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Argh (France)
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Final Fantasy XIV : A Realm Reborn
Final Fantasy XIV : A Realm Reborn
Prix : EUR 13,81

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 [PC] FFXIV:ARR = MIOG: Massive Individual Online Game, 24 juin 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Final Fantasy XIV : A Realm Reborn (Jeu informatique)
Et bien voila; après plusieurs mois passés dans Eorzéa il est temps pour moi de tirer ma révérence et de passer à autre chose.
Globalement, FFXIV: ARR fut une bonne expérience de jeu. Cependant la simplification à outrance du titre et l'absence de perspectives communautaires de la part de Square auront fini par achever le peu de motivation qu'il me restait pour poursuivre l'aventure.

Je ne vais pas ici me lancer dans un descriptif complet du jeu, de nombreux sites le faisant très bien. Je vais me contenter de partager mon ressenti.
Si j'ai débuté le jeu sans aucune attente spécifique, force est de constater que l'univers de FFIV fut une bonne surprise (histoires, certains mécanismes & Co). Il est évident que la rédemption de Square vis à vis de son titre ne pouvait passer que par l'inspiration que la concurrence pouvait susciter afin de satisfaire le plus de monde possible. Seulement à vouloir contenter les uns et les autres, Square ne fait les choses qu'à moitié et pas toujours bien.

Je pense que chacun doit jouer à son rythme. Cela dit, je pense également qu'il ne faut pas tirer vers le bas tout et n'importe quoi sous prétexte que ce n'est pas accessible à tous. Il ne s'agit pas de parler de droits fondamentaux et nécessaires à l’existence de chacun, mais bien de règles fondatrices d'un jeu. On se donne à fond, on se donne les moyens, on essaye de se surpasser et éventuellement si un mécanisme est mauvais on l'ajuste.
Malheureusement, ce n'est pas ce que pratique Square. Conscient qu'une majorité de ses joueurs n'arrive pas à tirer dans les cages, Square préfère les agrandir tout en augmentant leurs aptitudes plutôt que de les encourager à se surpasser.

Je pense que c'est l'un des problèmes majeurs de ce jeu: a force de vouloir contenter tout le monde, on fait n'importe quoi.
C'est ainsi que l'on obtient des primordiaux qui ne sont Extrêmes que de nom (la Palme Extrême de l'escroquerie revenant certainement à Léviathan (oui c'est un combat marrant, mais qui ne présente aucune difficulté)); des donjons Brutaux qui en plus d'être du recyclage, n'ont de brutal que le nom également (Palme Brutale de l'escroquerie revenant à Brayflox). Des suites de quêtes pour la relique insipides, sans aucune difficulté. Pis, elles sont d'un ennuie mortel, véritable condensé de recyclages divers (petits donjons, Aléas bas niveaux, farming intensif...). Des mécanismes critiqués remis au goût du jour: monnaie hebdomadaire.
Bref, tout est fait pour satisfaire le plus de joueurs possible, à commencer par ceux qui n'ont pas un temps de jeu significatif. La contrepartie étant que les activité se transforment très vite en "tâches".

Le seul contenu comportant une difficulté relative, c'est Bahamut. Seulement si les nouveaux étages (Méandres) comportent quelques mécanismes nouveaux et intéressants, ils sont vite assimilés et comportent une certaine redondance. Ils font très vite écho avec les premiers étages et l'on retombe très vite dans cette routine soumise à une ID hebdomadaire. Ce qui m'amène à ma deuxième critique: l'aspect social.

Dans une volonté de satisfaire tout le monde, rien de tel que de s'adresser aux joueurs individuels. En soit, donner du contenu pour tous n'est pas un mal et l'on peut comprendre qu'un joueur dit "solo" puisse prétendre à un contenu lui aussi. Je n'ai jamais pensé que jouer à un MMO signifiait "l'obligation" de jouer avec les autres, mais la "possibilité de jouer avec les autres.
Toutefois là encore Square ne fait pas dans la nuance et pousse ses joueurs à jouer "seuls". Pour exemple, si vous collectionnez les montures, l'une d'entre elles s'obtient avec des "honneurs", points attribués pas des joueurs rencontrés dans des donjons qui ne s'obtiennent que si et seulement si on est entré seul dans le donjon (et non en groupe).
Il n'existe aucun donjon exigeant plus de 8 joueurs; autrement dit il est impossible de jouer avec une bonne partie de sa Compagnie Libre (équivalent des guildes, légions etc dans FFXIV). Il n'existe aucun donjon à 4 comportant suffisamment de difficulté pour justifier le jeu en Compagnie Libre. Il y a bien la Tour de Cristal qui se joue à 3x8 joueurs, mais impossible d'y entrer à plus de 8.

Les prochaines annonces pour le patch 2.3 vont en ce sens. On favorise l'individuel plutôt que le collectif. Il suffit de jouer pour le comprendre; tous ces gens qui n'arrivent pas à tomber Titan Extrême n'y arrivent pas en raison des erreurs individuelles essentiellement (les leurs ou celle des autres); ceux qui ne tombent pas le T5 encore aujourd'hui c'est également pour des raisons d'erreurs individuelles. La moindre erreur individuelle pénalise le groupe. Pour y remédier on demande des nerfs plutôt que de laisser les joueurs remettre en question leurs aptitudes avec pour risque de les voir partir définitivement. Même leur Front dans le patch 2.3, qui prétend être un collectif de 3x24 joueurs sera en réalité individuel...

Conséquence d'un jeu international orienté sur le jeu solo: des comportements exécrables. Si vous n'avez pas de Compagnie Libre autant vous prévenir de suites: vous rencontrerez énormément de joueurs impolis, insultants, irrespectueux. En partie en raison des donjons en inter-serveurs qui semblent légitimer la stupidité. Le barrage de la langue n'est pas toujours évident non plus, malgré le traducteur. Et bien sur ce comportement est également lié à cette facilité de jeu, ces farming et bashing insupportables qui gonflent tout le monde, poussent les gens à aller au plus vite pour recommencer encore et encore.

Bref, ce n'est que mon avis. Je suis venu sur ce jeu sans attente et je repars avec quelques frustrations car il a en réalité suscité en moi plus d'intérêt en moi que je ne l'espérais.
Si vous avez un faible temps de jeu hebdomadaire, que vous ne comptez pas y jouer plus de quelques mois, que vous ne recherchez pas de grandes difficultés, que vous adorez l'univers de Final Fantasy, que vous aimez le jeu individuel etc alors ce jeu est fait pour vous.

Bon jeu!

Les +:

. Un univers riche
. Des Jobs équilibrés
. Une direction artistique inspirée et prenante
. Des donjons originaux et nombreux
. Des mises à jour fréquentes
. Une bonne communication auprès des joueurs

Les -:

. Contenu globalement trop "facile"
. Volonté de satisfaire tout le monde ("casualisation")
. Contenu ne favorisant pas le jeu en Compagnie Libre
. Volonté de rendre accessible à tous l'ensemble du contenu
. Recyclage du contenu
. Cartes trop petites
. Cartes ne contenant aucun danger
. Artisanats peu utiles
. Quêtes journalières peu intéressantes et redondantes
. "Bashing" stupide, indigeste, peu utile en désaccord avec l'univers du jeu
. Une communauté déplorable
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 29, 2014 10:23 AM MEST


Thorgal : Kah-Aniel
Thorgal : Kah-Aniel
par Yves Sente
Edition : Relié
Prix : EUR 12,00

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Fifty-Sente... Pas plus., 8 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Thorgal : Kah-Aniel (Relié)
J'ai lu il y a quelques temps une interview Rosinski qui affirmait que son objectif était "de traduire de la littérature en langage visuel".

Avec ce dernier volume, je ne peux effectivement que m'incliner respectueusement face au travail pictural de Rosinski qui ne cesse de m'impressionner; l'évolution esthétique et technique chez cet artiste sont admirables. C'est d'autant plus admirable que si en compagnie de Van Hamme le travail de traduction devait certainement être énorme ne serait-ce qu'en raison de la complexité, de la qualité, du devoir d'excellence que l'un imposait à l'autre, il - le travail de traduction, doit-être autant difficile pour des raisons opposées en compagnie de Sente: simplicité, médiocrité, aucun devoir d'excellence...

Depuis Thorgal - tome 30 - Moi, Jolan lire un Thorgal, c'est comme aller au McDo: il suffit d'ouvrir la boîte pour constater que le produit appétissant et magnifié de l'affiche contient en réalité un ensemble de daubes industrielles insipides. Le pire c'est qu'on y retourne...
Le fond et la forme ne coexistent plus; au moins avec Kriss de Valnor - tome 4 - Alliances Sente à le mérite de nous faire réagir avec une histoire totalement décomplexée par une ignorance grassouillette de l'univers thorgalien: une histoire qui se débarrasse du souci de cohérence. Une histoire insipide, bête et simpliste avec un dénouement tellement aberrant qu'il en est risible. Sente suscite une réaction - dont chacun voudrait se passer certes, mais c'est malgré tout une réaction. Ici rien du tout; on lit sans vraiment lire...

Ce n'est qu'une histoire de couples en fin de compte. Le couple Rosinski / Van Hamme était parfait: deux talents qui se complètent. Le couple De Vita / Sente est également parfait: leur médiocrité respective correspond au résultat final qui est cohérent. En revanche le couple Rosinski / Sente ne marche pas: la platitude narrative de Sente est telle qu'il relève de l'impossible - même pour Rosinski, de la traduire dans un langage visuel cohérent; j'entends par là un langage visuel qui s'inscrit dans un tout.
Par conséquent ce volume se regarde et s'oublie très vite au même titre (si ce n'est plus) que Thorgal - tome 33 - Le Bateau-Sabre.

Bref vous l'aurez compris, j'ai vraiment un problème avec Sente qui m'apparaît de plus en plus comme un destructeur d'univers: Thorgal - tome 30 - Moi, Jolan; XIII, Tome 20 : Le jour du Mayflower; Blake & Mortimer, tome 21 : Le serment des cinq lords...


Hell on Wheels - Saison 2 [Blu-ray]
Hell on Wheels - Saison 2 [Blu-ray]
DVD ~ Anson Mount
Prix : EUR 36,99

5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 [BD] Game On Wheels, 8 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hell on Wheels - Saison 2 [Blu-ray] (Blu-ray)
Image:

La qualité d'une image ultra léchée saute d'emblée au yeux. De couleurs chatoyantes offertes par de sublimes paysages naturels à des tons froids, secs exprimant la rudesse de la vie sur le chantier ou dans le camp, le traitement vidéo nous offre une palette de couleurs particulièrement riche. Toutes ces nuances colorimétriques visent - avec succès, à retranscrire des ambiances voulues par les créateurs de la série. Le fait que tout comme dans la première saison, une bonne partie des scènes se déroulent en extérieur renforce cet aspect naturel de l'ensemble de la série.

Son:

VO et VF en DTS HD MA; pas de jaloux !
Plutôt vigoureux et bien équilibré, il vise tout comme dans la saison 1 à retranscrire avec le plus de précision possible le microcosme dans lequel évoluent les personnages, sans jamais tomber dans l'esbroufe.

Interactivité: très pauvre, ce sont pour la plupart des vidéos commerciales que l'on peut retrouver sur le net. Aucun intérêt. On regrette également l'obligation de revenir sur le menu pour regarder l'épisode suivant.

**********

Série (mon avis n'entre pas dans la note):

Si j'avais apprécié la première saison de Hell on Wheels - Saison 1 [Blu-ray], celle-ci m'avait néanmoins laissée plutôt perplexe quant à son avenir. Et bien il n'en va pas autrement ici aussi.

D'un côté je suis content de retrouver des personnages principaux - comme Bohannon, beaucoup plus nuancés qu'auparavant; de l'autre, je regrette que certains personnages secondaires aient encore moins d'importance que lors de la première saison. Ce qui faisait le charme de la série, au même titre que dans Deadwood: Complete Series [Blu-ray] par exemple, c'est aussi cette unité, ce microcosme dans lequel évoluent les différents protagonistes.
La conséquence - et là bien évidemment ça n'engage que moi, est que certains personnages deviennent vraiment pénibles. Je pense particulièrement au prêtre que je ne pouvais plus encadrer au bout d'un certain moment.

De façon générale, notons que cette seconde saison est beaucoup moins brouillonne que la première; les Gayton n'hésitent pas à sacrifier quelques rôles afin de redonner du souffle à leur série, affichant ainsi une ambition certaine. Les deux derniers épisodes ne manqueront pas de vous en convaincre.
Néanmoins malgré cette ambition affichée, ce qui m'inquiète c'est que là encore on ne voit toujours pas vraiment vers quoi se dirigent les auteurs. Il semble que ces derniers misent tout sur l'ambiance: il ne se passe rien de spectaculaire et il y a toujours autant de problèmes de rythme.
C'est à double tranchant; ceux qui n'ont pas aimé la première saison et ses longues séquences contemplatives n'aimeront probablement pas non plus cette suite. En revanche les autres continuerons de suivre avec plaisir Bohannan, Durant, le "Suèdois" & Co.

Au final j'attends la troisième saison avec un certain intérêt; j'espère seulement qu'elle sera un poil plus structurée. La dernière image - que je ne détaillerai pas bien sûr, donne un petit espoir sur ce dernier point en nous laissant imaginer que les Gayton ont plus d'un tour dans leur sac, que Hell On Wheels est loin d'avoir tout dit.


La jeunesse de Thorgal, tome 1 : Les trois soeurs Minkelsonn
La jeunesse de Thorgal, tome 1 : Les trois soeurs Minkelsonn
par Yann
Edition : Album
Prix : EUR 12,00

14 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Paramnésie chez Thorgy, 19 février 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La jeunesse de Thorgal, tome 1 : Les trois soeurs Minkelsonn (Album)
Si développer la vie des personnages secondaires s'inscrit parfaitement dans une logique commerciale, on peut certainement - en creusant profondément - y trouver une forme de légitimité artistique qui se voudrait enrichissante aussi bien pour les auteurs que pour les lecteurs de Thorgal. Qu'il en soit ainsi ! Je ne doute par conséquent pas une seule seconde du potentiel narratif qui gravite autour des enfants de Thorgal par exemple. Concernant Kriss De Valnor, il me faudra creuser encore de nombreuses années avant de tomber sur une forme de légitimité qui me fera voir les productions actuelles comme étant autre chose qu'une démystification vulgaire du mythe. Et c'est précisément ce que je redoute avec ce nouveau cycle de La jeunesse de Thorgal, tome 1 : Les trois soeurs Minkelsonn.
Il ne suffit pas de faire quelques références à des volumes originaux de Thorgal, comme Thorgal, tome 1 : La Magicienne trahie ; (suivi de) Presque le paradis ou bien Thorgal, tome 7 : L'Enfant des étoiles pour être conforme à un état d'esprit. Mais commençons par le début...

D'un côté, le plaisir que procure le dessin de Surzhenko est inchangé, mais renforce de l'autre côté le regret que celui-ci ne dessine pas également Les Mondes de Thorgal - Kriss de Valnor, tome 3 : Digne d'une reine. Fidèle à l'esprit du dessin de Rosinski tout en gardant son identité graphique, le défi est remporté de ce côté là.
En revanche je suis toujours autant mitigé concernant le scénario. D’abord, le choix de l'enfance de Thorgal. Comme si celui-ci n'en bavait pas suffisamment comme ça tout au long de ses aventures, il leur fallait en rajouter encore une couche. Pourtant il y avait tellement à faire: écrire sur le peuple des étoiles ou bien continuer à jouer sur le paradoxe de ce qui est, mais ne devrait pas exister comme en revisitant l'histoire du Jolan qui part dans le futur (cf. Thorgal, tome 21 : la couronne d'Ogotaï) et que sais-je encore... Tellement de pistes inexploitées correspondant pourtant si bien à l'intitulé "Les Univers".
Mais en réalité nous disposons là d'un titre qui une fois lu, est aussitôt rangé. D'un classicisme un peu pompeux, Yann reprend tous les éléments qui ont fait le succès de Thorgal, ceux-ci devenant des poncifs sous sa plume: gentil Thorgal, méchant Björn, douce Aaricia en fleur, dieux rancuniers / cruels / amoureux etc. C'est lu, vu et "revulu" moult fois... Du moins pour le moment. Car c'est - encore une fois - une histoire à suivre. Donc s'ajoute (à Thorgal, Kriss De Valnor, Louve) l'enfance de Thorgal. Ca commence à faire beaucoup toutes ces histoires à suivre. Surtout qu'aucune ne trouve encore réellement sa route. Pis encore, ce nouveau cycle comporte le risque de massacrer toute la légende de Thorgal au même titre que le couple De Vita / Sente avec Les Mondes de Thorgal - Kriss de Valnor, tome 1 : Je n'oublie rien ! en reprenant les bases du héros principal.

Alors je suis plutôt mitigé; d'un côté, je regrette le peu d'intérêt que représente cet album du fait d'un manque de créativité. De l'autre, je me dis que c'est précisément ce manque de créativité qui évite pour le moment le massacre du personnage de Thorgal. Quoi qu'il en soit, ce volume se lit plutôt bien malgré ses défauts et cela, en partie grâce au trait de Surzhenko. De plus au final on se retrouve avec si peu, que l'on se dit qu'il y a une chance que la suite soit meilleure. Mais assurément, les Univers de Thorgal sont à Thorgal ce que Star Wars dernière trilogie est à Star Wars première Trilogie: une déconstruction du mythe.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 4, 2013 3:49 PM CET


Le Dernier des Mohicans [Ultimate Edition - Blu-ray + DVD]
Le Dernier des Mohicans [Ultimate Edition - Blu-ray + DVD]
DVD ~ Daniel Day-Lewis

44 internautes sur 46 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 [BD] Dernier des Mohicans: rectificatifs, 22 novembre 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Dernier des Mohicans [Ultimate Edition - Blu-ray + DVD] (Blu-ray)
Comme de nombreuses personnes, je suis consterné par cette édition médiocre - et je pèse mes mots - que nous propose Warner du Dernier des Mohicans. Possédant les 3 versions de ce film, j'attendais avec impatience cette édition en Blu-ray, prenant mon mal en patience pour ne pas céder à la tentation d'acheter la version US. Et quelle erreur !
Si le fait qu'il n'y ait pas de VF de ne me concerne pas, il est juste anormal de proposer une édition qui est un simple copier/coller du Blu-ray US: les menus sont en anglais; le commentaire de Michael Mann n'est pas sous-titré, le menu est minimaliste et les bonus sont pauvres. Même la sérigraphie du Blu-ray est celle de la version US, qui esthétiquement correspond à la jaquette de celui-ci et non au Digibook de Warner.
Mais, beaucoup semblent ignorer que Warner n'est pas seul responsable. En effet, l'absence d'une version cinéma en HD est la volonté de Michael Mann pour qui ce nouveau montage est le seul qui corresponde à la vision de son film; cet état d'esprit n'est pas sans vous rappeler un certain Lucas. D'ailleurs Mann n'est pas étranger à ces pratiques (cf. les éditions de Heat), relançant de ce fait le sempiternel débat sur l'appartenance d'une œuvre.

Pour résumer, nous avons d'une part Warner qui nous propose une édition minable, méprisant non seulement le consommateur, mais également le spectateur; d'une autre part, nous avons un réalisateur qui oublie que s'il peut se permettre de commercialiser son œuvre sous différents montages, c'est précisément parce que la première version à su séduire pour différentes raisons des spectateurs. La moindre des choses était de proposer la version cinéma et le dernier montage en HD pour respecter les amoureux de la première heure du film tel qu'ils l'ont connu et de leur laisser le choix de se faire leur propre opinion. C'est l'un des nombreux visages de la censure.

Néanmoins, qu'en est-il de ce montage en Blu-ray ? En effet, beaucoup se contentent de descendre cette édition sans même prendre la peine de savoir ce que vaut au moins le film tel qu'on nous le présente.
Possédant les 3 versions du film, je peux affirmer qu'en l'état actuel des choses, ce nouveau montage est de loin celui que je préfère. Celui-ci se situe entre la version cinéma et le Director's Cut DvD Z1; ce dernier comportait quelques incohérences narratives en raison des différents ajouts et retraits de séquences, des modifications ou remplacement de certains plans ou dialogues et beaucoup d'autres choses encore. Avec ce nouveau montage, le film prend une nouvelle dimension et sans changer radicalement la version cinéma, il lui apporte profondeur, intensité et beauté de façon encore plus saisissante. C'est avec pas moins de 52 modifications (contre 44 sur le montage DvD Z1) que Mann est intervenu sur le film. Mais celles-ci sont particulièrement subtiles et ne se remarquent que par les spectateurs les plus avertis et les plus assidus pour une bonne partie d'entre-elles.

Techniquement, ce montage se distingue également des précédentes éditions mais souffre toutefois d'un soin qui n'égale pas celui apporté à des titres plus anciens et tournés dans des conditions de tournage parfois aussi extrêmes que le Dernier des Mohicans et qui sont pourtant sublimes techniquement parlant: Les Dents de La mer, Lawrence d'Arabie, Ben-Hur, La Nuit du Chasseur pour ne citer que ceux là ont bénéficié d'une attention que l'on aurait bien voulu pour le film de Mann.

Image: Mann à tourné le film dans des conditions réelles et naturelles. Ainsi un plan réalisé de jour mais se déroulant dans l'intérieur d'un bâtiment n'a pas d'éclairages artificiels. De même que les plans nocturnes sont tournés à la lueur des bougies, de la lune ou des feux d'artifice. Autant de conditions extrêmes délicates à retranscrire en HD qui nécessitaient énormément d'attention. Si l'on peut fermer les yeux sur certains défauts inhérents aux conditions du tournage, l'image souffre de quelques flous, d'une colorimétrie qui sature (notamment avec les couleurs chaudes comme le feu) et de quelques noirs bouchés qui sont moins pardonnables. En revanche le contraste est saisissant, notamment sur les plans en extérieurs et diurnes. Globalement l'image est bonne malgré ces défauts.
3-4/5

Son: outre le fait qu'il n'y ait pas de VF, forçant les amateurs à subir les spécificités linguistiques et culturelles telles que le réalisateur voulait les faire découvrir, la piste 5.1 DTS HD-MA a une bonne tenue. Très bonne répartition multicanale, on sera rapidement surpris pas la présence des basses, notamment durant la séquence sous la cascade où elles sont dévastatrices. Mention spéciale pour le soin apporté à mettre en valeur la magnifique bande son sans que celle-ci s'impose au film. De très belles ambiances qui contribuent à l'appréciation du film.
On notera parfois que les dialogues sont parfois légèrement en retrait, mais rien d'alarmant.
4/5

Si vous n'êtes pas un simple consommateur, mais également un spectateur averti qui ne peut pas se procurer l'édition US, je pense qu'il serait dommage de bouder votre plaisir en n'achetant pas cette édition Warner qui est répétons le minable. Non seulement vous redécouvrirez un film que vous aimez sublimé par Mann, mais en plus celui-ci se tient techniquement très bien.
Si vous avez la possibilité de vous diriger sur l'édition US, alors je ne peux que vous conseiller de sauter sur celle-ci. Puisque Warner s'est contenté de pomper celle de Fox, autant se contenter d'acheter cette dernière qui en plus est moins coûteuse.

Note réelle pour le nouveau montage: 5/5
Note réelle pour l'édition technique: 4/5
Note réelle pour la politique éditoriale de Warner: 0/5
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 4, 2013 4:03 PM CET


Les mondes de thorgal : Louve, tome 2 - La main coupée du dieu Tyr
Les mondes de thorgal : Louve, tome 2 - La main coupée du dieu Tyr
par Yann
Edition : Cartonné
Prix : EUR 12,00

8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Digne d'une Louve !, 19 novembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les mondes de thorgal : Louve, tome 2 - La main coupée du dieu Tyr (Cartonné)
Déçu par la reprise du cycle de Thorgal à travers les aventures de Jolan, presque écœuré par les nouvelles aventures de Kriss de Valnor, Les Mondes de Thorgal - Louve, tome 1 : Raïssa m'avait laissé sur un sentiment mitigé.
En effet, d'un côté j'avais été plutôt séduit par l'univers graphique de Surzhenko qui selon moi était parvenu à imposer sa propre signature graphique, sans pour autant dénaturer le monde de Thorgal. D'un autre côté, je n'étais pas convaincu par le scénario de Yann, qui m'était apparu plutôt fade, faisant fi de certaines cohérences narratives afin de mettre en place sa propre histoire. Alors qu'en est-il avec Les mondes de thorgal : Louve, tome 2 - La main coupée du dieu Tyr ?

Au bout d'une 10ène de pages, force était de constater que le premier volume ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable. D'un point de vue graphique, j'ai rapidement retrouvé mes repères. Mais d'un point de vue scénaristique, j'étais un peu largué. Tout me semblait décousu, insipide: où sommes-nous ? Qui est-ce ? De quoi parlent-ils ? Bref, au bout d'une 10ène de pages de désarroi, prenant mon courage à deux mains, je me suis relancé dans la lecture du premier volume pour mieux m'imprégner de cette nouvelle aventure. Et là, ce fut une redécouverte !
En effet, j'avais totalement occulté de mon esprit Raïssa. Et c'est de ce fait avec ce deuxième volume une lecture plaisante qui s'est offerte à moi. Yann renoue avec des références du monde de Thorgal de façon beaucoup plus cohérente que ne le fait Sente par exemple dans Les Mondes de Thorgal - Kriss de Valnor, tome 3 : Digne d'une reine.
Evidemment, rien n'est parfait. D'une part Aaricia prend esthétiquement ici un coup de jeune qui jure avec la Aaricia de Rosinski dans Thorgal T33 - le Bateau-Sabre; d'autre part, certains éléments narratifs font preuve d'un manque d'originalité flagrant, puisqu'ils vont jusqu'à pratiquement plagier à la vignette près des passages en provenance des précédents tomes (cf. p.15 l'apparition d'un personnage que vous trouverez dans Thorgal, Tome 29 : Le Sacrifice par exemple (p.8)). Et il y en a d'autres... Ne serait-ce que les histoires d'Azzalepstön et de Tyr qui vous sembleront étrangement familières - quelqu'un à parlé de Manthor ? - de même que le comportement des femmes du village qui ne manquera pas de vous rappeler Thorgal, tome 20 : La marque des bannis.
On notera également des propos qui ne collent pas vraiment avec les personnages, comme une remarque d'Aaricia concernant Thorgal peu crédible au regard de leur histoire commune(p.15). Autant de petits détails qui font que je ne peux pas adhérer entièrement à cette nouvelle aventure.

Néanmoins cet album demeure agréable à lire et pose les bases d'une histoire qui potentiellement pourrait devenir solide et intéressante. Tout dépendra de l'orientation que prendront les volumes à venir selon les choix de l'auteur. Je regrette d'ailleurs déjà l'un d'eux: conclure chaque album sur un cliffhanger. Cela me semble prématuré pour une série qui doit encore faire ses preuves auprès d'un grand nombre de lecteurs. Ce n'est pas comme si nous allions avoir la suite la semaine prochaine... J'espère seulement que ça ne deviendra pas une habitude.
Le fait que le personnage de Louve ait été peu exploité en raison de sa jeunesse est un véritable atout pour le duo Surzhenko/Yann qu'il serait regrettable de gâcher.

Mon bilan est plutôt positif. Je suis particulièrement emballé par le style graphique de Surzhenko, en commençant par la couverture. En effet, si vous ne l'aviez pas remarqué Rosinski se chargeait lui-même des couvertures des Univers de Thorgal. Pour la première fois c'est Surzhenko qui s'y colle et ne démérite en rien selon moi. Surzhenko approuvé par le maître ? On sent d'emblée que nous ne sommes pas sur Mitgaard; l'ambiance picturale est superbe et fait penser à du Miyasaki sur certaine plans. Nous sommes loin des derniers dessins baveux de Rosinski ou de ces espèces de ratures, gribouillages de De Vita. J'adore !
Je suis plus réservé quant à l'histoire en raison de quelques bis repetita abordés ci-dessus, bien que celle-ci soit nettement plus inspirée dans sa trame principale que précédemment et entre d'emblée dans le vif du sujet.

C'est simple, j'en suis venu à me dire que ce serait vraiment chouette que le duo Surzhenko/Yann reprenne également le carnage Kriss de Valnor. Les mondes de thorgal : Louve, tome 2 - La main coupée du dieu Tyr est une lueur d'espoir au sein des Univers de Thorgal: Digne d'une Louve !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 23, 2012 8:19 AM CET


La Roue du Temps T03 Le Dragon Réincarné
La Roue du Temps T03 Le Dragon Réincarné
par Robert Jordan
Edition : Broché
Prix : EUR 25,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 La roue libre du Temps, 19 novembre 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Roue du Temps T03 Le Dragon Réincarné (Broché)
Ce commentaire poursuit directement ceux déposés sur les deux précédents tomes de La Roue du Temps.

Pourquoi dans ma grande magnanimité ai-je accordé une étoile supplémentaire au Dragon Réincarné ?

Une bonne partie des promesses des volumes précédents sont tenues ici en répondant largement à nos attentes. Mieux encore, les personnages n'en finissent pas d'évoluer.
En effet, j'abordais précédemment d'une part l'immaturité sentimentale des personnages - émettant également de sérieux doutes concernant la santé mentale de certains d'entre eux, et d'autre part je soulignais les richesses culturelles de l'univers mis en place par Jordan. Notamment la construction des mythes et des légendes qui ne servent pas juste de décors, mais qui sont des éléments indissociables de cet univers. De ce point de vue, je redoutais un feu d'artifice digne d'un pétard humide.
Pourtant force est de constater que Jordan ne boude pas son plaisir quant à la façon dont il fait évoluer chacun de ses protagonistes. Leur destinée s'intègre parfaitement dans la mythologie de La Roue du Temps, changeant fondamentalement le caractère de ceux-ci.
Il est d'ailleurs intéressant de constater que les changements sont tels que l'on se surprend à changer d'avis comme de chaussettes selon le personnage que l'on suit. Dans mon cas, le personnage de Mat m'ennuyait vraiment par exemple. Avec ce volume, j'ai découvert un intérêt nouveau pour celui-ci. Inversement, ceux pour lesquels j'avais un peu plus d'estime m'apparaissent beaucoup moins sympathiques.

Pour ne pas gâcher votre lecture, je me dois de ne pas entrer dans les détails; mais je peux dire que de façon générale, le Dragon Réincarné ne manquera pas de répondre aux nombreuses questions laissées en suspend jusqu'à maintenant. Vous en apprendrez beaucoup plus sur la nature de la source bien entendu. Mais surtout, vous verrez que ce volume se détache des contraintes introductives des autres tomes pour laisser place à une véritable narration qui nous fait entrer franchement dans le vif du sujet.
Malheureusement, vous n'échapperez pas aux sempiternelles répétitions, longueurs et descriptions qui flirtent avec l'insupportable. Mais une bonne partie de celles-ci sont mieux maîtrisées et servent réellement le propos. Pour exemple, on vous rabâche toujours et encore que Pérrin était forgeron, que c'est pour ça qu'il est costaud et bla-bla-bla. Mais, cette information que vous ne pouvez plus ignorer et peut-être même ne plus supporter à ce niveau de votre lecture va enfin trouver un sens ! Dans le même ordre d'idées, vous continuerez à vous demander s'il reste des cheveux à Nynaeve qui n'en finit pas d'en découdre avec sa natte.
Ce qui change ici concrètement, c'est que l'aventure personnelle des héros prend des allures de parcours initiatique. La véritable résolution prise par chacun est de ne pas se laisser écraser par la Roue en mettant tout en œuvre pour faire face à ce qui les attend. De ce choix découle des situations intéressantes, faisant toujours aller de l'avant les personnages qui n'y gagnent pas qu'en puissance, mais également en nuance. Et c'est vraiment ce qu'il manquait.
En effet, outre les travers stylistiques de l'auteur pour qui "bis repetita" n'est pas un axiome, mais un leitmotiv, ses personnages étaient jusqu'à présent affligés d'une naïveté consternante. C'est encore le cas pour certains d'entre eux; mais notons une zone de floue qui apparait légèrement dans leur psychologie, diluant progressivement le caractère manichéen et puérile de leur personnalité que l'on retrouvait jusqu'à maintenant. Plus nuancés donc, les héros sont un poil plus crépusculaires. Tout n'est pas "tout blanc ou tout noir", ce qui allège sensiblement la narration. Je précise bien "sensiblement", car ce n'est pas non plus la panacée, juste un bon début.
Les actions sont quant à elles vraiment prenantes; même jubilatoires par moments.

Ca fait un petit moment que j'ai terminé le Dragon Réincarné; si sur le coup j'avais envie de lire la suite, on ne peut pas dire que c'était une envie irrépressible. Et à présent, si je sais que vais acheter le quatrième tome en raison de sa sortie prochaine, celui-ci devra être extrêmement addictif pour que mon envie de lecture du tome 5 survive à son attente. Or cette addiction n'existe toujours pas à l'heure actuelle en raison des nombreux défauts (qui sont toujours les mêmes) énumérés dans mes trois commentaires.
En bref, le quatrième tome devra être convaincant ou alors clôturer un cycle pour que j'aille au-delà; d'autant plus plus que j'ai lu que Claude Mallé (traducteur) allait prendre une petite pause (ce qui se comprend au regard du travail effectué). Mais si celle-ci s'avère trop longue...


Kriss de Valnor - tome 3 - Digne d'une reine
Kriss de Valnor - tome 3 - Digne d'une reine
par Yves Sente
Edition : Relié
Prix : EUR 12,00

7 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Digne d'une peine, 12 novembre 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kriss de Valnor - tome 3 - Digne d'une reine (Relié)
J'ai lu quelque part que Rosinski a mis en place une charte graphique afin que l'univers de Thorgal soit respecté. J'admets que concernant la colorisation, nous sommes dans les tons. Mais pour ce qui est des traits, nous sommes plutôt dans les thons - ouep' m'sieurs, dames! j'ai osé un jeu de mots pourrav'! C'est compris dans le lot: pour une B.D pourrav', un jeu de mots offert !

Bon, tout ça pour dire quoi finalement ? Et bien que je n'aime pas... Franchement, si vous arrivez à reconnaître Kriss de Valnor, alors chapeau bas ! Je n'arrive vraiment pas à me faire à ces traits ébauchés, esquissés, jetés sur le papier comme lorsque l'on gribouille sur le calepin à côté du téléphone. Ce rendu osseux, presque squelettique qui jure non seulement avec sa nouvelle paire de nichons, mais aussi avec les personnages secondaires... Car curieusement, ceux-ci sont plutôt chiadés et réussis. Tous ? Excepté un autre; plus précisément "une autre": le personnage d'Hildebrün.
Alors Quoi ? Et bien je me dis tout simplement que De Vita n'a pas cet art de la nuance qu'avait Rosinski. Et ça me semble d'autant plus vrai lorsqu'il s'agit de représenter un personnage féminin. Ce qui en soi est plutôt ballot lorsque l'on reprend les aventures d'un personnage qui est une femme...
Trois personnages féminins en tout et pour tout dans ce volume. Les trois sont pratiquement identiques: il suffit juste de changer une couleur de cheveux, une tenue pour en faire un personnage différent. Je vous invite page 23, 3ème vignette du centre ou page 41, 1ère vignette centrale pour vous poiler un coup. Mais de façon générale, il suffit de regarder n'importe quelle femme ici et de se l'imaginer autrement vêtue ou coiffée pour se convaincre de qui l'on regarde. Dommage.

La trame scénaristique et la mise en scène sont vraiment quelconques et manquent toujours autant de cachet. En revanche là où j'ai été surpris, c'est de constater qu'il semble y avoir - malgré un certain acharnement à sucer la substantifique moelle identitaire thorgalienne - une volonté de cohérence et de recoupement entre différentes histoires des Mondes de Thorgal et Thorgal. Pourtant, s'il avait été dit que chaque volume pourrait se lire indépendamment, autant vous dire de suite que ce n'est pas avec Digne d'une Reine que ce sera le cas. En effet, les auteurs se réfèrent à plusieurs reprises au Bateau-Sabre (tome 33 de Thorgal) et ce n'est qu'un début.
Bref, De Vita/ Sente commettent un véritable paradoxe d'intentions diverses et variées qui je dois l'avouer attise ma curiosité; j'ai non pas envie de connaître la suite des aventures de Kriss de Valouest, mais connaître de quelle façon ils vont foirer leur caramel - si ça se produit; après tout, nous ne sommes jamais à l'abri d'une bonne surprise.
Je passe également sur le parti pris de Sente de vouloir situer historiquement l'aventure, balayant le peu de bonnes idées mises en place dans les précédents volumes. Je ne vais pas plus loin histoire de ne pas gâcher votre plaisir.

Bref, "Tome -1" (ou peut-être -2 si je suis de bonne humeur) en ce qui me concerne avant un arrêt définitif de cet univers là. A se demander si Rosinski regarde autre chose que la très belle couverture pour vérifier si la charte est respectée...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 13, 2012 4:03 PM CET


Spartacus : Les Dieux de l'arène - L'intégrale de la saison [Blu-ray]
Spartacus : Les Dieux de l'arène - L'intégrale de la saison [Blu-ray]
DVD ~ John Hannah
Proposé par KAPPA MEDIA
Prix : EUR 22,28

4 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 [BD] Enfin une HD complète, 12 novembre 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Spartacus : Les Dieux de l'arène - L'intégrale de la saison [Blu-ray] (Blu-ray)
Si avec le coffret de la 1ère saison de Spartacus les possesseurs d'une installation cinéma furent surpris et déçus de ne pas trouver - contrairement à ce qui était indiqué sur le boitier - de piste HD, c'est ici avec Les Dieux De l'Arène une faute qui ne se répète pas: les épisodes se présentent bien en 5.1 DTS HD MA sur la VO et la VF.

Son:
VO 5.1 DTS HD MA: rien à redire, si ce n'est que "ça en jette!". Très bonne répartition audio qui ne sombre jamais dans une cacophonie que l'on aurait pu redouter, notamment avec des scènes se déroulant dans les arènes.
De plus l'étalonnage est d'une justesse formidable; on profite d'une très belle harmonie entre les effets sonores et la bande son toujours aussi rock. Très dynamique et impressionnant sans pour autant faire dans l’esbroufe, ce mixage est aux petits oignons.
VF 5.1 HD MA: ne regardant pas en VF, je ne me prononcerai pas sur celle-ci.

Image:
Sublime! L'apport HD est ici incontestable. On regrettera juste l'incrustation des sous-titres anglais lors des séquences où Ashur communique en syrien avec son acolyte. Fort heureusement, c'est peu fréquent sur l'ensemble de la série.

Bonus: petits reportages d'une moyenne de 5mn, ceux-ci sont peu - voir pas - pertinents et n'ont un intérêt que très relatif. Ils sont à base de "he's awesome" etc.
A l'instar du Blu-ray de Spartacus: Blood And Sand (S1), c'est en réalité les petits documentaires que l'on trouve sur internet juste avant et après la diffusion d'une saison afin de combler l'attente des fans.
Ceux-ci ont un sous-titre (imposé) français.
...................................

Avec cette "préquelle" de 6 épisodes, on renoue avec la maison Batiatus. Si certains déplorent encore et toujours la gratuité de certaines séquences et en sont encore à comparer cette série avec Rome, c'est en ce qui me concerne avec un malin plaisir que je m'y suis abandonné encore une fois.
De plus, la découverte du personnage de Gannicus fut une bonne surprise. Contrairement à ce que l'on peut lire sur différents sites, Dustin Clare tient parfaitement le rôle de ce jeune gladiateur qui a une forte estime de sa personne. Et pour cause, il ne démérite en rien son titre de champion de Capoue et le prouve dès le premier épisode.
Il me semble que trop de gens cherchent la petite bête en voulant à tout prix comparer Gannicus avec Spartacus alors que ceux-ci sont fondamentalement différents. Ne serait-ce que parce que ce premier est la figure de l'antihéros par excellence.
Il y a certes des choses à redire, mais impossible de les aborder ici sans trop en dévoiler sur cette saison ou la saison 2 à venir.
Sans conteste, ce spin-off trouve avec succès sa place entre les saisons 1 et 2. Celui-ci répond à un certain nombre de questions laissées en suspend lors de la saison 1, s'attachant ainsi à faire la genèse de certains personnages et évènements, permettant du même coup à la saison 2 de s'émanciper de ces tâches et d'aborder d'emblée le fond du sujet. Ce spin-off permet également d'introduire de nouveaux personnages qui feront leur apparition avec la saison 2.
D'une certaine façon, Les Dieux De l'Arène semble indispensable à la cohésion narrative de la série. Dommage que la saison 2 ne profite pas davantage de cela, mais c'est un autre chapitre...


Assassin's Creed III - édition collector
Assassin's Creed III - édition collector
Proposé par Topjeuxvideo
Prix : EUR 55,90

10 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 [PS3] Assassin's Bug: Join Or Plante ta session, 5 novembre 2012
Amusant:3.0 étoiles sur 5 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Assassin's Creed III - édition collector (Jeu vidéo)
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-1 étoile pour le trop grand nombre de bogues
-1 étoile pour la monnaie Uplay contre de l'argent réel + passe en ligne obligatoire.
-2 étoiles amusement pour le reste et donner une raison aux VNUcopaths de s'exciter sur leur bouton
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C'est beau, c'est "fun", c'est vivant, c'est génial. Mon commentaire pourrait commencer et s'arrêter ainsi.
Seulement c'est un jeu perfectible sur de nombreux points, particulièrement lorsqu'il s'agit de bogues à outrance...

Quelques remarques en vrac:

. Les bogues: un conseil, téléchargez le patch correctif si vous tenez à limiter ces bogues qui parsèment le jeu. En effet, vous pourrez avoir la mauvaise surprise de traverser un décors et découvrir les coulisses de la matrice, vous planter dans un rocher, ne jamais voir apparaître un personnage de quête ou avoir à recommencer 20 fois une séquence pour "x" ou "y" raisons indépendantes de votre volonté.
Si certains sont corrigés, beaucoup sont encore trop présents. Il vous faudra parfois relancer le jeu pour espérer surmonter ces désagréments.

. Graphismes: si certains en sont encore aujourd'hui à comparer des versions PC/consoles, cet AC3 n'a pas à pâlir de ses performances. C'est vivant, dynamique, foisonnant de détails.
En revanche, énormément de clipping dans ce titre. La gestion des collisions est souvent foireuse et influe sur le gameplay (un arbre ou un rocher vous bloquant), s'accroche de partout sans rien avoir demandé, objets invisibles vous arrêtant net etc.

. Les tenues/armes: celles-ci ne sont pas très variées; je regrette également qu'on les obtienne par un simple achat. Il y a des tenues "spéciales" qui s'obtiennent de différentes façons et comme d'accoutumée dans les AC3, un peu trop tardivement dans notre progression pour pleinement en profiter.
Mais ce qui me gêne, c'est de ne pas les voir apparaître durant les cinématiques. J'ose dire que c'est un peu... Décousu.
Les armes sont quant à elles quelconques visuellement. Nous sommes très loin des pièces d’œuvre que l'on retrouvait dans AC 1 et surtout 2.

. Guilde des Assassins: si nos assassins bénéficient de nouvelles actions pour nous aider efficacement, la gestion de la guilde est tout simplement bâclée. Une simple roue pour ordonner ou envoyer en mission. Plus de localisation (bâtiment de guilde), donc plus de prises et de défenses de quartiers. Les assassins sont peu nombreux et disposent d'une histoire pauvre. Ceux-ci sont d'ailleurs peu crédibles dans leur rôle d'assassins.
Une histoire plus poussée et une amélioration du système de gestion la guilde avec pour base AC2 aurait été bienvenue.

. Domaine: la gestion de celui-ci est l'inverse de la Guilde. Autant les histoires de tous ceux qui peupleront votre domaine sont géniales, autant la gestion des métiers est laborieuse et représente peu d'intérêt une fois acquis les objets spéciaux (ceux qui vous pouvez utiliser).
On peut certes faire de l'argent, mais c'est peu rentable comparé à la chasse par exemple. Ce qui est bien dommage...

. L'inventaire: j'ai mis une plombe à comprendre qu'il fallait pour s'équiper se rendre soit au domaine, soit dans une boutique en ville. Pour vous équiper de telle tenue que vous possédez déjà par exemple, il faut faire comme si vous l'achetiez une seconde fois... Et sans visuel en prime.

. Desmond: le manque de travail et d'intérêt apporté au développement du personnage de Desmond influe directement sur la séquence finale, la rendant pauvre (pour ne pas dire bidon). Je n'ai jamais aimé le personnage de Desmond ainsi que l'intrigue contemporaine des AC dans laquelle il baigne. Mais comme tout repose là dessus, c'est un poil abusif de négliger une fin de jeu ainsi.

Que l'on ne se méprenne pas: AC3 est un très bon jeu. J'ai aimé y jouer, mais je pense qu'il aurait gagné à être un peu plus fouillé, notamment en ne se contentant pas de reprendre ce qui à fait le succès des précédents opus (guildes, artisanat) en les allégeant ici, à deux doigts de les rendre obsolètes.
En revanche, l'histoire prend une autre tournure par rapport aux précédents AC; en commençant par la forme même de la narration. Vous ne prendrez en main que très tardivement votre assassin, ce qui pourra dérouter beaucoup de joueurs.
En ce qui me concerne, une fois l'introduction passée, j'avoue avoir été lassé par toute la première partie du jeu ainsi que l'enfance de Connor.
J'aurais aimé que certains personnages soient plus travaillés. Je pense notamment à Achilles Davenport sur lequel j'aurais voulu en savoir beaucoup plus. De même pour l'entrainement de Connor...
J'ai beaucoup apprécié le regard porté sur la construction des États-Unis. Les Pères Fondateurs sont démystifiés et en prennent pour leur grade.
Les graphismes, l'environnement sonore, la bande son (avec un faux air de Walking Dead lors des phases de combats), les batailles navales épiques, l'ambiance générale, tout y est excellent (en dehors des bogues). Même les mini-jeux sont marrants.
Si Connor est dans un premier temps beaucoup moins charismatique qu'un Ezio ou un Altaïr, c'est néanmoins un personnage nuancé qui s'impose progressivement et auquel on s'attache. Il me semble d'ailleurs que c'est une erreur que de le comparer à ses prédécesseurs.
Le conflit entre Templiers et Assassins prend une nouvelle tournure et donne envie d'en savoir plus sur les deux ordres. Des échecs ou des réussites de chacun des protagonistes, une forme de nostalgie de l'Histoire comme elle aurait pu être se dégage tout au long de l'aventure et pour cause: le postulat d'AC3 est l'Histoire telle que nous la connaissons aujourd'hui, laissant place à une certaine mélancolie.
Après il ne faut pas s'étonner de certains défauts inhérents à la licence. Les AC ont toujours manqué d'une certaine maturité dans leur narration, et cet AC3 ne fait pas exception.

Bref, un jeu aux qualités indéniables, mais bourré de défauts. A commencer par les bogues incessants... Jeu trop court dans sa trame principale, raisonnablement long avec ses quêtes annexes qui auraient gagné en profondeur si en partie certaines n'avaient pas été bâclées.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 2, 2013 3:42 PM CET


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