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Contenu rédigé par Michael Mathieu
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Commentaires écrits par
Michael Mathieu
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Strangeland
Strangeland
Prix : EUR 7,00

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un chemin agréable mais tortueux..., 2 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Strangeland (CD)
2004. Le monde entier vibre en entendant la voix de Tom Chaplin sur "Somewhere Only We Know" et découvre Keane, groupe britannique formé en 1995. Dans la foulée sort l'album Hopes and Fears, petit bijou entre rock alternatif et pop fluette, qui portera le groupe dans les hauteurs des charts, suivi deux ans plus tard par le non moins réussi Under The Iron Sea. Mais en 2008, le bas blesse. Perfect Symmetry déçoit et désoriente les fans : expérience ratée que le groupe renouvèlera en 2010 avec l'EP Night Train. L'an dernier, le groupe annonce la sortie d'un album mi-2012, et déclare s'être plus concentré sur l'écriture que sur la production, conscient que la majorité de leurs fans les attendaient au tournant. Alors qu'en est-il de ce Strangeland ?

Les premières notes de "You Are Young" annoncent la couleur d'entrée de jeu : le piano est de retour. Celui-ci avait été mis de côté depuis bien longtemps, en faveur de grosses guitares électriques forçant Tom Chaplin à s'époumonner au grand malheur de nos pauvres oreilles. Le premier morceau de l'album nous rappelle la jeunesse de Keane avec mélancolie, grâce à son refrain accrocheur et une batterie discrète mais puissante. S'en suit "Silenced By The Night" premier single issu de l'album, morceau correct, un peu plat dans les couplets mais qui explose gentiment dans le refrain et le bridge très aériens. Après le rétro (on croit parfois entendre les Beatles) mais agréable "Disconnected" et le dispensable "Watch How You Go", "Soverein Light Café" s'impose comme un des meilleurs morceaux de l'album, gagnant en puissance seconde par seconde grâce au duo batterie-piano, toujours synonyme de réussite pour le groupe.

La seconde moitié de l'album s'ouvre sur "On The Road" titre énergique, positif, où la voix de Chaplin s'étend et s'étire à merveille : en voilà un morceau parfait pour le live. C'est alors que débarque ce que j'appelerais le "trio ballades" : "The Starting Line", "Black Rain" et "Neon River". Par le passé, le groupe nous avait habitué à des ballades aériennes, puissantes, avec des paroles à vous briser le coeur. C'est avec ce souvenir en tête que l'on est forcés d'avouer que ces trois morceaux ne tiennent pas la route. Sans envergure et d'une platitute mélodique sans nom, on sent Tom Chaplin et son groupe moins investis et on vient à s'ennuyer, ou pire, s'endormir. Mais où est donc passée l'émotion brute de "Bedshaped" et "A Bad Dream" ? S'est-elle perdue dans le Strangeland ?

Après ce petit passage à vide, "Day Will Come" vient nous réveiller avec des paroles rassurantes, qui vous englobent et vous font croire à de meilleurs lendemains. L'album se ferme par le petit bijou "Sea Fog" qui porte très bien son nom. Car on a l'impression de marcher sur une route emplie de brouillard, sans savoir où aller, juste portés par ces choeurs discrets et l'accompagnement au piano. La voix du chanteur s'élève, comme la lumière d'un phare en pleine tempête, et on ne se raccroche plus qu'à ça. Sublime, sublime morceau.

En bref, soyons clairs. Strangeland n'est pas à la hauteur de Hopes and Fears, et ce n'était pas vraiment ce qu'on lui demandait. Keane nous offre un cru 2012 très correct, possédant son lot de petites merveilles mais aussi de ratés. Il ne fait cependant pas de doute que l'album plaira aux fans de la première heure, et ramènera probablement ceux que le groupe a perdu en chemin...


Living Things
Living Things
Prix : EUR 6,99

14 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un retour aux sources? Pas complètement..., 2 juillet 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Living Things (CD)
Depuis la sortie de Minutes to Midnight en 2007, j'avais perdu l'espoir d'aimer un album de Linkin Park. Mais après un album trop mainstream et un opus expérimental mais prétentieux, le groupe de nu-metal tente de revenir aux sources, et offre un album réussi malgré quelques soucis sur la route.

La première chose que l'on ressent à l'écoute de cet album, c'est l'évolution des paroles : là où les deux précédents opus se consacraient à de vastes sujets politiques et environnementaux, Living Things revient avec des textes plus personnels et introspectifs. Les drames et difficultés que le groupe a vécu ces deux dernières années se reflètent dans tous les morceaux, donnant une force supplémentaire aux rythmes rock et une puissance décuplée aux ballades. C'est ici que s'opère principalement le retour aux sources : Chester et sa bande se nourrissent de leurs douleurs, leurs doutes et leurs expériences et les transforment en titres fédérateurs, qui seront sans nul doute capables de soulever des foules.

"Lost in the Echo" et "In My Remains", les deux premiers titres de l'album, nous rappellent les instants heureux d'Hybrid Theory, avec des guitares maitrisées sans saturation, accompagnée d'un chant pointu et du flow incomparable de Mike Shinoda. C'est pourquoi l'écoute de "Burn It Down" premier single issu de l'album, déçoit. Un poil trop accessible, taillé pour la radio, on sent que le groupe a voulu ratisser large et ne pas perdre les fans acquis sur Minutes to Midnight.

Une fois passée l'horrible "Lies Greed Misery", l'album s'installe sur un bon rythme de croisière avec "I'll Be Gone" où la voix de Chester est bouleversante et "Castle of Glass" qui s'impose comme un hymne pour les opprimés et les laissés pour compte dont on refuse de voir les atouts. S'en suit le trop bruyant "Victimized" et le brillant "Roads Untraveled" dont l'intro maîtrisée ravira les musiciens les plus réticents.

Enfin, le dernier acte de l'album apporte son lot de surprises. Brad Delson, guitariste du groupe, pose en effet sa jolie voix sur "Until It Breaks" morceau singulier d'inspirations multiples. Le seul titre instrumental de l'album, "Tinfoil" rappelle les rares bons moments du précédent album du groupe et permet d'introduire "Powerless" qui est indéniablement un des morceaux les plus réussis de l'opus, avec des choeurs puissants qui feront des ravages en live.

En bref, Living Things perdrait en intérêt s'il était seulement considéré comme un simple back to basics. L'album signe le début d'un nouveau chapitre, où Linkin Park se nourrit de toutes ses expériences afin d'en faire un tout cohérent et ambitieux. Suite au prochain album...

Je conseille : Lost In The Echo, In My Remains, Castle of Glass, Powerless.
Je déconseille : Lies Greed Misery, Victimized, Burn It Down.


Blunderbuss
Blunderbuss
Prix : EUR 9,99

3.0 étoiles sur 5 Brouillon mais bon., 2 juillet 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blunderbuss (CD)
Cet album, on l'attendait. Après la dissolution définitive des White Stripes début 2011, la création de deux nouveaux groupes (Raconteurs et Dead Weather) et un divorce douloureux, Jack White nous offre enfin un album solo, à l'image des deux dernières années écoulées : douloureux et brouillon.

Je fais partie de ces gens qui pensent que Jack White n'est pas un chanteur, mais bien un musicien. Un musicien de génie, cela dit. C'est donc avec appréhension (et avec le cultissime Seven Nation Army en tete) que je commence mon écoute de Blunderbuss. Le trio d'entrée, composé de Missing Pieces, Sixteen Saltines et Freedom at 21, démontre les grandes qualités de musicien de White. Même s'il semble avoir laissé tomber les guitares crasseuses pour un son plus lisse, les morceaux s'avèrent puissants mais bordéliques. Car là où le flow du chanteur est agréable à l'écoute, l'accompagnement est brutal.

C'est donc avec surprise qu'entre "Love Interruption", première ballade country-rock de l'album, épurée au possible, où la voix de Mr White se mêle à merveille à celle de Ruby Amanfu. Et c'est là que commence à s'installer la beauté de cet album : en effet, même si l'on ne peut s'empêcher d'apprécier le très rock&roll "I'm Shakin" et ses guitares délirantes ou le magnifique crescendo de "Take Me With You When You Go" l'album trouve ses pépites dans ses ballades, et ses morceaux up-tempo.

Que ce soit le bluesy "I Guess I Should Go To Sleep" ou les envolées du piano sur "On and On and On", les morceaux phares de Blunderbuss sont ceux où le musicien parle de sa douleur, exprime sa colère et son rejet des femmes. On sent que l'homme a vieilli, qu'il n'est plus le jeune premier hystérique qui partageait la scène avec sa control freak d'ex-femme. Les racines de cet album sont plus roots, vont chercher plus loin, et même si le tout s'avère beaucoup plus polissé que ses précédents travaux, Jack White parvient à faire passer des émotions jusque là inexplorées dans sa musique.

En bref, le premier album solo du Monsieur s'avère réussi, mais dans des contrées où on ne l'attend pas. Passés les morceaux agressifs et très brouillons, la musique vous prend aux tripes, et ne vous lâche plus.

Je conseille : Love Interruption, I'm Shakin, Hip (Eponymous) Poor Boy.
Je déconseille : Missing Pieces, Weep Themselves to Sleep, Freedom at 21.


Femme Fatale
Femme Fatale
Prix : EUR 21,58

5 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 The Almost Queen of Pop., 31 mars 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Femme Fatale (CD)
Après deux écoutes, voici ma critique de Femme Fatale, chanson par chanson. Il y a 12 chansons dans la version normale, 16 dans la version deluxe. Ma critique se portera sur cette dernière. J'accorderais une note sur 5 à chaque chanson.

1. Till The World Ends
Deuxième single choisi pour défendre l'album, titre écrit par Kesha. Je suis loin d'être fan de la demoiselle, mais je lui reconnais un certain don pour écrire/composer des chansons relativement catchy qui restent dans la tête. Et celle-ci ne fait pas exception à la règle. Un premier morceau très énergique, enjoué, j'oserais même dire souriant. Il donne envie de danser, de sauter, et le gimmick du refrain devient vite obsessionnel. 5/5.

2. Hold It Against Me
Premier single choisi pour défendre l'album. Un choix assez judicieux je dois dire, taillé pour les clubs. J'aime assez le jeu de mot du titre. Le morceau est encore une fois plein d'énergie, mais plus brut que le précédent titre. J'ai tendance à préférer le refrain, alors que les couplets sonnent un peu répétitifs au fur et à mesure des écoutes. Néanmoins, le titre se rattrape brillamment avec le pont dub-step fantastique. 3,5/5.

3. Inside Out
Un titre un peu plus doux si j'ose dire, même si l'instrumentale reste relativement saccadée et encore une fois assez brute. J'aime assez ce son un peu plus sombre à la Blackout. Les paroles de la chanson me plaisent assez, particulièrement ce passage : "Gotta look my best if we're gonna break up". Des références rigolotes à d'anciens titres de Brit. Un bon morceau up-tempo, qui a le potentiel d'un futur single. 3,5/5.

4. I Wanna Go
Un de mes gros coup de coeur de l'album! Furieusement catchy, produite par Max Martin. Et les fans de Brit savent que ses associations avec lui sont généralement synonymes de tubes. C'est encore le cas ici! Un gimmick sifflotant absolument addictif, un refrain explosif, une vibe fluide de la part de Britney, je dis banco. 5/5.

5. How I Roll
Une production Bloodshy and Avant. J'ai aimé ce qu'ils ont fait avec Brit par le passé, mais là je dois dire que je n'accroche absolument pas. C'est assez différent, sans être novateur. La chanson est groovy, mais peine à démarrer, et à vraiment déclencher quelque chose chez l'auditeur. Et les paroles manquent cruellement de subtilité, en devenant presque vulgaires. Une petite déception. 1,5/5.

6. (Drop Dead) Beautiful
Un son un peu plus urbain pour celui-ci. En duo avec la chanteuse Sabi, Britney s'essaie à quelque chose de provocant sans tomber dans la vulgarité, ce qui est une très bonne chose. Le plus gros défaut de la chanson reste le traitement de la voix, beaucoup trop vocodée. Le naturel laisse place à de l'artificiel, et à un refrain relativement agaçant. 2/5.

7. Seal It With A Kiss
Un très bon titre pop, rappelant certains titres de l'album "Britney". Mention spéciale pour l'excellent refrain, énergique et assez bien écrit. Un petit coup de coeur aussi. 4,5/5.

8. Big Fat Bass
Probablement mon plus gros dilemme de l'album. Une collaboration entre Will I Am (membre des Black Eyes Peas) et Britney, ça sonnait bien sur le papier. Qu'en est-il de la réalité? Le résultat est mi-figue, mi-raisin. Le morceau est résolument taillé par les clubs, et contient de très bons passages, notamment les instants mélodiques au piano. La basse est utilisée à bon escient, et les passages chantés de manière robotique sont plaisants. Néanmoins, la chanson est extrêmement répétitive, les paroles étant loin d'être aussi travaillées que la musique. Un bel effort tout de même. 3/5.

9. Trouble For Me
Excellente chanson! J'adore, j'adore, j'adore! Moins d'effets sur la voix de Britney, ça fait plaisir et ça fait du bien. Les couplets et le refrain sont géniaux, j'ai juste un peu plus de mal avec les pre-chorus. Groovy, fun, dansante, ça me ferait presque penser à du Kylie Minogue. 4,5/5.

10. Trip To Your Heart
Une chanson... mignonne. Et c'est bien ça le problème. Je n'aime pas quand Britney fait dans la mièvrerie, je trouve que ça ne lui ressemble pas. Le refrain est néanmoins assez vaporeux et mélodique, ce qui rattrape un tout trop bubblegum. 2,5/5.

11. Gasoline
Probablement un des meilleurs morceaux de l'album, et j'oserais même dire que c'est un des plus réussis depuis le début de sa carrière. On sent qu'elle s'est éclatée à l'enregistrer, ça s'entend dans sa voix, le texte est intéressant, et le refrain est une pure bombe! A écouter d'urgence! 5/5.

12. Criminal
Une très jolie ballade mid-tempo. Les paroles semblent autobiographiques, en tout cas beaucoup plus réelles que certaines précédentes. On sent du coeur, des tripes, de l'âme. Encore une fois ça se ressent dans la voix de Brit que je trouve magnifique, particulièrement dans les couplets. Bon bridge. Très bon travail d'ensemble. 5/5.

13. Up N' Down
Un hit très estival, vraiment parfait pour l'été. Un son assez frais, farouche, dansant sans trop en faire. Peut-être encore une fois un poil répétitif. 3/5.

14. He About To Lose Me
Oui et non. C'est une bonne chanson, on est d'accord. La voix de Britney y apparaît plus naturelle, et c'est tant mieux. Mais le refrain... Qu'est-ce qui s'est passé? On ne reconnaît pas Brit une seconde. Même en tendant l'oreille. Frustration. 3/5.

15. Selfish
Une chanson aux allures féministes, très agréable à l'écoute. On sent la femme qui décide de se libérer, de ne plus être à la merci de l'homme, qui se rebelle. Provocante, furieusement (mais génialement) égocentrique. 3,5/5.

16. Don't Keep Me Waiting
Une chanson un peu bordélique... mais c'est du bon, très bon, bordel! Une mélodie à faire danser/sauter les foules, Brit se défoule, se montre un peu plus rock, la batterie devient agressive, flirte parfois avec des accords de guitare acoustique dans un mélange détonnant, un peu foufou. LA meilleure chanson bonus, assurément. 5/5.

En résumé...

Les incontournables : Till The World Ends, I Wanna Go, Gasoline, Criminal, Don't Keep Me Waiting.
Les bombes : Trouble For Me, Seal It With A Kiss.
Les entre-deux : Hold It Against Me, Inside Out, Big Fat Bass, Up N' Down, He About To Lose Me, Selfish.
Les jetables après écoute : How I Roll, (Drop Dead) Beautiful, Trip To Your Heart.

Comme tous les albums de Britney jusqu'à présent, Femme Fatale contient du très bon, du moyen, et du quasi-minable. Et n'est-ce pas pour ça qu'on l'aime, notre Britney? Pour ses imperfections, teintées de petits bijoux?
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 14, 2011 11:26 PM MEST


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