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Bookivore "BG" (74, FR)

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La mort et la belle vie
La mort et la belle vie
par Richard Hugo
Edition : Poche
Prix : EUR 7,10

4.0 étoiles sur 5 Un polar à pieds joints dans le midwest, 28 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La mort et la belle vie (Poche)
Le sherif Barnes la Tendresse s'exile dans le Montana pour profiter de ce qu'il espère être des jours paisibles - jusqu'à la mort d'un de ses copains de pêche. Barnes résout vite l'enquête, jusqu'au prochain crime, proche en apparence du premier. Alors: faux coupable? fausse copie? coïncidence?
Barnes se met à l'ouvrage, suit des pistes intuitives validées par une hiérarchie humaine quoique mise sous pression. Il enfreint quelques règles, personnelles, éthiques et légales, et trouve.
Entre-temps le lecteur aura parcouru 3 états américains, entend l'humour du Midwest, et se sera fait embarquer dans un polar poétique, fertile en imagination, et plus complexe qu'il n'y paraît. Richard Hugo fut finaliste 2 fois du Prix Pulitzer en poésie au début des années 80, et son amour des grands paysages montagneux des états du Montana, de l'Oregon, de Washington transpire des moments où le flic se pose et réfléchit.
Un polar surprenant par sa structure, son language, sa décontraction.


La Société des Jeunes Pianistes
La Société des Jeunes Pianistes
par Ketil Björnstad
Edition : Poche
Prix : EUR 7,10

3.0 étoiles sur 5 Un livre sur les musiciens, pas sur la musique, 28 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Société des Jeunes Pianistes (Poche)
Oslo, fin des années 1960 - Aksel est un adolescent qui se cherche, coincé dans une famille vivant au-dessus de ses moyens, et qui explose suite à un dramatique accident. Aksel décide de se consacrer à la musique, et comme d'autres pianistes qu'il fréquente, va se frotter aux concours et premiers concerts fondateurs qui orienteront leurs avenirs. Aksel tombe amoureux d'Anja, une fille mystérieuse, virtuose et surprotégée - l'amour romantique impossible, donc parfait.

La Société... est un roman de maturation, où l'on sent véritablement l'évolution d'Askel de l'ado énervé et énervant à un pré-adulte entreprenant, qui finalement réussit presque à vivre pleinement le recollement des morceaux épars de sa famille; c'est aussi un roman d'apprentissage de la vie par la musique à "haut niveau" - comme dit un commentateur plus haut, "on est loin de la douceur de vivre": cela ressemble davantage à un entraînement à la GRS en ex-RDA. Violence, secrets, compétition... La Société... en question n'est pas formelle, elle est faite de gens qui se croisent, s'apprivoisent sans former un véritable groupe - leurs raisons d'avoir choisi cette vie et cette voie leur restent trop personnelles, si différentes.

J'ai apprécié que certains secrets restent... secrets, tels que la relation entre Anja et son père, ou la fin - on sent les prémisses de volume 2 (l'Appel de la Rivière). La 2e moitié du livre, ou Aksel se rend plus accessible à ses contemporains, fait des choix plus rationnels, ou rendus tels pour le lecteur, se lit mieux. On y voit les débuts de Rebecca et d'Anja, on y apprend les déboires de bien des pianistes ambitieux qui souffrent de la réalité de cette vie, on y lit, et on comprend, les tiraillements d'Aksel entre plusieurs femmes, qui chacune représente une part de celle qu'il chercher.
On ne voit jamais les débuts d'Aksel... Tome 2, là encore?
Au final, un livre sympathique, engageant plus sur la fin qu'au début (j'ai eu, comme d'autres, beaucoup de mal à y rentrer).
Le livre est simplement écrit, peu d'envolées lyriques sur la musique véritablement (dommage pour un livre sur le piano)...


Mes aventures sur les routes du vin
Mes aventures sur les routes du vin
par Kermit Lynch
Edition : Poche

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Fondamental, 28 juillet 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Mes aventures sur les routes du vin (Poche)
Une odyssée incroyable, par un précurseur de la recherche de l'authenticité dans et par le vin.
J'aurais aimé lire ce livre il y a des années. Marcher dans les pas de Kermit Lynch, aller au-devant de ces faiseurs de vins comme des faiseurs de magie.
L'ouvrage, datant des années 80, semble "dater" un peu à l'aune des années 2010 - cependant dans ses explications, ses envolées, la reconnaissance des ses fautes, Kermit est fondamentalement humain, un humain à la recherche d'un plaisir absolu par le vin.
De son livre émanent le respect pour l'homme derrière le vin, l'amour du terroir, la reconnaissance des différences. Il ne parle pas de vin "meilleur" mais de vin qui accompagne mieux, ou moins bien, un repas, une ambiance - il parle du vin dans le partage, comme une passion toujours plus riche en ce qu'elle rapproche ceux qui la partagent. Lynch prend les devants de(s) film(s) Mondovino, se penche sur ceux qui, bien avant que nous les trentenaires nés des années 70 découvrions le "bon vin", avaient fait de leur façon de faire le vin un credo personnel, loin de l'industrie.
Les ratings, les compétitions, les dégustations à l'aveugle, peu pour lui.

Les mots de Lynch sur la Bourgogne, le Bordelais, sont parfois crus - j'ai pu m'y reconnaître, mais cela ne fera pas les affaires de tous - tant pis - on a le droit d'être en désaccord... et de reconnaître la cohérence de la démarche de K Lynch. J'aurais aimé lire sur l'Alsace, la Champagne, le reste de l'Europe. Les mots de Lynch sur la Loire, le sud-est et notamment Bandol, le Beaujolais sont magnifiques. Son approche des gens trahit son intérêt pour l'homme derrière le vin - et son enseignement: le vin sera le reflet de cet homme, de cette femme qui l'a fait, et sera alors digne d'être goûté et apprécié.

Bref, si on aime le vin, un livre à livre absolument, pour apprendre, pour aimer plus, pour se reconnaître. Pour boire avec encore plus de plaisir, ajouter du plaisir à ses recherches. Un livre que j'ai envie d'offrir à tous mes amis avec qui j'aime partager le vin.


Trois jours au Népal
Trois jours au Népal
par Jean-David Blanc
Edition : Broché
Prix : EUR 17,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 pourquoi?, 28 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trois jours au Népal (Broché)
Jeune homme entreprenant et riche part faire un voyage pour jeunes hommes entreprenants et riches pour pratiquer un sport de jeunes hommes entreprenants et riches.
Jeune homme se rate sur la montagne et passe 3 jours à retrouver les siens, après avoir frôlé la mort, légèrement blessé. En rentrant, jeune homme entreprenant et riche publie un ouvrage où l'on apprend qu'il est difficile d'envoyer un SMS à sa famille en s'imaginant que c'est le dernier, et que ces 3 jours lui ont permis de réfléchir. La publication lui permet de rester jeune homme entreprenant, et plus riche.
En fin de compte, suis-je sans doute injuste, pourquoi avoir écrit ce livre, sinon pour ses proches à qui il voulait tout expliquer?
L'ouvrage propose une lecture facile. La décision du protagoniste de se déplacer de l'endroit qu'il avait communiqué à ses sauveteurs aurait pu être dangereuse de conséquences - pour lui, pour eux. Il est sans doute facile pour nous dans nos canapés de juger des décisions lointaines de ceux qui bravent la mort - mais l'intérêt de ce livre est surtout pour M. Blanc lui-même.


Montagnes d'une vie
Montagnes d'une vie
par Walter Bonatti
Edition : Broché
Prix : EUR 8,40

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Onirique et fatiguant, 28 juillet 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Montagnes d'une vie (Broché)
Walter Bonatti a donné son nom a des montagnes, Bonatti a donné son nom a un refuge, Bonatti a donné son nom à des passages aériens...
Walter Bonatti a écrit des livres fantastiques sur ce qui, au plus profond de l'homme, le pousse à repousser ses limites, à "se regarder à l'intérieur", à parcourir en soi le chemin long et merveilleux de l'accomplissement. Comme le disait un commentateur plus haut, ceci "n'est pas le livre d'un alpiniste, c'est le livre d'un homme intègre, passionné par la montagne et la nature". Certes.

Bonnati nous emmène sur chacune des montagnes dont il a tiré un enseignement, ou une perte humaine - il nous parle de la montagne, du défi, de la raison pour laquelle il s'en est approché, de ce qui le pousse à aller là-haut - onirique. Il parle de ceux qui l'accompagnent, il rend hommage à ces amis qui lui donnent plus de plaisir que de grimper avec des "spécialistes". Onirique.
Mais ce n'est pas le livre où Bonatti parle le mieux de ses montagnes - en fait, rares sont les passages où il exalte la nature, la passion; même la technique parfois passe à l'asse, et où l'on voudrait apprendre des différences entre "alors" et "maintenant", on reste sur sa faim. Il passe par ailleurs beaucoup de son temps à régler des comptes avec ses détracteurs. Il est compréhensible pour chaque homme de vouloir se re-situer par rapport à ses semblables... mais sur quasiment chaque page sur 440 pages, cela devient fatiguant. Bonatti a été jugé, souvent à tort, et il se justifie - mais il passe aussi beaucoup de temps à juger lui aussi, à mettre des étiquettes. On devine le peu de facilité qu'il y aurait eu à avoir une discussion avec Bonatti et ses contemporains sur l'alpinisme, l'escalade, la montagne, dans les années 50-60. Un sacré caractère ce Walter!

Son discours de 1989 inclus en fin d'ouvrage est, de ce point de vue, emblématique: tout est pourri, tout part à vau-l'eau, vous n'avez rien compris. Mais de solutions, nenni.
Il condamne par exemple la recherche de vitesse et l'esprit de compétition, alors que quelques pages auparavant il explique qu'au pied d'une première hivernale, il n'allait laisser à personne le loisir de lui passer devant.

En conclusion, j'ai moins appris avec ce livre sur la montagne et l'alpinisme que sur qui était l'homme - alors oui, de cette façon Bonatti a atteint sans doute son but, qui était de nous renseigner sur la profondeur de l'homme, la sienne particulièrement, et la différence entre recherche d'aventure pure, alpinisme d'alors et alpinisme de maintenant. Mon respect pour l'homme, ses exploits, ses vues, reste le même, mais au niveau plaisir de lecture: onirique souvent mais plus souvent fatiguant.

Enfin, formellement, la mise en page en format poche est médiocre, les fautes de frappe ne se comptent plus - dommage. Plus de soin à l'édition n'aurait pas nui à l'ouvrage-phare d'un alpiniste-phare.


La vérité sur l'Affaire Harry Quebert - Prix Goncourt des lycéens 2012 et Grand Prix du Roman de l'Académie française 2012
La vérité sur l'Affaire Harry Quebert - Prix Goncourt des lycéens 2012 et Grand Prix du Roman de l'Académie française 2012
par Joël Dicker
Edition : Broché
Prix : EUR 22,00

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Prenant, voire kidnappant... mais agaçant, 16 mai 2013
Voici un livre que j'ai failli arrêter au bout de 50 pages - pas d'avancée, pas de véritable intrigue, et puis voilà qu'une chose arrive, puis l'autre, et soudain l'on est pris, embarqué, kidnappé presque par l'histoire menée de main de maître par Joël Dicker. Les rebondissements suivent aux surprises, les chocs aux déceptions. Mr Dicker tourne en dérision les pressions du business du livre, il pare de la Nouvelle-Angleterre comme nous en parlerait un local, mais ça ressemble un peu parfois à un guide touristique, et j'avoue avoir eu du mal avec les titres ou les panneaux en français censés avoir été traduits de l'américain mais qui évidemment ne l'étaient pas... bref, c'est rarement confus, mais parfois confondant malgré tout.
Les personnages ont de la chair, un caractère, quoique le "héros", d'abord agaçant et traçant dans notre esprit le visage d'un post-ado boutonneux, orgueilleux et en mal de reconnaissance, perd peu à peu de sa propre profondeur, au profit des autres caractères.
Appelez moi snob si vous voulez, mais là où (comme d'autres commentaires l'ont souligné), le style du livre même est en quelque sorte censé être simple, de par les demandes virtuelles de la maison d'édition virtuelle qui pousse à une écriture rapide et des délais respectés, le style du livre "originel", l'Origine du Mal, ne devrait-il pas, lui, avoir été poli, parfait, enivrant, romantique, onirique? J'ai trouvé les "extraits" virtuels particulièrement décevants, et je pense que Mr Dicker pourra se rattraper la prochaine en écrivant un véritable roman d'amour, façon Mark Helprin, avec des phrases qui vont font rêver. Pas de ça dans Harry Québert.
Les 31 conseils sont, eux, d'une efficacité ravageuse, d'un humour absolu, et d'une douce dérision.
C'est de la vrai littérature, de celle qu'on a tout de suite envie de tourner en film, et dans ce sens mérite entièrement le Goncourt des Lycéens, donc à lire, mais sans attendre d'envolée du language, et dans ce sens je ne comprends pas le prix de l'AF. Merci Mr Dicker!
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 24, 2013 11:43 AM MEST


Ce soir je vais tuer l'assassin de mon fils
Ce soir je vais tuer l'assassin de mon fils
par Jacques Expert
Edition : Poche
Prix : EUR 6,10

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 parfait pour la TV, 3 février 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ce soir je vais tuer l'assassin de mon fils (Poche)
Rodriguez perd son fils dans un accident de voiture - sa femme crie vengeance pour ce fils. Boulard sait que c'est lui, puisqu'on l'apprend dans les premières pages - sa femme crie vengeance pour leur vie de famille qui se délite.
Jacques Expert varie. Dans ce livre, il nous donne 4 voix pour comprendre non pas le mobile d'un crime, mais comment ses conséquences sont vécues, pénètre le coeur des familles pour en comprendre les tensions vues par leurs adultes, 4 voix pour entendre la vengeance et la peur monter - 4 voix pour se demander ce que nous ferions en pareil cas?
Non, le livre n'est pas une réflexion, c'est un scénario parfait pour un téléfilm, avec un suspense qui se dégrade à quelques dizaines de pages de la fin. Le livre ne donne pas le temps de nous poser la question de ce que nous ferions à la place des Rodriguez - le livre, plutôt, nous donne à voir deux familles qui pourraient être celles de nos voisins, vivre leurs quotidiens, leurs frustrations, leurs espoirs perdus et les mélanger à leurs peurs et leurs petits mépris, dans un final attendu.
Expert écrit bien - ses descriptions des vues du pourri criminel sont excellentes, on sent son dédain et son mépris grandir à grandir que l'on vit à côté de ce petit chef qui se croit grand, un homme commun qui se croit au-dessus du lot, et qui ressemble à tant de gens que l'on pourrait connnaître. mais seul Rodriguez a des états d'âme, les autres restant sur une seule ligne jusque la presque fin - étonnant.
Le style est direct, il est propre à tourner page sur page, l'outil multi-voix est bien utilisé. Cela dit, la ligne de temps est souvent mélangée, et l'auteur passe à côté d'une occasion unique de nous faire réfléchir en prenant plus de temps sur le pourquoi de la vengeance - en tant que lecteur, on réagit aux propos des protagonistes, mais on n'a pas le temps de penser pas avec eux. C'est une livre parfait pour une adaptation TV.
Mais Expert fait mieux, bien mieux dans Adieu. Par ailleurs si on aime le multi-voix, Japrisot et sa Passion des Femmes, quoique prenant le crime à l'envers, restent pour moi un modèle.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 31, 2014 10:10 PM MEST


Le soleil sous la soie
Le soleil sous la soie
par Eric Marchal
Edition : Broché
Prix : EUR 22,90

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 un ton en dessous, 2 février 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le soleil sous la soie (Broché)
Un ouvrage vanté par le club des libraires de France Info, et qui déçoit bien qu'étant intéressant.
Le personnage principal n'a pas de substance - pas d'histoire, on sait peu sur ses origines, ses peurs, ce qui empêche le lecteur de s'identifier à lui, de tisser un lien profond qui nous ferait ressentir ses émotions à mesure que l'histoire progresse. De plus, ce héros est est parfait - il a des faiblesses, mais il est généreux, il doit être beau puisque les femmes tombent pour lui, il est humain et humaniste, il n'a besoin de rien, pas de luxe, à peine de quoi manger, na' jamais froid ni chaud ni rien - là encore, cette perfection de surface fait glisser le lecteur, et empêche une identification, une relation. Ses copains ont de l'humour, lui moins. Ses copains ont des défauts, lui moins - bon, il ne sait pas lire le latin. Il a deux aventures amoureuses, mais l'auteur reste en dehors de son héros - on ne comprend pas ce qui le pousse, ce qui le tire, ce qui le fait rêver. A tous les hommes qui voudraient s'identifier au dilemme humain de comment choisir entre deux femmes très différentes offrant des rêves, des perspectives, des façons de vivre si différentes... l'auteur n'offre pas de solution - il nous plante avec 2 revirements aussi incompréhensibles que soudains.
Sans parler de Ken Follett mentionné dans plusiers commentaires, à ceux qui aiment les histoires humains imbriquées dans l'Histoire, voire à la croisée de mondes en pleins changements, je ne saurais trop que dire sinon que les auteurs francophones ont encore beaucoup à apprendre des auteurs anglophones (Atwood, Roth, mais aussi Ishiguro, Mistry, etc et surtout, surtout Powers).
Cela dit, le livre est bien construit, les personnages, s'ils manquent de profondeur, sont crédibles, et la reconstitution historique est, sinon fidèle (franchement je ne sais pas, et l'auteur a l'amabilité de relater ce qui est juste et ce qui l'est moins en fin d'ouvrage), du moins crédible. A ceux qui sont de Lorraine ou qui aiment Nancy et/ou (l'histoire de) la médecine, ce livre fera vivre des moments sympathiques, sans être inoubliables et de fameuses recettes de tisanes à essayer à la maison.


La Vie presque
La Vie presque
Prix : EUR 8,49

4 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un debut ma foi tres couillu, 22 janvier 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Vie presque (CD)
Luke a beaucoup appris de ses peres: buvant a la source du rock des annees 80, ils nous livrent un tres joli son, riche et colore, beaucoup d'idees harmoniques (pas vraiment vocales), et on sent sourdre un vrai talent. Bien sur, comme le groupe est encore un enfant, la hargne ne passe pas encore tres bien, voila pourquoi un 4 plutot qu'un 5. Le prochain album devrait nous apprendre plus, lorsque la voix du groupe aura appris a signifier la douleur plutot qu'a la chanter. Tres belles guitares... References notees: Radiohead pour les rythmes, Gavin Friday pour les arrangements?


La Montagne de l'âme
La Montagne de l'âme
par Gao Xingjian
Edition : Broché

9 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Imprevisible et reposant, 17 octobre 2000
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Montagne de l'âme (Broché)
Trouve par hasard sur une etagere de librairie, ce livre a fini chez moi parce que je voulais lire sur la Chine. J'allais partir en Asie, et je voulais commencer une sorte de "quete". Les innombrables pages de ce livre ont defile sous mes yeux en moins de cinq nuits, car il contient pour moi la vie folle et imprevisible que l'on se prend a imaginer lorqu'on pense aux mysteres chinois, aux vallees embrumees, aux petits moines peints en haut des falaises. Les seances de sorcieres sont des plus magiques, et j'ai beaucoup aime le rythme que l'auteur propose dans l'oeuvre: erotisme, perdition, destin, folie, tout vient a point, et l'epopee nous pousse franchement a aller voir la-bas ce qui se passe. Pour etre horrible, je dirais avoir trouve dans cette oeuvre un peu de Garcia Marquez, de Boulgakov, et beaucoup de la lenteur et de la fatalite que d'autres auront peut-etre comme moi aime dans le film "Vivre" de Zhang Yimou. Une livre superbe, qui laisse rever.


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