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Contenu rédigé par Christian Saurel
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Commentaires écrits par
Christian Saurel (France Bas-Rhin)
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Celibidache : Grandes Symphonies (Coffret 14 CD)
Celibidache : Grandes Symphonies (Coffret 14 CD)
Prix : EUR 32,00

7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Dubitatif ou plutôt partagé, 26 juillet 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Celibidache : Grandes Symphonies (Coffret 14 CD) (CD)
Sergiu Celibidache est indiscutablement un chef à forte personnalité et ayant une conception bien marquée de la musique, ceci est indéniable. Mais faut-il pour autant crier au génie (ne pas oublier que les vrais génies sont les grands compositeurs), ou au contraire rejeter en bloc sous prétexte que la plupart des tempi sont plus lents voire nettement plus lents que ceux que nous avons dans les oreilles (c'est à dire que ceux des autres chefs) ? Mieux vaut, me semble-t-il, écouter, réécouter, se laisser imprégner par cette approche de la musique, caractériser son style, puis après cette expérience tirer un bilan de l'impact sur l'auditeur, et en premier lieu sur soi.
Avant de caractériser le style, il faut traiter à part la 40ème symphonie de Mozart qui échappe à ce que nous dirons après. En effet cette très belle et à mon sens très juste interprétation a des tempi plutôt allants (tempo giusto), une fébrilité toute mozartienne, un drame sous-jacent mais jamais appuyé : une très grande référence pour cette symphonie.
Pour toutes les autres symphonies il me semble possible de dégager des constantes qui en font le style général très marqué (comme on pourrait le faire pour Glenn Gould dans le domaine du piano par exemple) :
tempi sensiblement plus lents que la « norme » ou que le souhait du compositeur lorsqu'il l'a exprimé (Beethoven) ; refus de toute violence, agressivité ou souvent même tension ; refus de tout « effet » ; approche très humaniste de la musique (de ce point de vue il me fait penser parfois au Bruno Walter des toutes dernières années de sa vie, par ex. dans la symphonie pastorale) ; grande clarté de la polyphonie et des plans sonores ; sens très aigu et subtil de la narration musicale (de ce point de vue Celibidache est un grand pédagogue pour ses auditeurs), pour reprendre la comparaison précédente mais en la nuançant, Bruno Walter chante là où Celibidache parle (raconte).
Tout ceci donne quoi, à mon humble avis de simple mélomane ?
Un Haydn très « Grand Papa Haydn » savoureux à souhait : les introductions lentes des premiers mouvements sublimes ; là où dans la 92ème « Oxford » Szell créait tension et suspens, Celibidache en fait une mer de sérénité. Qui a raison ? Je n'en sait rien, les deux approches tiennent très bien. Les mouvements lents sont de la même veine. Les menuets et finals sont de prime abord moins enthousiasmants, mais à la réécoute on y trouve peut-être mieux encore le fameux humour de Haydn.
Pour Beethoven les choses sont moins simples. La 4ème, la 6ème « pastorale » et la 9ème mettent admirablement en valeur le grand humaniste qu'était Beethoven, que souhaiter de mieux. Par contre le style Celibidache a plus de mal à me convaincre dans les autres symphonies dont le caractère révolutionnaire et rythmique est ici comme gommé.
Dans sa 9ème symphonie, Schubert a pris vingt à trente ans d'age et quelque embonpoint, mais on peut être sensible à cette promenade fraternelle (pour se revigorer écoutons Krips ou Walter en 1946).
Pour les symphonies de Brahms les choses se gâtent nettement, à mon sens. Le génie de Brahms c'est, me semble-t-il, cette « alchimie » de profond lyrisme et de tension. Celibidache estompe la tension (valeur sans doute pas assez zen pour lui!) et le lyrisme disparaît du même coup ; reste la mollesse et la lourdeur.
Avec Schumann Celibidache est sensiblement plus inspiré, il se permettra même quelques véhémences (final des 2ème et 4ème symphonies) mais surtout de beaux moments de poésie (mouvements lents de ces mêmes symphonies) et de belles couleurs dans la troisième.

En conclusion (non définitives !) Sergiu Celibidache donne l'impression d'un musicien qui « pense » plus qu'il ne « vit » la musique. Cela peut donner, à mon humble avis, des résultats contrastés au plan de la réussite. Pour ma part je préfère la spontanéité d'un Charles Munch ; mais c'est un des grands intérêts du disque que de pouvoir vivre différentes expériences musicales !
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 27, 2012 8:34 PM CET


Mozart : Intégrale des Concertos pour piano
Mozart : Intégrale des Concertos pour piano
Prix : EUR 43,73

14 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 A marquer d'une pierre blanche, 17 octobre 2011
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Mozart : Intégrale des Concertos pour piano (CD)
Mozart, c'est bien connu, est le compositeur le plus difficile à interpréter. Sur instruments moderne il est souvent romantique (Walter, qui reste malgré tout le meilleur traducteur du message mozartien) ou simplement « joli » (Marriner) ou encore académique (Boehm) ; sur instruments anciens l'approche de beaucoup d'interprètes est brutale (Harnoncourt, Jacobs) ou raide et froide (Gardiner).
Eh bien cette nouvelle version des concertos pour piano sur instruments d'époque échappe à tous ces défauts. D'abord la beauté confondante de l'orchestre et du piano-forte paraissant ici complètement idiomatique et parfaitement rendue par une prise de son superlative.
Les tutti de l'orchestre sont denses, charnus, souvent sombres, traduisant le drame sous-jacent de beaucoup d'œuvres, obtenus sans recherche d'effets mais par la simple couleur des timbres et le naturel du discours. Le piano-forte a la fluidité d'une harpe et apporte un contre point de lumière à cet orchestre d'airain. On pense à Watteau (arrières plans sombres et personnages lumineux créant un effet de relief mais surtout de vie).
Il est intéressant de noter que les deux premiers volumes sont un cran au dessous (timbres plus verts) comme si un murissement s'est opéré et a donné son plein épanouissement dès le troisième volume, l'apogée, due aussi aux œuvres (!), étant peut-être les 22 et 24ème concertos ; enfin parmi toutes ces merveilles le 16ème est absolument jubilatoire.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 25, 2014 5:46 PM MEST


Bach : Intégrale des Sonates et Partitas pour violon
Bach : Intégrale des Sonates et Partitas pour violon
Prix : EUR 22,97

12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une réussite rare, 20 avril 2011
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Intégrale des Sonates et Partitas pour violon (CD)
Il y a peu de mauvaises versions des suites pour violoncelle seul ; de Casals à Bylsma, de Fournier à Queyras les approches sont contrastées mais toutes me semblent recevables. Est-ce dû à l'instrument qui reste intime, profond et serein quelque soit son traitement ? Je le pense d'autant plus si l'on fait le parallèle avec les sonates et partitas pour violon seul.
En effet, à mon goût, il y a pour ces œuvres peu de versions qui me comblent.
Les versions « modernes » y compris, et en premier lieu, celles de Milstein sont proprement fatigantes à l'écoute tant le son du violon est « poussé » (Bach n'est pas Brahms !) ; et ce traitement sonore qui ne posait pas de problème particulier au violoncelle dans les suites, me semble rédhibitoire au violon par la tension et l'agressivité qui en résulte, à l'opposé de la nature de ces œuvres.
Pour les versions baroques, peu me semblaient totalement abouties et maitrisées.
C'est tout ce qui fait la valeur de l'interprétation de Rachel Podger : l'approche baroque sans certaines approximations ou maniérismes, et la maitrise technique sans l'arrogance du violoniste (j'allais dire du ténor !).
Je vais pouvoir enfin écouter aussi souvent ces sonates et partitas pour violon que les suites pour violoncelle, en toute sérénité.
Pour être juste il faut signaler la version très belle aussi mais un peu plus sévère de Viktoria Mullova.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 21, 2012 10:24 PM MEST


Beethoven : Complete Symphonies
Beethoven : Complete Symphonies
Prix : EUR 26,90

17 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un Beethoven « révolutionnaire », 8 avril 2011
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Complete Symphonies (CD)
D'abord un conseil d'écoute : le niveau de gravure de ces CD est supérieur d'environ 10 dB à la plupart des CD classiques. Donc si vous voulez savourer toute la richesse des timbres des instruments anciens, toute la dynamique de l'orchestre, captées par une très belle prise de son : baissez le volume de votre chaine pour éviter toute dureté qui serait artificielle et anti-musicale.

Il y a quelque mois j'avais exprimé mon enthousiasme à l'écoute de la neuvième par les mêmes interprètes.
L'écoute de cette intégrale confirme l'impression mais peu ici s'affiner selon le caractère de chaque symphonie.
Curieusement et paradoxalement les « petites » symphonies (1, 2 et 8) s'en tirent le moins bien ; comme, à mon avis, les symphonies de haydn (ou Mozart) qui supportent mal les interprétations à l'ancienne (l'idéal, pour ces symphonies "classiques", étant à mon sens, George Szell).
Pour les symphonies dionysiaques et/ou héroïques, c'est à dire les autres, la 6ème mis à part, le style fougueux, cuivré, percussif, très contrasté, de Krivine convient bien à ces chefs-d'œuvre qui sont issus des musiques révolutionnaires écrites par un musicien plein de rage et d'idéal !
Enfin la « pastorale » n'a pas ici le lyrisme que lui insufflait Bruno Walter, mais quelle saveur bucolique !
Une fois de plus on constate que les grands chefs-d'œuvre peuvent (et doivent) supporter plusieurs éclairages : Gardons Bruno Walter (avec New-York), George Szell, Erich Kleiber, mais écoutons aussi avec passion La Chambre Philharmonique et Emmanuel Krivine pour retrouver le Beethoven révolutionnaire que beaucoup de chefs et d'orchestres à la sauce postromantique nous avaient fait oublier ! (inutile de les citer, ils sont connus de tous).


Brahms : Symphonies n° 4 & n° 2
Brahms : Symphonies n° 4 & n° 2
Prix : EUR 9,43

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une quatrième flamboyante et monumentale au bon sens du terme !, 19 janvier 2011
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Brahms : Symphonies n° 4 & n° 2 (CD)
Charles Munch est, à juste titre, célèbre pour ses interprétations de la musique française : Berlioz, Ravel, Debussy, Roussel, etc. . Mais ses interprétations des symphonies de Brahms sont peu diffusées (à part peut-être la première) et rarement citées comme référence par les critiques obnubilés par les versions Furtwangler et Karajan. Ont-ils écouté cette quatrième ? On verra.
Tout est ici prodigieux. Le chef d'abord qui vit cette musique intensément, avec une passion qu'il sait complètement communiquer à l'orchestre ; avec aussi une droiture (au sens éthique) qui évite tout effet superflu, il va droit au but ce qui au delà de la passion confère à cette interprétation une grandeur imposante mais sans lourdeur. Et puis, il y a l'orchestre de Boston fabuleux pour tous les pupitres : cuivres à la sonorité franche, bois poétiques et superbement timbrés, cordes aussi belles que celles de Berlin du temps de Karajan mais le narcissisme en moins, ce qui fait toute la différence. Enfin, une superbe prise de son, large, dense, charnue qui fait encore rêver (seul un très léger souffle date l'enregistrement : octobre 1958).
La deuxième symphonie, enregistrée trois ans auparavant, est aussi très belle, mais, me semble-t-il, moins exceptionnelle ; la prise de son moins pleine y est sans doute en partie responsable. Mais ceci est relatif et cette deuxième, très « pastorale » dans ses trois premiers mouvements, et assez folle en son finale, en remontrerait à bien d'autres versions cataloguées de « référence ».


Beethoven : Symphonie n° 9
Beethoven : Symphonie n° 9
Prix : EUR 18,99

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Beethoven ressuscité !, 21 mai 2010
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Symphonie n° 9 (CD)
Enfin un Beethoven puissant mais sans emphase, qui rugit, qui ricane, qui délire. Un vrai Beethoven ! Un Beethoven qui se souvient du « Sturm und drang » de la seconde moitié du XVIII ème siècle et qui anticipe l'expressionnisme et le « motorisme » de Bartok.
Un Beethoven qui ne passe pas par le filtre de Bruckner ou de Wagner ni par une aseptisation de la musique que certains baroqueux ou néo-baroqueux (sur instruments moderne : Zinman par exemple) nous imposent au nom d'une soi-disant authenticité. Ici nous avons à la fois les instruments d'époque, les tempos voulus par Beethoven mais surtout, ce qui est essentiel, l'esprit du « Titan » et sa profonde modernité.
Les premier, deuxième et quatrième mouvements sont immédiatement, physiquement, enthousiasmants : la pulsation, les « coups de patte » ou « coups de poing » du grand Ludwig ; la mise en valeur de la polyphonie (les bois, les timbales) sans affecter, bien au contraire, le discours qui sous-tend tout.
Le troisième mouvement (adagio molto e cantabile) est moins immédiat tant nous avons dans l'oreille les sublimes phrasés des grands chefs d'antan. Mais si l'on se réfère non pas à Wagner (beaucoup plus éloigné de Beethoven que Bartok) mais au Beethoven des derniers quatuors (qui écloront quelques années après cette neuvième), on trouve dans ce mouvement les délires oniriques qui seront une des caractéristiques de ces derniers opus. Et après plusieurs écoutes, cette sorte de danse fantastique est totalement intégrée dans le reste de l'œuvre et produit une fascination « enivrante » ; les appels de fanfare à la fin du mouvement étant un retour à la réalité !
Il me semble que cette version fera date. Vite, les autres symphonies dans ce même esprit !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 7, 2010 5:12 PM CET


Beethoven : Les 9 Symphonies
Beethoven : Les 9 Symphonies
Prix : EUR 27,90

18 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Du bel ouvrage mais pas du Beethoven !, 5 avril 2010
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Les 9 Symphonies (CD)
Ces disques sont intéressants mais pas convaincants.

Intéressants, car cette interprétation frise la perfection sur le plan formel : équilibre entre les différents pupitres de l'orchestre (cordes, bois, cuivres, timbales), beauté des timbres, interprétation « vivante » aux tempos allants (souhaités par Beethoven), aucune faute de goût, belle prise de son.

Mais pas convaincants (même après plusieurs écoutes), car on ne retrouve à aucun moment le discours c'est à dire tout simplement le message de Beethoven. Ces musiciens et ce chef jouent très bien mais il ne nous disent rien ! Il y a des accents, des crescendo, des accelerando, là ou il faut, mais aucune dramaturgie, aucun « suspens » , aucun frisson.

Ne comparons pas avec Furtwangler qui se situe a priori dans un autre univers esthétique, mais plutôt avec Szell plus proche, plus « moderne ».
Prenons par exemple le premier mouvement de « l'héroïque » ; là où Zinman nous convie à une démonstration de virtuosité d'orchestre, Szell - avec un orchestre tout aussi virtuose ! - nous prend par la main (ou par le collet) et nous raconte une histoire avec des moments de violence, de tendresse (le hautbois !), de suspens ; en bon interprète il exprime ce que nous « dit » Beethoven dans sa musique et c'est là l'essentiel !

Comment se fait-il que les interprètes d'aujourd'hui, si talentueux (voire géniaux) pour faire renaître la musique baroque, ont perdu le sens de la musique classique et romantique, particulièrement celle de Beethoven ? Cela serait intéressant à analyser.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 17, 2012 12:03 PM MEST


Haydn - Die Schöpfung (La Création) / Kuhmeier, Spence, Henschel, Karthauser, Werba, Les Arts Florissants, Christie
Haydn - Die Schöpfung (La Création) / Kuhmeier, Spence, Henschel, Karthauser, Werba, Les Arts Florissants, Christie
Prix : EUR 17,00

19 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'alternative à la version Karajan, 9 mars 2010
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Cherchant depuis longtemps, pour ce chef-d'œuvre, une alternative à la version Karajan (magnifique mais un peu datée stylistiquement) , je fus récemment fort déçu par la version de René Jacobs.
Mais aujourd'hui, Eurêka j'ai trouvé mon bonheur. Avec les Arts Flo on a le fruité des instruments d'époque, la souplesse et le dynamisme de la direction de William Christie, sans la brutalité et la laideur de l'orchestre de la version de René Jacobs.
Un petit comparatif révélateur de ces deux versions : l'introduction orchestrale de la troisième partie de l'oratorio ; chez Jacobs ce pur moment de grâce paraît dissonant tant les sonorités sont laides, avec William Christie en revanche on retrouve ce climat féérique qui rappelle irrésistiblement la Flûte Enchantée de Mozart.
Les chanteurs sont tous excellents, la voix de Gabriel (Genia Kühmeier) est moins éthérée que celle de Janowitz de la version Karajan, mais les anges peuvent avoir quelque humanité il me semble (bien que non spécialiste sur ce sujet !).
Enfin la prise de son est beaucoup plus naturelle que celle de la version Jacobs.


Brahms : Les 4 Symphonies
Brahms : Les 4 Symphonies
Prix : EUR 13,98

15 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un Brahms « opulent », 9 mars 2010
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Brahms : Les 4 Symphonies (CD)
Ce que l'on remarque immédiatement c'est l'opulence du son dû certainement à la fois à l'orchestre de Berlin dont les basses généreuses sont légendaires mais aussi à la prise de son (ce n'est en effet pas le premier enregistrement de cet orchestre !)
Ne nous plaignons pas : tant de prises de son émaciées (notamment chez DG) nous ont privés d'un beau son d'orchestre, plein, rond, dense. Et puis dans Brahms cette sonorité chaude, automnale (comme la jaquette du CD !) convient bien a priori.
Et bien, oui et non.
Oui, pour les symphonies n°2 et 4 dont le lyrisme est magnifié ô combien par ces chaudes couleurs et par les très beaux phrasés de Rattle ; la quatrième notamment me semble un sommet. Donc ***** bien méritées, à mon avis, pour ces 2 symphonies.
Non, pour les symphonies n°1 (1er mouvement) et n°3 (1er et 4ème mouvement) dont le côté héroïque, presque beethovénien, est englué dans une sonorité qui ici apparait épaisse ; le muscle nécessaire vire à la cellulite (*** donc pour ces deux symphonies) ; retournons vite à George Szell.
Cette intégrale, donc, pour moitié remarquable et pour moitié décevante, a cet avantage de mettre en lumière le caractère contrasté des œuvres : les quatre symphonies ne méritent pas le même traitement (sonorité de l'orchestre, pulsation) cela saute ici aux oreilles !
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 24, 2010 1:23 PM CET


Beethoven : Quatuors à cordes Op. 95, Op. 127, Op. 130, Op. 131, Op. 132, Op. 135
Beethoven : Quatuors à cordes Op. 95, Op. 127, Op. 130, Op. 131, Op. 132, Op. 135
Prix : EUR 31,15

12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une très grande version semblant méconnue, 3 mars 2010
Si vous adorez la virtuosité et le « brillant » des Artemis ou des Berg, ou le son chaleureux et quasi symphonique des Italiano, alors passez votre chemin ou mieux, écoutez ce CD, sans concession , d'une sincérité à toute épreuve, qui vous fera découvrir un autre (le vrai ?) Beethoven.
La réputation des archets d'Europe centrale encore bien vivante dans les années soixante était bien méritée : la parfaite maitrise technique et le son inimitable des instruments, sont ici totalement au service d'une intonation, d'un geste musical, d'un engagement de chaque instant. Pas de place pour un quelconque lyrisme hors de propos, tout pour le discours, pour le « message » de Beethoven.
Cette version des ultimes quatuors de Beethoven (y compris le 11ème « serioso ») est donc plus proche des Vegh (leur engagement) mais sans leurs défauts (justesse et intonation pas toujours parfaite chez ces derniers), ou des Budapest mais avec, pour les Smetana, le confort d'une excellente prise de son stéréo et un engagement plus perceptible encore.
Alors pourquoi cette version semble rester dans l'ombre ? Le marketing ? La pensée unique ?


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