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bir-hacheim "Le blog de bir-hacheim" (Tourcoing, France)
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Envoyez les hélicos
Envoyez les hélicos
par Verborg Pierre
Edition : Broché
Prix : EUR 18,90

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un ouvrage rare., 14 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Envoyez les hélicos (Broché)
L’auteur en est Pierre Verborg, colonel dans l’aviation légère de l’Armée de terre (ALAT), qui fut à la tête des opérations de combat aéromobile durant la guerre de Libye en 2011.

Avant tout, on peut s’attendre à une excellente restitution d’une opération aéromobile. A ce titre, ce témoignage est très instructif: préparation de l’action, mise en condition du GAM (groupement aéromobile, sa « meute ») , modes opératoires, opérations, l’essentiel y est.

On pourra éventuellement objecter l’absence de dimension géopolitique sur ce conflit. Car cette guerre a ouvert une boîte de pandore qui n’est pas prête de se refermer: oppositions entre tribus de Cyrénaïque, du Fezzan et de Tripolitaine, ouverture d’un axe non contrôlé de flux migratoires vers l’Europe, foyers d’islamisme radical et de trafics en tous genres… Les plaies libyennes ne sont pas prêtes de se refermer.

Mais ce n’est pas le propos du colonel Verborg et son ouvrage se distingue avant tout sur deux points:

il constitue un témoignage passionnant sur le commandement, le chef et ses subordonnés, les rapports à la hiérarchie, la manoeuvre interarmes, la motivation, la préparation, la gestion du stress des hommes et des machines, la fatigue, la solitude du chef, l’importance de la mission,le professionnalisme, la mort
il est également une magnifique leçon de management à destination du monde de l’entreprise et des entrepreneurs. La postface de Geoffroy Roux de Bézieux du Medef l’explique fort bien.

Si on ajoute à ça la restitution d’opérations en Côte d’Ivoire ou encore récemment au Mali, vous avez là de bien bonnes raisons de ne pas passer à côté de cet ouvrage.

De fait, depuis, les ouvrages du colonel Goya, je n’ai pas vu mieux ! A ne rater sous aucun prétexte, vous ne le regretterez pas.

Un chef, des missions de combat, le sens des responsabilités, des valeurs humaines et morales indéniables. Mes respects, Mon Colonel !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 2, 2015 12:06 PM MEST


Les juteux - L'envers de la médaille
Les juteux - L'envers de la médaille
par Maurice A. Guillot
Edition : Reliure inconnue

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Aller au delà du titre et de la couverture..., 11 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les juteux - L'envers de la médaille
Ce roman de Maurice Guillot, édité en 1962, nous plonge avec efficacité, lucidité et véracité, dans la vie de la « gens » militaire durant la guerre d’Indochine.

Les motivations, gloires, servitudes et état d’esprit du corps des sous-officiers sont particulièrement mis en valeur dans un récit haut en couleurs.

Que se soit au cours des opérations militaires ou à l’arrière (état-major, intendance, dégagements), les portraits sont riches et très marqués dans leurs forces et faiblesses.

L’auteur, qui a servi en Indochine, nous livre ici un roman qui apporte beaucoup à l’amateur d’histoire sur cette période bien particulière et passionnante que furent l’immédiat après guerre et la guerre d’Indochine.

A vous procurer sans hésitation malgré le titre et la couverture peu engageants !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 30, 2015 6:53 PM MEST


Osons dire la vérité à l'Afrique
Osons dire la vérité à l'Afrique
par Lugan Bernard
Edition : Broché
Prix : EUR 21,00

61 internautes sur 64 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une fois de plus, Bernard Lugan part en guerre contre quelques idées reçues sur l’Afrique., 31 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Osons dire la vérité à l'Afrique (Broché)
Cela fait plusieurs années que je suis les travaux de l’auteur, que ce soit via sa newsletter mensuelle « L’Afrique Réelle » disponible sur abonnement ou au travers de ses ouvrages nombreux, particulièrement depuis qu’il a pris sa retraite de l’Université française.

Dans ce dernier ouvrage, les lecteurs habituels ne seront pas dépaysés. Ils retrouveront les thèmes et l’approche spécifique de l’auteur avec des données largement actualisées.

Les autres lecteurs découvriront plusieurs aspects du personnage:

- sa propension à défourailler contre ce qu’il considère comme des idées reçues sur l’Afrique, son sujet d’étude depuis les années 80
- son écriture directe, claire, construite, étayée et décidée à en découdre avec ses opposants déclarés ou non
- sa cartographie couleurs simple mais toujours très claire

L’ouvrage dont il est question ici est construit autour de trois grandes parties:

- Et pourtant l’Afrique était bien partie: mythes et fantasmes du PIB, les fausses lunes du « recul de la pauvreté » et de l ‘immigration choisie », le rôle des matières premières. Lugan illustre son propos par un chapitre final sur l’Algérie et l’Afrique du Sud, pays comblés mais à l’avenir plus qu’incertain…
- Les mauvaises « bonnes solutions »: Bernard Lugan taille des croupières au NEPAD, au re-découpage des frontières, au diktat démocratique et à l’ « économie de comptoir » que représentent les stratégies US et chinoise
- Pas de solution sans vérité: pour l’auteur, les problèmes clés sont le suicide démographique, la reconnaissance de la réalité ethnique et la sortie du credo de la victimisation/culpabilisation

Bernard Lugan a ses soutiens (j’en suis) et ses détracteurs. Peu lui chaut d’ailleurs. Concernant un continent africain en crise régulière, je ne peux qu’attester de la pertinence de ses analyses, année après année. Si vous ne connaissez – toujours – pas l’auteur, allez à sa découverte; je pense que vous ne le regretterez pas ! ;-)
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (9) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 29, 2015 6:30 AM MEST


Les nazis en fuite
Les nazis en fuite
par Gerald Steinacher
Edition : Broché
Prix : EUR 24,00

22 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Plongée au sein des filières de fuite de l’Europe par les nazis., 27 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les nazis en fuite (Broché)
Je ne connais pas l’auteur, Gerald Steinacher, dont c’est le premier ouvrage traduit en français.

« Les nazis en fuite » est le résultat de ses travaux de recherche universitaire consacrés aux crimes de guerre durant la seconde guerre mondiale. Il s’agit incontestablement d’un travail en profondeur appuyé par des notes abondantes et une bibliographie très dense.

L’auteur expose par le détail les lignes de fuite, les différentes étapes, les pays d’exfiltration, le rôle central joué par le Tyrol du sud (province germanophone devenue italienne durant l’entre deux-guerres) mais aussi par des organisations humanitaires ou étatiques: CICR (Croix Rouge), l’Eglise Romaine et le Vatican, les services de renseignements occidentaux et en particulier américains. Il appuie ses démonstrations sur des exemples connus (Eichmann, Mengele, Priebke, Barbie, Rudel, Nicolussi-Leck) mais aussi sur de nombreux cas moins connus.

Je suis sorti de cet ouvrage avec quelques certitudes:

L’immédiat après-guerre se caractérise par des millions de réfugiés: populations déplacées par les combats, prisonniers de guerre, personnes déplacées et apatrides postérieurement à la guerre. Beaucoup rentrèrent dans leur pays d’origine quoique le début de la guerre froide freina les ardeurs pour ce qui est des pays de l’est. Au milieu de ces flux aux volumes impressionnants, certains décidèrent de tenter leur vie vers d’autres cieux: Amérique du Nord, Amérique Centrale et du Sud, Proche-Orient. Les états sur lesquels stationnaient et transitaient ces réfugiés souhaitant résoudre le problème au plus vite, les procédures de contrôle furent allégées et, de manière surprenante, souvent confiées à des structures non étatiques comme le CICR en Italie par exemple.
Le début de la guerre froide fit changer le prisme de lecture d’instances comme le Vatican ou les nations anglo-saxonnes quant aux nazis et aux criminels de guerre: la lutte contre le communisme l’emporta largement sur la punition des crimes de guerres et les facteurs moraux. De même, les nations qui n’avaient pas vécu la guerre, comme les pays d’Amérique du Sud, virent l’opportunité de capter des personnels et techniciens pour le commerce, les industries et leurs forces armées. Les services de renseignement, quant à eux, virent l’intérêt de collaborer avec des réseaux expérimentés en termes de renseignement et contre-renseignement, particulièrement en Allemagne, en Europe Centrale ou du Sud. Bref, les ennemis d’hier devenaient plus fréquentables, leur anti-communisme étant patent.
Enfin, il y eut aussi la propension des nations à passer à autre chose, à oublier la guerre face aux enjeux de la reconstruction ou de la guerre froide. L’auteur met particulièrement en lumière ce besoin d’oubli jusqu’à une période récente où les facteurs moraux ont repris le dessus mais bien trop tard pour aller rechercher des acteurs décédés entretemps pour la plupart.
Bref, aux impératifs moraux se substitua rapidement une approche pragmatique du problème: lutte contre le communisme, réseaux de renseignement, acquisition de savoir-faire et de technologies (on se souvient de Werner von Braun à la NASA).

Au final, cet ouvrage est parfait pour faire le point sur un sujet plutôt méconnu et parfois romancé comme avec le « dossier Odessa« . J’ai cependant une critique majeure: la lecture du texte m’a été particulièrement pénible, j’ai trouvé que l’ouvrage manquait de construction claire avec des redondances régulières sur des poins déjà abordés, une approche très « micro » pour argumenter sur des thèses générales, un manque de données chiffrées, de contextualisation. En fait, c’est la conclusion que je trouve finalement le plus fluide.

Il eut été intéressant également de croiser plus clairement le sujet avec les efforts faits par les nations et les peuples qui avaient subi l’invasion et la répression nazie pour retrouver et condamner les criminels de guerre (on se souvient particulièrement de la traque d’Adolf Eichmann par le Mossad israélien largement médiatisée).

Les nazis sont en fuite. Gerald Steinacher. Aux éditions Perrin en février 2015. 462 pages. Avec notes abondantes, bibliographie et index.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 4, 2015 5:29 PM MEST


L'adieu à saïgon
L'adieu à saïgon
par Larteguy Jean
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 La fin d’une époque. Ambiance., 7 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'adieu à saïgon (Broché)
Nettoyant ma bibliothèque, je suis retombé sur ce court texte du reporter Jean Lartéguy. J’ai toujours aimé Lartéguy qui a bourlingué pas mal de par le monde et qui a laissé des textes intéressants: enquêtes, récits, reportages et romans célèbres.

Jean Lartéguy nous livre ici le récit de sa présence à Saigon du 25 avril au 29 main 1975 lors de la chute de la ville entre les mains du régime du Vietnam du Nord.

A l’occasion de ce récit enlevé, il revisite l’histoire de l’Indochine, la présence française, l’intervention américaine, les travers de l’administration du Vietnam du Sud, sa perception du conquérant et il nous livre aussi son sentiment sur la ville de Saigon en elle même et sur les événements qui ont précipité sa chute.

Lartéguy nous plonge, avec talent, dans les dernières semaines de la ville: « J’y étais venu pour la première fois en 1950. Je l’avais aimée et détestée pendant vingt cinq ans. C’était une sacrée garce, canaille, sensuelle, rapace qui aimait les épices et les parfums violents, qui se prêtait aux uns et aux autres et ne se donnait jamais à personne. Une ville libre et qui ne le serait plus. …/… Adieu , Saigon ! »

Pour rappel, la ville s’appelle désormais Ho-Chi-Minh Ville.

Un texte d’ambiance écrit à chaud, et à vif, fin 1975. 222 pages aux éditions Presses de la Cité. Avec un cahier photos en n/b et des annexes.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : May 2, 2015 4:42 PM MEST


Lyautey
Lyautey
par Arnaud TEYSSIER
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Dans l'intimité de la légende..., 6 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lyautey (Broché)
La biographie n’est pas un genre historique comme les autres. Au delà des faits historiques, l’auteur cherche à bâtir le profil psychologique, l’évolution de l’homme de son enfance à sa mort, à situer l’homme dans son temps.

A la lecture de ce Lyautey, il va sans dire que l’auteur, Arnaud Teyssier a la passion de son sujet mais aussi de son époque. Pour pénétrer son sujet, il a été particulièrement aidé par Hubert Lyautey en personne car ce dernier a laissé une correspondance plus qu’abondante, quoique expurgée par lui même et par son neveu, Pierre Lyautey, son exécuteur testamentaire.

La personnalité riche et complexe de Lyautey constitue bien la trame de l’ouvrage; en cela, ce livre est une bonne biographie. Au delà de sa discipline militaire, Lyautey s’intéressait beaucoup aux arts et lettres mais aussi à la politique. Il fut d’une grande activité épistolaire et sa fréquentation des salons, de par le monde, a été régulière. Arnaud Teyssier va donc nous offrir un tour de plus de 50 ans dans les arcanes de la pensée et de la vie politique de la IIIème république.

Evidemment, le sujet reste toujours centré sur la vie militaire du maréchal qui va voir sa vie basculer vers les colonies sur le tard mais avec un maître indiscutable en la personne de Joseph Galliéni tant en Indochine qu’à Madagascar. Le Maroc sera la grande aventure de sa vie car, Résident Général, il en sera le maître, le bâtisseur, l’ordonnateur, loin de Paris mais tout en respect des habitants, des institutions politiques et judiciaires ainsi que du mode de vie traditionnel. La dynastie régnante au Maroc et le pays moderne doivent beaucoup à Lyautey.

Etrangement, c’est sur cette partie que l’ouvrage m’a le plus laissé sur ma faim. J’attendais plus car le fait marocain est tellement déterminant dans la vie du personnage.

Au final, j’ai refermé ce livre avec une grande satisfaction. Celle d’avoir été mené dans une époque, auprès d’un figure importante de l’expansion coloniale française.

Une biographie « écrite à l’ancienne », avec du style et de la passion, par un auteur connaissant bien son sujet, sûrement trop proche des idées de Lyautey mais comment rester indifférent à une telle personnalité !

Lyautey. Une biographie d’Arnaud Teyssier aux éditions Perrin en 2004. Avec un cahier photos en n/b, 4 cartes hors texte, une belle biographie commentée et un index. 468 pages.

A noter que l’ouvrage a été réédité en 2009, toujours par les éditions Perrin, dans sa collection de poche « Tempus ».


Lyautey
Lyautey
par Arnaud TEYSSIER
Edition : Poche
Prix : EUR 11,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Dans l'intimité de la légende..., 6 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lyautey (Poche)
La biographie n’est pas un genre historique comme les autres. Au delà des faits historiques, l’auteur cherche à bâtir le profil psychologique, l’évolution de l’homme de son enfance à sa mort, à situer l’homme dans son temps.

A la lecture de ce Lyautey, il va sans dire que l’auteur, Arnaud Teyssier a la passion de son sujet mais aussi de son époque. Pour pénétrer son sujet, il a été particulièrement aidé par Hubert Lyautey en personne car ce dernier a laissé une correspondance plus qu’abondante, quoique expurgée par lui même et par son neveu, Pierre Lyautey, son exécuteur testamentaire.

La personnalité riche et complexe de Lyautey constitue bien la trame de l’ouvrage; en cela, ce livre est une bonne biographie. Au delà de sa discipline militaire, Lyautey s’intéressait beaucoup aux arts et lettres mais aussi à la politique. Il fut d’une grande activité épistolaire et sa fréquentation des salons, de par le monde, a été régulière. Arnaud Teyssier va donc nous offrir un tour de plus de 50 ans dans les arcanes de la pensée et de la vie politique de la IIIème république.

Evidemment, le sujet reste toujours centré sur la vie militaire du maréchal qui va voir sa vie basculer vers les colonies sur le tard mais avec un maître indiscutable en la personne de Joseph Galliéni tant en Indochine qu’à Madagascar. Le Maroc sera la grande aventure de sa vie car, Résident Général, il en sera le maître, le bâtisseur, l’ordonnateur, loin de Paris mais tout en respect des habitants, des institutions politiques et judiciaires ainsi que du mode de vie traditionnel. La dynastie régnante au Maroc et le pays moderne doivent beaucoup à Lyautey.

Etrangement, c’est sur cette partie que l’ouvrage m’a le plus laissé sur ma faim. J’attendais plus car le fait marocain est tellement déterminant dans la vie du personnage.

Au final, j’ai refermé ce livre avec une grande satisfaction. Celle d’avoir été mené dans une époque, auprès d’un figure importante de l’expansion coloniale française.

Une biographie « écrite à l’ancienne », avec du style et de la passion, par un auteur connaissant bien son sujet, sûrement trop proche des idées de Lyautey mais comment rester indifférent à une telle personnalité !
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 20, 2015 6:48 PM CET


Israël contre le Hezbollah : Chronique d'une défaite annoncée 12 juillet - 14 août 2006
Israël contre le Hezbollah : Chronique d'une défaite annoncée 12 juillet - 14 août 2006
par Michel Goya
Edition : Broché
Prix : EUR 16,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Excellente synthèse sur la guerre de 2006 au Liban Sud., 20 février 2015
Comment en un petit format (180 pages) faire le point sur les tenants et aboutissants d’un conflit qui a duré un mois, détecter les points forts et les points faibles des belligérants et en tirer de conclusions et voir l’impact sur la nouvelle doctrine de Tsahal, l’armée d’Israël, pendant et au delà de l’Opération Plomb durci à Gaza en 2008 ?

C’est ce qu’ont réussi à faire deux officiers, tous deux impliqués dans la recherche sur la doctrine d’emploi des forces de l’Armée Française.

Comme souvent avec le colonel Goya, l’approche du sujet est multidisciplinaire: militaire, diplomatique, sociologique, médias.

Dans un premier temps, on part de l’événement déclencheur (une embuscade au nord de l’état hébreu) et on va voir la montée aux extrêmes décidée par le gouvernement israélien.

Ensuite, un point précis est fait tant sur Tsahal en 2006 que sur l’évolution des forces armées de l’organisation chiite du Liban Sud: le rôle de l’Iran, l’évolution de la doctrine d’emploi de ses forces stratégiques (roquettes, fusées) et tactiques (combattants et miliciens sur le terrain).

Une grand partie est consacrée à la succession des opérations, mettant en exergue les difficultés – nombreuses – rencontrés par Israël face à un adversaire déterminé et bien préparé. La montée en puissance israélienne est expliquée, analysée, critiquée de manière fine et dans un langage facile d’accès même pour les profanes de la « res militaris ».

L’ouvrage, publié en 2013, se termine sur une synthèse précise de l’impact sur les stratégies et tactiques des deux adversaires ainsi que sur l’adaptation déjà observée lors de l’opération à Gaza en 2008.

Au final, cet ouvrage est vraiment un must sur le conflit mais également un magnifique exemple de synthèse tant sur une opération que sur les doctrines d’emploi des forces armées dans un contexte international et de communication de crise. Bref, un modèle du genre qui peut servir de référence dans bien des cas et même sur des sujets non militaires.

Avec sources, quatre cartes hors-texte, état de l’arsenal du Hezbollah libanais et bibliographie.


Foch
Foch
par Jean-Christophe NOTIN
Edition : Broché
Prix : EUR 26,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un excellent moment de lecture., 30 janvier 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Foch (Broché)
Ferdinand Foch fait partie d’une mythologie guerrière bien spécifique: celle des généraux à la tête des armées françaises durant la 1ère guerre mondiale: Joffre, Pétain, Nivelle,… et Foch . Selon les époques, ils furent adulés ou critiqués, vues les pertes effroyables qui caractérisèrent ces quatre années de guerre du début du 20ème siècle.

Evidemment, Ferdinand Foch tient une place unique car il fut le général à la tête des troupes alliées à l’ouest qui remportèrent la victoire sur les puissances centrales en 1918. En fait, Foch ne fut jamais à la tête des seules armées françaises comme Joffre ou Pétain mais bien le commandant en chef, coordinateur des armées françaises, britanniques, américaines, belges et italiennes.

Cette position fut très particulière car, au delà des talents militaires, il fallait également un solide don de persuasion, de l’autorité et de la diplomatie.

C’est dire tout l’intérêt qu’il faut porter à la biographie d’un tel personnage historique.

Evidemment, Jean-Christophe Notin restitue le parcours de cet officier très croyant (ce qui lui posa bien quelques problèmes dans une époque bien anti-cléricale), instructeur et théoricien de la guerre, confronté dès le début de la guerre en Lorraine, sur la Marne et en Flandres à une guerre bien différente de ce qu’il avait imaginé. C’est d’ailleurs sur le terrain des Flandres qu’il révélera deux de ses talents majeurs: sa volonté inébranlable et communicative ainsi que sa capacité à gérer les relations avec les alliés britanniques et belges.

L’ouvrage de Jean-Christophe Notin n’est pas seulement un ouvrage d’histoire militaire, il nous plonge également dans l’histoire de la IIIe République, le parlementarisme, les rapports changeants entre pouvoir politique et la conduite de la guerre. Le tout s’appuie sur un travail de recherche très important et minutieux, caractéristique de l’auteur. J-C Notin croise volontiers les différentes mémoires, correspondances, rapports officiels sans jamais prendre partie pour ou contre son sujet.

Ce qui fait un ouvrage bien équilibré dans lequel j’ai particulièrement apprécié ceux consacrés à l’accession au commandement suprême de 1918 ainsi que ceux consacrés à la négociation des traités et à la fin de la vie de Foch. Je ne me suis ennuyé à aucun moment.

Tout au long de l’ouvrage, on peut également remarquer l’importance des rivalités, des amitiés, des coteries, des jalousies tant dans le pouvoir militaire que civil dans un contexte historique particulièrement pesant.

Dans cette biographie, l’auteur ne restitue pas seulement les faits mais replace l’homme dans sa vie personnelle et professionnelle, dans son temps, avec ses forces et ses faiblesses, pris dans le maelström d’un des plus grands conflits de l’histoire de l’humanité et ce à un âge déjà avancé.

J’ai jusqu'ici toujours bien apprécié les différents ouvrages qu’il m’a été donné de lire de Jean-Christophe Notin. Il s’en sort très bien aussi sur celui-ci, ajoutant à un travail de recherche minutieux, un talent narratif incontestable.

Au final, on retiendra de Foch sa foi certaine, sa confiance inébranlable en sa méthode et dans la victoire, sa capacité à mobiliser ses interlocuteurs particulièrement étrangers et ce malgré des défauts bien sentis.

De cet ouvrage, j’ai seulement regretté le faible nombre de cartes pour suivre les opérations.

Foch, une biographie par Jean-Christophe Notin. Aux éditions Perrin en 2008. 640 pages avec quatre cartes, notes abondantes, sources, bibliographie organisée, un index et remerciements.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 1, 2015 11:07 AM CET


Grandeur et misère de l'Armée rouge
Grandeur et misère de l'Armée rouge
par Lasha OTKHMEZURI
Edition : Poche
Prix : EUR 10,00

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Impressionnant du début à la fin., 21 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Grandeur et misère de l'Armée rouge (Poche)
Plus qu’une grande théorie ou une analyse sur l’Armée Rouge, Jean Lopez et Lasha Otkhmezuri ont fait parler une femme et quatorze hommes de leur vie et de leurs combats dans l’Armée Rouge durant la seconde guerre mondiale.

Et c’est hallucinant ! Il fallait être russe et soviétique pour tenir face aux Allemands et finalement pour l’emporter.

Je ne peux m’empêcher de vous citer un extrait de ce recueil de témoignages:

Marc Mikhaelovitch Volynets: Vanchenkin, que vous connaissez, estime que l’Armée rouge n’a pas du tout été préparée à la guerre. Je vous cite ses mots… : « Pourquoi avons-nous réussi à tenir tête ? Nous avons réussi parce que nous avons été préparés à cette guerre. Nous avons été habitués à négliger nos besoins, nos désirs, nos souhaits, à ne rien ressentir face à nos propres malheurs. Nous recevions cette réalité comme quelque chose de normal. Le système et le pouvoir nous ont préparés au pire du pire; nous ignorions la peur et nous ne réfléchissions pas; on affirmait partout que tout allait bien, que nous allions tous mourir dans la lutte comme un seul homme – ce slogan de kamikaze, c’était notre slogan le plus cher. Nous avons été voués à la victoire, mais à un cout humain monstrueux, plusieurs fois supérieur à celui des vaincus. Rien ne pouvait nous casser, nous vaincre. Nous avions l’habitude d’une vie qui oscillait entre le mauvais et le pire. Ainsi nous étions prêts pour l’auto sacrifice. Même avant la guerre, la famine était la norme chez nous. Notre horrible niveau de vie était la norme pour nous. Deux ans de camps pour cinq minutes de retard au travail, c’était la réalité de notre vie quotidienne. La chasse au paysans, la politique de dékoulakisation. Les déportations de peuples. Les purges. Le goulag. Le convoi. Les chiens. Tout ça était en nous. Nous avons été programmés pour une surtension mortelle de nos forces. Nous avons été capables de gagner la guerre, nous étions prêts à survivre et à surmonter des souffrances et des privations surhumaines. Nous étions prêts çà nous traiter nous mêmes d’une manière inhumaine. Ainsi, nous étions plus prêts pour la guerre que n’importe quelle autre nation. »

Ces anciens combattants de l’avant et de l’arrière ne cachent rien des horreurs de la guerre qu’ils ont vécue, qu’ils ont subie et fait subir… Au delà de la propagande, des commissaires politiques, ils parlent également de leur arrivée dans l’armée comme de leur retour à la vie civile…

J’ai particulièrement apprécié le témoignage d’Elena Bonner (épouse de Sakharov) et ceux des différentes nationalités engagées dans le conflit (juifs ou géorgiens par exemple).

Des témoignages crus, directs, essentiels avant que les témoins ne disparaissent. Deux d’entre eux sont d’ailleurs décédés depuis la rédaction de l’ouvrage.

A lire de toute urgence par les passionnés de l’histoire militaire de la seconde guerre mondiale.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 4, 2015 12:04 AM CET


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