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bir-hacheim "Le blog de bir-hacheim" (Tourcoing, France)
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Négrologie: Pourquoi l'Afrique meurt
Négrologie: Pourquoi l'Afrique meurt
par Stephen Smith
Edition : Poche
Prix : EUR 9,00

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Intéressant mais trop confus., 24 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Négrologie: Pourquoi l'Afrique meurt (Poche)
J’avais une petite appréhension avant de lire cet ouvrage du journaliste Stephen Smith. En amoureux de l’Afrique, j’avais suivi, de loin sa sortie en 2003 qui avait fait grand bruit.

Stephen Smith est un journaliste américain écrivant en français. Il fut membre du service « Afrique » de Libération de 1986 à 2000 puis à la tête du département « Afrique » du Monde à partir du 2002. Bref, un connaisseur du continent mais je suis peu porté sur les ouvrages de journalistes en général.

Je savais également que l’ouvrage était particulièrement critique sur le rôle des Africains dans l’état actuel du continent. Il fut d’ailleurs lourdement critiqué à sa sortie en 200; certains allant jusqu’à taxer son auteur de raciste, ce qui est un comble qund on connaît les lignes éditoriales du Monde ou de Libé… Bref, je m’étais dit que je le lirai un jour mais il avait rejoint les piles, trop nombreuses, en attente de lecture.

Les 20 ans du génocides rwandais me l’ont fait récemment ressortir car Smith avait également une position tranchée sur le sujet, particulièrement en ce qui concerne la responsabilité du FPR.

Avant tout, c’est sur la forme que je voudrais commencer.

Comme attendu, il s’agit d’une rédaction journalistique, intéressante, argumentée, sourcée mais terriblement confuse à la lecture. Le texte est très dense, apparemment structuré mais avec des redites, des développement parallèles, bref, je l’ai trouvé confus. Ce qui n’enlève rien d’ailleurs à l’intérêt du texte particulièrement du fait que son approche dépasse la francophonie et qu’il s’intéresse aussi aux autres parties de l’Afrique sub-saharienne, souvent négligées dans l’édition française.

Stephen Smith ne propose pas de solutions, Pour l’essentiel, l’ouvrage est une anayse, assez clinique, de l’ensemble des maux de l’Afrique: les guerres, les famines, l’impact de la colonisation, de la décolonisation et de la guerre froide, la démographie, l’urbanisation, les pandémies, la pauvreté généalisée et les fortunes individuelles, le rôle de la mondialisation et des matières premières, la fonction publique, l’impact des aides nord-sud, corruption et prévarication, le rôle des religions, les systèmes politiques, le particularisme mais aussi les problèmes de l’Afrique australe. Ce qui fait au final beaucoup de matière pour un ouvrage de seulement 250 pages.

Avec une bibliographie francophone et anglophone bien complète.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 27, 2014 9:33 PM MEST


J'ai serré la main du diable : La faillite de l'humanité au Rwanda
J'ai serré la main du diable : La faillite de l'humanité au Rwanda
par Roméo Dallaire
Edition : Broché

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le récit de l'échec de l'ONU au Rwanda., 10 mai 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : J'ai serré la main du diable : La faillite de l'humanité au Rwanda (Broché)
Rwanda 1994.

Le lieutenant-général canadien Roméo Dallaire a commandé les forces militaires de la MINUAR d’octobre 1993 à juin 1994. La MINUAR était la Mission des Nations-Unies pour l’assistance au Rwanda. Composée de plus de 2.000 soldats, elle était chargée d’assurer la sécurité lors du processus de transition politique consécutif aux accords d’Arusha.

Le témoignage de Roméo Dallaire, publié dix ans après les événements, couvre donc à la fois: les prémices et le déroulement du génocide ainsi que la constitution de la zone de sécurité sous contrôle des forces françaises de l’opération Turquoise.

Avant le Rwanda, Dallaire nous raconte son histoire personnelle, celle de sa famille et de son engagement dans les forces armées canadiennes. Très proche des anglophones dans une période de tension interne au Canada, l’auteur est particulièrement sensible à la situation des minorités. Il a une méconnaissance totale du Rwanda mais aussi des spécificités africaines lors de sa prise de commandement sous le pavillon de l’ONU. Il en est de même concernant les process de l’ONU et visiblement ses attributions exactes, ce qui entrainera bien des difficultés avec sa hiérarchie et tout particulièrement avec le diplomate camerounais Booh Booh, chef de la mission de l’ONU pour le Rwanda et son supérieur hiérarchique. Sa mise en cause par Dallaire dans le présent ouvrage amènera d’ailleurs Booh Booh à faire une réponse cinglante dans « Le patron de Dallaire parle » en 2005.

A la tête d’une troupe disparate (Tunisie, Ghana, Bangladesh et Belgique pour les contingents principaux), Dallaire va nous livrer sa relation des événements de son arrivée au Rwanda à sa relève.

Pour être très clair, ce récit d’un acteur et témoin des faits est intéressant. Il est aussi indispensable au niveau de la perception qu’a pu en avoir l’auteur avec le recul de dix années avant la rédaction de son ouvrage. Il s’agit aussi, et on peut le comprendre, d’un plaidoyer pro domo de celui qui commandait une MINUAR qui a échoué.

Les points qui m’ont le plus interpellé ont été les suivants:

- une admiration à peine voilée de Dallaire pour le FPR et ses dirigeants (et en particulier de Paul Kagame)
- une méfiance permanente vis à vis des Hutus au pouvoir et en particulier des officiers des FAR et de la gendarmerie rwandaise
- une critique permanente de ses supérieurs civils et militaires
- une défiance, et c’est le moins de le dire, vis à vis des troupes mais aussi des motivations politiques belges et françaises.

Mon incompréhension est quand même, avant tout et dix ans après les effets, que Dallaire ne s’interroge toujours pas sur l’origine de l’attentat, fait déclencheur du génocide, à savoir le tir de missiles qui a abattu l’avion qui transportait les présidents du Rwanda et du Burundi mais également le chef d’état-major des armées rwandais.

Au delà des questions toujours posées sur le sujet depuis 20 ans, l’ouvrage établit aussi clairement les dysfontionnements de l’ONU, l’équipement indigent, le manque de préparation de certaines unités (pour ne pas dire plus), les procédures d’engagement quelque peu aberrantes. Après les difficultés en Yougoslavie et au Rwanda, les nations occidentales pencheront désormais bien plus souvent pour des interventions sous drapeau national avec des troupes compétentes et des règles d’engagement claires.

Je concluerai par mon avis personnel: dans les situations explosives, il vaut mieux confier les opérations d’interposition à des unités professionnelles dirigées par un commandement expérimenté.

Quant au sous-titre, « la faillite de l’humanité au Rwanda », je changerais plutôt pour « la faillite de l’ONU au Rwanda ».
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 29, 2014 1:25 PM MEST


Auguste, maître du monde. Actium, 2 septembre 31 av. J.-C
Auguste, maître du monde. Actium, 2 septembre 31 av. J.-C
par Pierre Cosme
Edition : Broché
Prix : EUR 16,90

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le contexte plus que la bataille en elle-même., 7 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Auguste, maître du monde. Actium, 2 septembre 31 av. J.-C (Broché)
Cet ouvrage est publié dans la collection « L’histoire en batailles » des éditions Tallandier.

J’avais déjà apprécié Pierre Cosme au travers de la biographie qu’il avait consacrée à l’un des deux protagonistes de la bataille d’Actium, à savoir: Octave, Octavien, le futur Auguste !

Il nous livre ici un texte surprenant où la bataille d’Actium n’occupe qu’une dizaine de pages d’un format réduit (144 pages). De fait, l’auteur, spécialiste de la période, ne nous cache pas le peu de sources sur cet événement majeur, acte fondateur de l’empire romain et avis de décès de la dynastie des Lagides en Egypte. Bref, un moment essentiel de l’antiquité méditerranéenne. C’est ce qui justifie le texte réalisé par Pierre Cosme, centré sur le contexte géopolitique de la bataille, sur les méandres de la politique et des règles du pouvoir qui prévalaient à Rome à l’époqu et sur le contexte des opérations militaires qui précèdèrent Actium et ses conséquences. Bon ok, nous avons les histoires d’Antoine et de Cléopâtre, les relations entre beaux-frères de Marc-Antoine et Octave, l’ombre du grand César…

Si l’ouvrage reste bien intéressant pour cela, il faut noter qu’on reste sur sa faim en ce qui concerne l’art de la guerre navale des Romains et la bataille en elle même. Un comble aux vues du titre de la collection !


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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le troisième WD que j'achète..., 25 avril 2014
Fiable, peu bruyant, USB 2 et 3, protection par mot de passe et un bon rapport qualité/prix.
Design standard mais satisfaction globale évidente.


L'ennemi utile : 1946-1954, des vétérans de la Wehrmacht et de la Waffen-SS dans les rangs de la Légion étrangère en Indochine
L'ennemi utile : 1946-1954, des vétérans de la Wehrmacht et de la Waffen-SS dans les rangs de la Légion étrangère en Indochine
par Pierre THOUMELIN
Edition : Broché

10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un peu aride mais intéressant., 14 avril 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Pierre Thoumelin est officier de gendarmerie. Il se livre ici à une enquête sur les légionnaires de nationalité allemande engagés dans la guerre d’Indochine.

On savait que le recrutement germanique avait été important sur la période 1945-1954. Bien des légendes et clichés ont été régulièrement évoqués concernant ces légionnaires allemands: repère de criminels de guerre, chiens de guerre, soldats colonialistes…

Pierre Thoumelin a croisé les données des archives françaises et allemandes pour mieux connaître ces soldats: leurs effectifs, leurs origines, leur expérience militaire préalable, leurs motivations à l’engagement, leurs spécialités ainsi que le problème du retour à la vie civile en France ou dans les Allemagnes (RFA et RDA…).

Et bien dans un petit format (165 pages), l’essentiel y est avec force notes, sources, bibliographie (parfois surprenante avec, par exemple, les mémoires de Bernard Cabiro en « roman historique »).

Le style est parfois un peu aride mais l’ouvrage reste de lecture facile avec son cahier photos et ses graphiques représentatifs.

J’attends avec intérêt la thèse de doctorat en cours de rédaction sur le sujet ! A suivre.

Indispensable pour les passionnés de la Guerre d’Indochine ou de la Légion !
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 26, 2014 9:33 PM MEST


Invasion ! : Le débarquement vécu par les Allemands
Invasion ! : Le débarquement vécu par les Allemands
par Benoît Rondeau
Edition : Broché
Prix : EUR 23,90

25 internautes sur 29 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un très bon moment de lecture., 10 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Invasion ! : Le débarquement vécu par les Allemands (Broché)
J’avais vraiment apprécié l’ouvrage précédent que Benoît Rondeau avait consacré à l’Afrika Korps. Originaire de la Normandie, il nous propose ici un ouvrage sur le Débarquement et la bataille de Normandie de juin et juillet 1944.

Evidemment, il existe déjà beaucoup d’ouvrages sur le débarquement des Alliés sur les plages Normandes en 1944. De cette bibliographie importante, je ressors volontiers:

- L’histoire du Débarquement en Normandie d’Olivier Wieviorka
- D-Day et la bataille de Normandie d’Anthony Beevor
- Six armées en Normandie de John Keegan

Devant une pléthore d’ouvrages disponibles, Benoît Rondeau a pris l’angle d’attaque de traiter le sujet du point de vue allemand, reprenant là ce qui avait fait le succès d’édition de Paul Carrell dans les années 1975 avec son célèbre « Sie kommen – Ils arrivent« . Un texte certes biaisé et daté mais qui a apporté un éclairage unique à l’époque sur le point de vue des combattants d’en face.

Benoît Rondeau aborde donc son sujet par le même angle d’attaque mais avec les connaissances actuelles et sans complaisance pour l’un ou l’autre belligérant; ce qui n’était clairement pas le cas de Paul Carrell, il y a près de 40 ans.

Et bien cet ouvrage est une vraie réussite. Car il fait, de manière très vivante, le point sur les clés essentielles de l’ Invasion vécue du côté allemand:

- les Allemands étaient conscients qu’un front allait s’ouvrir en France
- la fortification des côtes et la préparation des troupes étaient engagées mais le poids de la guerre à l’est ralentit les travaux et ponctionna régulièrement les moyens disponibles pour faire face à l’invasion
- la troupe, si elle restait motivée et idéologiquement très engagée (particulièrement les Waffen SS et les parachutistes), manquait d’effectifs, d’équipement (armement et mobilité) et d’entraînement
- si le commandement restait de qualité, les strates superposées et la « gestion serrée » de Hitler allaient mener à des analyses « courte vue », faussées tant sur le lieu ou les lieux visés que sur la compréhension de l’adversaire ou même sur la stratégie à adopter pour défaire l’opération alliée. Il est à noter que sur ces deux points, il faudra que la bataille de Normandie soit bien engagée avant que les Allemands ne comprennent le potentiel allié et que la Normandie n’était pas une « diversion »…
- le rôle du terrain: si les moyens de débarquement alliés ont été une vraie surprise, les Allemands ont utilisé au mieux le terrain pour contenir longuement les poussées alliées: bocage, villes et villages. A noter aussi tant la souplesse de l’organisation en groupes de combat que le moral de la troupe (et pas seulement celui des unités d’élite) qui va rester élevé et impressionner les Alliés
- il y a eut également l’incapacité stratégique et opérationnelle à monter une opération qui pouvait réellement basculer l’issue en faveur des Allemands: il y a à là un vrai échec du commandement.
- l’importance des difficultés de transport, de transfert d’unités et de la logistique de la Wehrmacht est également bien soulignée. Ça ne suivait clairement pas. L’auteur aurait peut-être pu insister sur le rôle de la Résistance en ce domaine mais ce n’était pas l’axe central de l’ouvrage.
- on est impressionné également par l’importance des moyens alliés engagés particulièrement en ce qui concerne l’impact de l’artillerie alliée, qu’elle soit navale ou terrestre, et le rôle joué par l’avion d’attaque ou sol ou de bombardement qui, au delà de son efficacité directe, géna considérablement les combattants et la logistique.

Benoit Rondeau n’oublie pas de nous proposer, en contrepoint, l’essentiel des efforts faits par les Alliés bien évidemment.

Mais c’est aussi sur le style que cet ouvrage présente un intérêt majeur car si l’auteur navigue régulièrement du niveau du combattant à celui des généraux dans leur QG, il le fait dans un style d’écriture vivant et particulièrement efficace. Pour tout dire, j’y ai retrouvé un mix de Paul Carrell pour l’angle de vue, de Cornelius Ryan (Le jour le plus long) ou d’un Anthony Beevor pour le récit. Bref, un style qui veut faire ressentir les doutes, les angoisses, la dûreté des combats, l’omniprésence de l’aviation alliée, le vent de l’échec. Bref, l’auteur nous immerge dans les événements comme ont su le faire avant lui ses devanciers de référence cités plus haut.

J’avais précédemment souligné que l’auteur fait appel dans ses notes à des témoignages recueillis par Paul Carrel mais aussi par des auteurs d’articles dans les revues d’histoire militaire. Ces emprunts sont fréquents et j’entends déjà quelques machoires grincer quand ils verront les références aux écrits de Paul Carrel mais aussi de Georges Bernage ou d’Yves Buffetaut. Benoît Rondeau prend ici le risque de se faire désavouer par quelques historiens patentés ! Pour ma part, je le soutiens dans cette démarche qui, si elle est osée, n’en est pas moins une preuve de respect pour le travail réalisé par ces auteurs durant les 40 dernières années. Référence aux témoignages n’est pas reconnaissance ni des thèses ni de la narration des dits auteurs.

Si on ajoute à tout ça, huit bonnes cartes dans le texte, des notes abondantes, une belle bibliographie , des annexes utiles et un index des noms et des lieux, j’ai là, pour moi et avec la biographie de Joukov par Lopez/Othkmezuri, l’un des ouvrages les plus intéressants que j’ai lu ces six derniers mois. Evidemment, j’en recommande bien évidemment la lecture à l’aube du 70ème anniversaire de la bataille de Normandie.

En fait, pour tout dire et pour le lecteur que je suis depuis plus de 40 ans, je me dois de reconnaître que la scène d’histoire militaire française est particulièrement active et de qualité en ce moment. Ce qui m’enthousiasme !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 4, 2014 12:53 PM MEST


Joukov
Joukov
par Lasha OTKHMEZURI
Edition : Broché
Prix : EUR 28,00

11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un grand moment de lecture., 27 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Joukov (Broché)
Et ce pour plusieurs raisons:

- Tout d’abord, cette biographie du maréchal russe est quasiment la seule, éditée en français, sur ce personnage déterminant de la seconde guerre mondiale. Il faut remercier les auteurs de nous l’avoir offerte ! Il y avait bien une biographie datée des années 60 ainsi que la traduction des mémoires de Joukov mais j’imagine que la version française de ces dernières portait sur l’une des éditions censurées par le pouvoir soviétique…
- Elle est le fruit d’une collaboration exemplaire qu’on avait déjà pu apprécier dans « Grandeurs et misères de l’Armée rouge« .
Bien évidemment, l’ouvrage est co-signé par Jean Lopez qui s’affirme désormais comme le spécialiste français de l’Armée rouge et de ses opérations durant la seconde guerre mondiale. Voir ses ouvrages consacrés à ces opérations aux éditions Economica: Stalingrad, Koursk, Berlin, Korsun-Tcherkassy et tout récemment Bagration.
- La biographie est un exercice difficile car il s’agit de relater des faits mais aussi de rentrer dans l’époque du personnage, dans son intimité, dans ses succès comme dans ses échecs. Et là c’est une belle réussite car on navigue aisément entre l’historiographie et les documents officiels, les mémoires avec et sans censure, les témoignages et interviews. Bref, un vrai travail d’enquête pour distinguer le vrai du faux, l’hagiographique du possible.. Et quand les auteurs ont un doute, ils nous livrent leur version la plus probable.
- Au delà de la dimension biographique, il existe clairement ici un style qui était moins évident dans les ouvrages consacrés à des opérations militaires ou au recueil de témoignages comme ‘Grandeurs et misères de l’Armée rouge ». Il y a ici un vrai style littéraire, agréable, prenant de bout en bout capable de nous faire sentir « le vent de l’histoire ». Ce n’est pas si courant de nos jours…
- J’ai énormément apprécié la plongée dans le système soviétique: de la montée en puissance du bolchévisme jusqu’au purges de 1937, de la folie de Barbarossa jusqu’à la prise de Berlin mais aussi sur l’après guerre jusqu’à la mort de Joukov. Le maelström dans lequel vécut Joukov des mois précédant Barbarossa jusqu’à la bataille de Moscou est restitué de manière impressionnante.
- En contrepoint, on découvre bien des portraits de personnages historiques soviétiques d’où sort, bien évidemment la stature du Vojd, Staline ! Une période de folies, un pays de fous, une idéologie destructrice mais finalement victorieuse.
- J’ai aussi bien apprécié la conclusion et l’hommage final rendu au seul vrai héros de l’époque: le soldat soviétique…

Pour résumer, il ne faut vraiment pas rater cet ouvrage qu’on soit passionné d’histoire militaire, attiré par la Russie ou curieux de connaître de plus près le système soviétique. Ceux qui, aujourd’hui, vilipendient la Russie, seraient bien avisés de lire cet ouvrage pour mieux comprendre les Russes à l’aune de la Grande Guerre Patriotique…

Un grand moment de lecture vivement recommandé !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 3, 2014 6:38 PM MEST


Correspondance générale, tome 9 : Wagram, février 1809-février 1810
Correspondance générale, tome 9 : Wagram, février 1809-février 1810
par Napoleon Bonaparte
Edition : Relié
Prix : EUR 54,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un travail d'édition tout simplement monumental., 22 mars 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Correspondance générale, tome 9 : Wagram, février 1809-février 1810 (Relié)
Année après année, la Fondation Napoléon et les éditions Fayard nous livrent la correspondance exhaustive de l'Empereur. On ne peut que souligner, encore et encore, ce monumental travail d'édition entrepris depuis 2004.

On est désormais dans les années de l'apogée de l'Empire avec comme point d'orgue la campagne d'Autriche de 1809, le retournement d'alliance autrichien et l'avancée vers le mariage avec Marie-Louise.


Afrikakorps : L'armée de Rommel
Afrikakorps : L'armée de Rommel
par Benoît Rondeau
Edition : Broché
Prix : EUR 26,90

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'ouvrage de référence en français sur le sujet., 9 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Afrikakorps : L'armée de Rommel (Broché)
Allons à l’essentiel, j’ai beaucoup aimé cet ouvrage de Benoît Rondeau.

Selon moi, l’ouvrage constitue un très bon livre de base pour qui s’intéresse au second conflit mondial en Afrique du Nord de l’arrivée de l’Afrika Korps et de Rommel en 1941 jusqu’à la chute de la Tunisie en 1943. C’est dire que l’ouvrage dépasse largement le propos du titre. Certes, l’Afrika Korps constitue le fil rouge de l’ouvrage mais la prise en compte des autres acteurs majeurs du théâtre d’opération est réelle: Italiens, Britanniques mais aussi nations des dominions britanniques.

Le récit est passionnant de bout en bout et se lit très agréablement qui plus est; l’auteur s’appuyant sur des notes abondantes, une bibliographique très complète et des chiffrages permanents des moyens en présence. Bref, un gros travail de fond comme on en voit désormais plus souvent !

En fait, si vous cherchez un ouvrage récent et complet sur la guerre en Afrique du Nord, ne passez à côté de cet ouvrage : il est bon et il est bien isolé en édition française… C’est dire comment les historiens français esquivent encore aujourd’hui l’histoire militaire… En fait, je suis heureux désormais de constater que qu’il y a désormais chez les pigistes de revues spécialisées, des historiens universitaires ou non qui nous font des livraisons très rapprochées d’ouvrages d’histoire militaire et, en plus, ces ouvrages sont souvent de bonne facture.

A noter que Benoît Rondeau nous revient bientôt avec un nouvel ouvrage « Invasion ! Le Débarquement vu par les Allemands » à paraître en ce mois de mars 2014, toujours chez Tallandier.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 4, 2014 12:53 PM MEST


Sous le feu : La mort comme hypothèse de travail
Sous le feu : La mort comme hypothèse de travail
par Michel Goya
Edition : Broché
Prix : EUR 20,90

15 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Indispensable, tout simplement..., 18 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sous le feu : La mort comme hypothèse de travail (Broché)
Michel Goya fait certainement partie de ces auteurs pour lesquels j’ai eu envie de partager mes lectures sur le web.

Quand on a la lecture comme passion première, avant même ma passion pour l’Histoire, on ressent un plaisir parfois jubilatoire à découvrir de nouveaux auteurs, de nouvelles approches. Si je devais retracer ces moments forts de lecteur, j’associerais bien volontiers des auteurs comme Jacques Benoist-Méchin, Henry Lachouque, John Keegan, Victor D. Hanson, René Grousset, Tom Clancy ou JRR Tolkien… et certainement récemment Jean-Christophe Notin et le colonel Michel Goya. Qu’ont en commun ces auteurs ? La capacité à me faire comprendre ou ressentir des faits historiques ou autres ! Et si à cette capacité s’ajoute un talent d’écriture, c’est tant mieux !

Revenons-en au colonel Michel Goya.

Je l’ai découvert via son ouvrage consacré à la guerre américaine en Irak (Irak: les armées du chaos). J’avais déjà bien apprécié sa méthode d’analyse, son recours aux exemples pris pour nous faire entrer dans la réalité de la guerre, son recours systématique aux autres disciplines dans une vision résolument trans-disciplinaire, rare chez les militaires… et chez les historiens. J’ai lu plus tardivement son “La chair et l’acier” consacré à l’évolution de l’armée française au feu de la première guerre mondiale. Ouvrage le plus abouti et pour cause: il était la résultante de son travail de doctorant pour sa thèse en Histoire. Bref, nous avons donc en Michel Goya à la fois un chercheur mais aussi un acteur possédant une exérience réelle de la “res militaris” et du combat d’infanterie. Faut-il également rappeler que sa carrière est indissociable de son arme d’appartenance: l’infanterie de marine ?

Mais venons en à “Sous le feu: la mort comme hypothèse de travail”.

Les lecteurs réguliers de son blog, “La voie de l’épée” y retrouveront des thèmes majeurs de ses interventions sur le combat et sur l’homme pris dans “la bulle de violence” que constitue le combat.

Michel Goya nous plonge d’emblée dans sa réalité à Sarajevo en 1995 lors d’un assaut d’une position serbe. Les comportements de la troupe, des sous-officiers et officiers sont décortiqués pour poser dramatiquement le sujet.

Suivent des chapitres assez courts sur les faits saillants comme l’environnement spécifique du combat, les réactions physiques, les pensées du combattant sous le feu, le fait de donner la mort, la décision dans l’action, la motivation à combattre, le rôle du groupe, l’armement, la préparation au combat, …

Comme évoqué plus haut, l’analyse s’appuie régulièrement sur les témoignages de combattants essentiellement de la première guerre mondiale jusqu’aux conflits actuels, en passant régulièrement des conflits de haute intensité jusqu’à la guerre asymétrique. De plus, pour appuyer son point de vue, le colonel Goya fait appel fréquemment à des disciplines peu courantes dans des ouvrages d’histoire militaire: sociologie, psychologie, sciences, management,… En fait, l’auteur reste toujours dans l’action, dans le mouvement même pour une démarche qui se veut construction intellectuelle. C’est parfois surprenant mais toujours vivifiant ! Sa volonté est permanente de faire le pont entre le vécu et le savoir.

Je ne peux m’empêcher de citer une partie de sa courte conclusion: “Devenir combattant, c’est se porter volontaire pour pénétrer dans des bulles de violence. C’est accepter la transformation que cela induit avec le risque d’y être détruit ou mutilé dans son corps ou dans son âme. C’est accepter aussi la métamorphose préalable qui sera nécessaire pour évoluer dans un tel monde sans y être broyé à coup sûr. L’homme qui survit et résiste au combat est donc un homme différent à la sortie du tunnel”. On a bien là l’essentiel de “Sous le feu”.

Comme épilogue, l’auteur nous replonge sur le terrain, une journée ordinaire en Kapisa. Juste une manière de dire que le combat continue encore et encore.

En fait, quand on referme le livre, on a envie d’émettre ue seule critique: chaque chapitre mériterait des approfondissements plus complets, bref quasiment une centaine de pages chacun… Le colonel Goya ouvre ainsi de nombreuses pistes pour lui même mais aussi pour d’autres de ses pairs, militaires et/ou chercheurs universitaires. Bref, il propose des bâtons de relai à saisir avec enthousiasme.

Bref, vous l’aurez compris, je vous incite vraiment à lire les ouvrages de colonel Michel Goya et tout particulièrement ce “Sous le feu” !


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