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Contenu rédigé par Olivier Costa
Classement des meilleurs critiques: 4.689
Votes utiles : 172

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Commentaires écrits par
Olivier Costa "docteurk" (Bordeaux)
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Mind the Acoustic Pieces
Mind the Acoustic Pieces
Proposé par inandout_france
Prix : EUR 20,29

5.0 étoiles sur 5 Un album somptueux, qui ravira les fans de Maiden et les autres, 6 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mind the Acoustic Pieces (CD)
J’ai dans ma discothèque quantité de CD de reprises acoustiques de Jimi Hendrix, Led Zeppelin, Deep Purple ou Metallica, sympathiques, mais globalement dépourvues d’intérêt. Des CD qu’on écoute deux fois, qu’on trouve marrants, mais qui n’ont rien pour eux. Ou qui sont un peu kitsch et ampoulés, ou qui sont bien en-deçà des versions originales.
Rien de ça avec Maiden United. Ce n’est jamais sirupeux et traînant, jamais de la musique d’ascenseur. On a des arrangements originaux et subtils, parfois relativement éloignés de la chanson initiale, mais qui saisissent toujours ce qu’il y a de génial dans les compositions de Maiden, ou même qui mettent en valeur des aspects peu connus des morceaux. Ce n’est donc jamais frustrant.
Peu de chose à dire sur les musiciens et la production : bluffants.
Le vrai enjeu, c’est le chant : qui peut faire oublier Dickinson ?
Damian Wilson, en l’occurrence. En la matière, je serai très subjectif : je l’adore. Il a une voix très émouvante et puissante, un vaste registre, et alterne moments de grande délicatesse et envolées lyriques. Il est toujours juste, dans le timbre, le tempo, la tessiture, l’intensité. C’est un plaisir que de l’écouter, que de l’entendre réinventer les chansons de Maiden sans jamais singer Bruce.
Certains le trouveront un peu soulant. Il a une voix si claire et pure, qu’on peut s’en fatiguer. Mais c’est aussi le signe d’un très grand chanteur, à la signature vocale inimitable.
A noter: des interventions de la sublime Anneke van Giersbergen.

En résumé, un album magistral, qui vous fera peut-être redécouvrir le répertoire d’Iron Maiden, et que vous écouterez très certainement beaucoup.


Across the Seventh Sea
Across the Seventh Sea
Prix : EUR 19,64

5.0 étoiles sur 5 Plus que des reprises, des réiventions, 6 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Across the Seventh Sea (CD)
J’ai dans ma discothèque quantité de CD de reprises acoustiques de Jimi Hendrix, Led Zeppelin, Deep Purple ou Metallica, sympathiques, mais globalement dépourvues d’intérêt. Des CD qu’on écoute deux fois, qu’on trouve marrants, mais qui n’ont rien pour eux. Ou qui sont un peu kitsch et ampoulés, ou qui sont bien en-deçà des versions originales.
Rien de ça avec Maiden United. Ce n’est jamais sirupeux et traînant, jamais de la musique d’ascenseur. On a des arrangements originaux et subtils, parfois relativement éloignés de la chanson initiale, mais qui saisissent toujours ce qu’il y a de génial dans les compositions de Maiden, ou même qui mettent en valeur des aspects peu connus des morceaux. Ce n’est donc jamais frustrant.
Peu de chose à dire sur les musiciens et la production : bluffants.
Le vrai enjeu, c’est le chant : qui peut faire oublier Dickinson ?
Damian Wilson, en l’occurrence. En la matière, je serai très subjectif : je l’adore. Il a une voix très émouvante et puissante, un vaste registre, et alterne moments de grande délicatesse et envolées lyriques. Il est toujours juste, dans le timbre, le tempo, la tessiture, l’intensité. C’est un plaisir que de l’écouter, que de l’entendre réinventer les chansons de Maiden sans jamais singer Bruce.
Certains le trouveront un peu soulant. Il a une voix si claire et pure, qu’on peut s’en fatiguer. Mais c’est aussi le signe d’un très grand chanteur, à la signature vocale inimitable.
En résumé, un album magistral, qui vous fera peut-être redécouvrir le répertoire d’Iron Maiden, et que vous écouterez très certainement beaucoup.


Axis Outtakes
Axis Outtakes

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Pour les oreilles averties, 27 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Axis Outtakes (CD)
Ce disque a très mauvaise presse, et c'est injuste. J'ai donc mis 4 étoiles, sous réserve de bien comprendre de quoi il s'agit.

Des centaines de disques totalement dépourvus d'intérêt sont parus sous le nom de J.H. J'en ai une pleine étagère. Pas mal d'enregistrements bidons, sans aucune intervention de Hendrix, ou 100 fois recyclés sous d'autres titres et labels (enregistrements avec Curtis Knight, le boeuf raté avec Morisson, etc.).

Ici, c'est différent: comme le titre l'indique bien ce sont des chutes de studio de la période "Axis Bold as Love". Le son est inégal - mais parfois très bon. Certaines versions ne sont pas très intéressantes. D'autres sont déjà parues ici ou là, mais pas sur des disques grand public.

Il n'en reste pas moins que ceux qui aiment la musique de J.H. trouveront un très grand intérêt à ces deux cd.

A titre personnel, j'ECOUTE ce disque avec plaisir: je ne me suis pas contenté de l'empiler avec les autres. Il contient des témoignages passionnants de l'enregistrement de Axis, des versions alternatives qui valent les originales - même si le son est moins bon - des morceaux vraiment géniaux.

Bref, cela n'a rien d'une arnaque si on comprend ce que c'est. Maintenant, si l'on découvre Hendrix, il y a des douzaines de disques à acheter avant celui-ci.


Drive
Drive
Prix : EUR 11,98

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une voix magnifique, de belles chansons mais une orientation pop un peu fatigante, 24 octobre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Drive (CD)
Voici un commentaire difficile à écrire.
Anneke chante magnifiquement sur cet album. Et se renouvelle : elle force un peu sa voix, qui s’éraille, prend un grain vraiment intéressant. Elle pousse dans les aigus, elle accélère le débit, maîtrise comme jamais sa voix et sa scansion.
Les chansons, dont elle (co)écrit systématiquement les paroles et la musique, sont très bien fichues, avec des refrains entêtants, des textes intéressants et des mélodies subtiles.

Bref, tout pourrait être parfait, si ce n’est l’orientation délibérément, et excessivement à mon goût, 'pop' de l’ensemble. Ca se traduit par deux défauts :

- d’une part, des chansons assez répétitives ; je n’ai jamais aimé la répétition dans aucune sorte de musique, et là les refrains viennent et reviennent beaucoup trop souvent ;

- l’orchestration : c’est clinquant et sautillant. Un peu fatigant. J’aime bien, d’ordinaire, le batteur et mari d’Anneke, mais là il nous pond les rythmiques syncopées qu’on entend partout, et nous casse les oreilles avec ses cymbales. Idem pour les guitares : des riffs hyper-répétitifs, sans aucun intérêt mélodique ou rythmique, qui saturent juste l’ambiance sonore. La basse, souvent intéressante chez Anneke, est sautillante et sans originalité, sans groove.

Du coup, l’album est parfois un peu pénible à écouter… Je n’ai pas peur des musiques qui font du bruit, mais autant je considère que Strapping Young Lad peut être musical, autant je trouve certains morceaux de Drive excessivement sonores, ou du moins pourvus d’un son irritant, qui incitera à baisser le volume. C’est dommage pour la voix d’Anneke, qui se bat un peu pour exister là-dedans.

A part ça, elle reste pour moi la meilleure chanteuse du moment, et nous prouve qu’elle peut encore progresser et surprendre avec son chant. J’espère juste qu’elle reviendra à des choses plus groovy dans son prochain album.


Dream Theater - Inclus DVD
Dream Theater - Inclus DVD
Prix : EUR 23,00

4.0 étoiles sur 5 Un album pour musiciens?, 2 octobre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dream Theater - Inclus DVD (CD)
Quelques commentaires généraux sur ce disque avant de passer en revue les morceaux :
- la production impeccable, comme d’habitude, avec un gros son ;
- la basse est un peu plus présente que sur les derniers albums, ce qui est très bien selon moi ;
- la guitare très bien comme d’habitude, avec un gros travail sur les rythmiques ;
- la batterie décoiffe. J’adore Portnoy, mais Mangini assure vraiment, et propose des ambiances très variées et des parties d’un complexité ahurissante ;
- les claviers, je m’en fiche un peu. Ils ne sont pas trop envahissants, et les sons ne sont pas trop horribles, à quelques exceptions près.
- le chant, hum : Dream Theater est un cas unique de groupe où une moitié des f ans adore le chanteur et l’autre le déteste. Ca fait penser au statut de Kirk Hammett dans Metallica. Je comprends qu’on trouve Labrie fatiguant, mais je dirais qu’il chante très bien sur cet album. Il n’essaie pas d’aller dans des registres (metal) où il n’est pas crédible, et dans des registres (balade) où il est horripilant.
Les compositions : on pourrait découper tout l’album et dire « ça ça ressemble à tel morceau, et tel break a été piqué ici ». Ok. Mais ça me semble un peu normal pour un groupe dont la discographie est si riche. Le groupe sait encore écrire des morceaux et créer des ambiances, même si les hits ne sont pas légion – on y reviendra.

On a donc :
1. False A. Suite : cette ouverture, en trois parties est amusante. Rien de bien neuf sous le soleil dans le genre fausse musique de film. Mais ça a le mérite d’être court.
2. The Enemy Inside : Le hit de l’album. Un morceau dont on se souvient immédiatement. Rien de génial en soi, mais le titre est très bien fichu. On note de belles parties de chant et une batterie insensée.
3. Enigma : le morceau compliqué et technique de l’album. Toutes sortes de cavalcades, et d’alternances de passages rapides et lents. Avec toujours le même problème, à mon avis : Petrucci n’est pas très convaincant dans les parties planantes (idem à la toute fin du dernier morceau), pour une raison que je ne comprendrai jamais. Pourquoi est-ce que Gilmour fait planer et pas Petrucci ? Il joue terriblement bien, mais il est froid comme un glaçon.
4. The Bigger Picture : Morceau mid-tempo, avec un gros refrain et plein de claviers. J’aime pas trop. En revanche, beau jeu de guitare rythmique syncopé qui donne du relief au morceau.
5. Behind the Veil : ouverture au clavier assez horripilante, dans le genre musique de film d’heroic fantaisy. Ensuite, séquence Metallica époque « Ride the lightening ». Puis ça se calme, pour un refrain assez entêtant, mais sans grande originalité. Très beau solo.
6. Surrender : intro à la Rush. On s’y croirait. Le morceau est très complexe, avec plusieurs séquences assez indépendantes. Pour une fois, on entend bien la basse. Vers la fin, petite séquence « Diary From a Madman » (les claviers). Au total, le morceau est un peu décousu.
7. Along : belle introduction à la guitare électro-acoustique ; belle partie de chant, et chouette refrain. Certains vont détester le côté sirupeux de l’ensemble, avec violons, etc. Mais Petrucci attaque avec de jolis arpèges et un beau son, et muscle le truc. Ensuite, solo de clavier, avec un son que je trouve vraiment affreux, genre flûte de pan. Heureusement, il y a une belle ligne de basse avec.
8. Illumination : le morceau épique, à tous points de vue, qui clôt l’album. Le début est bien. Ensuite, c’est parti pour de nouvelles cavalcades, super rythmées, avec un très beau jeu de batterie. Musicalement, on se demande un peu où ça mène, façon LTE. Mais bon, la plupart des fans de DT écoutent ce groupe pour ce genre de performance, limite impro, et c’est vraiment bien fichu. Le chant remet le morceau sur les rails, même si la ligne mélodique reste un peu floue. Beau solo néobaroque, réussi. Puis séquence calme, et c’est parti pour une belle musique de film, façon ‘Autant en emporte le vent’. C’est marrant, mais on peut trouver ça bidon. Ça repart avec une basse bien grasse : ça fait longtemps qu’on avait pas entendu ça chez DT. Puis belle partie de chant, qui montre que Labrie a encore bcp de coffre et de registre. Ensuite, solo de dingue de Petrucci. Vers la fin, Labrie en fait vraiment bcp (« You’ll NNEÊÊVERR know »). Mais bon, ça fait partie du truc. On pourra reprocher au morceau ça longueur : 22 minutes, il y en a que ça fait rêver, mais ça semble parfois long, avec des séquences de remplissage bruitistes pas vraiment indispensables. On pourra aussi dire, comme le font certains ici, que c’est juste un collage, sans queue ni tête. Les 30 secondes de silence vers la fin, avant redémarrage piano / guitare planante, font vraiment morceau caché sur un CD des années 1990.

Au total, c’est un album réussi, mais qui vaut probablement plus pour la performance des musiciens, leur énergie, l’harmonie d’ensemble que pour la qualité des morceaux. Je veux dire : à l’exception peut-être de ‘The Enemy’ Inside et de ‘Along’, les titres de cet album ne deviendront pas des classiques, et je vois mal quiconque les reprendre un jour.


Rome, un cabinet de curiosités, Contes étranges et faits surprenants du plus grand empire au monde
Rome, un cabinet de curiosités, Contes étranges et faits surprenants du plus grand empire au monde
par Paul-Jean Franceschini
Edition : Broché
Prix : EUR 25,00

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un livre magnifique et passionnant!, 25 juillet 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Voici l'une des premières publication des éditions du Bibliomane, qui résume bien le projet de cette nouvelle maison: des livres très beaux, originaux voire surprenants, fabriqués avec soin, à prix abordable. Une approche inédite de l'édition en France.

Ce livre propose un ensemble de commentaires et d'informations sur les aspects les plus communs ou les plus improbables de la Rome antique, d'un des meilleurs spécialistes du sujet.

Il peut se lire du début à la fin, ou se parcourir un peu au hasard. Il est richement illustré et souvent d'une grande drôlerie.

Le plus remarquable est la qualité de fabrication de ce livre: une épaisse couverture cartonnée, une reliure en toile souple, un papier magnifique, une présentation extrêmement soignée. C'est un très bel objet, pour le prix d'un roman de supermarché.

Un ouvrage qui séduira les amateurs de beaux livres, les passionnés d'histoire et tous les curieux.


13 - Edition Deluxe
13 - Edition Deluxe
Prix : EUR 20,00

7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Black Sabbath de retour!, 22 juillet 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : 13 - Edition Deluxe (CD)
C’est un avis difficile à écrire.
Peut-on imaginer album plus controversé qu’un « vrai » Black Sabbath, 35 ans après, sans claviers et sans expérimentations, mais aussi sans Bill Ward, avec un Ozzy passé à la moulinette de la téléréalité et d’Alzheimer, et un Tommy Iommi malade ?
Une sinistre opération commerciale ? Non. Il reste deux ou trois trucs contre lesquels on ne peut pas aller et qui font de ce disque un grand disque.
La basse de Geezer : si on l’entendait assez peu dans les années 1970, en raison des techniques d’enregistrement de l’époque, là, on en profite pleinement. Quel plaisir d’écouter cette basse, grasse à souhait, menaçante et solide, à une époque où les basses disparaissent des écrans radars derrière les doubles grosses-caisses ! J’imagine que Geezer a mis le paquet parce que plus personne ne peut lui demander d’en faire moins, et que ça arrangeait probablement les autres. Sur des morceaux comme « God is dead ? », son jeu est jubilatoire.
Ozzy : on l’a dit mort 100 fois. Je l’ai entendu lamentable 10 fois. Je dois reconnaître qu’il est là, impliqué, qu’il chante plutôt bien, que sa voix est toujours aussi bizarre et envoûtante. C’est inespéré. Comment appréhender Ozzy rationnellement ? Un gars pas très malin, qui a fait les pires bêtises, les plus mauvais choix, un apôtre du mauvais goût, un type qui chante avec un accent de banlieusard anglais à couper à la tronçonneuse alors qu’il vit en Californie depuis 30 ans, qui ne revendique rien, qui n’a pas une grande voix, un jeu de scène comique, mais qui est capable de composer la musique la plus géniale qui soit, de chanter d’une manière poignante, et qui est attachant au-delà de toute raison.
Tommy : j’ai toujours eu un rapport contrasté à son jeu de guitare. D’un côté, ce n’est pas un virtuose façon Hendrix ou Blackmore, notamment pour des raisons anatomiques (i.e. des doigts pas mal abîmés). D’un autre côté, il a un style inimitable. Un art consommé du riff qui déprime, du solo qui dérange, de la ligne mélodique qui glace le sang. Il a inventé le riff qui tue, façon Metallica, à la fin des années 1960. Ecoutez un peu qui faisait quoi à l’époque et vous comprendrez le caractère radicalement novateur du jeu de Tommy. Cela fait plus de 40 ans que les guitaristes de métal reprennent ses riffs et ses rythmiques en boucle. En solo, il est assez unique aussi. Quand il s’applique, son jeu ressemble à celui de Zappa, et échappe à tous les poncifs. Jamais très mélodique, souvent intéressant. Sur 13, Tommy est plus convaincant que jamais. Arpèges envoûtants. Riffs qui décoiffent. Solos entêtants. La marque d’un grand guitariste et d’un grand musicien.
N’est pas Bill Ward qui veut. Bill est un batteur extraordinaire, d’une grande inventivité, qui officiait à une époque où chaque musicien faisait ce que bon lui semblait, et qui faisait beaucoup pour l’originalité de BS. Il n’est pas du projet : c’est dommage. Mais Brad Wilk est un très bon batteur. Il n’a pas la fantaisie de Ward, mais fait le boulot, sans la ramener. Tant mieux : on n’entend mieux Ozzy, Geezer et Tommy, et c’est quand même eux qu’on était venus écouter. L’album est solidement assis sur ses rythmiques, et il s’entend visiblement bien avec Geezer, qui n’est pas le plus sociable des musiciens. Brad Wilk contribue probablement aussi à donner au disque un son d’aujourd’hui ; difficile de le lui reprocher.
Les morceaux de 13 sont un peu inégaux, peut-être trop longs, ressemblent parfois à d’autres compositions de BS (mais si tous les autres groupes ont le droit de les piller à satiété, les BS n’ont-ils pas le droit de faire quelque clins d’œil à leurs meilleurs titres ?), mais ce sont de bonnes chansons. Le critère pour le dire ? J’en vois deux.
1. Ce sont des morceaux que l’on retient. Ecoutez deux fois ‘God is dead’ et vous l’aurez dans la tête pour le reste de votre vie. Ces choses-là ne s’expliquent pas, et Ozzy et Tommy ont toujours fait très fort dans le registre. Appelez-ça comme vous voudrez, mais ils l’ont.
2. Ce sont des morceaux que l’on a envie d’écouter. Ma discothèque est remplie d’albums que j’estime beaucoup, qui sont parfaitement composés, joués et produits, mais que je n’ai juste pas envie d’écouter. Depuis que je l’ai, j’écoute 13 sans cesse, et j’aime ça. Je craignais d’écouter l’album deux fois et de le ranger dans le cimetière des albums « pas mal », mais ce n’est pas le cas. Les compositions sont entêtantes, les musiciens convaincants, la production magnifique. Ce n’est pas juste bien pour un album de vieux ; c’est un très bon disque.
On sait que c’est peut-être le dernier effort de BS. Mais quelle résurrection ! Je ne jetterai pas la pierre à Dio, que je vénère, mais ça fait du bien de ré-entendre un vrai Sabbath ! Achetez ce disque et régalez-vous !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 1, 2013 1:11 PM MEST


...and Justice for All
...and Justice for All
Prix : EUR 9,98

5.0 étoiles sur 5 Un album mal produit? Pourquoi ça?, 2 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : ...and Justice for All (CD)
Pour aller vite, un très bon album : compositions entêtantes, arrangements soignés, interludes de guitare acoustique à la mode celte réussis, rythmiques au cordeau, paroles intéressantes, solos travaillés, chant abrasif comme de la toile émeri.
On pourra trouver les morceaux longs, mais ça fait partie du charme de l’album. L’ensemble est vaguement déprimant, mais bon, Metallica n’a jamais prétendu faire du Luis Prima.

Je lis partout que l’album est mal produit, le son à ch***, etc. Voyez les autres commentaires. Je lis ça depuis que l’album est sorti, mais il faudrait qu’on m’explique un jour pourquoi et qu’on avance quelques arguments.

Le son est clair, absolument pas brouillon.
Ok, il est spécial : très séquencé entre basses (peu présentes), médium (dominants) et aigus. ; il n’y a aucune réverb sur la batterie, un son de caisse claire très sec, très court, des cymbales et une grosse caisse peu présentes ; les guitares rythmiques sont très arides et austères. Le son est, dans l’ensemble, très direct.
Mais l’ensemble est très aéré et clair. On entend chaque instrument – à l’exception de la basse, toujours noyée dans la rythmique, mais c’est voulu: Hetflied et Newsted jouent la même chose note pour note. L’ensemble est bien équilibré et fait penser à la manière dont on enregistre de la musique classique.
Ce son très sec, qui fait un peu penser aux Trust des débuts, aux premiers albums de Dio, où les registres médiums sont très prononcés.
Il fait partie intégrante de l’album, et colle aux morceaux.
Rien ne serait pire qu’un remaster bodybuildé, façon « Diary from a madman » version 2.0., avec nouvelles parties de basses et de batterie, et process Dolby à deux balles pour gonfler le son.
Oubliez vos préjugés !


Tony Macalpine
Tony Macalpine
Prix : EUR 18,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un magnifique album instrumental, 26 octobre 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tony Macalpine (CD)
Fan de Macalpine de la première heure, j'ai été ravi d'acheter cet album, notamment en préparation de son concert au Divan du Monde.

Cela fait vraiment plaisir de voir un musicien aussi doué, dans le jeu comme dans la composition, parvenir à durer et à sortir, plus de 20 ans après ses premières armes, un album de cette qualité.

La tonalité générale est assez heavy. Les compositions sont fouillées. Les musiciens prodigieux. Le son énorme, en raison notamment du recours à une 8 cordes. Et Macalpine au sommet de son art.

Bon, ça n'a pas le charme de ses deux premiers albums, mais ça pourrait difficilement être le cas.

Je recommande vivement l'achat d'un disque qui prouve qu'il reste possible de faire de la guitare instrumentale passionnante à écouter (pas seulement pour la performance, mais pour la musique), pourvu qu'on ait le talent d'un Macalpine.


Blues For Jimi
Blues For Jimi
Prix : EUR 16,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un très bel hommage à Hendrix; un témoignage du génie de Moore, 26 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blues For Jimi (CD)
Gary Moore plays Jimi Hendrix. Cela sonne comme une évidence ; deux bluesmen électriques et éclectiques.
J’ai découvert ce cd (et le dvd qui va avec) au hasard de mes pérégrinations sur Amazon, bien après le décès de ce cher Gary. Je l’ai immédiatement acheté, et je n’ai pas été déçu.

Passons rapidement sur la set list, impeccable ; certains la critiquent, je la trouve juste équilibrée. Le son est nickel. L’ambiance, cool, même si le public est un poil amorphe, compte tenu de ce qui se passe sur scène.

Deux points méritent l’attention.

Gary tout d’abord. Impressionnant, plus que jamais. Je suis un vrai fan de Jimi Hendrix ; je possède à peu près tout ce qu’il a enregistré, et je le révère. Par conséquent, je suis souvent déçu par les reprises qui en sont faites – et j’ai au moins 50 albums de ce type. Je me souviens d’être parti après une demi-heure d’un concert de Popa Chubby ; très bon guitariste, mais qui confondait interprétations de Hendrix et démonstration technique. Passons.

Gary, lui, a un respect entier pour l’œuvre d’Hendrix, une connaissance incroyable de cette musique, une compréhension intégrale de ce qu’elle porte. Son jeu est, en outre, plus flamboyant que jamais ; très impressionnant, mais jamais démonstratif, avec une maîtrise sans pareille du rythme, de l’intonation, de la nuance, de la ligne mélodique. C’est prodigieux. Et aucunement révérenciel : Gary Moore s’approprie cette musique comme si c’était la sienne, et la joue avec splendeur et inventivité. Il n’imite pas Hendrix, mais l’interprète, et nous gratifie de soli de sa composition vraiment prodigieux. Il chante bien, avec une voix un peu sourde qui n’est pas sans rappeler celle de Jimi. On pourra trouver que Gary est un Jimi qui aurait pris trop de Redbull, mais il est ainsi, et n’essaie pas de cultiver une fausse nonchalance.

Ses partenaires. Gary Moore joue avec Darrin Mooney (batterie) et Dave Bronze (basse) sur la plupart des morceaux. Ce sont de bons musiciens ; ils font le travail. Rien de spectaculaire, mais c’est très bien ainsi.

Sur trois morceaux, Gary joue avec rien moins que Mitch Mitchell et Billy Cox. On pourrait trouver à redire, mais je n’en ferai rien. Mitch avait des difficultés avec son instrument sur la fin, mais il livre là un très bon set ; on retrouve son toucher, son jeu de cymbales, ses rythmes fouillées, avec un très grand plaisir. Billy Cox, plus en forme que Mitch, assure. Je n’ai jamais trouvé que c’était un bassiste génial ; il n’était certainement pas à la hauteur de Hendrix. Mais il faisait lui aussi le boulot, et s’en acquitte encore très bien. Il chante sur certains morceaux ; bien là encore. Si Mitch et Billy étaient des inconnus, ils n’auraient pas eu le job ; mais ce sont des légendes du rock, et ils jouent bien, et avec un plaisir évident.

Je recommande très chaudement l’achat de ce dvd à tous les amateurs de Gary Moore – qui joue comme jamais – et de Jimi Hendrix – qui n’est ni imité, ni défiguré, juste honoré. Pour 10 Euros, que peut-on demander de mieux ?


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