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bir-hacheim "Le blog de bir-hacheim" (Tourcoing, France)
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Jean Larteguy, le dernier centurion
Jean Larteguy, le dernier centurion
par Hubert Le Roux
Edition : Broché
Prix : EUR 23,50

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Combattant, journaliste et écrivain., 7 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jean Larteguy, le dernier centurion (Broché)
Lartéguy est difficile à classer tant il eut plusieurs vies qui parfois s’enchevêtrèrent les unes aux autres…

Né Lucien Osty, il allait, comme bien d’autres, se retrouver pris dans le malström de la seconde guerre mondiale puis de la décolonisation. Là où tant de ses camarades disparurent ou finirent officiers généraux, lui, bascula peu à peu dans le journalisme tout en réalisant parfois quelques piges (guerres de Corée) pour l’armée ou les services de renseignement. Tout cela fait aussi partie de la légende du personnage.

C’est surtout par l’écriture qu’il conquis le grand public et particulièrement au travers de son ouvrage de référence consacré à la guerre d’Algérie, les Centurions, qu’il gagna une notoriété importante.

Au final, au soir de sa vie, il va nous laisser près de 50 ouvrages dont beaucoup de romans associant au romanesque son expérience de journaliste et de combattant.

Hubert Le Roux nous propose ici la première biographie de ce personnage hors du commun. Une biographie qu’on sent amicale, sans doute parfois hagiographique, mais qui permet de mieux connaître ce personnage à part qui m’accompagne depuis plus de quarante ans.

L’auteur a construit son ouvrage sur la base d’entretiens avec Lartéguy, son entourage, ses amis mais également sur ses écrits nombreux comme je l’ai déjà évoqué.

Une belle biographie qui mérite sans doute d’être complétée car j’ai observé quelques manques comme l’interview de Bigeard à Saida durant la guerre d’Algérie qui provoqua quand même quelques remous et amena ce dernier à être éloigné de la zone de combat.

A noter également, la préface amicale de Jacques Chancel dont j’ignorais qu’il fit partie des « indochinois » de l’entourage de Lartéguy comme Coutard, Bodard ou Schoendoerffer. Quelle bande !

Vivement conseillé pour les amateurs de Lartéguy et de cette période clé de notre histoire moderne.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 13, 2013 5:14 PM MEST


Passé par les armes : Saga d'un soldat de l'ombre
Passé par les armes : Saga d'un soldat de l'ombre
par Georges Brau
Edition : Broché
Prix : EUR 20,00

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Retrospective à huis-clos..., 29 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Passé par les armes : Saga d'un soldat de l'ombre (Broché)
Il s’agit d’un roman dont l’auteur est un ancien lieutenant-colonel des forces spéciales et de la DGSE.

L’approche est originale, en ce sens, que le personnage central, emmuré vivant suite à un attentat à Mogadiscio, va se remémorer son passé professionnel mais aussi personnel.

On va donc, dans l’intimité de cet officier parachutiste – agent de la DGSE, bourlinguer de l’Algérie Française à la Mauritanie, du Liban à la Centrafrique, et du Tchad à Sarajevo. On est particulièrement interpellé par l’attentat du Drakkar à Beyrouth en 1983 mais l’approche fiction permet à l’auteur de distiller son analyse sans compromettre les acteurs ou le devoir de réserve.

A noter que l’ouvrage, édité par les éditions du Rocher est publié dans la collection « Service Action » dirigée par Pierre Martinet dont j’avais apprécié les mémoires, il y a quelques années.

Recommandé !


Un pont trop loin: Arnhem septembre 1944
Un pont trop loin: Arnhem septembre 1944
par RYAN CORNELIUS
Edition : Broché

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Toujours essentiel malgré ses 40 ans d'âge., 23 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un pont trop loin: Arnhem septembre 1944 (Broché)
Faisant le tour de l’édition française consacrée à l’opération « Market Garden », je ne pouvais échapper à la lecture de l’ouvrage de Cornelius Ryan: "Un pont trop loin".

Faut-il rappeler que Cornelius Ryan fut également l’auteur du best-seller « Le jour le plus long ». A noter qu’ « Un pont trop loin » fut son dernier ouvrage car il disparut l’année de sa publication en 1974. Si Ryan n’est pas un historien diplômé, il n’en a pas moins été un journaliste de talent et sa démarche de recherche doublée d’interviews est présentée dans les notes régulières et en fin d’ouvrage.

A cela s’ajoute un talent de conteur incontestable et j’ai du mal à ne pas retrouver son style à travers les ouvrages plus récents d’un John Keegan ou d’un Anthony Beevor. « An anglo-saxon touch », sans doute. ;-)

De fait, malgré ses près de quarante ans d’âge, cet ouvrage reste l’un des plus intéressants sur cette opération exceptionnelle que fut Market Garden.

Pour les faits marquants, on retiendra:

- le coup de dé magistral voulu par Montgomery pour mettre fin à la guerre en 1944 et gagner sa rivalité avec les Américains…
- l’impressionnant déploiement aérien réussi mis en œuvre par les Alliés
- l’imprudence dangereuse des britanniques après leur longue chevauchée sans résistance depuis la Normandie
- l’absurde arrêt après la prise d’Anvers qui laisse le temps à la 15ème armée allemande de rejoindre ses lignes
- la déficience totale de communications radios au sein de la 1st Airborne britannique
- la pusillanimité de la 43rd Wessex Division dans sa poussée finale vers le Rhin inférieur
- l’incroyable résistante des aéroportés britanniques
- la décision étrange de Model de ne pas faire sauter les ponts particulièrement à Nimègue
- les difficultés logistiques sur un axe de plus de 100 kilomètres soumis à des attaques latérales allemandes certes peu puissantes mais paralysantes

Après avoir lu « Un pont trop loin », on ne peut, une fois encore que saluer le travail réalisé par Richard Attenborough sur le film éponyme en 1977.

Bref, à garder précieusement dans toute bibliothèque sur la seconde guerre mondiale.


Un pont trop loin
Un pont trop loin
par Cornelius Ryan
Edition : Reliure inconnue

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Malgré ses 40 ans, un ouvrage à garder dans sa bibliothèque historique !, 23 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un pont trop loin
Faisant le tour de l’édition française consacrée à l’opération « Market Garden », je ne pouvais échapper à la lecture de l’ouvrage de Cornelius Ryan: "Un pont trop loin".

Faut-il rappeler que Cornelius Ryan fut également l’auteur du best-seller « Le jour le plus long ». A noter qu’ « Un pont trop loin » fut son dernier ouvrage car il disparut l’année de sa publication en 1974. Si Ryan n’est pas un historien diplômé, il n’en a pas moins été un journaliste de talent et sa démarche de recherche doublée d’interviews est présentée dans les notes régulières et en fin d’ouvrage.

A cela s’ajoute un talent de conteur incontestable et j’ai du mal à ne pas retrouver son style à travers les ouvrages plus récents d’un John Keegan ou d’un Anthony Beevor. « An anglo-saxon touch », sans doute. ;-)

De fait, malgré ses près de quarante ans d’âge, cet ouvrage reste l’un des plus intéressants sur cette opération exceptionnelle que fut Market Garden.

Pour les faits marquants, on retiendra:

- le coup de dé magistral voulu par Montgomery pour mettre fin à la guerre en 1944 et gagner sa rivalité avec les Américains…
- l’impressionnant déploiement aérien réussi mis en œuvre par les Alliés
- l’imprudence dangereuse des britanniques après leur longue chevauchée sans résistance depuis la Normandie
- l’absurde arrêt après la prise d’Anvers qui laisse le temps à la 15ème armée allemande de rejoindre ses lignes
- la déficience totale de communications radios au sein de la 1st Airborne britannique
- la pusillanimité de la 43rd Wessex Division dans sa poussée finale vers le Rhin inférieur
- l’incroyable résistante des aéroportés britanniques
- la décision étrange de Model de ne pas faire sauter les ponts particulièrement à Nimègue
- les difficultés logistiques sur un axe de plus de 100 kilomètres soumis à des attaques latérales allemandes certes peu puissantes mais paralysantes

Après avoir lu « Un pont trop loin », on ne peut, une fois encore que saluer le travail réalisé par Richard Attenborough sur le film éponyme en 1977.

Bref, à garder précieusement dans toute bibliothèque sur la seconde guerre mondiale.


ARMES MILITARIA MAGAZINE - D'ARNHEM A WALCHEREN - L'AUTOMNE PERDU - 1944 - COMBAT SUR L'ESCAUT - YVES BUFFETAUT - DESSINS DE JEAN RESTAYN
ARMES MILITARIA MAGAZINE - D'ARNHEM A WALCHEREN - L'AUTOMNE PERDU - 1944 - COMBAT SUR L'ESCAUT - YVES BUFFETAUT - DESSINS DE JEAN RESTAYN
par Collectif
Edition : Magazine

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Sujet peu couvert par ailleurs., 6 juin 2013
Pour rappel, Anvers est un très grand port de la Mer du Nord. Il est capturé, intact, le 4 septembre 1944 alors que la majorité des ports de l’Atlantique, de la Manche et de la Mer du Nord sont toujours occupés par les Allemands qui les ont transformés en « festungen » sans esprit de repli ni de capitulation. Or l’accès à un port de haute mer est indispensable pour que l’effort de guerre allié puisse jouer à plein, Cherbourg et le port artificiel d’Arromanches étant largement insuffisants.

Le problème est que pour accéder au port d’Anvers, il faut libérer les îles situées à l’embouchure de l’Escaut et en particulier la grande île de Walcheren.
En parallèle de l’opération Market Garden (du 17 au 28 septembre), il va s’agir pour les Alliés de prendre, de vive force, des positions solides, préparées et difficiles d’accès.

C’est l’objet de ce hors-série n°32:

- Yves Buffetaut fait d’abord le point sur les capacités portuaires disponibles pour les Alliés à date
- Il fait ensuite un point, le plus précis possible compte tenu des circonstances, des forces terrestres, marines et aériennes allemandes et alliés
- le gros du hors-série est consacré bien évidemment aux combats qui vont se dérouler de septembre à début novembre 1944. On y retrouvera des noms clés tels que Woensdrecht, Breskens, Zuid-Beveland et Walcheren
- enfin, la narration se termine sur la réouverture du port d’Anvers. Pour bien situer l’enjeu de ce port, Yves Buffetaut rappelle qu’en avril 1945, Anvers et Gand vont décharger 1.695.000 tonnes de ravitaillement et matériel pour 1.670.000 pour l’ensemble des ports français, y compris Marseille…

Le texte est soutenu par une abondante iconographie de qualité en n/b qui met particulièrement en valeur les difficultés du terrain et de la météo.

Les cartes, par contre, sont assez indigentes mais nous sommes en 1999, l’infographie a fait des progrès depuis ! ;-)

Dans tous les cas, un sujet rarement couvert en français.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 3, 2014 7:14 PM MEST


Opération Market Garden (D'Arnhem à Walcheren, l'automne perdu.)
Opération Market Garden (D'Arnhem à Walcheren, l'automne perdu.)
par Yves Buffetaut
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Précis et abondamment illustré., 4 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Opération Market Garden (D'Arnhem à Walcheren, l'automne perdu.) (Broché)
Toujours dans mon trip des ouvrages en langue française consacrés à l’opération Market Garden, j’ai remis la main sur ce numéro de Armes Militaria de 1996.

Cette série, toujours vivante, nous propose des textes d’Yves Buffetaut largement appuyé d’une iconographie abondante et de qualité et de cartes, par contre, pas toujours à niveau.

Les points forts:

- des ordres de bataille assez détaillés, je dis assez car du côté allemand, il faut reconnaître que la situation des troupes n’était pas simple à connaître ! ;-)
- un état très précis des pertes en avions tout au long de la bataille
- un texte appuyé de témoignages réguliers et on retrouve, principalement, ici encore, les mémoires du général Urquhart
- une mise en perspective plus qu’utile des opérations des 101st AB et 82nd AB

Mon regret est essentiellement constitué d’un texte trop court mais qui s’explique par le format de la revue: 84 pages abondamment illustrées.

Bref, un texte utile et le plus équilibré de ce que j’ai lu pour l’instant.
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La Bataille d'Arnhem : Le défi et la tragédie, 17 septembre-26 septembre 1944
La Bataille d'Arnhem : Le défi et la tragédie, 17 septembre-26 septembre 1944
par Michel Hérubel
Edition : Broché

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Relation vivante de Market Garden., 3 juin 2013
Dans le cadre de ma couverture de l’édition française de cette bataille en Hollande en septembre 1944, j’ai ressorti cet ouvrage édité dans la collection « Troupes de choc » aux Presses de la Cité en 1990. L’auteur en est Michel Hérubel qui a signé d’autres ouvrages d’histoire militaire dans la même collection.

Ce dernier nous livre une relation vivante de la bataille surtout centrée sur les combats d’Arnhem; en fait, il utilise beaucoup les mémoires du général Uhrquart commentées récemment sur ce blog.

A noter, une curiosité, Hérubel reprend la thèse d’Oreste Pinto qui considérait que le renseignement allemand avait été informé par l’agent double Lindemans (dit « King Kong »). Cette hypothèse est battue en brèche par Cornelius Ryan dans l’ouvrage de référence « Un pont trop loin » et rejetée en bloc par Yves Buffetaut, j’en reparlerai par ailleurs.

Dans tous les cas, tout cela eut peu d’écho sur la bataille. Lindemans ne connaissait pas le but ultime du plan allié (Arnhem) et ensuite, comme bien souvent, les informations éventuelles de l’agent double ne furent pas prises en compte par le commandement militaire allemand.

Hormis cette digression, une approche classique sur l’ambiance de l’opération mais pas suffisamment précise à mon goût.

Des cartes pour l’essentiel tirées des mémoires d’Uhrquart.

Agréable mais pas indispensable.


Leipzig, 16-19 octobre 1813 : La revanche de l'Europe des souverains sur Napoléon
Leipzig, 16-19 octobre 1813 : La revanche de l'Europe des souverains sur Napoléon
par Walter Bruyère-Ostells
Edition : Broché
Prix : EUR 18,90

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une bataille napoléonienne si peu couverte..., 8 mai 2013
Il n’y a pas beaucoup d’ouvrages en langue française dédiés à la bataille des Nations qui amena la Grande Armée à se replier vers la France pour le chant du cygne de l’aventure impériale. En dehors de celui présenté ici, je ne connais que celui de Jean Thiry édité chez Berger-Levrault en 1972. C’est dire que cet ouvrage présente un intérêt car la campagne de 1813 est loin d’être bien couverte.

L’ouvrage est édité par les éditions Tallandier dans l’intéressante collection « L’histoire en batailles »; l’auteur est, quant à lui, Walter Bruyère-Ostells, universitaire, qui signe ici son cinquième ouvrage. J’avais lu et apprécié récemment son « Histoire des mercenaires« . Bref, un universitaire intéressé pas la « res militaris », ce n’est pas si fréquent finalement ! ;-)

Pour revenir à l’ouvrage, nous avons une bonne relation du contexte et des différentes phases de la bataille qui s’est quand même déroulée sur quatre jours. L’auteur profite d’ailleurs des temps morts pour nous faire découvrir l’organisation des armées, la guerre napoléonienne et les discussions diplomatiques toujours en cours. On est surpris du manque de préparation et de décision de l’Empereur et de ses généraux dans un moment si décisif pour la survie du Grand Empire.

L’ouvrage s’appuie sur des témoignages réguliers tant du côté de la Grande Armée que des Alliés. A noter aussi les notes abondantes et de qualité.

Mon regret principal repose sur la difficulté à situer les combats avec les quatre cartes fournies et dont selon deux concernent la bataille. Vue l’ampleur du champ de bataille, elles sont malheureusement incomplètes et j’ai de ce fait eu recours à d’autres ouvrages pour mieux suivre le texte de Walter Bruyère-Ostells.

Bref, au final un ouvrage utile dans une bibliothèque napoléonienne. En cette année du bicentenaire de la campagne de 1813, pourra-t-on espérer d’autres ouvrages sur un sujet trop peu couvert ?

Aux éditions Tallandier en 2013. Avec bibliographie indicative et index.


Rommel et la Strategie de l'Axe en Mediterranee (Fevrier 1941-Mai 1943)
Rommel et la Strategie de l'Axe en Mediterranee (Fevrier 1941-Mai 1943)
par Arbaretier/Vincent
Edition : Broché
Prix : EUR 29,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une pièce importante dans l’historiographie de la 2ème guerre mondiale en Méditerranée., 20 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rommel et la Strategie de l'Axe en Mediterranee (Fevrier 1941-Mai 1943) (Broché)
Comme le titre l’indique clairement, l’auteur embrasse la guerre en Afrique du Nord et en Méditerranée durant la première partie du 2èe conflit mondial.

Il ne s’agit pas d’un ouvrage de plus consacré aux opérations militaires proprement dites même si elle sont couvertes.

Le propos de l’auteur est avant tout de se concentrer sur les dimensions stratégiques et politiques du conflit surtout en ce qui concerne les deux partenaires de l’Axe: Allemagne nazie et Italie fasciste.
Et c’est bien là tout l’intérêt de son travail:

- manque de vision politique et stratégique des deux belligérants
- les difficultés de commandement et de coordination entre les différentes strates de commandement
- le manque de collaboration inter-armes particulièrement chez les Italiens.
- le poids des égos et particulièrement de celui de Rommel en opposition régulière avec ses alliés, ses supérieurs et ses subordonnés…
- les arbitrages et les difficultés logistiques permanentes
- la question de l’assaut sur Malte régulièrement posée mais jamais mise en oeuvre

Évidemment, les opérations de combat fournissent le cadre général de l’ouvrage mais ici, on s’élève au niveau de la réflexion des état-majors et des buts de guerre des décideurs politiques.

Mon regret principal est de n’avoir pas eu en parallèle la même vision chez les Britanniques puis chez leurs alliés américains. Mais cela aurait complexifié grandement un travail déjà important.

Sur la forme, on regrettera la cartographie quand même très basique, ce qui est récurrent chez Economica et c’est bien dommage. A noter également un texte particulièrement dense, parfois répétitif avec d’importantes notes de bas de page, utiles au chercheur mais qui ralentissent sérieusement la lecture de l’ouvrage.

Bref au final un ouvrage important sur le sujet mais dont la densité mérite une lecture soutenue.

J’ai repéré un autre ouvrage de Vincent Arbarétier consacré à « L’école de guerre: Sedan 1940″ qui semble se poser au même niveau d’analyse. A se procurer rapidement ! ;-)
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 27, 2013 7:12 PM MEST


Une vie de légionnaire : De Kolwezi à l'Afghanistan avec le 2e REP
Une vie de légionnaire : De Kolwezi à l'Afghanistan avec le 2e REP
par Jean-Claude Saulnier
Edition : Broché
Prix : EUR 21,00

7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une immersion en profondeur dans plus de trentes ans de Légion Etrangère., 6 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Une vie de légionnaire : De Kolwezi à l'Afghanistan avec le 2e REP (Broché)
Les éditions Nimrod, après la traduction de nombreux témoignages de soldats anglo-saxons engagés dans les conflits d’aujourd’hui, se font une spécialité de nous proposer des récits ou mémoires de soldats français.

Après le succès de « D’une guerre à l’autre » du Sergent Douady, elles nous proposent ici les mémoires de l’Adjudant-Chef Jean-Claude Saulnier.

Celui-ci a fait toute sa longue carrière (34 ans) à la Légion Étrangère et pour l’essentiel au sein du prestigieux 2ème REP (régiment étranger parachutiste). En sus du récit de Jean-Claude Saulnier, l’éditeur a eu l’idée de proposer à Pierre Dufour, écrivain et lui même ancien légionnaire, de compléter le texte avec les rappels historiques et les information utiles à la compréhension des faits. Bref au final, un ouvrage à quatre mains particulièrement dense (près de 400 pages).

Ce récit est intéressant à plus d’un titre:

- il nous narre le parcours d’un jeune français qui après son service militaire va rejoindre la Légion pour une longue période de 34 années
- il va nous permettre de découvrir l’évolution de la Légion et de ses missions de la Guerre Froide à aujourd’hui: ses unités professionnelles dans une armée de conscription puis dans une armée française professionnalisée
- il nous détaille le rôle de l’instruction permanente, les spécialisations et les différentes affectations en unités tout au long de la carrière du légionnaire
- il nous relate les opérations extérieures de l’Armée Française mais aussi dans le cadre des opérations de l’ONU (pas nécessairement un bon souvenir visiblement)et évidemment les engagements de la France en Afrique (Zaïre, Centrafrique, Tchad, Côte d’Ivoire, Gabon, Djibouti) mais également au Liban, en Bosnie et en Afghanistan.
- l’ouvrage nous présente également des fonctions supports généralement moins connues que les fonctions combattantes: infirmier, fourrier, président des sous-officiers par exemple:
- il est assez impressionnant de constater le nombre d’officiers croisés durant ces trente années qui sont devenus des généraux de premier plan depuis…

Au final, on ressort de cette lecture avec une impression claire de ce qu’est la Légion Étrangère: ses missions, ses traditions, sa formation, son excellence, ses hommes et ses combats.

Utile pour ceux qui ne connaissent pas la Légion et un très bon complément pour les autres surtout, pour ma part, en ce qui concerne l’instruction. Encore une belle réalisation des éditions Nimrod ! ;-)
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 7, 2013 6:17 PM MEST


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