitaire reste courtois.

Un goût de "reviens-y" ...


Live in Brussels
Live in Brussels
Proposé par marvelio-france
Prix : EUR 4,45

10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 « Bien avec rien mais mieux avec peu », 8 mars 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live in Brussels (CD)
Fabuleux instantané de vérité humaine et musicale. Contraste entre la beauté mélodique et harmonique d'un côté, et la crudité et la verdeur des paroles de l'autre. Réussite d'une alliance qu'on aurait pu croire contre-nature entre la douce poésie et le prosaïsme brut. Dans la musique d'Arno et dans ce live en particulier, j''aime beaucoup ce caractère déstructuré, électrique et éclectique que l'artiste et son groupe prodiguent à une muse cosmopolite, délayant les couleurs irisées de ce creuset d''influences multiples : rock « stonien », variété et cabaret, populaire, musiques latino-américaines parfois, quelques discrètes incursions dans la musique électronique également. Anticonformiste, sans concession, juste sincère, l'homme et la musique ne font qu'un. Arno est simplement lui-même. A recommander.


Bach : L'oeuvre de luth
Bach : L'oeuvre de luth
Prix : EUR 16,11

9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Oeuvres et interprétations majeures, 6 février 2008
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : L'oeuvre de luth (CD)
La recherche d'un jugement objectif me l'intimerait, mais je n'ai pas envie de tarir d'éloges ici. L'interprétation des suites pour luth de Bach que nous livre Hopkinson Smith est à servir sur un plateau d'argent et à poster le plus en vue sur les étagères de toute bonne discothèque qui se respecte. Entre ses mains et sous ses doigts, elles vibrent d'une intensité et d'une clarté nouvelles qui comprennent, respectent, encensent et exaltent la fusion entre la rigueur formelle, la profondeur de pensée, et la magie instantanée qu'opère sur nous les infinis charmes de l'instrument qui tisse le plus étroitement ce lien invisible qui sépare le présent baroque, le passé proche Renaissance et le passé lointain médiéval. Si classiques et par là même si modernes. Merveille de grâce que cette suite BWV997 en la mineur, avec sa Fantasia et sa fugue du genre à arracher des larmes de joie, de peine, d'émerveillement agnostique toujours renouvelé devant une grandeur dont l'essence nous échappe, au plus dur d'entre nous. Et quelle pureté dans l'attaque, quelle clarté d'exposition thématique dans la suite BWV996 en mi mineur. Réunion ambivalente de la force et de la tendre fragilité, extase mystique de l'emphase, doux délices de la discrétion. Au travers de ces mélodies évidentes, diaphanes, Hopkinson Smith plus qu'un simple luthiste se révèle à nous en pleine lumière comme un conjurateur de ténèbres et un fabuleux apôtre de partitions qui gagneraient à être plus et mieux connues. En dehors de toute comparaison avec les suites pour violoncelle ou les partitas pour violon (également interprétées et transcrites par le musicien dans un autre enregistrement), et sans diminuer les mérites de la version pour guitare de John Williams, j'assume ici un énorme coup de coeur et je recommande à tous ce cristal musical.


Dukas - L'Apprenti sorcier - La Péri - Symphonie en ut
Dukas - L'Apprenti sorcier - La Péri - Symphonie en ut
Prix : EUR 7,68

18 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un enchantement, 20 décembre 2007
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dukas - L'Apprenti sorcier - La Péri - Symphonie en ut (CD)
Voici une intégrale brève, originale et peu coûteuse : les trois oeuvres symphoniques de Dukas. Si l'on connaît bien l'Apprenti Sorcier grâce à Fantasia, la symphonie en ut est plus rarement citée, et encore moins donnée en concert. Et pourtant ... Le mouvement central indiqué "Andante espressivo e sostenuto" mériterait de concourir pour la palme du plus bel adagio du répertoire symphonique français. Il confirme à quel point son auteur avait l'amour des timbres : quel entrelacement de grains, de textures instrumentales. Ces violoncelles ... Et ces cuivres ... Et ces clarinettes ... Armin Jordan donne à ces pièces une lecture fabuleusement cristalline tout en leur conservant leur puissance expressive. Indispensable pour qui veut approfondir la connaissance de Dukas et de la musique néoclassique française.


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