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bir-hacheim "Le blog de bir-hacheim" (Tourcoing, France)
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Grandeur et misère de l'Armée rouge
Grandeur et misère de l'Armée rouge
par Lasha OTKHMEZURI
Edition : Poche
Prix : EUR 10,00

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Impressionnant du début à la fin., 21 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Grandeur et misère de l'Armée rouge (Poche)
Plus qu’une grande théorie ou une analyse sur l’Armée Rouge, Jean Lopez et Lasha Otkhmezuri ont fait parler une femme et quatorze hommes de leur vie et de leurs combats dans l’Armée Rouge durant la seconde guerre mondiale.

Et c’est hallucinant ! Il fallait être russe et soviétique pour tenir face aux Allemands et finalement pour l’emporter.

Je ne peux m’empêcher de vous citer un extrait de ce recueil de témoignages:

Marc Mikhaelovitch Volynets: Vanchenkin, que vous connaissez, estime que l’Armée rouge n’a pas du tout été préparée à la guerre. Je vous cite ses mots… : « Pourquoi avons-nous réussi à tenir tête ? Nous avons réussi parce que nous avons été préparés à cette guerre. Nous avons été habitués à négliger nos besoins, nos désirs, nos souhaits, à ne rien ressentir face à nos propres malheurs. Nous recevions cette réalité comme quelque chose de normal. Le système et le pouvoir nous ont préparés au pire du pire; nous ignorions la peur et nous ne réfléchissions pas; on affirmait partout que tout allait bien, que nous allions tous mourir dans la lutte comme un seul homme – ce slogan de kamikaze, c’était notre slogan le plus cher. Nous avons été voués à la victoire, mais à un cout humain monstrueux, plusieurs fois supérieur à celui des vaincus. Rien ne pouvait nous casser, nous vaincre. Nous avions l’habitude d’une vie qui oscillait entre le mauvais et le pire. Ainsi nous étions prêts pour l’auto sacrifice. Même avant la guerre, la famine était la norme chez nous. Notre horrible niveau de vie était la norme pour nous. Deux ans de camps pour cinq minutes de retard au travail, c’était la réalité de notre vie quotidienne. La chasse au paysans, la politique de dékoulakisation. Les déportations de peuples. Les purges. Le goulag. Le convoi. Les chiens. Tout ça était en nous. Nous avons été programmés pour une surtension mortelle de nos forces. Nous avons été capables de gagner la guerre, nous étions prêts à survivre et à surmonter des souffrances et des privations surhumaines. Nous étions prêts çà nous traiter nous mêmes d’une manière inhumaine. Ainsi, nous étions plus prêts pour la guerre que n’importe quelle autre nation. »

Ces anciens combattants de l’avant et de l’arrière ne cachent rien des horreurs de la guerre qu’ils ont vécue, qu’ils ont subie et fait subir… Au delà de la propagande, des commissaires politiques, ils parlent également de leur arrivée dans l’armée comme de leur retour à la vie civile…

J’ai particulièrement apprécié le témoignage d’Elena Bonner (épouse de Sakharov) et ceux des différentes nationalités engagées dans le conflit (juifs ou géorgiens par exemple).

Des témoignages crus, directs, essentiels avant que les témoins ne disparaissent. Deux d’entre eux sont d’ailleurs décédés depuis la rédaction de l’ouvrage.

A lire de toute urgence par les passionnés de l’histoire militaire de la seconde guerre mondiale.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 4, 2015 12:04 AM CET


La Blitzkrieg, mythe ou réalité ? : Une analyse historique et ludique des opérations de l'armée allemande de 1939 à 1941
La Blitzkrieg, mythe ou réalité ? : Une analyse historique et ludique des opérations de l'armée allemande de 1939 à 1941
par Herve Borg
Edition : Broché
Prix : EUR 15,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une expérience qui n'est pas allée beaucoup plus loin., 14 janvier 2015
En 2007, l'éditeur Histoire & Collections a décidé de lancer une collection "Jeux & Stratégies" dont l'objectif était visiblement d'associer un sujet d'histoire militaire avec une sélection de wargames dédiés au sujet. L'expérience tournera court avec la sortie, début 2008, d'un deuxième ouvrage consacré à la légion romaine par Frédéric Bey. On imagine bien volontiers que cette initiative de l'éditeur était née dans la rédaction du magazine Vae Victis publié par Histoire & Collections.

Malgré l'association de mes deux passions (histoire militaire & wargame), j'avais passé mon chemin sur cette initiative. A tort, sans doute.

Revenons-en à ce Blitzkrieg qui ouvrait la série. Il est d'abord le fruit du travail de deux plumes régulières du magazine Vae Victis: Hervé Borg et Philippe Naud, ce dernier s'illustrant plus particulièrement dans les articles historiques consacrés à la seconde guerre mondiale.

Ça tombe bien quand le sujet est la guerre-éclair allemande aux débuts de la seconde guerre mondiale. Il faut d'abord noté, qu'en 2007, l'ouvrage est bien marqué par le travail critique réalisé par Karl-Heinz Frieser dans un ouvrage désormais bien connu: Le mythe de la guerre-éclair (édition française en 2003).

Une première partie de l'ouvrage va s'intéresser à la genèse de l'arme blindée allemande suite à la première guerre mondiale, ses difficultés à se monter dans l'entre-deux-guerres et ses forces et faiblesses au déclenchement de la deuxième guerre mondiale.

Ensuite, les auteurs vont analyser l'évolution de la guerre blindée allemande à l'aune des opérations en France 1940, durant la guerre du désert et enfin dans les premiers mois de l'opération Barbarossa contre la Russie.

Le parti-pris est clairement de remettre en cause la légende de la "blitzkrieg", un angle de vue finalement encore peu courant en 2007 !

L'ouvrage s'accompagne de la présentation d'une sélection de wargames pour chaque époque étudiée mais également d'une ouverture de partie pour chacun des fronts majeurs étudiés: Nach Frankreich pour France 1940, Rommel in the Desert pour la guerre du Désert et la East Front Series pour Barbarossa. Bon, les photos sont un peu petites pour le suivi du détail des unités (problème récurrent dans Vae Victis d'ailleurs).

Bref, même si les jeux présentés datent un peu désormais, j'ai trouvé l'initiative louable, intéressante et finalement bien menée. Dommage que l'essai n'est pas été transformé avec d'autres thèmes...


La Revanche de la géographie : Ce que les cartes nous disent des conflits à venir
La Revanche de la géographie : Ce que les cartes nous disent des conflits à venir
Prix : EUR 14,99

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 C’est très rare que je sois aussi partagé sur un ouvrage., 8 janvier 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
De fait, je lis rarement un ouvrage qui, je le sais d’avance, ne m’intéressera pas. Pour tout dire, j’avais une grosse attente sur celui-ci car il réunissait quelques éléments d’intérêt majeurs pour sa lecture, selon mes critères personnels:

- il concerne tout d’abord la géopolitique, un de mes centres d’intérêt favori un peu trop délaissé depuis quelques temps
qui plus est, le titre laisse à penser que la géographie y joue un rôle clé. Ce qui me motive d’autant plus quand on connaît mon penchant pour « la géopolitique à la française » du géographe Yves Lacoste !
- ensuite, je trouvais intéressant d’avoir une approche résolument anglo-saxonne compte tenu de ma culture bien française du sujet ;-) mais aussi du rôle central joué par les anglo-saxons et particulièrement les Etats-Unis d’Amérique dans le monde d’aujourd’hui…
- enfin, le commentaire concis mais néanmoins très flatteur d’Henry Kissinger ne pouvait que me motiver également… !

Il y avait donc une grande attente sur cet ouvrage et bien évidemment, c’est souvent le cas, cette attente a été déçue.

Le problème est qu’il m’est difficile d’expliquer vraiment pourquoi !

Tout d’abord mes points de satisfaction:

- J’ai vraiment adoré la référence régulière à des auteurs anglo-saxons qui m’étaient souvent connus que de nom comme Mackinder, Morgenthau, Corbett, Mearsheimer. Evidemment, on croise aussi Toynbee, Mahan, Huntington, Kissinger ou Luttwak qui ne me sont pas inconnus. C’est franchement là un de mes plaisirs favoris que de croiser de nouveaux auteurs référents dans une discipline.
Les auteurs français ne sont, à ma surprise, pas absents. Un très bel hommage est rendu au travail de Fernand Braudel, on croisera aussi Raymond Aron. Y a pire !
- J’ai apprécié le champ embrassé: on part de la genèse des idées et des courants de pensée, les concepts clés sont explicités et une analyse, j’ai envie de dire pratique et engagée, de chaque point clé du monde nous est proposée. Sont couverts: la puissance américaine, de l’Empire carolingien à l’Union européenne, le complexe russe, le rêve chinois, l’Inde entre deux mondes, le réveil de l’Iran. Le chapitre « Braudel, le Mexique et la vision stratégique » clôt l’ouvrage pour les Etats-Unis.

Alor qu’est ce qui ne va pas, me direz-vous ?

- d’abord, j’ai mis un temps fou à lire ce livre et je ne peux me l’expliquer que par le style de l’auteur ou par la traduction peut être. J’ai rarement pu lire plus de vingt à trente pages d’affilée. Non que le sujet n’était pas passionnant mais la manière de poser les sujets ou le style m’ont été pénibles.
- ensuite, le titre me paraît quand même usurpé car Kaplan parle autant, si ce n’est plus, de l’histoire que de la géographie ! OK, la géographie caractérise de manière presque immuable des éléments déterminants de la géopolitique des nations mais l’histoire a sacrément marqué les constructions géopolitiques et l’auteur y fait référence en permanence. Sur ce point là, l’auteur est vraiment moins efficace qu’Yves Lacoste par exemple.
- un autre point qui m’a dérangé c’est aussi la référence à ses expériences de voyages personnels. Le passage d’une frontière qui lui permet de poser le début d’une réflexion géopolitique… ça fait très « récit à l’américaine » mais ça tombe souvent à plat chez moi.

Au final, j’ai donc plutôt bien aimé cet ouvrage pour les apports théoriques et les analyses actuelles et futures sur notre monde toujours en évolution géopolitique. Mais sincèrement dans ma bibliothèque, je reprendrai bien plus volontiers l’un de mes Chaliand, Encel ou Lacoste !


Raid sur Amiens
Raid sur Amiens
par Robert Lyman
Edition : Broché
Prix : EUR 23,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Sur la Résistance et l'opération Jéricho. Haletant !, 20 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Raid sur Amiens (Broché)
L’opération Jéricho me disait vaguement quelque chose. En fait, j’ai souvent zappé l’histoire de la Résistance française durant la seconde guerre mondiale. De même, l’auteur, Robert Lyman, m’est également inconnu.

Pour résumer, c’était mal parti mais c’était sans compter sur les Mosquitos de la couverture qui m’ont fait de l’oeil. J’ai toujours eu un faible pour cet avion en bois, très véloce et spécialisé dans les vols et les attaques à basse altitude.

Et bien je n’ai pas été déçu par ma lecture.

Et ce en quatre points:

- Robert Lyman est un bon conteur qui, par son style, anime bien son récit. C’est finalement assez rare dans les ouvrages d’histoire.
- La première partie de l’ouvrage est consacrée aux mouvements de résistance principalement en Picardie mais aussi à l’engagement des différents services britanniques dont le MI6 et le SOE. J’ai découvert que l’année 1943 et le début 1944 avaient été particulièrement difficiles face à des services allemands, et malheureusement français, performants.
- Une belle partie est consacrée au Mosquito, sa genèse, ses carcartéristiques, sa doctrine d’emploi
- Le gros morceau est bien sûr constitué par la narartion de la préparation et de la réalisation du raid sur la prison d’Amiens. Visiblement, les équipes pilote/navigateur étaient très performantes car le préavis fut bref et les renseignements techniques parcellaires.

L’ouvrage se termine sur le sort des évadés et des blessés ainsi que sur les différentes hypothèses et polémiques mises en avant depuis 1946. Visiblement Robert Lyman veut apporter une pierre « défintive » sur le sujet.

Si on ajoute à tout ça des notes de recherche de l’auteur, une bibliographie dense, un glossaire, un index des personnes et quatre cartes, on a là un beau travail de traduction et d’édition réalisé par Ixelles Editions. Visibleement, cet éditeur belge a traduit deux autres ouvrages de Robert Lyman.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 5, 2015 10:43 AM CET


Les routes de la liberté : La logistique américaine en France et en Allemagne 1944-1945
Les routes de la liberté : La logistique américaine en France et en Allemagne 1944-1945
par Nicolas AUBIN
Edition : Relié
Prix : EUR 39,95

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Important, passionnant et indispensable !, 22 novembre 2014
J’avais déjà croisé la route de Nicolas Aubin au travers d’articles dans les revues d’histoire militaire, il nous livre ici ce qui est, pour moi, son premier ouvrage dans le domaine. Et sincèrement, je pense que c’est une grande réussite. J’irai même plus loin, je range cet ouvrage parmi mes ouvrages importants de l’année 2014, aux côté de la biographie de Joukov de Lopez/Otkhmezuri et du « Sous le feu » du colonel Michel Goya, c’est dire !

« Les routes de la liberté » ont pour sujet : la logistique américaine en France et en Allemagne, 1944-1945.

Sujet trop peu traité dans l’historiographie de la seconde guerre mondiale et sur lequel Nicolas Aubin nous livre une étude complète, profonde et multidimensionnelle. L’auteur va plonger dans l’histoire de la jeune nation américaine pour comprendre la genèse de la logistique « made in USA« , remettant en perspective les forces mais surtout des faiblesses qu’on imagine rarement. Tout le long de l’ouvrage, Nicolas Aubin va d’ailleurs pointer les insuffisantes américaines associées à un solide sens de l’adaptation qui va leur permettre systématiquement de redresser la situation et de conceptualiser des process plus efficaces jusqu’à en devenir redoutables !

Un beau chapitre est consacré à la planification des opérations logistiques spécialement en vue du D-Day: les enjeux colossaux en termes de débarquement et d’approvisionnement du D-Day, ce qui se passe en bien et en mal, le rôle des ports artificiels et l’impact de la tempête de juin, la difficulté à prendre des ports; bref, le retard pris sur le master plan.

Avec l’opération Cobra, la percée tant attendue va avoir lieu et les lignes de ravitaillement vont s’allonger très rapidement, la machine logistique va inexorablement se dérégler entraînant dysfonctionnements sur dysfonctionnements. Au delà de la mise en place des voies du « Red Ball Express », on en verra les limites, l’impact sur l’usure des hommes et des matériels, le recours délicat au transport aérien et les comportements déviants aux différents niveaux opérationnels pour la lutte à l’attribution des approvisionnements.

Avec la volonté d’Eisenhower de progresser sur un front large, la machine logistique va se bloquer peu à peu. Nicolas Aubin relativise cependant le phénomène, chiffres à l’appui, et nous démontre la capacité d’adaptation réelle des Américains pour corriger le problème rapidement. Après l’arrêt de l’hiver 1944, on aura droit à une logistique bien mieux huilée lors la pénétration en Allemagne au printemps 1945.

Dans un beau chapitre terminal, Nicolas Aubin nous propose une intéressante analyse comparée des systèmes de la Blitzkrieg allemande et des fronts soviétiques de 1945. Lors de la lecture de l’ouvrage, on a eu quelques regards positifs en contrepoint sur la logistique britannique. Peut-être aurons-nous l’occasion d’en savoir plus dans un autre ouvrage ? ;-)

Au final, un ouvrage évidemment assez technique mais avec un auteur capable de passer rapidement d’une vision stratégique à des considérations très « raz du terrain ». On a donc ici une capacité d’analyse et de synthèse réellement remarquable. On sent également que l’auteur a fourni un énorme travail de recherche documentaire (voir sa bibliographie et ses notes régulières).

Qui plus est, et j’y suis attaché, c’est un ouvrage bien écrit dans un style qui sait rendre vivante une matière quand même assez aride.

Maintenant, il faut souligner aussi l’importance du travail réalisé par l’éditeur, Histoire & Collections, qui a donné à Nicolas Aubin un écrin de toute beauté à son travail d’écriture: qualité des illustrations , rareté des médias, tableaux, ordre de bataille, cartes en soutien.

Donc un texte remarquable pour un travail d’édition qui l’est tout autant. Indispensable dans toute bibliothèque consacrée à la seconde guerre mondiale mais aussi à l’histoire militaire dans son ensemble.


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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Utile !, 20 novembre 2014
Le temps passant, les batteries de mes appareils mobiles tiennent moins la charge. Ce qui ne me dérange pas trop dans la vie courante. Par contre, lors de mes déplacements à l'étranger, cela devient vite la galère pour trouver une prise libre dans une gare, un aéroport et je ne parle pas dans l'avion bien évidemment.
C'est ce qui m'a fait m'intéresser à cette batterie externe.

Un bon petit produit. esthétique, prend peu de place et le cable multi-connexion est bien utile également.
Seuls petits défauts: l'absence de visualisation de la charge disponible et un temps de chargement assez long quand même.
Mais vu le rapport qualité-prix et le service rendu, pas de souci !


Comte de Chambrun, général sorti du rang.
Comte de Chambrun, général sorti du rang.

4.0 étoiles sur 5 Un parcours à travers plus de 50 années capitales de l'histoire de la France., 4 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Comte de Chambrun, général sorti du rang.
J’avais déjà croisé ce général Aldebert de Chambrun au Maroc aux côtés de Lyautey. J’avoue de pas en avoir su beaucoup plus pendant longtemps que son rôle dans les opérations lors de la guerre du Rif (1921-1926). Le hasard m’a dirigé vers ce livre, assez court, de son fils: René de Chambrun.

Il ne s’agit pas à proprement parler d’une biographie mais plutôt d’un document de famille nous faisant traverser plus d’un demi-siècle de l’histoire de la France métropolitaine mais aussi de l’empire colonial français.

Car Aldabert de Chambrun a un parcours époustouflant: il a grandi aux Etats-Unis, il s’engage comme simple canonnier dans l’armée française, devient sous-officier puis sous-lieutenant au mérite. On va le retrouver dans la célèbre expédition africaine Foureau-Lamy. Puis se sera la 1ère guerre mondiale où, à Verdun, il commande l’artillerie de la 40ème D.I. Son plus grand fait d’armes restera finalement son rôle dans la guerre du Rif aux côtés du maréchal Lyautey qui, visiblement, l’avait en très haute estime.

On pourrait penser qu’il s’agit donc ici d’un simple ouvrage relatant la carrière d’un officier de l’armée française à l’époque de la grandeur de l’armée « la meilleure du monde » et de l’empire. Mais cet ouvrage n’est pas que cela car la famille de Chambrun est apparenté à La Fayette. Tout au long de l’ouvrage, on va croiser, dans l’intimité de la famille, des hommes politiques, des généraux, des présidents des Etats-Unis ou des chefs de gouvernement français et même le célèbre Savorgnan de Brazza, beau-frère d’Aldebert.

Quelle histoire de famille à travers une sacrée époque !

De plus, René de Chambrun nous narre cette saga familiale avec un entrain, un rythme, une joie de vivre bien agréables à lire.

L’ouvrage se termine sur la seconde guerre mondiale et en particulier sur un déjeuner qui rassembla, juste avant la Libération: Otto Abetz, ambassadeur d’Allemagne, Pierre Laval et Edouard Herriot !

A noter que René de Chambrun était le mari de Josée Laval, fille unique de Pierre Laval auquel il a consacré plusieurs ouvrages.

Bref un beau moment de lecture.

Comte de Chambrun, général sorti du rang. Par René de Chambrun aux éditions « Atelier Marcel jullian » en 1980. 270 pages avec un carnet de photos et reproductions en n/b hors texte.

On trouve, sur Amazon, de nombreux exemplaires d’occasion pas chers. Ce serait dommage de passer à côté… ;-)


La Guerre de la France au Mali
La Guerre de la France au Mali
Prix : EUR 12,99

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une somme impressionante !, 28 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Guerre de la France au Mali (Format Kindle)
Jean-Christophe s’affirme clairement comme le spécialiste des engagements modernes de l’armée française. Après son excellent « Le crocodile et le scorpion » consacré à la crise ivoirienne, le voilà en prise avec un sujet d’actualité encore plus récent: la guerre de la France au Mali.

La méthode de Jean-Christophe Notin est bien rodée désormais. Il s’agit d’une démarche d’investigation basée, avant tout, sur les interviews pertinentes de témoins des événements analysés. D’aucuns critiqueront sans doute le parti-pris pro-français, les témoignages étant principalement de sources françaises. Maintenant, je souhaite bien du courage à ceux qui souhaitent interviewer les différents tenants de la partie adverse: AQMI, MUJAO and so on…

Ici encore, l’ouvrage de Jean-Christophe Notin embrasse bien des angles de vue à la fois: géopolitique, politique, diplomatie et bien sûr militaire. On a là une immersion réelle dans ce qui constitue la réalité africaine dans toute sa richesse et sa complexité. Il n’était pas évident de comprendre les évolutions des différentes composantes du conflit malien dans le temps passé comme dans la crise actuelle. L’auteur maîtrise bien son sujet. Dans la dimension politique et diplomatique, il s’en sort également avec brio. Mais c’est bien sûr sous l’angle militaire que sa méthode est particulèrement efficace: les militaires se sont confiés à J-C Notin. On sent, comme avec Jean-Dominique Merchet, la confiance qu’ils ont placée dans l’auteur.

En conséquence, on navigue en permanence du politique au militaire, des état-majors parisiens aux combattants sur le terrain. J’ai trouvé que les dimensions projection rapide et logistique étaient particulièrement bien prises en compte.

Si on comprend une spécificité française bien maîtrisée et efficace pour ce genre d’opération, on ressent aussi les limites de la manoeuvre: manque d’unités projetables et de moyens de projection, faiblesse des moyens de renseignement, usure des matériels. Combien de temps encore l’armée française pourra-t-elle se projeter d’une telle manière ? On sent qu’on atteint la limite. Alors, la Centrafrique et Irak/Syrie…

En fait, il est difficile de caractériser clairement cet ouvrage qui est à la fois un livre de géopolitique, un grand-reportage et un recueil de témoignages clés. Dans tous les cas, c’est un ouvrage très riche avec une démarche d’investigation vraiment exemplaire. On s’attend évidemment désormais à avoir la même approche pour la Centrafrique… ;-)

Donc, une fois encore, si vous vous intéressez, comme moi, à l’Afrique, aux théâtres d’opérations extérieures de l’armée française, et au rôle de la France en Afrique, cet ouvrage est indispensable ! Seul bémol peut-être, les six cent cinquante pages bien denses de l’ouvrage représentent un gros effort de lecture. Mais quand on aime…
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 15, 2014 7:47 PM CET


Le Maitre d'Armes
Le Maitre d'Armes
par Brandon Webb
Edition : Broché
Prix : EUR 21,00

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Navy Seal, sniper et formation dans les forces spéciales US., 10 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Maitre d'Armes (Broché)
Les éditions Nimrod sont bien connues désormais du public francophone pour leur capacité à dénicher et à traduire des best-sellers américains et britanniques consacrés aux unités de forces spéciales. Je me fais l’écho régulier de ces publications à mon plus grand bonheur.

Ce coup-ci, l’éditeur a choisi le récit de Brandon Webb, Navy Seal, et nous propose son parcours professionnel et personnel au sein de l’élite des forces spéciales US:

- Brandon Webb nous présente son contexte personnel et familial qui l’amena à s’engager dans la Navy
- son parcours difficile pour intégrer le stage BUD/S d’entrée chez les Seals ainsi que le stage en lui-même – toujours impressionnant
- la dimension énorme que représentent l’entraînement permanent et les différentes qualifications
- sa formation dans la spécialité de sniper
- l’ouvrage se distingue particulièrement sur la dimension formation et pédagogique car Brandon Webb va développer le parcours sniper et faire évoluer les cycles de formation de cette spécialité au sein des Navy Seals mais également au delà
- on a également droit à la restitution d’opérations sur le terrain en Afghanistan
- enfin, Brandon Webb ne cache rien des conflits et des rivalités internes au sein de l’unité d’élite

Bref un ouvrage une fois de plus très complet qui met particulièrement en valeur la formation de ces soldats d’élite que sont les Navy Seals.

Un ouvrage captivant de bout en bout à ne pas manquer si les forces spéciales vous intéressent.


Souvenirs 1939 - 1946
Souvenirs 1939 - 1946
par Jean MAURAS
Edition : Broché
Prix : EUR 27,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un jeune officier dans les services arrières de la 2ème DB., 24 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Souvenirs 1939 - 1946 (Broché)
Comme bien d’autres, Jean Mauras va être pris dans la tourmente engendrée par la seconde guerre mondiale.

Appelé du contingent en 1939, aspirant dans les chars de combat, Jean Mauras va se retrouver dans l’armée de l’Armistice en Afrique du Nord, s’opposer au débarquement allié lors de l’opération Torch puis il va basculer dans les « Free French » et dans la 2ème DB de Leclerc.

On pourrait se dire qu’il s’agit d’un témoignage de plus sur la période mais il est particulièrement intéressant car il est basé sur les carnets pris sur le vif par le jeune officier qui n’est pas dans les unités de combat mais dans les services arrières de la réparation et de l’entretien des véhicules. On va donc tout spécialement suivre la 2ème DB de la Normandie à la libération de Paris et des Vosges à l’Allemagne. On se rend compte qu’au delà de la geste de la grande unité , il y a les grandeurs et servitudes de la vie militaire, même en temps de guerre, ainsi que les fêtes et les bombances qui ont laissé des souvenirs impérissables… Ah cette folle jeunesse engagée dans la guerre !

Bref, un témoignage très vivant qui, s’il renferme des inexactitudes formelles, n’en restitue pas moins une ambiance de guerre vue des unités de service. Intéressant et instructif.


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