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Contenu rédigé par Seth Abominae
Classement des meilleurs critiques: 577.257
Votes utiles : 52
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Commentaires écrits par Seth Abominae "sethabominae" (France)
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
100 000 névroses au soleil, 2 septembre 2006
Mise en garde pour les honorables pères de famille qui songeraient à feindre la partie de pêche entre copains pour mieux sortir leur gaule au lupanar, l' « autostoppeur » d'Ida Lupino se révèle novateur à deux titres. Il bâtit l'esthétique standard du « road movie » en territoire aride avec son soleil étouffant, ses successions de routes rocailleuses et de highways, ou encore ses veillées au coin du feu avec une Winchester sur la tempe. Mais surtout, il métamorphose l'über-vilain hollywoodien en l'extirpant du fantastique pour le plonger dans le manichéisme le plus total. Car même si les métaphores surnaturelles allaient agrémenter quelques années encore le cinéma anglo-saxon dans un contexte macro-social comme la guerre froide (citons par exemple « Le village des damnés »), l'épouvante de proximité, elle, allait dorénavant puiser dans le réel, du moins dans les faits divers. Arrière Mister Hyde de laboratoire et autres « tontons seringueurs » des montagnes carpatiques ! Le spectateur du Ed Sullivan Show veut désormais de la racaille pouvant l'égorger au drugstore du coin et du repris de justice sachant violer son fils à la sortie de l'école. La figure du psychopathe pervers, sans laquelle Jack Nicholson et Joe Pesci interprèteraient aujourd'hui « En attendant Godot » sans planches ni spectateurs, était née. Certes, un Emmett Myers qui vous fait jouer à « Guillaume Tell 12mm » sur votre meilleur ami passerait aujourd'hui pour un déséquilibré de deuxième division, et ce malgré sa frimousse d'attardé mental qui n'est pas sans évoquer le célèbre proxénète italien Rocco S. Car en effet, le cinéphile d'aujourd'hui, il en a vu des malades, et pas des petits : des John Doe qui vous lassèrent au plumard, des Jigsaw qui vous font vous scier la jambe et même des Claude Lelouch qui vous passent en boucle du Nicole Croisille. Il n'en demeure pas moins qu'en 1953, ce sadisme s'est révélé aussi traumatisant qu'il fût audacieux et fait du « Voyage de la peur » un classique du thriller d'après-guerre.
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Devil's Child
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| DVD ~ Kim Delaney |
| Proposé par Sales-For-U |
| Prix : EUR 5,99 |
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5
Rosemary's Baby font du ski, 27 août 2006
A lui seul, ce téléfilm devrait nous inciter à redéfinir les limites de la nullité artistique. Il est en effet peu probable que le critique le plus démagogue-ou le plus charitable- puisse trouver une once d'intérêt dans cette refonte grossière de Rosemary's baby où chaque ingrédient qui fit le succès de son illustre modèle est littéralement anéanti et ce, sans doute, afin de confectionner un mètre étalon de l'incompétence cinématographique: chaque rebondissement tombe à plat tant les ficelles sont lourdes et prévisibles, la mise en scène rappelle par son indigence les pathétiques séries ricaines pour jeunes beaufs post-pubères - telles Melrose place ou Sex in the city - tandis que l'auteur explore les confins du disgracieux grâce à d'hideux flash-backs en noir et blanc... et rouge . Mais Devil's Child incarne aussi le thesaurus des clichés du film d'Antéchrist: le crucifix qui brûle, l'apparition du 666 sur les photos du crâne d'un Satan - play-boy et prof d'Université, le sang qui coule du robinet ou encore le complot des proches. Si nous ajoutons à cette bourbe un dénouement des plus convenu, nous pouvons affirmer sans risque que les vocables « calamiteux » et « laideur » ont rarement connu meilleure illustration.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Belzebuth a de l'acné, 27 août 2006
Sous son matelas, il n'y a pas de succubes dénudées en poster central de « Messes noires magazine ». Car c'est en découvrant la marque de la bête sur son cuir chevelu que Damien allait connaître ses premiers émois tels la psychokinésie précoce ou la pénétration... des âmes. Suivant la même ligne directrice que le premier opus, à savoir la persuasion progressive d'un Abraham du XXème siècle qu'il lui faut sacrifier son Isaac démoniaque, Don Taylor reproduit brillamment le climat de Richard Donner et, à l'exception des rottweilers, toute l'esthétique de la Malédiction. Les forfaits de l'antéchrist se révèlent là encore fort spectaculaires, notamment ceux faisant intervenir le corbeau, apôtre emplumé du malin ou encore la fissure du lac gelé qui allait conduire à la noyade un opposant. L'évolution de Damien réserve, elle aussi, quelques scènes troublantes comme l'examen de ses connaissances historiques par un professeur désemparé, mais les auteurs cèdent bien vite à la facilité lorsqu'il s'agit d'exposer son affrontement avec un demi-frère devenu nuisible. En revanche, les scénaristes ont ici choisi d'enrichir l'idée d'un complot sataniste de type Skull & Bones, esquissé avec le personnage de la nurse dans le premier épisode. Armée, éducation, business, c'est au sein de toutes les institutions que les adeptes de Satan sont aux manettes. Et si le dénouement se révèle identique au film de Donner, l'ultime révélation permet de revoir cette suite savoureuse avec un oeil nouveau. Outre un menu totalement en harmonie avec la série, cette édition propose les bandes annonces des trois « The Omen » ainsi qu'une piste audio avec les commentaires du producteur.
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Christina's House
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| DVD ~ Brendan Fehr |
| Proposé par dvdpascher (3 dvd achetés=1dvd surprise) |
| Prix : EUR 0,22 |
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Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5
"la maison rouge (1947)" avec des strings, 27 août 2006
Le concept de produire un thriller adolescent à l'intérieur d'une maison hantée, non pas par un ectoplasme mais par un intrus bien vivant aurait pu être fameux si le scénario n'était pas bâclé, inachevé et assujetti aux pires clichés du genre. Les auteurs tentent de ne pas présenter des personnages trop manichéens et c'est tout à leur honneur. Néanmoins on a du mal à concevoir qu'une minette horrifiée à l'idée de récolter un coup de lézard dans le cornet puisse affronter sans panique le maniaque qui, auparavant, vient de trucider plusieurs de ses amis sous ses yeux. Idem pour le daron ultra-possessif chez qui les tentations incestueuses suggérées disparaissent subitement. Mais le zénith de l'effarant se distingue tout de même chez le personnage d'Owy qui passe brusquement du country-boy sans histoire à l'aliéné psychotique meurtrier. A l'instar du personnage de Christina, l'évolution comportementale est si précipitée qu'elle en devient risible. Si l'on ajoute à cela une machine ubuesque qui contrôle tout les accès de la maison à l'aide de chaînes et de poulies, des faux rebondissements prévisibles à cinq-cent mètres, ainsi qu'une mère qui envoûterait les déséquilibrés en les apprenant à danser, on est en droit de supposer que le disque dur qui conservait le script se soit partiellement détérioré avant le tournage et que les auteurs se sont vus obligés d'improviser, voire d'embaucher un scénariste chez Manpower pour le week end. Pourtant Wilding semble capable de créer une atmosphère inquiétante et ne recourt pas constamment aux gros plans (sauf pour filmer la chute de reins d'Allison Lange) comme s'en accommode bon nombre de ses confrères. Dommage, encore un malheureux ratage.
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1.0 étoiles sur 5
Les chiroptères passent le bats, 27 août 2006
Il en est de ces spectacles qui vous font regretter d'avoir jadis descendu bon nombre de séries B fantastico-horrifiques. Car hormis l'agréable minois de Dina Meyer, qui encore est loin d'arborer une couleur capillaire qui puisse se targuer de la mettre en valeur, rien n'est à retenir de ce long métrage si ce n'est la précellence dans l'impéritie dont font preuve aussi bien le réalisateur que le scénariste. L' « œuvre » débute par une succession de clichés, pardon, de clins d'œil, comme l'amorce du générique qui semble reproduire celle du Batman de Tim Burton (musique similaire, passage d'une chauve-souris devant la pleine-lune au beau milieu d'une nuit brumeuse...). Puis, on vient nous dénicher deux experts en plein travail façon Godzilla ou Jurassic Park. Par la suite, l'histoire se caractérise par toute une série d'omissions narratives: de quelle nature est la mutation génétique subie par les bestioles? Quels sont les rapports entre l'héroïne et le scientifique qui se sacrifie pour la sauver et à qui elle offre un médaillon en cadeau posthume? Quelle est l'implication de la Maison blanche dans cette expérimentation qui provoqua le désastre? Même favorable à ce que le spectateur reste libre d'imaginer certains composants d'une histoires, un tel degré d'indépendance laisse subodorer les excavations de l'intrigue. Les personnages, pour leur part, s'avèrent tout aussi inédits: un shérif courageux bouffi d'enracinement local, une scientifique croftienne garantie prix Nobel à moins de trente-cinq ans, un savant fou putride et un assistant afro blagueur. Et ce n'est ni l'héroïsme outrancier, ni des dialogues consternants, ni des plaisanteries qui feraient honte à Éric et Ramzy qui vont leur permettre de s'extirper de la daube dans laquelle ils mitonnent. Mais la palme de l'indigence revient quand même à Louis Morneau, qui se prétend réalisateur. Cette épée du septième art semble manifester tous les symptômes de la maladie de Parkinson lorsqu'il est amené à accomplir des scènes d'action, à moins qu'il ne travaille sous LSD ou qu'il ne cherche, par l'agitation de sa camera, à dissimuler la médiocrité de la digitalisation de ses chiroptères volants-on apprend au moins un mot au cours du film- (Néanmoins, on a du mal à croire que ces derniers soient plus laids en numérique qu'ils ne le sont en animatronique). Entre deux crises d'épilepsie, Morneau n'a l'air de connaître que le gros plan, le zoom et les mouvements de camera de dix degrés maximum. Là ce n'est plus sous LSD qu'il bosse, mais sous neuroleptiques. Au final, il ne restera de ce chef-d'œuvre, qui se présente sans rire comme Les Oiseaux du vingt-et-unième, qu'un outil permettant de réévaluer à la hausse des nanars estivaux du passé comme Twister, Ticks ou l'Invasion des Abeilles Tueuses La manœuvre la plus débectante du produit -car après tout si les incapables n'avaient pas le droit de faire du cinéma, Elsa continuerait à chanter- reste la jaquette. Regardez-là bien. Ne vous fait elle pas penser à l'affiche de l'adaptation cinoche d'une nouvelle Stephen King appelée la Nuit Déchirée? Mêmes couleurs, même typographie, même configuration et titre français comportant les mêmes huit premiers phonèmes: /l/ /a/ /n/ /u/ /i/ /d/ /é/ /ch/. Voilà, comment faire vendre une série B passée inaperçue...
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Batman [1966]
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| DVD ~ Adam West |
| Proposé par matcombes |
| Prix : EUR 7,30 |
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11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Roger, 27 août 2006
SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ ! Seconde adaptation cinématographique du comics de Bob Kane, « Batman : le film » fut tourné au cours de la première saison de la série télé qui réunissait la même équipe. Ici, les intentions sont bien différentes de celles de Burton et de son orageux justicier de la métropole gothique, les auteurs préférant s'orienter vers le burlesque et le second degré. C'est donc dans un univers proche de Mel Brooks que s'enchaînent les déductions biscornues des héros, un requin piégé en plastique, le débarras problématique d'une bombe en pleine rue, un périscope à tête de pingouin, la vente d'un sous-marin atomique par le Pentagone sans que ce dernier ne demande son identité à l'acheteur ou encore la déshydratation du conseil général de l'ONU. On retrouve d'ailleurs un certain esprit qui fera la gloire des shows télés de la BBC 10 ans plus tard : L'escalade d'un mur filmé grâce à une rotation à 90° de la camera (Benny Hill) ou bien l'atterrissage en chute libre sur un improbable bloc de caoutchouc (Monty Python). Les auteurs n'hésitent pas non plus à parodier l'usage immodéré des écriteaux et autres signalétiques dans les bandes dessinées, les gadgets de l'homme chauve-souris ou le QG des ennemis publics s'y prêtant à merveille. Car en effet, cette adaptation ne se limite pas à une suite de gags, c'est tout le style comics que le réalisateur cherche à reproduire à l'écran. Grâce aux incursions de la terminologie BD dans l'image bien sûr, mais aussi par le choix des couleurs (vert pomme, violet, jaune citron) ainsi que via un recours aux cadrages inclinés pour l'ensemble des scènes se déroulant au fond du sous-marin. Loufoque et inventif, ce Batman sixties reflète un esprit kitsch du super-héros aujourd'hui évaporé dans l'océan de la numérisation et des tenues en latex SM. L'édition est très généreuse au niveau des bonus. De nombreuses bandes annonces télé et ciné, une piste « commentaires des acteurs principaux » ou encore plusieurs documentaires sur le film et les bat-gadgets.
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5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Hunting Machine, 27 août 2006
Les années 80 marquent pour Delon le début d'une traversée du désert au cinéma. Des choix artistiques discutables (Le Passage, José Pinheiro, Dancing Machine) certes, mais surtout une inconciliabilité avec les nouveaux décisionnaires de la culture d'état qui explique la vingtaine d'années de semi-décrochage dont, aujourd'hui encore, il a du mal à s'extirper. Histoire minimaliste voire bâclée, Deray propose pourtant un thriller terriblement efficace où, sans tomber dans le fastidieux suspens soporifique dans lequel les as du genre savent si bien noyer leurs intrigues, la traque du « factieux malgré lui » offre une série de scènes fort captivantes aussi bien en nocturne qu'en plein jour, qualité assez inhabituelle méritant d'être mentionnée. Seulement, Delon joue les durs, les très durs même, et l'assurance imperturbable manifestée par le Roger Thornhill parigôt qu'il incarne empêche le spectateur de laisser prendre véritablement au jeu. Triste constat car à ses cotés, Michel Auclair, Jean Pierre Darras ou Christian Barbier sont irréprochables. Dix ans plutôt, le producteur-scénariste-acteur en aurait sûrement fait un classique, dix ans plus tard il en aurait sans doute fait un nanar. Mais en 1980, c'est un produit passable qu'il nous offre, du passable toutefois bien agrémenté par la fraîcheur lascive de Dalila Di Lazzaro. Image 1.77 et bande son remasterisée impeccables, comme l'ensemble de la collection Delon de Pathé.
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Aberration
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| DVD ~ Pamela Gidley |
| Proposé par Bobby-Destock |
| Prix : EUR 4,49 |
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
Lezard 1er, 25 août 2006
A moins que vous ne soyez un fétichiste du pull-over en laine qui moule un 95c, vous risquez de trouver la première heure de cette série B assez longue, d'autant plus que le programme n'a rien de bien ragoûtant : une rabatteuse en voie de rédemption et son greffier aux prises avec des iguanes mutants en pleine tempête de neige. Ajoutons à cela quelques clichés du genre, comme un paluchage dans la baignoire ou encore un herpétologiste (qui comme chacun le sait étudie les reptiles et non pas les affections cutanées) boutonneux déjà nobélisable. Ainsi, c'est à reculons que l'on s'apprête à entrer dans la dernière demi-heure. Or, de façon assez inattendue, le spectacle nous fait tout d'un coup penser à autre chose qu'à un thriller de seconde partie de soirée pour ménagères. Quelques passages gores, un metteur en scène qui se réveille ou encore une mutation bien improbable de notre affable « chtouillologue » en un excentrique chasseur de lézards, les ultimes scènes se rapprochent presque de l'esprit kiwi de la fin des années 80. Et même si l'on reste toujours loin de Braindead, cette honnête conclusion nous ferait presque oublier les navrantes soixante premières minutes et les reptiles en plastique. Le transfert est soigné malgré quelques rares défauts. L'image demeure toutefois légèrement pan & scannée. Uniquement la VF, relativement quelconque, est proposée sur cette édition. Enfin, le concept d'une affiche reposant sur des écailles reptiliennes est éculé depuis 20 ans et s'avère d'autant plus pernicieux pour le film lorsque le résultat est aussi immonde. De plus, signalons que l'éditeur n'hésite pas à comparer sans rire son produit à une oeuvre se situant entre Alien et Tremors, rien que ça !
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14 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Best of + 1 bonus tack, 12 août 2006
Le premier chapitre du bouquin de Villiers est intéressant et documenté. Mais après ? Tout ce qui y est écrit l'a déjà était chez Anne Marie Delcambre, chez Faye, chez Finkielkraut, chez Dantec, même chez Brighelli. Le Vicomte fait un « best of » des thèmes tabous du LibéMonde, un peu à l'instar de Paoli dans « Nous ne sommes pas coupables » mais sans réelle touche personnelle. L'essai donnera des informations intéressantes, vérifiables et exactes au novice qui n'a pas l'habitude de fréquenter le web « néo-conservateur » à la française comme France-Echos, mais question analyse, question apport personnel de Villiers ? Pas grand-chose. Aussi, on pourra reprocher ce goût immodéré pour mettre en exergue la « petite phrase à recaser dans les discours », ceci est insupportable. Néanmoins, ce type d'ouvrage en français étant tellement rare.
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Darkman
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| DVD ~ Liam Neeson |
| Proposé par MEDIA DESTOCK |
| Prix : EUR 4,99 |
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Une serie B comme on aimerait en voir plus de nos jours, 24 mars 2004
Le spectateur qui n'a jamais lu la bande dessinée dont est tiré ce film peut légitimement, à la suite des vingt premières minutes, appréhender qu'il devra s'en tenir à une Créature du marais bis (voir à un sous Toxic Avenger). Mais c'est mésestimer Sam Raimi, ici scénariste et réalisateur, que de lui supputer le recours à une telle platitude artistique. Bien vite, on se rend compte que son film n'est autre qu'une réfection sur le thème du Fantôme de l'opéra, celui que la laideur condamne à vivre dans l'ombre, jointe au désir de vengeance familier des longs métrages sus-mentionnés. Ainsi, tout au long du film, la personnalité dichotomique du héros (et non pas schizophrène, celui-ci n'étant jamais coupé de la réalité) est explorée et ce, notamment via des flashs introspectifs que Raimi réalise à merveille. Bref, une belle parabole sur l'identité sociale: Nous vivons tous derrière un masque, et quand le masque change, l'individu change aussi. Mais, si contenu il y a, il n'est pas dilapider façon cinéma cuistro-intellectuel morbide comme Canal + aime à en produire; dans un film de Raimi, l'humour n'est jamais bien loin (de la ringuardise des gangsters typés Chicago au « fusil mitrailleur-jambe de bois »). Au niveau de la réalisation, rien n'est à reprocher tant les images, les maquillages, la photo ou les scènes d'actions (la ballade en hélicoptère est très spectaculaire) sont d'une qualité dont les fabricants de blockbusters d'aujourd'hui feraient bien de s'inspirer. D'ailleurs, au visionnage de ce film, on comprend pourquoi les requins d'Hollywood ont laissés à ce type le soin de mettre en œuvre le très risqué Spiderman. A ce propos, nous pouvons rapprocher ces deux super-héros sur certains aspects; notamment quant à l'isolement socio-affectif qu'ils s'infligent. Si, bien entendu, Darkman n'est pas le film du siècle, il n'en demeure pas moins une série B à (re)découvrir ainsi que l'une des rares adaptations de BD réussies.
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